Rona Hartner + Olga Kouklaki + Relatif Yann (Festival Reflets) - 26 Avril 2008 - Cabaret Aléatoire - Marseille Difficile de faire l'impasse sur le concert du néo-moustachu dandy gothique australien, pourtant ce soir j'ai fait le choix de la légèreté et de la fantaisie en venant revoir un an après la tzigane Rona Hartner. Il faut dire que beaucoup de sympathie et d'amour se dégagent de cette petite nana, et que son concert de l'an dernier au portail coucou .../...
Difficile de faire l’impasse sur le concert du néo-moustachu dandy gothique australien, pourtant ce soir j’ai fait le choix de la légèreté et de la fantaisie en venant revoir un an après la tzigane Rona Hartner. Il faut dire que beaucoup de sympathie et d’amour se dégagent de cette petite nana, et que son concert de l’an dernier au portail coucou avait eu une valeur quasi thérapeutique à la veille des élections.
Cette soirée au cabaret aléatoire s’inscrit dans le cadre du festival « Reflets » (festival de cinéma qui a eu lieu aux Variétés, et dont plusieurs films méritaient le coup d’œil). La décoration est donc assez sympathique avec de nombreuses caméras vintage, des films expérimentaux (avec un singe sauteur) projetés sur des petits écrans suspendus…
Par rapport à l’an dernier, Rona a changé à plus de 50% ses musiciens. Demeurent le violoniste et le danseur/percus (qui fait bien craquer les filles celui-là !), dommage car le guitariste (assez rock) d’alors était bien sympa…Enfin, les nouveaux musiciens, d’origines diverses (Canada, Argentine, Belgique,…) sont très bons et pas moins sympathiques.
Il me semble que Rona tends vers l’épure. En effet, l’an dernier elle était déjà presque totalement débarrassée des boucles électroniques, et cette fois-ci la guitare rock est quasi absente. On a droit à de la musique balkano/ klezmer pur jus, où certains passages sont 100% percussifs.
Le public est venu assez nombreux, et les premiers rangs sont composés en grande majorité de nanas en transe. Pourtant quelque chose me dit qu’il ne sera pas si facile de repartir avec une…à moins de prouver mes talents de jongleur/clarinettiste…
Car sur scène, le spectacle est total.
Rona laisse son groupe s’exprimait. Elle quitte régulièrement la scène, pour laisser place à son danseur/jongleur, ou pour des solis de violon et clarinette.
Ce soir Rona affiche des formes généreuses de nouvelle maman, qui expliquent son petit ventre de l’an dernier…
Je reconnais certaine chansons de son nouvel album (le premier en fait puisque les précédents étaient des collaborations avec Dj Shantel, Dj Click,…ou bien des b.o. notamment pour les films de Tony Gatlif) : elle a sommeil, la sautillante où tu vas, où tu vas, où tu vas ?, nationalité vagabonde…
Rona fait tournoyer sa jolie robe bleue, bougent ses bras tel les battements d’ailes d’un colibri, elle encourage ses musiciens (parfois un brin timides)…Ce concert me fait le même effet que l’an dernier : plein de sourires, plein de soleil, plein d’amour.
Une émotion surgit quand elle nous présente une chanson sur la solitude, qui nous dit-elle a longtemps été sa compagne avant qu’elle…ne rencontre son mari, qu’elle remercie au passage…Les amoureux transis se feront donc une raison, mais on est heureux pour elle que sa vie amoureuse ait trouvé un chemin heureux.
Pour le rappel, tous les musiciens abandonnent leurs instruments et rejoignent Rona sur le devant de la scène pour une intro a cappella. Elle nous annonce une des deux chansons/hymnes du peuple tzigane et évidemment il s’agit de cette putain de chanson à crever dans les larmes Ederlezi. Enfin, comme l’an dernier la version est plus énergique et entraînante que celle entendue dans le temps des gitans. Un terrible finale et il reste plus qu’à espérer revoir la charmante tzigane et son groupe très bientôt…
J’ai passé une très bonne soirée et pourrais déjà partir le cœur léger.
Finalement, je reste pour l’électro-pop de la greco-parisienne Olga Kouklaki.
Elle est accompagnée sur scène par deux compatriotes (basse/machines/synthés).
Les deux premiers titres (comme sur disque) sont 100% synthétiques et moi j’aime pas le synthétique. Finalement, je me rapproche de la scène pour prendre quelques clichés, la demoiselle étant plutôt attractive. Et comme sur le titre suivant, le bassiste enclenche de la distorsion sur sa basse, ça devient nettement plus rocknroll et me voici entraîné dans le truc.
Comment dirai-je…(sans me faire de nouveaux ennemis) les deux messieurs ne sont pas très sexy et assez timides, mais finalement leur présence assez inquiète va très très bien avec l’ambiance des chansons.
Olga a une voix fort agréable que l’on pourrait situer quelque part entre Pj Harvey et Beth Gibbons. Quant à l’atmosphère des chansons, malgré une composition essentiellement synthétique, se dégage un petit côté rock sexy à la Kills qui finit par bien me plaire.
