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RFM Party 80

Le Dôme - Marseille   09 Octobre 2008

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    Wooooow wooow wow… Rarement l’on aura autant apprécié un concept mercantile chez Massilia’s Burning
    Rendez-vous compte, tous les artistes que vous trouvez dans des bacs à 1€ dans la brocante du coin, datés d’entre 1980 et 1989 inclus, réunis pour une soirée spéciale au Dôme…
    La soirée débute mal, en allant chercher Gas (Zhou réformé pour cause de partiels) la Vandmobile choisit de se rappeler à mon bon souvenir. Elle qui depuis des lustres m’amenait sagement partout, va ce soir, sous l’émotion d’une soirée années 80, péter un joint de culasse… Ca m’rappelle une session vitrollaise d’anthologie…
    Bref, en rien gêné par ce contre-temps, on prend la Gasmobile, direction le Dôme où on trouvera vite fait une place. Les vigiles sont sympas, nous « fouillent » en deux secondes et balancent 2/3 conneries, bref, c’est détendu comme ambiance !

    Nous voici dans la place forte. Un DJ est chargé de faire monter l’ambiance, il s’y emploie de la plus belle des manières, avec des tubes tels que Wake me Up, Sweet Dreams, La salsa du démon, besoin de rien envie de toi, L’aventurier
    Je grince des dents quand je l’entends lancer un « vooous êteuh fatigués ! », repris à pleins poumons par l’assistance, ben oui, niveau public c’est plus Rue Saint-Fé que l’Alcazar, mais bon, on l’savait en venant…
    S’ensuit une pause de 20 minutes ( ! !), puis les hostilités démarrent enfin. On retrouve d’ailleurs tout au long du spectacle la même troupe de danseurs qu’au RTL Disco Show (me semble-t-il), qui sont vraiiiiiiiment bons, souriants (les nanas sont même franchement jolies), et tout et tout…
    Le premier groupe, c’est tout simplement Tenue de Soirée, avec son méga-hit Nuit de folie, les deux messieurs chantent dans un playback absolument parfait (comme bien d’autres, une très forte majorité), sont souriants, c’est sûr ça vaudra jamais un live de Nirvana, mais les ménagères de plus de 50 ans sont en folie…
    On enchaîne avec Philippe Cataldo et ses Divas du Dancing, découverte pour moi, je vous avouerais que 13h plus tard, j’me rappelle même plus de l’air…
    Puis c’est Jean Schulthes avec son hit Confidence pour confidence qui déboule avec un piano blanc, des bougeoirs sur la scène, et (encore) un joli playback… Ca manque de vivacité quand même…

    Petite parenthèse pour évoquer la truffe qui sert de présentateur, Laurent Petitguillaume : tuez-le, s’il-vous-plaît. Une espèce de truffe qui sort des blagues déjà utilisées des milliers de fois, le public lui-même n’était pas dupe (si c’est pas un signe…), un gros has-been qui s’croyait drôle sans l’être, bref une horreur… Même le gros teubé derrière moi qui braillait « MADONNAAAAAA » depuis le début a durant un instant fait appel aux quelques neurones restants pour balancer un puissant et sincère « ARRETEUH DE PARLEAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! ! ». Pas mieux.

    On enchaîne avec Rose Laurence et son morceau Africa, et là première surprise, aucun playback, la nana a une bonne voix, et enquille derrière son tube avec l’hymne des années 80, I’m so excited des Pointer Sisters, avec une non-moins grande classe, largement celle qui m’a le plus convaincu pour le moment !
    Puis vient la diva hippie à la coupe Punk (enfin plus maintenant, mais passons), j’ai nommé Desireless, qui avant de nous emmener voyager (voyage), va chanter une chanson super glauque sur la guerre. Descente d’ambiance garantie, moi ça m’a bien fait marrer !
    Puis Paco, avec son Amor de mi amores, qui commence à vieillir bien comme il faut.

    Petite dédicace au gros con qui présentait la soirée, lorsqu’il tirera à boulets rouges sur les gothiques et les keupons (« y’en avait un jusqu’à 1985 à Perrier, depuis il a disparu ! Ahah ! » : Pingouin dis-y que c’est parce que t’as déménagé.) (Note du Pinguin : Perrier ? C’est le genre de mec à qui on faisait la misère à l’époque je pense, il doit se venger. Façon, il a pas du souvent venir chez nous, els bourges ça aime pas les quartiers nord. On av pas s’en plaindre.) . Ben en tout cas y’avait un couple de goth’ en New-Rock, et Gas et moi pour les punks. Et on t’emmerde, grosse tâche.

    Ensuite vient la transparente Luna Parker avec son non-hit tes états d’âme Eric, elle chante aussi bien que c’que ses jeux de mots sont subtils. Heureusement qu’y avait les danseuses.

