Formé en 1980, par le duo Catherine Ringer et Frédéric Chichin les Rita Mitsouko ont particulèrement marqué les années 80 avec notamment leur tube Marcia Baila en 1985.
Les Rita Mitsouko signent leur grand retour avec la sortie de leur album Variety sur le label Because Music en avril 2007.
Ils avaient ensuite repris le chemin de la scène.
En novembre 2007 ils ont été contraints d'annuler une partie de leur tournée en raison de l'état de santé de Frédéric Chichin.
Le 28 novembre, Frédéric Chichin est décédé à 53 ans d'un cancer foudroyant.
FM + Catherine Ringer - 17 Juillet 2008 - Les Voix du Gaou - Six Fours les plages Je ne regrette pas mes trois quarts d'heure de trajet, adossée à la porte des toilettes du TGV direction la presqu'île du Gaou où nous attend Catherine Ringer , la charismatique .../...
Je ne regrette pas mes trois quarts d’heure de trajet, adossée à la porte des toilettes du TGV direction la presqu’île du Gaou où nous attend Catherine Ringer , la charismatique auteur-compositeur-interprète des Rita Mitsouko avec ses 28 ans de carrière. Et c’est en hommage à Fred Chichin son compagnon de vie et de scène, décédé il y a huit mois, qu’elle poursuit sa tournée alors interrompue, faisant vibrer sa voix avec d’autant plus d’émotion, une Rita pour un Mitsuko.
Après avoir franchi une centaine de barrages policiers (je confesse ici une probable démesure, Marseille oblige..), je me retrouve en mode pinte écumeuse les pieds dans l’eau à sagement guetter mon heure, cernée par de cigales champêtres gravitant sur un horizon carte postale ; ça change des festivals-gymnase à l’arrière-goût de sueur. Ma bouteille d’eau sans bouchon (alerte triple rouge pour plan vigipirate _on n’est jamais trop prudents..), je longe le sentier de la presqu’île avec mes quelques 900 compagnons-randonneurs, et ancre mes tongs sur un bout de pinède sableuse. Ma bouteille d’eau tombe, son bouchon qui se trouve dans la poche du vigil à l’entrée n’a donc pu stopper l’hémorragie. Le bar refile de l’eau payante et la pinte écumeuse s’enflamme, version ‘ici, c’est pas un PMU à Créteil, OK ?!’. Bref, cale sèche et poireautage sur gravillons le temps que les 150 personnes du staff spécialisées ‘régie plateau’ finissent de lustrer les planches.
Arrive FM , alias François Maurin, première partie apparemment choisie par Catherine. Quintet de cordes & cuivre intimiste sur fond de reprises improbables, de Blondie à Madonna en passant par The Cure . Deux violons et un violoncelle aux cordes frôlées, un trompettiste et notre chanteur en costume et guitare. Le voilà qui tente quelques traits d’humour un peu gauche, qui le rendent tout à coup très solitaire, et ravi de profiter du public de Dame Ringer , ne parvient plus à quitter la scène. « Allez monsieur, il faut y aller maintenant ; vous ne pouvez pas rester là »..
F.M. n’était pas le summum de la super éclate et de la marrade à grands coups de claques dans le dos, et le public trépignant le sable applaudit avec politesse. Ce n’était peut-être pas la première partie d’ambiance idéale pour Catherine Ringer ; à revoir dans un autre contexte.
Les fans de longue date s’impatientent, les fausses alertes se succèdent ; en faim, les projecteurs s’éteignent de concert ; Catherine Ringer et ses musiciens entrent en piste. En habits couleur locale (toute de bleu vêtue), une longue natte noire -que coiffe tout de même un chapeau excentrique- Catherine Ringer nous observe, à la fois enjouée et émue. « Fred est peut-être dans le coin ; ce soir, c’est pleine lune » et le « aouh » du chien-loup salue les anges.
