Deux anciens SLOY et un ancien Drive Blind pour un mélange de Pop Folk Lo-Fi, avec des airs de Bossa. . D'un côté les guitares Gretsch sonnent americana 50-60's mais l'esprit est bel et bien latin, ambiance "dolce vita", mer plate avec bikini vichy à volant et ombrelle.
Melchior Liboà + Sabo + Shannon Wright (Festival BàO) - 14 septembre 2007 - Espace Doun, Rognes Je dois avouer que ce soir là à l'espace Doun, je suis surtout venu voir Shannon Wright qui est venue présenter son superbe album Let in the right, pour moi un des meilleurs albums de cette année. J'ai quand même été agréablement surpris par les deux autres groupes de ce festival Bào : Melchior Liboa et Sabo.
Melchior liboa .../...
Je dois avouer que ce soir là à l'espace Doun, je suis surtout venu voir Shannon Wright qui est venue présenter son superbe album Let in the right, pour moi un des meilleurs albums de cette année. J'ai quand même été agréablement surpris par les deux autres groupes de ce festival Bào : Melchior Liboa et Sabo.
Melchior liboa est le premier à se lancer, il est seul sur scène avec sa Gretsch pour jouer du blues-rock avec des textes en français souvent sombres et poétiques. Il me fait beaucoup penser à ces chanteurs de rock français torturés qui ont roulé leurs bosses un peu partout. Pas super original mais sympa finalement.
Le groupe Sabo arrive ensuite et font dans un premier temps asseoir le public. J'avais hâte de les voir car je savais que le trio était composé de deux anciens membres du groupe Sloy. Le style de Sabo est radicalement différent de Sloy, on est ici plutôt dans de la chanson jazzy/Bossa un peu sixties avec des parties instrumentales. C'est assez surprenant mais très original, ca me fait beaucoup penser aux musiques de certains films des années 60 (genre celles de Michel Magne ) peut être à cause de la guitare lead qui sonne très Shadows. L'absence de batterie ne m'a pas gêné plus que ça. J'ai surtout aimé leur morceau Fatigue à Paris. Une bonne expérience…
Set list : Retour vers le sud, 260 jours de vent, 7h20, Fatigue a Paris, Le Train, Ami Amie, Souvenir de fevrier, La ultima, Requiem, Retrospective
Après un peu d'attente, Shannon Wright arrive enfin sur scène pour se mettre au piano (un superbe piano à queue d'ailleurs…). Elle n'a pas l'air à l'aise au début et le public qui n'est pas encore dans le concert ne l'aide pas beaucoup, ca braille beaucoup en musique de fond…Mais on sent de l'intensité dans sa voix et peu à peu la magie agit, Shannon Wright est de la trempe de Yann Tiersen et on sent qu'elle pourrait jouer des heures au piano sans nous lasser. Après trois morceaux au piano dont l'excellent Steadfat and true, elle prend sa guitare et est rejoint par un batteur et un bassiste tout droit sorti du pays Quaker, barbu et chevelu à souhait, un vrai choc visuel (merci d'ailleurs à Pirlouiiiit pour ses photos). Le concert monte alors en intensité avec pour commencer le superbe titre Don't you doubt me. Par rapport à ses albums, ici en concert, les morceaux sont nettement plus rageurs et viscérals que mélancoliques. Dommage que l'acoustique de la salle ne suive pas toujours… Shannon Wright n'a pas toujours l'air avec nous, plutôt concentrée dans sa musique, c'est difficile d'apercevoir ses yeux à travers ses cheveux et je ne parle même pas du bassiste qui souvent est caché derrière son impressionnante chevelure. Bizarrement je m'attendais à ce qu'elle joue davantage de morceaux de son dernier album mais le concert correspond plus à un mélange de plusieurs albums notamment Over the sun son précédent avec son excellent With closed eyes que j'attendais avec impatience en concert, un moment intense. Elle reviendra finalement seule pour un rappel (où elle nous fera grâce d'un sourire et d'un merci, whouahhh !) avec ses trois derniers morceaux, dont l'excellent Louise au piano. A voir absolument en concert…
Set list : Dirty facade, Hinterland, Steadfast & true / Don't you doubt, With closed eyes, Less than a moment, Plea, Within the guilt, Black with stray, If only we could, Fences / Louise, Birds, Avalanche
Festival Bào : Melchior Liboà + Sabo + Shannon Wright - 14 septembre 2007 - Espace Doun - Rognes (13) Je fais enfin connaissance avec cette salle dont la programmation est souvent alléchante. Très sympa, un petit bar au fond d'une salle voutée, pierres apparentes. Inutile d'arriver à l'avance, la salle n'ouvre qu'à l'heure indiquée sur le billet.
