Chef d'œuvre incontournable de la grande histoire du rock 'n roll, l'album Exile On Main St. des Rolling Stones a droit à une réédition de luxe avec inédits et tout le toutim... Si cela fait plaisir d'écouter quelques versions alternatives et autres titres inconnus - plutôt de .../...

Chef d'œuvre incontournable de la grande histoire du rock 'n roll, l'album
Exile On Main St. des
Rolling Stones a droit à une réédition de luxe avec inédits et tout le toutim... Si cela fait plaisir d'écouter quelques versions alternatives et autres titres inconnus - plutôt de bonne facture, même si les Stones ont rajouté différentes parties en 2010 -, le disque original est tellement excellent que tout cela passe au second plan... Ce qui compte vraiment c'est qu'entre deux orgies de sexe, d'alcool et de drogues,
Mick Jagger, Keith Richards, Mick Taylor, Charlie Watts et
Bill Wyman aient réussi à enregistrer un disque culte, intemporel et transpirant d'une incroyable passion pour le country blues, le gospel, la soul et le rock 'n roll. Malgré l'ambiance chaotique qui régnait dans les studios fréquentés, malgré les divers problèmes de justice obligeant la troupe à s'exiler, malgré la tornade perpétuelle qui entourait alors la vie des
Stones,
Exile On Main St. est un double album de 18 titres où pas une seule faute de goût ou éventuelles faiblesses ne sont à déplorer. De
Rocks Off à
Soul Survivor en passant par
Rip This Joint, Tumbling Dice, Happy, Let It Loose, Sweet Virginia ou encore
Ventilator Blues, le combo anglais tutoie les sommets de la musique américaine avec très grande classe. Le son des guitares est admirablement rustique et vintage, Jagger chante comme un Dieu, les cuivres de
Bobby Keys et
Jim Price sonnent divinement, le piano et l'harmonica sont parfaits, les morceaux sont hyper inspirés et évocateurs : cet opus est un émerveillement renouvelé à chaque écoute... Bénéficiant des influences de
Slim Harpo (dont le génial et anthologique
Shake Your Hips est ici repris avec ferveur), de
Robert Johnson (son
Stop Breaking Down a droit a une cover de haut niveau) et de
Gram Parsons (qui passera du temps avec les
Stones à cette époque avant de disparaître corps et âme), les songwriters Mick et Keith atteignent des niveaux himalayesques quand ils se mettent « au boulot », tard dans la nuit. En 1972 comme en 2010 donc, on ressent toujours le grand frisson à chaque passage du sensuel
Torn And Frayed, du très fervent
Sweet Virginia, des modèles de riffs rock que sont
Rocks Off et
Tumbling Dice, du désespéré
Let It Loose, du jovial
Happy, du poignant
Sweet Black Angel et de toutes les compositions figurant sur cet album tout simplement génial. Si la présence des 10 inédits sur le deuxième cd peut faire (re)découvrir ce disque à quelques uns ou ressortir ce disque des tréfonds d'une discothèque à d'autres, elle aura une triple raison d'être, en plus de faire fantasmer les fans/clients potentiels et de démonter que les titres mis de côté par les Stones à l'époque étaient de très bon niveau (
Pass the Wine, I'm Not Signifying, So Divine... ). Pas la peine d'en écrire plus : aujourd'hui encore,
Exile On Main St. reste l'un des sommets du rock 'n roll, toutes périodes confondues.
Liens :
www.rollingstones.com,
www.youtube.com/user/therollingstones,
www.myspace.com/therollingstones,
www.facebook.com/therollingstones.
1972 (Polydor - réédition 2010)