Auréolée par le groupe qu’elle avait constitué avec Fred pour leur dernier album ( Variety ) –on notera la splendide harmonie entre la couleur rouge du clavier et la chemise rouge de son pianoteur- Catherine évolue au creux de son univers fantaisiste, dans un ballet à la fois provocant et aérien, tout en rage gracieuse, ondulant son corps esquinté de spasmes. Catherine danse, twiste, pousse les murs et rêve à grand fracas, dans une énergie contagieuse. Poupée de cire, poupée de son ; débordante, belle et touchante.
Catherine enrichit son répertoire Mitsoukien de ses diverses influences musicales, comme l’artiste italienne Mina Mazzini , le groupe Mink DeVille , un des précurseurs de la scène punk-rock américaine, ou encore David Bowie ( Red Sails) et le Velvet ( After hours ), qu’elle reprenait déjà au tout début avec Fred sur des scènes alternatives. Catherine dégaine l’harmonica pour ‘L’ami ennemi’ et la guitare sèche pour ‘Marcia Baila’ . L’émotion est palpable, l’atmosphère est à la tendresse et la mélancolie : ‘Ma vieille ville’ , ‘Les amants’, et ‘Live in Las Vegas’ qu’elle chante abritée dans l’ombre d’un haut de forme ...et pourtant la magie opère, le show flambe, enlevé comme un véritable hymne à la vie et à sa pétillante mosaïque que le deuil peine à ternir.
Catherine sourit. Trois salutations théâtrales pour trois rappels en forme d’ovation. Catherine sourit. A mes pieds, quelques enfants dorment ; leurs parents s’enlacent, tendrement.
Un ange passe.
>> Réponse (le 25/07/2008 par Sylvie) Catherine Ringer une super bète de scène. J'ai passé une super soirée. Elle a beaucoup d'humour et surtout elle est très .../...La suite
Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko - 20 avril 2008 - LA CIGALE, Paris Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko à la Cigale. Un concert "spécial Fred Chichin". Une leçon d'amour partagée avec une émotion sincère dans un lieu mythique.
Déjà un tour de soleil depuis .../...
Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko à la Cigale. Un concert « spécial Fred Chichin ». Une leçon d’amour partagée avec une émotion sincère dans un lieu mythique.
Déjà un tour de soleil depuis le concert du 20 avril 2007 à la Boule Noire, boulevard Rochechouart à Paris. 20 avril 2008, la Cigale. Un an. Pile. Fred a quitté la planète et Catherine réunit Sylvain Laforge, Mark Kerr, Pascal Simoni, et Eddy Duffy à la basse, pour une mémorable dédicace de cœur. Pas n’importe où. La Cigale, une scène parisienne qu’ils ont défendue et fêtée ensemble avec Fred lors du vingtième anniversaire, il y a un an. Tous les ingrédients sont là pour une soirée forcément différente.
A 20h30, quand Catherine entre en scène devant une salle comble, l’émotion est palpable. Vêtue d’un manteau en peau marron, les cheveux en chignon, le regard entier, Elle est là. Debout. Courageuse quand elle annonce avec le sourire qu’elle veut faire de cette soirée « une soirée spéciale Fred Chichin ». Elle, crie. Le public l’acclame. Prêt à l’épauler, la soutenir devant ce qui s’annonce comme une ascension à risque.
Kerr, chapeau gris à l’anglaise sur la tête a le sourire. Simoni, les yeux bleus, vigilants et bienveillants guette, Laforge avec une douceur rassurante se place en avant et Duffy s’impose avec l’énergie rock d’un battant qui sait la place difficile. Le concert démarre très vite. Et rapidement on comprend que les liens créés entre Catherine, Simoni, Kerr et Laforge vont être déterminants pour la soirée. Ils sont ensemble depuis le début de la tournée. Si Elle connaît sur le bout des doigts ses jeux de scène, les possibilités de son corps, Catherine sent aussi qu’elle peut se faire rattraper par l’absence de Fred. Elle veut rappeler Fred à nos yeux pour cette soirée mais le corps a de la mémoire et les lieux vous tiennent parfois en embuscade, prêts à vous décocher un souvenir inattendu qui déstabilise. Comment être sûre d’être à la hauteur ? Tout donner. Ne rien avoir à perdre pour ne rien regretter.
