Un peu retardé par le beau temps et le plaisir retrouvé des apéros en terrasse il est à peu près 22h quand j'arrive au Cabaret Aléatoire pour le concert de
Rubin Steiner et son Neue Band.
Premier constat, ce n’est pas l'affluence des grands soirs. Le fond de la salle est même fermé par un immense rideau. La première partie a déjà commencé, il s’agit de
Bunny Rabbit épaulée pour l'occasion de
Black Cracker, sa compagne à la ville et à la scène. La rappeuse produite par
CocoRosie, nous vient tout droit de Brooklyn avec son 1er album sorti en 2007,
Lovers and Crypts.
Au niveau son, c'est des bons beats, presque du dirty south, assez classiques mais jamais ennuyeux, entourés d'effets plus recherchés. Le tout prend une dimension suave et sexy clairement affichée. Au niveau du flow et de l'attitude de la demoiselle sur scène, ça me rappelle cette vague d'artistes féminines du genre de
M.I.A ou
Sasha Perera de
Jahcoozi pour l'extravagance et l'énergie sexuelle qui se dégagent et ce malgré une voix de fillette limite innocente à la Alice aux pays des merveilles.
Je dois avouer que ça fait très plaisir de la voir déambuler sur scène sans retenue et sans complexe. Je regrette vraiment de ne pas avoir vu le show en intégralité.
Une artiste à suivre donc.
Arrive ensuite la tête d’affiche de la soirée :
Rubin Steiner.Sa présence à la Friche est due à la sortie de son nouvel album
Weird Hits, Two Covers & a Love Song. Bien connu pour ses talents de dj aux influences variés (jazz, electro, hip hop, punk rock) ainsi que ses albums
Wunderbar Drei et
Drum Major, c’est une orientation résolument Pop/Rock, un retour aux sources selon ses dires, qu’il vient nous présenter.
Il est accompagné d’un guitariste, d’un bassiste, d’un batteur et d’un synthé (qui apportera la véritable originalité de l’ensemble). La prestation est cohérente, ça rappelle du Girls in Hawaii en plus péchu voire du Artic Monkeys, le côté disco psychédélique se perd un peu en live mais ça fait du bien d’entendre un peu de rock, moi qui suis plus habitué à l’electro ou au hip hop.
Je reste pourtant un peu sur ma faim, le groupe se contente de jouer le nouvel album avec notamment les titres
Another Record Story,
Kiss Richards ou
Take Your Time.C’est un peu dommage quand on connaît toutes les facettes de Rubin mais il semble que ce ne soit pas l’ambition de l’artiste pour sa tournée.
Après une heure et simplement un tout petit rappel,
A Hit une reprise de
Smog, le concert s’achève et on se dit qu’il y avait le potentiel pour que la soirée prenne une tournure vraiment festive et délirante. Ç’est resté malheureusement un peu sage. Tant pis ça sera pour la prochaine fois.
Photos : Carole Largaud