Je suis venu pour Shannon et je déteste déjà les deux groupes qui vont devoir me faire patienter. .../...
Je fais enfin connaissance avec cette salle dont la programmation est souvent alléchante. Très sympa, un petit bar au fond d'une salle voutée, pierres apparentes. Inutile d'arriver à l'avance, la salle n'ouvre qu'à l'heure indiquée sur le billet.
Je suis venu pour Shannon et je déteste déjà les deux groupes qui vont devoir me faire patienter. Melchior Liboà commence le show. Une petite ressemblance avec Jean-François Bizot (jeune) tant au niveau du physique que de la dégaine et de la passion qu'il dégage.
Il est tout seul sur scène avec sa guitare, mais sa loop-pedal (j'adore ça !) ajoute beaucoup de relief à sa musique. Au niveau des textes, ça fait très poète incompris (d'ailleurs, j'ai pas tout compris). Ma femme a trouvé ça misogyne, mais vous savez, les femmes... (Oops ! ça c'est misogyne).
Le garçon a eu du mérite de jouer dans une ambiance plutôt bruyante. Apparemment, il n'y avait pas eu de concert au Doun depuis un moment et les habitués avait beaucoup de choses à se dire autour d'une bière.
Arrive Sabo, trois fois plus nombreux. Du "Pop folk Lo-Fi, avec des airs de bossa" qu'ils disent sur le site. Je veux bien, mais la dose de bossa est infinitésimale (tant mieux, je suis pas fan). A droite, une bassiste très efficace.
Au centre, le guitariste qui chante en français lui aussi (là non plus, j'ai pas compris les paroles, mais c'est juste parce qu'il fallait tendre l'oreille, l'articulation n'étant pas parfaite). A gauche, le guitariste/synthé, qui a capté toute mon attention.
Ma théorie, c'est qu'il a dû commencer à apprendre à jouer de la guitare avec "Apache" des Shadows et qu'il adore ce morceau au point d'en mettre un bout dans tous ses solos. Sa guitare a un son entre celui des Shadows et de Chris Isaak et sa technique est très variée. Bref, j'ai adoré.
Après deux/trois branchements, Shannon Wright arrive sur scène et commence par trois morceaux au piano. Je nage dans le bonheur. Et puis arrivent deux magnifiques barbus qu'on aurait dit échappés d'un salon sur les logiciels libres. A en faire pâlir les ZZ Top !
Le batteur a fini la soirée dans un triste état, le bassiste beaucoup moins (il donne l'impression de dormir en jouant). Shannon a pris sa guitare. A partir de ce moment-là, le show est devenu plus musclé certes, mais le son saturé (peut-être étais-je trop près de la sono) et la virtuosité de Shannon est moins palpable à la guitare qu'au piano.
L'écoute de son dernier album m'avait laissé espérer plus de morceaux au piano. Pour le rappel, j'ai été comblé puisque les barbus sont allés se coucher pendant que Shannon nous gratifiait de trois merveilles
>> Réponse (le 16/09/2007 par francis) Effectivement,superbe soirée à Doun, même si le concert du lendemain s'est révélé encore meilleur, notamment grâce à des .../...La suite