Dès le départ, les musiciens mettent le feu sur scène pour emporter Catherine hors du temps et du lieu. Simoni qui pianotait souvent assis est ce soir debout sur le clavier, Mark Kerr fait vite tomber le chapeau, tic-tac, ça tape et ça claque. Sylvain, qui autrefois se cachait derrière ses lunettes rectangulaires, quitte dès qu’il le peut la guitare du regard pour la rassurer et lui sourire en coin. La complicité est grandissante.
Ça fonctionne. Dès les premières chansons, les réflexes sont là. Catherine enchaîne les textes avec l’énergie burlesque qu’on lui connaît. Le pied de micro est vivement tordu, brusqué, projeté à terre. La voix est ferme. Une énergie rock débordante relayée par des cris-détonation. C’est au tour de la peau marron. Elle y croit. L’enveloppe tombe. La mue est en action. La bouche en avant, le pas volontaire, elle avance avec la mécanique de la bête de scène qu’elle a en elle. La broche brillante en forme de cœur jaillit du milieu du décolleté et c’est avec une implacable détermination qu’elle projette le manteau au sol. Elle est là, victorieuse, marchant sur le temps et la vie. Elle tient bon. Elle chante. Ça moove.
Mais quand la musique cesse dans les transitions, quand le dos se montre au public, pour éponger, étancher la soif d’un corps théâtralisé, le visage change. Le métier est là, certes. Mais Catherine a beau ne regarder qu’à sa droite vers Simoni, Laforge ou Mark pendant les chansons, au risque d’oublier parfois le bassiste, Fred est là, malgré le spectacle. Alors quand elle décide de porter un haut de forme noir à voilette et qu’elle commence à lancer « C’est comme ça. », l’émotion l’assaille. Les quelques centimètres de voilette ne tardent pas à cacher les yeux. Tombe à genoux à l’avant scène. Les harmoniques de la voix se fissurent. L’énergie cède la place à la tristesse. Sylvain la regarde chavirer et prendre le risque de l’émotion sincère. Les musiciens la poussent et la voix tressaille. « Ce secret qui me tord le cœur…Ah, la la la... C’est comme ça » est lancé avec la rage de l’injustice, une déchirure devant l’indicible et l’incompréhensible. Catherine plonge pour rebondir. La tristesse s’est transformée en révolte. Une révolte secrète révélée au grand jour.
Jusqu’à 21h45, Catherine enchaîne alors des textes qui résonnent douloureusement. Fred Chichin est souvent cité comme dans cette chanson sur le thème des guitares qu’il lui a demandé d’écrire par le passé. Les musiciens, admirables de générosité, la portent. C’est la magnifique surprise de cette soirée. Une superbe cohésion musicale et humaine, une énergie positive qui semble déplacer les montagnes. Tous du même côté. Le public avec.
Le potentiel de ce nouveau groupe est indéniable. Elle vient d’ailleurs régulièrement chercher les sourires de Simoni qui lui en donne autant qu’Elle le souhaite. Ses silences sont convaincants : bien sûr que tu tiens la scène semble dire Simoni. Mark l’encourage à poursuivre, même sur les textes les plus durs, quand elle semble résignée par la tristesse et dire c’est trop dur. Sylvain en pilier porte le groupe en façade et en intériorité. Quant à Eddy-la-Basse, déjà partenaire de Mark Kerr chez les Simple Minds, il croise désormais les yeux de Simoni pour mieux se fondre sur le plateau.
Le concert s’enchaîne alternant tristesse et rage de vivre. A la fin du premier set, Catherine crie : « Vous croyez que Fred est content de cette soirée ? » Une question tremblante qui cache une fragilité. Oui, Fred peut-être fier. De cette sincérité de cœur, de cet amour partagé et assumé. Aussi vrai qu’on est sur scène pour d’autres raisons qu’exclusivement la joie, Elle vient de prouver à tous qu’on peut être belle et puissante dans la fragilité.
