La Gargote + La Scaña del Domingo - 22 Mars 2008 - Paris - la Maroquinerie Fanfare de 3 cuivres (Julien Monier, Elric Pouilly et Romain Gravier), une basse Philippe Henner), batterie (Julien Hecka) et guitare (Rémy Oiseau), La Scaña del Domingo annonce la couleur dès le premier morceau.
Ils interprètent un set intense et enjoué qui se prête bien à la Maroquinerie et à son arène dansante. Toute la fosse est debout .../...
Fanfare de 3 cuivres (Julien Monier, Elric Pouilly et Romain Gravier), une basse Philippe Henner), batterie (Julien Hecka) et guitare (Rémy Oiseau), La Scaña del Domingo annonce la couleur dès le premier morceau.
Ils interprètent un set intense et enjoué qui se prête bien à la Maroquinerie et à son arène dansante. Toute la fosse est debout dès le deuxième morceau.
Ils chantent peu mais sont d’une efficacité indéniable. Les textes peuvent être « ultra violents » comme dans Trop de procès, plutôt glauques avec les vers de terre et visionnaires dans Docteur. Tout leur humour pince sans rire se retrouve dans ces chansons.
Avec beaucoup de morceaux instrumentaux, impossible de définir leur musique autant les origines sont variées : du ska, de l’Inde puisque New Dehli, rock, tzigane et de l’orient avec leur chanson typique du 93.
Un superbe moment avec surtout les 2 lurons des cuivres qui referont quelques petites intrusions chez La gargote.
L’univers de cette Gargote est encore plus difficile à cerner : irlandais, breton, yiddish, klezmer, rock, chanson à texte, valse and roll’. Tout y passe tant leurs origines sont différentes.
Il y a d’abord Jérôme Arnould à la guitare et Michaël Sabba accordéon tous les deux encadrant les autres membres du groupe de leur tempérament et leurs voix. Wilfried Kufferath, petit homme à tout faire (piano, accordéon, scie…) rafraîchi le set de ses interventions naïves et tellement souriantes, un petit soufre douleur qui le veut bien. Lenz Steinmüller le bavarois discret derrière son tuba se fera chambrer toute la soirée aussi. Ronald Grun, maître des flûtes, clarinettes et bassons donne une autre dimension à cette musique. Sans oublier les deux pièces rapportées pour la soirée, Frédéric Gondot violoniste et Alain Bouchot à la batterie.
Une ambiance bon enfant sur toutes ces musiques entraînantes. La proximité de la scène facilite les échanges avec le public et l’effervescence monte toujours très vite dès qu’un morceau commence.
Mon préféré sera sans doute Les promesses de l’aube avec ses changements de tempo et la démonstration de chacun des instruments bien présents. La reprise d’Il est 5 heures a aussi fait sensation. Les instrumentaux du 2ème albums annoncent aussi de bons moments et je vous conseille Freilach n°12.
S’ils passent dans votre région, allez les encourager. En tous les cas ils seront le 3 juin au café de la danse l’autre salle qui soutient les débuts des groupes prometteurs !