Au final, la séduction (en live) est quasi-totale et ils ont la bonne idée de nous rejouer
pour le rappel le très dansant Get a life, qui nous est déjà resté gravé dans le cerveau.
Pour clore la soirée on a droit à un set technoïde downtempo du marseillais Relatif Yann, que je découvre pour l’occasion alors que ça fait « 10 ans » que j’en entends parler. Ma foi, c’est plutôt très sympa. En plus, visiblement ce sont ses propres compositions, et sur la scène marseillaise, pas si techno que ça il fait presque figure d’électron libre. A revoir, car j’ai besoin de dormir. Une soirée éclectique comme on aimerait en voir plus souvent.
Non e Possibile (Interview) - 09/12/2005 - Marseille Non e Possibile est le nom de code de l'organisation fondée par RELATIF YANN de Biomix et PHRED de 8th Wonder, responsable de la programmation "dite électro" du Trolleybus. Rencontre avec les 2 intéressés devant un apéritif au Polikarpov.
- Pouvez-vous me parler des origines de NEP et comment votre
rencontre s'est elle déroulée ?
PHRED: Au .../...
Non e Possibile est le nom de code de l'organisation fondée par RELATIF YANN de Biomix et PHRED de 8th Wonder, responsable de la programmation "dite électro" du Trolleybus. Rencontre avec les 2 intéressés devant un apéritif au Polikarpov.
- Pouvez-vous me parler des origines de NEP et comment votre
rencontre s'est elle déroulée ?
PHRED: Au depart j'avais organisé 1 soirée 8th Wonder au Trolleybus, puis une 2ème en collaboration avec le magazine Clark, pour laquelle j'avais invité RELATIF YANN et FRED BERTHET. Cette soirée fut un véritable succés et nous avions alors naturellement envie de travailler ensemble. C'est au début de l'année 2004 que commença notre collaboration.
- Est-ce que chacun a une fonction précise ?
ENSEMBLE: Non, on a pas vraiment de tache précise. On peut dire qu'il y a une complémentarité des caractères. C'est mieux de travailler à 2, en plus, tu ne peux pas faire tout, tout seul !
- Quel est votre meilleur souvenir ?
ENSEMBLE: La prestation de TONY VEGAS des SCRATCH PERVERTS, il y avait vraiment une bonne ambiance, c'était très chaleureux. Mais aussi CHLOE, JEF K, TIM PARIS, DJ VADIM et DARK CIRCLE. (A la fin de la performance de MANU LE MALIN et DEE NASTY, Phred m'a demandé de les ajouter dans cette liste).
- Votre pire souvenir ?
ENSEMBLE: SCRATCH sans hésitation! Le 31 octobre, SCRATCH était programmé. A 15h, il nous appelle, nous expliquant que ses agents ne l'ont pas réveillé. De Turin, où il était, il se rend à Milan pour prendre le dernier vol pour Nice, mais le vol sera annulé. La soirée fut donc annulée. Nous lui proposons alors une autre date : Le samedi 19 novembre. A 18h30, l'heure de notre R.D.V, il n'y a personne sur le quai de la gare St-Charles. De plus, ses agents ne sont pas joignables pendant 2 heures. On decide donc d'appeler l'hotel pour annuler la chambre, mais on nous dit qu'il est déja là. On se rend donc à l'hotel mais ce ne sont pas les bons dj's. L'agent nous téléphone pour nous dire que SCRATCH tournait la veille un clip à Londres et qu'il arrive dans le train de 22h15. Mais il n'était toujours pas là. L'agent nous rapelle pour nous dire qu'il arrive dans le prochain train. On emmène SCRATCH à l'hotel Mercure. Il se pointe au Trolleybus en branchant ses machines sur la piste micro de la table de mixage sans faire de balance. De plus, il n'a fait que 30 minutes de beatbox malgré le contrat qui précisait au moins 1 heure de djing avec beatbox.
- Votre disque de chevet ?
PHRED: Oneself.
YANN: Dinosaur.Jr.
- Votre disque pour "emballer" ?
PHRED: Julio Iglesias "Vous les Femmes"
YANN: Mais qu'est-ce c'est que cette question à la con...Allez, Barry White!
- Votre label "clubbing" de réference ?
PHRED: Crack n'speed.
YANN: Dialect.
- Avez-vous des activités extra-musicales ?
YANN: Non!
PHRED: Des activités de graphisme dédié à l'art et à la création urbaine avec 8th Wonder (print, t-shirts, pages de magazine). Les auteurs de ces créations sont Viktor Boogie, Mothi, Ankh7...Il y a également le travail sur le site de 8th Wonder.
- Quels sont vos projets ?
ENSEMBLE: Il y a la venue de VADIM (qui aura une résidence bi-mensuelle avec un MC)et BIG RED le 7 janvier. Il y a aussi ANDY SMITH de PORTISHEAD le 10 février.
- Avez-vous un voeu pour l'année prochaine ?
PHRED: Que Marseille ait des lieux qu'elle mérite!
YANN: Qu'on ramasse les poubelles!