saul williams - 16 décembre 2005 - le Nouveau Casino - Paris Une place prise presque au hasard...Pour un petit moment de musique...Excellent choix, les critiques sont élogieuses, et à juste titre...Une première partie appréciable pour les vrais amateurs...je .../...
Une place prise presque au hasard…Pour un petit moment de musique…Excellent choix, les critiques sont élogieuses, et à juste titre…Une première partie appréciable pour les vrais amateurs…je n’en suis pas mais me dois de reconnaître une chose, le DJ est habile…Ses doigts, véloces, se posent à peine, effleurent…le contact en est presque sensuel. Bref…Malheureusement je sature déjà comme la salle, de fumée, mes sens s’engourdissent, la migraine s’installe…Même à l’étage près de la régie…C’est opaque comme de mesure dans les petites salles « sympas »…Malgré cela je m’avance, besoin d’être proche…
Saul s’avance sur scène et en prend réellement possession, son tshirt FUNKADELIC laisse présager du régal !!! il vit cet endroit comme s’il avait été chez lui. Sa langue est curieuse presque dépouillée d’accent. Il déclame, le son est électronique, définitivement…Son dj est presque génial, me faire apprécier les scrachs et ce son là !!! Peut-être est-ce sa crête ?sa verve emporte le public, je découvre, un étrange sourire sur les lèvres…Il a un je-sais-quoi de Fela Kuti, himself !!! La volonté, l’assurance, le risque de ses propos, la colère en somme…Il porte l’intolérance des injustices du monde…Fustige largement le « système », l’Amérique en fait…Un échange engagé s’en suit…Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais cela doit être dur voire même inintéressant, pourtant son parler est mélodique assurément, il sonne, résonne, assène sans peur. Ses postillons sont sur ce quoi il crache…Il se meut comme en transe, transpire abondamment, sa peau luit, son talent aussi…Les morceaux s’enchaînent, le « fucking headache » persiste, je m’accroche mais le son est vraiment trop fort…je m’éloigne à regret…Comme fermée, cela est si rare en concert…Et alors il tire le rideau…Il y a-t-il eu rappel ??? J’en suis sûre, le public français donc Saul a vanté l’accueil pour lui aussi bien que pour des légende comme Ella, ou Duke, l’a certainement mené au consentement forcé…agréable surprise, je verrai SLAM a tête reposée (c’est le cas de le dire) pour apprécier un peu mieux LA TROUVAILLE !!!
Saul Williams + Vibrion - 14 decembre 2005 - le Moulin - Marseille Bon comme d'habitude, si je poste c'est parce que je me suis regalé. Les critiques de Miss Zou et Sami (avec qui je partage decidemment certain gout musicaux) etant assez complète, je reviendrais sur .../...
Bon comme d'habitude, si je poste c'est parce que je me suis regalé. Les critiques de Miss Zou et Sami (avec qui je partage decidemment certain gout musicaux) etant assez complète, je reviendrais sur Vibrion qui etait pour moi une franche decouverte, meme si les critiques lue sur cet excellent site m'avait tenté. Sont très bien ces jeunes gens, inspirés, efficace sur scène, seul petit reproche, qui n'engage que moi, les influences de leurs productions sont un peu trop evidentes, et ecouter des artistes qui me font penser a un tel ou un tel autre en fonction des morceaux ça a tendance a me contrarier. Tout ça pour dire que musicalement il leur faut trouver une voie plus degagée, ou leurs influence, des bonnes au demeurant, serait un peu mieux digérées. Bon je dis ça c'est pour faire avancer le schmilblick hein, c'est très bien ce qu'ils font, allez les voir !!
Puis arriva Saul Williams ... alors là soyons clair je suis super-fan!
Decouvert comme tout le monde dans slam vers 99 si je me rappelle bien ce jeune homme m'avait bien scotché, decouverte d'Amethyst Rock Star 3 ans plus tard, et là 1e baffe, le digne heritier d'un Gil Scott Heron, s'impose (niveau poésie) avec une production qui dechire melant allegrement beat jungle, ligne de violon, ou riff de guitare saturé, suivi de l'album eponyme le meilleur. Sami pourrais-tu peut-etre me dire qui est le ou les "monsieur son" de SW (merci pour l' ID de l'homme a la banane-crete, comme tu peu t'en douter le defunt, sniff, APC fait parti de mon hall of fame et j'adore Diplo aussi ;).
