L’univers
branchouille de la musique parisiano parisienne se délecte de la musique de ces deux « groupes » qui cartonnent un peu partout dans le monde. Leurs performances à Benicàssim ont divisé même si elles ont toutes les deux eu un remarquable écho de la part du public espagnol, hystérique pour ces deux chantres de la
touche française.
«Rinôcérôse» constitue tout de même, excusez du peu, une émanation d’un des plus mauvais groupe à avoir fouler une scène en France, j’ai nommé
Les Maracas ! Comment passer du statut de ringards absolus à celui de stars de l’underground très tendance ? Demandez la recette à
Patou et à
Jean-Philippe, les cerveaux qui se cachent derrière le concept
«Rinôcérôse» ! Il suffit de rajouter des beats électroniques sur une musique aussi kitsch soit-elle, de relooker le groupe et de créer des visuels attractifs et, Bingo !
Une autre idée de génie ? Sur scène, placer la bassiste, Patou, dont la plastique fait de l’effet - heu, surtout de loin ! - sur un promontoire, débrancher sa basse et lui demander de se trémousser lascivement ! Puis, demander à quelques amis guitaristes de venir épauler Jean-Philippe à la guitare et à la flûte, le public, un peu bourré, aura l’impression d’assister à un vrai concert de rock et ne remarquera pas qu’aucun de ces instruments n’est branché, ou alors si peu… Dernier petit détail, organiser un strip-tease sur le dernier morceau, comme ça les gens se souviennent du nom du groupe et achètent les disques !
Bien sûr, la musique de
«Rinôcérôse» est accrocheuse, festive, dansante mais il est assez incompréhensible que tout le monde crie au génie à la vue et à l’écoute de ces prestations qui n’ont vraiment rien, mais alors rien du tout, d’original ! En tout cas 35000 personnes qui dansent dans une atmosphère de joie et de fête, c’est toujours un moment auquel on est content de participer. Pour cela, et pour cela seulement, merci Patou et Jean-Philippe !
Miss kittin et son ami taciturne
The Hacker ont eux-aussi bien compris comment le show biz marchait ! Sur la tête ? Non, sur le cul ! Les gens veulent du cul, du cul et encore du cul !
Miss Kittin, une ancienne strip-teaseuse pour laquelle on se damnerait volontiers - on est pas des moines non plus - se présente donc sur scène toute de noir vêtue dans une tenue moulante laissant deviner des atouts bel et bien … présents ! La première étape pour séduire le public du chapiteau Fiberfib.com a été brillamment franchie, reste
« l’essentiel » : la musique !
Alors là, c’est simple : sur une compile
Le meilleur de la Dance des années 80, tu déblatères des discours pesudo jet set de fin de soirée alcoolisée et droguée et surtout, tu parles de... cul !
« We drink Champagne in a limousine. Eatin' Caviar, sniffin in the VIP area. We talk about Frank Sinatra ! He’s dead, dead, dead. Ah, Ah, Ah ! Suck my dick, kiss my ass. »
Et hop, le tour est joué : tout un chapiteau chavire, danse, saute en l’air, hurle au son de
Miss Kittin & The Hacker ! Même le Pape trouverait un côté jubilatoire à ce spectacle ; mais doit-on pour autant sauter au plafond et s’extasier béatement ? Non, mesdames et messieurs ! Il faut toutefois concéder humblement que ça défoule d’écouter
Frank Sinatra en buvant du champagne dans une limousine puis de…