Le deuxième set reprendra jusqu’à 22h25. C’est affublée d’une espèce de filet blanc sur la tête qu’Elle réapparaît. Etonnante. Une manière de rebondir sur une nouvelle excentricité pour un nouveau personnage. Apaiser les émotions par l’humour des coiffures. Un prolongement de Rita qui n’en est pas un. Un nouveau geste pour s’approprier seule la scène en chanson. Prendre seule de nouveaux risques puisque la vie continue. Les reprises donnent de l’air et font mouche, Importante è finire de Mina Mazzini, Mink Deville, David Bowie, After Hours du Velvet Underground, même si toutes retracent le parcours du couple.
C’est plus légère qu’Elle se tourne désormais volontiers vers Eddie Duffy. Ce côté cour de la scène inconsciemment ou consciemment délaissé pendant toute la première partie peut-être par peur d’y apercevoir Chichin. Duffy l’aide et se déplace volontiers vers Laforge. Une élégante générosité là encore. Des mouvements inattendus pour déplacer les repères et avancer. Montrer qu’on prend soin d’Elle. Et puis… il y a Andy. Le filet qui maintenait ses longs cheveux tombe. Le masque tremble. Le visage bouillonne. La tête trop lourde de souvenir tourbillonne. Les cheveux dansent. Puis, s’assoit sur un retour en avant-scène. Le sketch visuel d’Andy autrefois amusant est joué avec mélancolie. Le désir n’est plus ce qu’il était. A quoi bon se maquiller et faire semblant. Et ça repart pour des contorsions les yeux fermés. Jusqu’au dernier rappel.
Habillée de son manteau en peau marron et couverte d’un foulard orange sur la tête, Elle revient en scène. Guitare électro-acoustique en main, elle chante Marcia Baila sans danser. Succès total dans la salle. La boucle est bouclée… Enormes applaudissements pour ces deux heures d’incroyable vie et d’amour. Elle sortira en clamant « Maintenant je ne suis plus triste… ». Désormais tout reste possible.
>> Réponse (le 29/04/2008 par alexandra) Bravo et merci pour cette critique, c'est la plus juste et la plus belle que j'ai lue jusqu'à présent.
J'étais à la .../...La suite
RITA MITSOUKO - 13 novembre 2007 - L'Olympia paris Ce soir les provinciaux montent à la capitale, mais sans les vaches !
C'est jour de fête est plus encore puisque nous allons faire d'une pierre deux coups (rêve pas? tu as déjà du mal à en tirer .../...
Ce soir les provinciaux montent à la capitale, mais sans les vaches !
C’est jour de fête est plus encore puisque nous allons faire d’une pierre deux coups (rêve pas? tu as déjà du mal à en tirer un... ) : assister au concert des RITA MITSOUKO et découvrir l’Olympia, celui de Bruno Coquatrix, au 28 rue des Capucines dans le 9 ème.
Première étape : aller chercher ma fiancée à l’école (elle est si jeune !), seconde étape rejoindre le reste du corps enseignant à Toury : Eugénie GRANDET, Claire CHAZAL et Catherine DENEUVE. Le plein est fait, le GPS opérationnel, Eugénie conduit et je n’ai même pas peur, enfin si peu.
En roulant à 210 km/h sur la RN20 le trajet m’a paru bien court (j’ai serré les fesses très fort et prié durant une grande partie du trajet ; et comme je suis un garçon je ne me suis évanoui qu’une seule fois !).Une fois la voiture garée dans un petit parking seulement connu d’une poignée d’initiés, nous filons vers le plus ancien music-hall de Paris.
Tu me connais, je suis un vrai gamin, une fois à l’intérieur tout m’émerveille. La salle est relativement petite (entre 1772 et 1996 places selon la configuration). Tout, autour de nous, est tapissé de velours rouge, dans la fosse les sièges ont été retirés, on ne sait jamais. Fin du fin il y a un balcon. Tu sais que l’Olympia a été détruit et reconstruit à quelques mètres, et du haut de ce balcon tu peux remarquer sur le sol qu’un petit mètre carré est différent, et bien cher lecteur il s’agit de l’endroit où se tenait les artistes avant les travaux. Pour que l’ambiance soit encore plus chaude de petits lampions bleus, blancs et rouges ont été rajoutés. C’est une réussite totale (et nous ne viendrons plus hasard).