Donc là decouverte live ... coooool ... ou comment 2 mec peuvent tenir une scène a l'aise(encore trop brievement grrrr!) la comparaison du precheur est très adequate, le man il est a l'aise, discute le morceau, cite qq ref musicales locales (faudrait quand meme des remplaçants pour IAM), le "dirty south" français m'a bien fait sourire. On alterne allegrement les "semi-tubes" et qq "semi-impro" dans une continuité sans faille, les 2 s'entendent a merveille et connaissent leur affaire sur le bout des doigts, meme si l'homme a la banane-créte a l'air un peu perché, il maitrise.
Tout cela finissant par un petit bain de foule fort sympathique, je me suis regalé !! Réagir à cette critique
Saul Williams + Vibrion - 14 Décembre 2005 - Le Moulin - Marseille Pourtant extrêmement curieuse de découvrir Spontane sur scène, je ne peux cacher mon bonheur et mon enthousiasme lorsque j'apprends leur remplacement par VIBRION en 1ère partie de Saul Williams ... .../...
Pourtant extrêmement curieuse de découvrir Spontane sur scène, je ne peux cacher mon bonheur et mon enthousiasme lorsque j’apprends leur remplacement par VIBRION en 1ère partie de Saul Williams … j’en verserais presque une petite larme !!! Grande fan de nos poètes locaux et familière de leur set (et de leur album), je les découvre ici complètement enflammés et très inspirés par la présence du «Prince du Slam» . Le public ne s’y trompe pas et se fait rapidement envoûté par leur atmosphère poétique. Sur des sonorités électro accoustiques hypnotiques, les deux chanteurs Fred et Eric nous assènent leurs textes sincères et bouleversants. Un vrai choc.
Juste le temps de reprendre ses esprits pour accueillir le musicien, rappeur, acteur et poète Saul Williams. Et pour ceux qui en douteraient encore, je peux désormais affirmer que oui, il est possible de cumuler autant de qualités artistiques !!! Un talent qui se vérifie jusque dans le choix de ses collaborateurs : ici accompagné de l’excellent DJ Ex Kidtronix, dont les samples, scratches et autres effets révèlent à la perfection ses envolés verbales, Saul Williams nous offrent avec une énergie déconcertante la finesse et l’engagement de ses textes.
Sonorités hip hop, rock, punk ou ragga nourrissent charisme, prestance et charme : ce véritable prêcheur met tout en oeuvre pour tenter d’éveiller nos consciences. Lutte contre l’exclusion, qu’elle soit d’origine raciale, culturelle ou religieuse, ou critique de nos gouvernements et de la politique occidentale en général, sont traités avec virulence et profondeur. Un grand regret me traverse alors … celui de ne pas être parfaitement bilingue !!!
Un set irréprochable qui allie intelligence des textes, force de la musique et énergie de l’interprétation. Une mention spéciale pour un des derniers morceaux a capella mettant en parallèle méditation et human beat box … du grand art !!!
Saul Williams + Vibrion - 14 Décembre 2005 - Moulin, Marseille Annulation de dernière minute pour Spontane dont le disque n'avait pas spécialement convaincu mais à qui on était prêt à donner une chance, c'est ballot, ce sont les locaux de Vibrion qui se chargent .../...
Annulation de dernière minute pour Spontane dont le disque n’avait pas spécialement convaincu mais à qui on était prêt à donner une chance, c’est ballot, ce sont les locaux de Vibrion qui se chargent d’ouvrir la soirée.
Contrairement au concert de Buck 65 ils sont au complet et ils jouent devant plus de monde qu’à Marsatac, et avec un son enfin digne de leurs aspirations.
Sans doute galvanisés par le fait de précéder celui qui les a grandement inspiré, ce fut un très bon concert, enlevé et livré devant une assistance attentive et enthousiasmée.
Les morceaux du disque passent bien, mention cette fois à « La mer sait décliner les bleus », et à l’inédit et engagé « J’ai huit ans » qui en laisse plus d’un médusé.
Le très attendu Saul Williams arrive à l’heure et livrera un set court mais intense, on en attendait pas moins de l’acteur du film Slam, incontestablement meilleur sur scène que sur ses disques, assez chiants sur la longueur il faut bien l’avouer.
Il ne tient pas en place, déclame ses textes avec emphase, rage et agilité, et se paie le luxe d’expédier ses semi tubes dès le départ sans qu’il y ait essoufflement ensuite.
L’enchaînement « Coded language » / « Grippo » / « Black Stacey » et un peu plus tard « La la la » est renversant et fait chavirer le public qui ne trouve pas anormal de bouger de la tête sur les guitares de SOAD et la drum’n’bass de Dj Krust dans le même quart d’heure.
