Roy Ayers - 20 décembre 2007 - New Morning Paris C'est dans un new morning bourré à craquer et totalement acquis à sa cause que Roy ayers et ses fabuleux musiciens sont venus distribuer leur Jazz, funk, Rock, dance au public Parisien.
Bien sur les musiciens de l'homme le plus samplé au monde derrière James Brown sont extraodinaires. Je donnerai une mention spéciale pour le guitariste anglais .../...
C'est dans un new morning bourré à craquer et totalement acquis à sa cause que Roy ayers et ses fabuleux musiciens sont venus distribuer leur Jazz, funk, Rock, dance au public Parisien.
Bien sur les musiciens de l'homme le plus samplé au monde derrière James Brown sont extraodinaires. Je donnerai une mention spéciale pour le guitariste anglais et le fabuleux saxophoniste qui ont fait décolé l'ambiance dans des crescendos et des solos explosifs.
Mais le tout a été gaché par le fait que Roy Ayers a proposé un son d'ensemble plus proche de celui des 80's que celui qu'il pratiquait dans les sixties avec Herbie Mann et au début des seventies. J'ai eu la sensation d'avoir un concert gaché par l'omniprésence de nappes de synthétiseurs ignobles sorties tout droit de chez Kool and the gang.
Ca n'a pas eu l'air d'affecter le public mais mois ca m'a vraiment gèné.
Au final, cela valait le déplacement tout de même car on a pas la chance de voir tous les jours des musiciens de ce niveau. Réagir à cette critique
Roy Ayers - 24 Mars 2006 - Le J.A.M montpellier "Plongé dans l'obscurité, j'écoute et plus d'une fois
J'ai été presque amoureux de la mort apaisante, (...)
Dans une telle extase !
Tu chanterais encore (...) ton sublime requiem résonnerait sur un tertre de gazon"
Ode à un Rossignol, J. Keats
Je n'exagère pas...cela tenait du sublime ! L'atmosphère était surchauffée à mon arrivée, à mon .../...
« Plongé dans l’obscurité, j’écoute et plus d’une fois
J’ai été presque amoureux de la mort apaisante, (…)
Dans une telle extase !
Tu chanterais encore (…) ton sublime requiem résonnerait sur un tertre de gazon »
Ode à un Rossignol, J. Keats
Je n’exagère pas…cela tenait du sublime ! L’atmosphère était surchauffée à mon arrivée, à mon grand regret j’ai manqué la voix, la chaleur d’Emma Lamadji…une chanteuse locale…au talent certain, accompagnant un groupe de funk pour l’occasion…Heureuse tout de même d’être là, entourée de gens précieux, auxquels je tiens particulièrement. Des conditions optimales…
L’équipe prend ses marques, le keyboard teste les micros et la boîte à musique de Roy Ayers…qui régule son vibraphone, et puis le saxophoniste intervient, un air de grand père tranquille, apaisé, détendu, casquette vissée sur la tête, petite lunette qui accentue cette image…presque pataud. Je reste tout sourire, aux aguets. Le bassiste ainsi que le guitariste agissent de même…Ils semblent fatigués mais tellement assurés du brio de leur show…qui débute bientôt. Vêtus d’une veste de jogging imprimé à l’image du master je crois assister à une quelconque balance, loin de l’apprêtement du star system..et pourtant !!
Mister Ayers débarque, largement désiré, lunettes noires, costume marron et couvre-chef assorti, il est smart…avec classe il arrive et déjà, fait de l’humour ! ! Sa mine est amusante…et puis ça commence. Les musiciens sont forts, se comprennent, c’est rodé et on le perçoit. J’aime les visages clairs des spectateurs venus pour recevoir de l’étonnement, de la surprise, du génie…debout je ne danse pas vraiment, suis partagée entre l’envie d’écouter, posée, et celle de saisir avec mon appareil, les instants fulgurants de swing ! j’ai fait les deux, et ai été particulièrement attentive…nulle envie de rendre cette critique longue et précise, juste la certitude de la qualité, no need de convaincre ! Sa réputation est faîte…je suis étonnée d’entendre si peu sa voix…mais ses mimiques sont truculentes, il s’apprête à bouleverser son vibraphone les baguettes en main, tripote constamment sa boîte à musique, l’œil vif…Mais lorsque sa voix crie, c’est à la fois sexy, (outrageant presque pour une fille de sentir toute cette sensualité exhalée d’un « vieux » monsieur), et terriblement mûr ! Sur Sugar, je crois rêver, et saisis mieux la raison pour laquelle on le dit l’inventeur de la nu-soul, il fait figure de tentateur…de séducteur.
