Addictif. Savoureux. Généreux.
Aucun superlatif ne pourrait jamais décrire en mots ce que ce très grand disque live fait éprouver en musique, et, surtout, en sensations.
Car les Stones, c'est un grand groupe de blues, même si on a eut tendance à l'oublier, depuis la mort du .../...

Addictif. Savoureux. Généreux.
Aucun superlatif ne pourrait jamais décrire en mots ce que ce très grand disque live fait éprouver en musique, et, surtout, en sensations.
Car les Stones, c'est un grand groupe de blues, même si on a eut tendance à l'oublier, depuis la mort du génie qu'était Brian Jones, et, surtout, depuis ces fameuses années 80, et, pourquoi pas, l'album "Emotionnal Rescue" qui, même s'il n'est pas mauvais, ne garde que très peu de trace des influences premières des Stones.
Tout le contraire de "Get Yer Ya Ya's Out" qui contient deux reprises de Chuck Berry, et pas des moindres : "Carol", un vrai régal pour tout amoureux de guitare blues électrique, et une version fabuleuse de "Little Queenie".
Mais les compositions personnelles des Stones ne font pas pâle figure, loin s'en faut, le couple Jagger/Richard étant réputé comme l'une des meilleures paires de compositeurs de l'Histoire du Rock, tellement en fait que les deux faces du disques se laissent écouter à l'infini, preuve s'il en était encore besoin que ces messieurs savent choisir les morceaux à jouer en live (même si, comme la spectatrice inconnue du premier morceau de la face B, on réclamerait volontiers "paint it black", juste pour voir comment sonnerait en live un plus qu'excellent morceau de la période dorée "Aftermath").
Jumpin' Jack Flash nous plonge dans l'ambiance sans sommation: un morceau extraordinaire, et une volonté farouche de la part des musiciens de ne rien céder. Vient ensuite l'intermède de Jagger, qui, ironiquement, déclare "Ah think ah lost uh buttin' o' my trowzas - yew don' wan' my trowzas ta fall down doo ya?". Il est certain que, même si son pantalon n'est (heureusement?) pas tombé, beaucoup de spectatrices présentes à ce concert s'en souviennent encore aujourd'hui.
"Carol" ensuite, donc, qui s'injecte directement dans le cerveau de l'auditeur, pas encore remis quand arrive le 4ème morceau, "Love in vain", avec une intro en arpège faite de coton.
Puis, comme sur "Aftermath", dont la face A semblait se terminer sur une jam gargantuesque ("Goin' Home"), ici "Midnight Rambler", avec son harmonica qui semble se balader, laisse tout le monde en état de choc.
Quand à la face B, c'est du caviar de même niveau, avec un "Sympathy for the devil" et un "Street fighting man" formidables, tous deux issus de "Welcome to the beggar's banquet" et respectivement 1er et dernier morceau de la face.
"Get yer ya ya's out", sortis juste après ce qui est considéré comme un de leur chef-d'oeuvre absolu ("Let it bleed") est un très grand disque, les morceaux joués trouvant en live l’énergie qui pouvait manquer dans les version studio, et sans doute l'un des cinq meilleurs live de rock sortis.
Et il n'a pas pris une ride.