Une performance que l’on doit en partie à l’excellent dj Ex Kidtronix, le sorcier sonique de feu Anti Pop Consortium qui se déchaine à scratcher et maltraiter des beats electro avec des effets mash up, crunk et baile funk que ne renierait pas le génial Diplo (qu’un programmateur couillu s'il lit ces lignes serait bien inspiré de faire venir ici un jour), un son qui tue quoi.
Bon évidement le coté prédicateur de Saul peut parfois tirer vers un discours louable mais convenu sur les gouvernements, la condition des Noirs (ses invectives tres Last Poets « Where my niggas at ? » sonnent bizarres alors qu’il y en a pas beaucoup dans la salle), ou les valeurs du hip hop mais la qualité de sa prestation l’emporte sur ces quelques bemols, à un moment donné il se calme un peu et s’adresse aux spectateurs comme à des potes, tout content qu’il est de passer dans le dirty south français, et finit avec deux titres accapella impressionnants. Réagir à cette critique
Saul Williams - 08 décembre 2005 - l'astrolabe - Orléans Et bien ça ne va pas être simple, c'est moi qui te le dit, pourquoi? Mais réfléchis 5 mn merde! Parce que je ne connais pas ce style de musique : le Hip Hop.
Dans la vie il ne faut pas mourrir .../...
Et bien ça ne va pas être simple, c'est moi qui te le dit, pourquoi? Mais réfléchis 5 mn merde! Parce que je ne connais pas ce style de musique : le Hip Hop.
Dans la vie il ne faut pas mourrir idiot, il faut être ouvert à tout. Ce qui m'a motivé ce sont les termes "guitares saturées et basses lourdes" inscrit blanc sur noir dans mon programme (à que j'aime ce mot un tantinet désuet) automne 2005 de l'Astrolabe. C'est décidé ce soir après ma soupe (carottes-pommes de terre-oignons-épices) je file dans ma salle de concert favorite pour voir et écouter (tu préfères le contraire pas de souci intervertis les termes, c'est aussi ça l'interactivité!) Saul Williams.
Ce rappeur originaire de New York est avant tout découvert et reconnu grâce à sa poésie. Il écrit de nombreux textes et se fait remarquer grâce à son "flow" lors de joutes verbales à la 8 miles. Son style particulier, le spoken word (tu vois au lieu de sécher les cours d'anglais pour aller jouer au flipper et bien tu aurais l'air moins con aujourd'hui si tu avais écouté ton prof!) ne laisse pas indifférent. En 1997 il débarque en France au festival de Cannes pour le Film "SLAM" dans lequel il est co-auteur et tient également le premier rôle. Il remporte la caméra d'or (bravo). Il publie plusieurs romans : The Seventh Octave, She et sort son premier album Amethyst Rockstar en 2001. Lors de plusieurs concerts on peut le voir à coté de Zack de la Rocha (Rage Against The Machine) ou bien Chad Smith (Red Hot Chili Pepper). Bien nous avons fait le tour? Non pas tout à fait : nous avons (j'ai?) oublié l'essentiel : son combat, son engagement : faire danser mais avant tout COGITER son public.
Bien entrons dans la reine (oh oui) : première surprise le concert prévu initialement à l'Astroclub est déplacé à l'Astrolabe. C'est noir de monde et surtout très hétéroclite (oula j'ai pas fait de faute?), beaucoup de jeunes (pas forcément des banlieues). La scène est dépouillée : Mister T (incroyable la ressemblance) derrière une console et rien d'autre. Il balance la musique...
et le voilà : Saul, putain quel charisme! Il nous explose à la gueule, il veut tout nous faire partager, plus besoin de micro, il descent dans la salle pour être au plus près de son public, je le touche, je suis électrifié! Sa voix, son style et son caleçon! En fait ce n'est pas du Hip Hop mais du Punk! Il a la rage, il parle avec ses tripes, il fustige Bush, il veut que blanc ou noir nous soyons fiers de nous, pour être honnête je n'ai pas toujours tout compris le flow est vertigineux et je n'ai pas Wallou mon dictionnaire Franco-américain avec moi! Mais quelles vitamines prend-il?
Comme toujours à l'Astrolabe le son est d'une pureté incroyable, quelques effets de lumières originaux (ben oui quoi), juste ce qu'il faut.
Un rappel en forme de discours pour bien faire passer le message et encore une soirée réussie. Tu diras ce que tu voudras mais la musique bordel rien ne pourra jamais l'égaler.
En premième partie Robert le Magnifique 90% Rapp et 10 guitare Basse, pourquoi pas? C'est beau la différence!