Et la voilà, Messieurs dames, la grande et belle Catherine RINGER mais sans Fred CHICHIN. Je ne voulais pas t’en parler au début de mon article pour ne pas t’effrayer (la chronique), mais pour des raisons de santé le guitariste a été hospitalisé. Nous n’en saurons pas plus.
Catherine nous annonce :
«Que le spectacle et bien en place et que tout devrait rouler sans lui ».
Pantalon noir et veste d’un classicisme qui ferait pâlir de rage le présentateur vedette du JT, coiffure choucroute et brushing parfait, seul le t-shirt rouge au dessus du nombril dénote quelque peu, mais nous sommes bien loin des jupes écossaises qu’elle portait dans les années 80. L’ambiance est immédiatement dynamique, ne cherche pas lorsque les artistes ont dû charisme tout devient électrique dès les premières notes. Elle bouge la bougresse, son corps ondule de façon sensuel. Ses mouvements, ses positions, on sent que l’actrice n’est jamais très loin.
Beaucoup de chansons du dernier album « VARIETY » sont interprétées, grosse ovation pour « Ding, Dang, Dong Ringin At Your Bell », le sol de l’Olympia en tremble ! « Même Si » prend une autre saveur sans la présence de Fred, la voix inimitable de Catherine RINGER en est remplie d’émotion. A noter une reprise d’«Under my Thumb » des Rolling Stones très réussie, globalement pas mal de titre en anglais. Mais lorsque le public se lâche c’est pour les anciens titres : «Andy», « Les Histoires d’A » et surtout la fabuleuse version de « Marcia Baila » qui fait l’unanimité. La coupe « choucroute » n’est plus qu’un lointain souvenir, la bougresse ne fait pas semblant, tu sais quoi ? Elle vient d’avoir 50 ans au mois d’octobre. Les années passent sur sa vie comme l’eau sur les plumes d’un canard (très fort bravo l’artiste).
Après un rappel époustouflant les musiciens viennent saluer le public, Catherine nous remercie chaleureusement. Quelle soirée inoubliable.
Nous quittons la salle avec une pensée toute particulière pour Fred CHICHIN :
Qu’il se rétablisse vite.
Tu l’as remarqué ? Et bien moi aussi ! Je n’ai pas parlé de la première partie post-punk néo new-wave. Je suis désolé mais ce groupe m’est totalement inconnu (ben quoi ça peut arriver). J’avais misé sur THE MAGIC NUMBER mais pas du tout ! Alors soit sympa éclaire ma lanterne et si tu veux d'autres comptes rendus de concert file vite sur
http://magiclilive.over-blog.com/
Voici une critique brève, mais comportant la plupart des groupes présents durant les 3 jours du festival.
1er élément important, il a fait beau (juste de la flotte quand j'étais dans le métro pour y aller le vendredi) et ça c'était bien sympa et pas gagné (surtout vu le temps des jours/semaines/mois précédents).
Vendredi :
J'ai écouté quelques titres de Dinosaur Jr, ça ne m'a pas emballé plus que ça. J'en gardais pourtant un bon souvenir en CD, mais là bof.
Très bon concert de Mogwai que je connaissais très peu. Pas évident de rentrer dans leur musique dans le cadre d'un festoche, mais ça m'a bien plu.
Byffy Clyro très sympa, beaucoup plus brut de décoffrage qu'en CD. Un bon concert rock.
Emilie Simon magnifique de bout en bout (bon j'avoue je ne peux pas être objectif la concernant). Ca m'a fait super plaisir de la voir enfin.
Les Hives ont bien mis le feu. Très agréable en festival, ça bouge, ça rigole, ça met l'ambiance.
Plutôt déçu par 2 many Dj's. Pas de grand intérêt à les voir en live pour moi.
La tête d'affiche de la journée était Arcade Fire. Très bon son, setlist plutôt bien fichue. Pas mécontent de les avoir enfin vus. Un très bon groupe du reste.
Je ne suis pas resté jusqu'à la fin pour aller voir le groupe qui me plait le plus en ce moment, à savoir UNKLE. Vraiment pas déçu, bien au contraire. Ca bouge beaucoup. Un excellent concert. Ca assure carrément.
