19h45, et une petite centaine de kilomètres à sillonner avant de rejoindre le
Mas des Escaravatiers, petit coin de paradis en plein cœur des vignes varoises, que je découvrais l’été dernier, pour la dernière date du boss; comprenne qui pourra. A cette heure-ci, la populasse est déjà là, forcément, je m'enfonce alors à vive allure dans le chemin sinueux qui mène droit à ce joli
Mas de Provence.
20h30. Tout le monde est encore assis dans l'herbe, ou autour de la piscine, alors que
Rimbaud, s'apprête à assurer la première partie de la soirée.
Deux jeunes hommes, l'un chantant, chapka sur la tête et guitare pendue au coup, le second alternant violon, basse acoustique et percussions, nous racontent leur périple transsibérien, imaginaire.
Quelques tentatives (peu glorieuses) pour amener le public à la scène, et le duo se lance. Une petite dizaine de titres écrits en français nous sont présentés, formule violon-guitare, ou guitare-percu.
On sent bien à chaque intervention du chanteur cette envie de nous faire voyager, à travers des textes pas vraiment exotiques, finalement. Au final justement, le public rejoint la poignée de personnes devant la scène, et les
Rimbaud s'évaporent, laissant place au très attendu duo franco finnois.
Le décor est déjà planté, la batterie surplombée d'une spirale à laquelle sont accrochés divers ustensiles de cuisine et autres clés à molette, est ancrée au centre de la (très petite) scène.
Après quelques minutes nécessaires aux branchements des instruments,
Dan et
Olivia, vêtue d'une robe plus étoilée que le ciel lui-même, rejoignent la scène, accompagnés de leur homme-batterie.
The do entament leur set avec
'Playground Hustle', et déjà la sublime voix d'Olivia nous transporte. Envahi par cette atmosphère si singulière, provoquée par des sonorités étranges et une chanteuse quelque peu déjantée (je suis ravie), le public tout d'un bloc, ressent un soudain besoin d'accompagner
Dan dans sa danse tribale. Nous sommes ailleurs, pendant presque deux heures le duo enchaîne les titres très efficaces de son premier album
A mouthful, et nous transporte dans son univers onirique.
Il faut dire que le cadre est exceptionnel, installée sous les oliviers et restreinte au minimum d'espace, la scène sert d'accoudoir aux spectateurs des premiers rangs. On félicitera aussi le monsieur aux lumières, qui chaque année nous propose un très agréable spectacle visuel.
Danet
O profitent de ce lieu si spécial pour jouer des « chansons qu’on ne joue jamais », si nombreuses, qu’
Olivia finit par se dire que d’habitude ils ne jouent rien ! C’est ainsi que la foxy girl nous interprète une version très soft de
'Crazy', tube electro pop de
Gnarls Barkley. S’en suit la traditionnelle dédicace à
Camille « qui n’est jamais là pour la voir » avec
'Tammie'.
Une longue aparté musicale introduit le désormais hymne du duo
'On My Shoulder'.
The do enflamme alors
le Mas, et le public bondissant est conquis
Dan se réjouit d’être ici, forcément, ça doit les changer… accoutumés à jouer devant des milliers de personnes, nous sommes ce soir seulement quelques centaines de privilégiés à partager ce concert plus qu’intimiste.
Arrive la fin du concert.
The do nous offrent deux rappels, et
Olivia dégaine sa Takamine pour une version acoustique et forcément touchante de
'Stay (just a little bit more)', reprise par la grande majorité des fans. Dernier salut, les lumières se rallument. Quelques minutes pour rejoindre le bar et l’ambiance très conviviale qui anime les fins de soirées chez
Sébastien& co.
Encore une nuit magique au
Mas, on reviendra !
The do on
Myspace
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