    Yeaaaaah un survivant du groupe Cookie Dingler, avec Femme libérée, bonne ambiance au programme, et bonhomme sympathique !
    François Feldman est vivant mamy ! L’avantage avec lui, c’est qu’il était déjà dépassé en 80, alors là on a pas eu de gros choc en le voyant sur scène…
    Petit interlude avec un passage de l’émission de Véronique et Davina sur grand écran, et deux jolies danseuses pour faire briller les yeux des messieurs.
    On continue dans la subtilité avec Léopold Nord (sic) et sa chanson horripilante C’est l’amour, qui m’insuffle davantage de haine que d’envie de procréer…
    On revient sur du tout bon avec les Partenaires Particuliers et leur titre éponyme, là les gens sont à fond, dansent, aaaaaah ça va mieux…
    Jean-Pierre Mader, avec ses deux titres Disparue et Macumba, baaaaaaah… Pas franchement passionné, j’me suis un peu emmerdé.
    Petit événement quand Richard Sanderson vient chanter Dreams on my reality, avec le générique de début de La Boum, tout le monde se met à danser un slow, y compris les danseurs, et non les danseuses, comme me le fera remarquer Gas avec une finesse digne du mouvement romantique « C’est plus les danseuses là-haut hein dis ? Non parce que regarde le sumo là-bas, elle a pas l’air de faire partie de la troupe… ». Heureusement que j’étais allé pisser avant.
    Et voici la stâââââr mesdames et messieurs, elle a quitté exprès les locaux d’M6 pour venir interpréter les morceaux cultes que sont Les brunes comptent pas pour des prunes ou Banana Split, Dis-moi que tu m’aimesLio, outre le fait que la ménopause semble la faire chauffer davantage qu’un radiateur en fonte, va chanter (enfin… mimer) quatre morceaux, sautiller dans tous les sens, puis s’en aller comme une reine. Perso j’l’aurais pas retenue si j’étais dans le jury, ça manquait d’authenticité. Mouahaha.
    Enfin pour clore la soirée, nos Bee Gees nationaux, les trois stars d’Emile et Image ! Qui sont trois excellents musiciens, qui chantent pour de vrai, et qui vont réellement foutre la grosse ambiance… Sur le dernier tube, Laissez-nous chanter, tous les artistes déboulent pour un final très sympathique…
    Tous ? Non… Pas de Lio. Alors je ne voudrais pas faire un jugement hâtif, mais, chérie, si t’es pas venue sur scène parce que tu juges les autres artistes comme constituant un parterre de has-been, je souhaiterais simplement arguer qu’eux n’ont pas poussé la prostitution jusqu’où tu es allée… Sans rancune !

    Pour résumer, c’était « bien mais pas top », disons qu’on a bien ri, que ça manquait cruellement de folie, excepté un public qui a franchement répondu présent. Bon, en clair, c’est exactement la même chose que le RTL Disco Show, avec les lâchers de ballons, les paillettes, perruques (sûrement les invendus, c.q.f.d.)…
    Un bon divertissement, certes, mais à 40€ la place, on préfèrera attendre de voir passer ces mêmes artistes les soirs de 14 juillet à la Penne sur Huveaune, Rognac ou encore Puyloubier.

    Vignette vand
    Signature : vand
    le 10/10/2008
    Fleche concert Envoyer un message à vand
>> Réponse (le 11/10/2008 par dame casa)
C'était tout bonnement génial, l'ambiance au top!!! Et c'est fatigant de lire les critiques de gens qui n'avaient franchement rien à faire dans un tel concert car ils n'ont aucune conviction. Ils ont perdu 40e mais moi je peux dire qu'avec mes amies on a passé une très bonne soirée!!! En sortant du concert , on s'est d'ailleurs demandé si nos enfants iront à des concerts comme cela dans 25 ans... des concerts faits pour les trentenaires voire plus!?... Je ne vois pas quelles sont les chansons françaises actuelles qui les feront encore danser dans 30 ans!!!
>> Réponse (le 12/10/2008 par Vand)
Bon, on peut chercher le consensus :o) Effectivement, et je l'ai bien mentionné, l'ambiance était festive, le public super, rien à signaler de ce côté-ci ! J'avais pas franchement rien à y faire, je dirais même que de ma génération (né en 84), je dois être laaaargement dans le groupe de tête niveau des connaissances "tubes du grenier", la faute à une maman qui a soudé Nostalgie fm les 14 premières années de ma vie ;o) Et j'ai pas perdu 40€, j'étais invité, sinon je ne serais pas venu. Parce que certes, vu le nombre d'artistes, de danseurs, de roadies et autres, ça ne fait pas beaucoup; mais vu également la portion d'artistes qui sont juste venus sourire et "playbacker", et la thune phénoménale qu'a ramassé le tourneur avec les produits dérivés (perruques, compil', .../... >> La suite

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