On débarque vers les 23h à l'
Embobineuse se disant qu'avec le rugby et le documentaire sur
Ian Curtiss projeté en avant première aux
Variétés, ça commencerait pas tôt. Et même si il n'y a pas grand monde,
Lee Zeirjick, le projet solo de Ben des 25, s'est terminé. Ben merde, c'est pas encore pour cette fois que je pourrais voir son set dont on m'a dit le plus grand bien et qui est né lors d'une
Soirée solo de la
Machine à Coudre.
N-Twin attaque devant une 40aine de personne. On a déjà dit dans ces colonnes tout le bien qu'on pensait de ce combo emo-noise, membre fondateur du label
Katatak avec les autres très bonnes recrues
Cabwaylingo (en partance pour Toulouse) et
Polyethylène. Ce soir leur set a été encort des plus convaincant. Etrange métamorphose que celle de leur guitariste/chanteur, plutôt timide et éffacé, qui se transforme sur scène se contorsionant comme possédé et hurlant des
Motherfucker !. Pop oppréssante plombée par des rythmiques noisy, gratte viscérale, une voix qui abboie, geint. Une rencontre entre
Chokebore et
Blonde Redhead à l'Embobineuse quoi. Une certaine urgence parfos comme sur l'excelent
What's in my bed. Le public, bien que clairsemé le public danse, tourbillone, parcouru par le nain de
Twin Peaks, appareil photo à la main...
Les deux groupes suivant nous viennent de Madrid, rencontrés par les
25 lors de leur dernière tournée. Belle initiative que de els faire venir ici.
Lorsque
Decapante monte sur scène, l'Embobineuse se remplit, le match de rugby étant fini. Batterie (j'ai reconnu
Gimli du
Seigneur des Anneaux !) et deux basses. Dès qu'ils touchent leurs absse, recommence pour moi le cauchemar musical vécu lors du passage du
Singe blanc à la
Machine à Coudre. attention, musicalmeent j'avais adoré mais j'avais failli y laisser mes oreilles. Là j'accroche moins sur les 2 premiers morceaux, trop martial à mon goût. Mais dès le 3e je rentre dedans. Le son se fait noisy, obsédant. Des rythmiques répétitives, hypnotiques, des envolées de basses plus oniriques. Malheuresement ils ne joueront que 4 morceaux, peut être énervé que le public se soit en majorité replié vers le bar pour préserver ses oreilles. C'est con car sur leur myspace, j'aime beaucoup.
Rosvita prend ensuite place. Clavier et basse tandis que le batteur reste dans le public, envoyant, barbu torse nu, un chant chamanique, une certaine image de
Mission. Après ce premier morceau assez onirique, changement radical de ton, on est dans une espèce de rock dansant où vient se greffer des passages noisy. Le clavier envoit des sons ultra groovy, assez 80's, et le public danse comme des petits fous. On est assez dans l'esprit
!!!. Bon je suis assez crevé et pas spécialement dans le trip ludique. Mais faut avouer que c'est des plus éfficace. J'aurais préféré les voir en festival, sur le coup des 3h du mat' quand ton cerveau et la fatigue ne sont plus qu'une vaste plaisanterie. Je préfèrerais les passages plus noisy, assez
fugaziesque quand le clavier prend la gratte. Attention, les reserves ne concerne que mon état de fatigue, ça s'est déchainé à l'
Embobineuse !
Pour le rappel,
Decapante remonte sur scène mais fatigue + punch de l'Embob (slurp !) me font rendre les armes.
Au final, encore une bonne soirée pour cette salle qui ose une programmation atypique. Un seul regret ne pas pouvoir être là et à la Machine à Coudre en même temps !
www.myspace.com/ntwinband
www.myspace.com/decapante
www.myspace.com/rosvita