C’est à une fort sympathique soirée d’ouverture de la saison 2006/2007 à laquelle le public clermontois était convié… Sur scène,
Sébastien Martel, ses musiciens - impeccables - et ses invités, triés sur le volet : le songwriter folk
St Augustine, le groupe de rock stonien
Moonflower et l’inénarrable
Dr Vince, aux platines brûlantes et à la sélection musicale.
Des morceaux ciselés par un véritable orfèvre pop.
La particularité de ce concert est d’avoir pu voir jouer tout le monde ensemble sur les planches du club de la Coopérative de Mai, malheureusement pas assez rempli.
Sébastien Martel et ses acolytes doués commencent par distiller des ambiances intimistes entre folk, blues, pop et rock ; le chant est souvent murmuré, chaque intervention des instruments (percussions, sax, batterie, basse), est mûrement réfléchie. Et exécutée avec un toucher remarquable… Même si cela demande de l’attention avant de se laisser emporter (à l’instar du dernier disque signé par Seb Martel,
Coitry ?), après un temps d’adaptation et de concentration, on peut apprécier à leur juste valeur des morceaux ciselés par un véritable orfèvre pop. Sans aucun effet putassier, et avec une volonté de faire exactement ce qu’il a envie de faire (sans se soucier du commercialement correct), Sébastien Martel continue à suivre un chemin musical qui lui est propre. C’est si rare que cela mérite d’être signalé, et salué. Au même titre d’ailleurs que cette volonté de faire participer la scène locale au milieu du concert et non pas en première partie.
Une sensation de communion musicale très réconfortante
Cela permet une rencontre musicale très réussie entre le chanteur/guitariste folk
St Augustine et le groupe de Seb Martel. Après quelques répétitions, la mayonnaise a pris entre les deux univers, finalement pas si éloignés que ça. Cela donne l’occasion à St Augustine d’interpréter ses
morceaux superbes (qui figureront sur son premier album, en préparation actuellement) avec un backing band de luxe bien décidé à participer à la fête, en finissant un morceau façon musique cubaine (on pense alors à
Las Ondas Marteles) ou en rock ‘n roll débridé. Tout le monde semble s’entendre à merveille, ce qui donne une sensation de communion musicale très réconfortante, à l’heure où quasiment tout le monde fait son show sans se soucier des autres artistes.
Ça défouraille sévère !
Cet agréable moment se poursuit puisque St Augustine reste pour faire les choeurs sur une belle série de morceaux signés par Mr Martel, encore une fois marquants. Puis c’est au tour du jeune groupe
Moonflower de venir chauffer la salle, avec sa musique fiévreuse entre rock roots, soul et glam. Ces jeunes gens, et particulièrement le chanteur singeant perpétuellement le grand
Mick Jagger, semblent là pour enchaîner les poses, se la péter comme s’ils jouaient dans un stade et émoustiller les premiers rangs. Qui se mettent rapidement à laisser échapper des cris stridents de groupies en chaleur. Et la musique dans tout ça ? Après un premier titre de soul glam, un peu mielleux - mais idéal pour les préliminaires -, Moonflower se lance dans une belle série de boogie rock façon
Rolling Stones. Ça défouraille sévère : les riffs joliment recyclés, les facéties vocales sexy et les rythmiques caoutchouteuses font leur petit effet, il faut bien le dire.
Peu de temps après ce moment de mini hystérie collective,
Sébastien Martel revient « calmer » tout le monde avec sa musique sensuelle et douce. Puis, la soirée, très réussie, se termine par une passe d’arme avec un Dr Vince déchaîné. La saison 2006/2007 semble partie sur de bons rails…
Sites Internet :
www.sebmartel.com,
www.myspace.com/sebmartel,
www.myspace.com/staugustinelovesyou,
www.myspace.com/moonflowertheband,
www.myspace.com/lacooperativedemai,
www.lacoope.org.
Photo
Francois-Xavier DUBOIS