le Dôme n'est pas une salle de concert... Le Dôme, c'est autre chose. Une verrue, une absurdité, peut être. Un lieu qui n'est juste bon qu'a accueillir des chanteurs fast food, surement.
Sinon, pour en revenir à la musique... Renaud était bel et bien là, loin des bleuettes sans intérêt de son dernier album. Bon, il nous a infligé quelques unes de ses nouvelles créations (pas les pires). Sinon, l'Idole a retrouvé du peps (contrairement à ses deux dernières tournées).
Certes, il rechante Hexagone. Ses vieilles chansons, aussi. C'est gêne et plaisir, comme le goût amer d'un sang qui coula rouge et noir. Sang échoué sur le journal du Sieur Rotchild (excusez de l'orthographe).
L'idole a bien entendu une voix pourrie. Il chante faux en restant juste. C'est le paradoxe de ce type, que j'ai infiniment aimé, que j'aime infiniment pour sa poésie. Paradoxe aussi de ce rebelle assagi qui se réveille de temps à autre, pi qui s'expose partout avec sa blonde...
Parce que Renaud, on l'aime aussi pour ça. Il dérange par l'image qu'il renvoie de notre société (celle qui n'a pas voté Sarko).
Alors voilà, moi qui partait avec défaitisme sur ce concert, au quel je n'aurai jamais assisté si l'on ne m'avait pas invité (merci P'tit Con), j'en ressort charmé. Renaud reste Renaud, quoiqu'il en soit.