Samedi :
Les Cold War Kids, bah rien de spécial, c'est sympa sans plus.
Erik Truffaz, dans le style (jazz machin chose) s'écoutait assez agréablement.
J'ai bien aimé le concert de Jarvis, même si je conçois que pour ceux qui ne connaissent, ça puisse être dur de rentrer dedans. C'est assez lent et mélancolique. Il est bien sympa en tout cas et a terminé en reprenant Paranoid de Black Sabbath.
CSS c'était marrant sans plus.
Bonne 1ère claque avec The Jesus & Mary Chain que je connaissais peu. Très bon son, ambiance sympa, morceaux bien fichus, bref un bien bon concert.
J'étais assez mal placé pour les Rita Mistouko et passé la 1ère demie heure, ça m'a soulé, donc je me suis eclipsé. Ca devait être mieux placé plus devant.
Claque énormissime pour le dernier concert à savoir Tool. Je n'avais jamais entendu un son aussi lourd et bon à la fois. Pas de temps mort, un jeu de lumière bien foutu, des morceaux torturés à souhait. LE concert du festival pour moi et de très loin.
Dimanche :
J'ai entendu la fin de Mark Ronson et ça s'écoutait.
Kelis, vu que c'est pas ma came, ça m'a gavé.
Très bon show des Kings Of Leon que je voyais pour la 1ère fois et j'en ai été ravi.
Just Jack (que je ne connaissais pas et qui n'est pas ma tasse de thé à 1ère vue) m'a bien plu.
Excellent concert de Faithless. Ils assurent bien, ça bouge beaucoup et c'est bien sympa.
Craig Armstrong chiant à mourir (et pourtant j'ai le 1er album)
Björk, comment dire ? Alors c'est sans doute une énorme artiste, une chanteuse d'exception tout ça, mais j'ai trouvé ça bien décevant. Entourée de cuivres, il n'y a pas un autre instrumentaliste (tout est programmé sur ordi), donc c'est super lent, épuré. Chez soi, ça peut le faire, mais là dans un festival de rock, bah ça fait tâche je trouve. Ai tenu 20 minutes et même les titres que je connaissais m'ont soulé. Beaucoup de gens n'ont pas tenu longtemps non plus.
Du coup suis allé voir Enter Shikari mélange détonnant de HxC, Metal, Techno machin truc. Ils avaient la pêche. Soulant à la longue, mais excellent et original.
Donc en résumé un bon festival, un très bonne ambiance, nettement moins de monde que l'an dernier (affiche moins alléchante et temps de merde avant notamment), pas certain que ce soit bon de rester sur 3 jours (2 ça suffit). Très content de mon WE en tout cas qui m'a permis de voir des groupes que j'aime bien et d'en découvrir d'autres. Je suis même tombé sur Mareva Galenter et Jack Lang (je ne leur ai pas fait mal je pense). Ah oui, ils n'étaient pas ensemble je vous rassure.
Piers Faccini + Rita Mitsouko + Cassius - 27 juillet 2007 - Escales du Cargo, Arles Déjà qu'hier à 2 la scène paraissait grande, alors imaginez quand c'est un bonhomme tout seul avec une guitare et un harmonica. Pourtant avec seulement ça, il a su mettre en forme le public venu à .../...
Déjà qu’hier à 2 la scène paraissait grande, alors imaginez quand c’est un bonhomme tout seul avec une guitare et un harmonica. Pourtant avec seulement ça, il a su mettre en forme le public venu à l’heure. Le théâtre antique continue à se remplir pendant tout le set de ce jeune homme Piers Faccini.
Il a tenu tout le monde en haleine avec sa sublime voix et ces quelques accords, simple mais bon, en mélangeant par moment une sorte de country envoutante puis un style plus rock. Pour finir, il a entonné une sorte de ballade à capella, j’en suis personnellement restée ébahie par tant de douceur dans la voix et de force aussi.
Enfin c’était un vrai chanteur finalement, il a su remplir le vide de la scène. A découvrir.