Le saxophoniste dont j’ai déjà parlé assure les chœurs, c’est surprenant d’entendre des aigus comme cela…l’harmonie est simple mais efficace ! Ce dernier a aussi la charge d’un clavier, et comment dire…ça déchire !!! Le keyboard à l’opposé, debout, est plus discret mais pas moins brillant…complice avec le bassiste…Lors d’un solo, slap follement, ce son fait bouger mon bas ventre…je rigole, le public devient fou, perd la tête…hurle et applaudit. Soutenu par le batteur, c’est brillant dans le sens de la lumière générée, il frappe fort fort et semble si frêle !!! Roy Ayers esquisse quelques pas de danse, ovationné et jette quelque coups d’œil en direction du guitariste…Héhé, électrique, éclectique la guitare, il s’amuse avec les frettes, et fait vibrer les cordes à une allure folle !!! Il est blanc, paraît presque fade à l’arrivée et on le sent transformé quand il joue…Une tension énorme en lui, ses gestes sont saccadés, séquencés…il revient au devant de la scène à plusieurs reprises, captivant toute l’attention, relayé par le Big daddy, notre saxophoniste…une complicité éclatante, on sens l’amitié et le respect de Roy Ayers, intimes…ils se livrent vers la fin de la cession à un jeu d’imitation vocale avec le sax !! Et « my vibes » nous fait chanter, s’amuse toujours dans le strict respect de son plan de show ! On a le droit à un unique rappel après le salut, malgré les clameurs de l’auditoire…Rien n’y fait, il ne reviendra pas…et nous laisse là, un peu orphelins sans doute, juste pour l’instant !! Encore 12 dates…et vous vous reposerez !!!
Roy Ayers + Bugge Wesseltoft (Fiesta des Suds 2004) - 22 Octobre 2004 - Dock des Suds, Marseille Arrivés vers 21h on est pas mécontent de trouver des places assises (aubaine rarrissime dans une fiesta souvent bondée) car la première partie assurée par Bugge Wesseltoft était pour le moins soporifique.
Pas de mauvaise surprise pour autant, on en attendait rien donc on a pas été déçu, juste un peu impatient de voir la suite en s'interrogeant .../...
Arrivés vers 21h on est pas mécontent de trouver des places assises (aubaine rarrissime dans une fiesta souvent bondée) car la première partie assurée par Bugge Wesseltoft était pour le moins soporifique.
Pas de mauvaise surprise pour autant, on en attendait rien donc on a pas été déçu, juste un peu impatient de voir la suite en s'interrogeant quand même sur l'engoument succité par les compilations lounge et radios branchouilles auquel on a pensé en s'infligeant cet affligeant mélange de jazz et de house qui ferait passer St Germain pour un génie.
Seuls les musiciens et le dj ont l'air de s'amuser, plus sans doute quelques esthètes habitués à cette musique papier-peint où les morceaux semblent ne jamais commencer (ou s'arrêter ça dépend), aussitôt oubliés une fois terminés.
Cette Dock session ne deviendra vraiment interessante qu'à l'arrivée de Roy Ayers (plutôt discret sous son chapeau et derrières ses lunettes noires) et ses musiciens, pour un bon moment de funk et de soul millesimée 70's.
Bonne idée d'avoir programmé de gars-là : en général les pointures du genre préferent d'autres festivals (Montreux ou Nice, ce genre) ou pour certains une retraite dorée loin des scènes.
Ca commence avec "Runnin away" et ses fameuses onomatopées Doo-bi-bou-bam-bam-bam (euh c'est pas évident à retranscrire par écrit mais bon...), et en quelques minutes à peine il y a plus de vie qu'en une heure et des poussières avec la poussièreuse formation qui précédait.
Hommage est ensuite rendu à Curtis Mayfield sur un morceau soulful avec des bouts de Waiting in vain de Bob Marley dedans, chanté par le multi-instrumentiste de la bande qui, en plus d'avoir une voix tantot de velours tantot gueulard, maitrise le saxo et les claviers.
Le bassiste est d'un niveau correct, mais un peu eclipsé par un très bon guitariste qui connait ses riffs wah-wah du bout des doigts. L'absence de choristes feminines peut étonner quand sont joués des titres comme "Everybody loves the sunshine" mais on est souvent jamais mieux servi que par soi même et le maître chante toujours aussi bien.
Si on apprécie les improvisations faites et certains soli (du batteur notament, impressionant), on regrette parfois des relectures trop longues et alambiquées, du coup pas aussi flamboyantes que les versions originales, je pense notamment au superbe et sombre "We live in Brooklyn, baby", qui gagnait en groove ce qu'elle perdait en intensité.
Mais tout ça n'est que chipotage de puriste, il y avait une belle ambiance, avec des gens ravis qui tapent des mains, chantent et dansent sur des compos inusables et imparables. Respect !
On sera parti avant l'excellent dj's du label Ninja TuneMr Scruff(déjà vu à Pantiero l'an passé donc ce n'est pas bien grave) mais le début du mix de Dj Food entre hip-hop et funk laissait augurer une excellente fin de soirée.