Après un concert bien sympathique au Poste à Galène avec Hey Gravity je manque de rater la rue Jean Roque (sous la pluie les vieux vélos ça freine beaucoup moins bien) mais finis quand même par arriver à la Machine à Coudre. Bien évidemment j’ai encore raté Technicolor Hobo … désolé. Par contre Rosa n’a pas encore attaqué. Je croise quelques têtes familières (dont deux Farouch(e) Zoé) et me cale sur le côté gauche de la scène.
Les musiciens prennent place : 2 guitaristes, un batteur et un bassiste. Tout ce que je sais d’eux c’est que c’est plutôt jazz … Il attaque avec un morceau assez rythmé, mais mon attention est gênée par une fille dans le public qui fait des grands signes derrière son masque italien genre commedia dell'arte … y a de ces fêlés je vous jure … Cela dit ça va assez bien avec la musique …
Quand elle montera sur scène je réaliserai qu’il y avait en effet un pied de micro (et un micro) qui attendaient seuls au milieu. Toujours cachée derrière son masque elle se met à pousser des petits cris plus qu’à chanter, mais ça va merveilleusement bien avec la musique. Visuellement et musicalement très sympa. Elle finira par l’enlever (il doit faire chaud là-dessous) à la fin du morceau.
En effet on peut dire que Rosa joue « jazz » (ou en tout cas l’idée que j’en ai), car ça joue bien, plutôt calme et plein de contre temps, break ou je ne sais pas quoi, de changements de rythmes etc … Par moments on a l’impression que chacun joue dans son coin et pourtant ça reste fluide.
Le chant de celle qui me fait un peu penser à Karine Viard (en plus jolie) colle très bien à la musique. Assez souvent il s’agit d’ailleurs de petits cris, d’onomatopées ou de langage imaginaire … sinon c’est de l’anglais avec plus ou moins d’accent français. Lorsqu’elle ne chante pas elle danse avec ses pieds (un peu) ou avec ses bras (surtout).
Elle, et tout le groupe d’ailleurs, finira par me faire penser à Homosuperior mais en moins agressif, en plus fluide. Je penserai aussi à Melc (que j’aimerais d’ailleurs beaucoup revoir un jour – le concert à l’Epicerie commence à dater).
Jazz certes, mais avec de bons passages bien péchus, limite (post) rock … à la Shirka, ou même Clogs pendant lesquels, bien que n’étant pas musicien, je serai impressionner par leur jeu (notamment le batteur). Alors que je commençait à fatiguer et a me dire que demain j’avais cours, ils annoncent le dernier morceau. Je reste donc … écoute même le rappel depuis le bar où je me suis retrouvé à discuter avec la courageuse boss du futur Z (salle de concert qui vient d’ouvrir en Ardèche).
Ravi d’avoir enfin vu Rosa (une bien belle découverte !) et un peu déçu de ne pas avoir pu découvrir Technicolor Hobo, mais on ne peut malheureusement pas être partout en même temps …