Ensuite contrairement à ce que l’on aurait pu croire c’est finalement les Ritas Mitsouko qui s’installent tranquillement sur les planches du théâtre.
La seule fois que j’aurais pu les voir c’était en 2000, mais un bête accident m’avait obligé à donner mes places. Quelle tristesse à ce moment là. Pour finalement apprendre que le concert n’avait pas été si bien que ça. Mais cette fois-ci c’est bon, je vais les voir, là c’est du sûr. Du coup, je suis ravie de pouvoir être juste devant la scène pour prendre des photos.
Quelle surprise quand ils arrivent, on dirait les mêmes, on n’imagine pas qu’autant d’années sont passées. Et c’est parti, ils ont une pèche d’enfer. C’est un véritable spectacle, Catherine Ringer, est habillée grande classe une belle robe noire très simple, avec un magnifique petit chapeau miniature sur le haut de la tête, et de son chignon. Elle ôtera son chapeau par la suite et va carrément finir les cheveux lâchés. C’est qu’elle est vraiment en forme, alors sa coiffure ne pouvait pas résister. Elle danse, saute, bouge enfin n’arrête pas de courir de tous les côtés de la scène et de faire des pas de danse.
Dans leur musique, on reconnaît vraiment les Ritas ils ont eu beau partir en vacances pendant un sacré bout de temps, quand ils reviennent c’est les mêmes, leur style, reste inchangé, je ne connaissais certes pas leur dernier album, mais il est dans la ligné des autres bien speed, et plein de délire. Il paraitrait qu’il y aurait plus de chanson en Anglais mais pour la tournée française, ils ont quand même étaient assez cool pour nous jouer plus de titres français.
Finalement, ils n’ont joué que 3 de leurs anciens tubes et aux grands regrets des amis qui m’ont accompagnée, ils n’ont même pas fait Mathias. Nous avons eu droit à C’est comme ça ; Les histoires d’Amours et Andy qui fut le Rappel, pour le bonheur de tout le public. Le côté sympa de Catherine c’est de s’inquiéter si ces musiciens vont bien s’ils ont la pèche, mais à mon avis, vu l’état général de tout le monde c’est du superflu, car tout le monde parait heureux, le théâtre est archi complet. L’ambiance est super.
Après leur rappel, ils nous quittent, pour la plus grande tristesse de la majorité du public, le théâtre c’est vidé dés qu’ils les dernières notes pourtant il nous reste encore un groupe pour conclure ce programme assez éclectique.
Après une bonne pause de 30minutes au moins le temps que tout les fans des Rita soit rentré chez Eux, et que le matériel de Cassius s’installent. Ce qui me laisse le temps de descendre pour me mettre en place pour mes dernières photos de concerts de l’été.
Je pensais avant de les voir jouer qu’ils faisaient une fusion de quelques musiques actuelles, mais quelle ne fut pas ma surprise quand ils commencent leur concert.
C’est parti pour presque 2h de dance House techno. Tout le reste du public est descendu dans la fosse pour danser comme en teuf. Les bras en l’air et les oreilles collées aux baffles. Enfin presque tout le public, car certains sont resté dans les gradins par curiosité ou comme moi pour vous faire une chronique entière. Nous avons eu le courage car pour certains qui m’accompagnait c’était un supplice. Mais heureusement ce sont des gens patients.
En dehors de leurs morceaux mondialement connu Toop Toop, je ne connaissais pas ce groupe car on peut, malgré tous, les appeler groupe de musique, ils sont nombreux les musiciens sur scène. Ça va de la batterie électrique, aux diverses guitares, aux claviers multiples, puis aussi la chanteuse et voir par moment les chanteurs. *
Nous avons même eu la chance d’avoir un musicien Exceptionnel qui n’était personne d’autre que Monsieur M et oui le fameux, mais de loin dans les gradins à vrai dire je ne l’ai pas reconnu. Enfin ce fut un bon concert sur l’ensemble des 2 soirs nous avons pu découvrir des talents prometteurs et des artistes confirmés, je tiens à remercier particulièrement l’équipe du Cargo pour leur sympathie.
Pour conclure voici une petite vidéo, pour vous donner une vague idée de Cassius.