Naviguant avec talent entre électronique et acoustique, il a créé son style au fil des années pour finalement proposer une mélancolie sonore, poétique et apaisante.
Festival Faveurs de Printemps : Sébastien Schuller + Jim Yamouridis - 18 avril 2009 - Théâtre Denis - Hyères Je n'étais pas là pour la deuxième soirée de Faveurs de Printemps. Le nom de Sammy Decoster est sur toutes les bouches. Il a paraît-il fait un malheur hier soir.
Pour clore le festival, après Tatiana Sauvage à l'église anglicane, deux personnages qui promettent.
Je suis venu pour Sébastien Schuller mais Jim Yamouridis a excellente .../... La suite
Je n'étais pas là pour la deuxième soirée de Faveurs de Printemps. Le nom de Sammy Decoster est sur toutes les bouches. Il a paraît-il fait un malheur hier soir.
Je suis venu pour Sébastien Schuller mais Jim Yamouridis a excellente presse. Télérama parle de lui en ces termes : "le magnifique Leonard Cohen australien du Massif Central". Pas facile à comprendre au premier abord (c'est Télérama, hein !), surtout quand comme moi on croit qu'il est Grec. Il est en fait Australien d'origine grecque émigré en France.
La ressemblance avec Leonard Cohen saute aux oreilles avant même qu'il ne chante. Une voix nous dit "Bonsoir mes amis, je voudrais commencer par une prière". Ce timbre si particulier nous fait penser au divin Canadien. C'est confirmé par le chant sur la prière en question. La voix est grave et ensorceleuse, l'accompagnement à la guitare simple et charmeur. Une bien belle mise en bouche.
Il enchaîne avec un morceau plus rythmé Travelling Man sur lequel on apprécie Fab Barré à la clarinette, Seb Martel (déjà venu dans ce festival en solo voilà 2 ans) à la guitare et Sarah Murcia à la contrebasse. Pas de percussions, de temps en temps, Sébastien bat la mesure avec son pied sur sa housse de guitare.
Jim, assis derrière son micro, introduit ses morceaux avec des phrases quelquefois énigmatiques : "Parfois, dans notre vie, on a le choix", "une chanson sur l'amitié et le soutien de l'un envers l'autre dans toute la fragilité", "où je veux être : to be est le mot clé", "les nuages jaunes qui vont être gris"... J'essaie de comprendre le message en m'accrochant aux paroles pendant la première minute du morceau, puis j'abandonne et me laisse bercer par la musique. C'est le week-end, je n'ai plus envie de réfléchir.
Ne connaissant pas du tout le répertoire de Yamouridis, je ne peux sortir un morceau en particulier. Celui qui parle d'amour me va bien ce soir (Sébastien Martel à l'harmonica), tout comme Yellow Clouds qui se termine par de merveilleux chœurs de Sarah et Seb derrière la voix toujours leonardienne de Jim.
Toutefois, un sentiment de déjà entendu se produit dès le milieu du set. Les mélodies sont soignées mais pas impérissables, les solos trop rares (on aurait aimé davantage de clarinette et de contrebasse), pas de pic d'intensité.
Les pics d'intensité, on sait qu'il y en aura chez Sébastien Schuller. Son album Happiness (sorti depuis déjà quatre ans) recèle quelques pépites dont ma préférée, le Jay-Jay-Johansonien Tears Coming Home. Ce soir, il présente son nouveau projet : Evenfall. Début en solo sur le piano mal éclairé au fond de la scène. L'éclairage sera d'ailleurs le point noir (c'est le cas de le dire) de la soirée. Peut-être à dessein, pour parfaire l'ambiance ténébreuse des compositions ?
Rejoint par un guitariste, un bassiste, un batteur et un claviériste (désolé de ne pas vous donner leur nom, ils n'ont jamais été présentés...), Sébastien prend place derrière son pupitre (clavier + Mac). Les cinq premiers titres sont des nouveautés. La performance du groupe est correcte, faisant penser aux concerts d'Archive, avec d'excellents arrangements et une interprétation musclée. Mais les compositions semblent moins abouties que celles de Happiness, peut-être méritent-elles plusieurs écoutes pour être mieux appréciées. Sébastien chante beaucoup (plus que sur son premier album) et se permet souvent de tenir son micro : il lui suffit quelquefois de sa main droite pour pianoter, d'un doigt pour appuyer sur Entrée, de sa main gauche pour bidouiller (le micro a changé de main). Je me surprends à bâiller.
Et puis, pour la plus grande joie du public résonnent les premières notes de Sleeping Song pour laquelle Sébastien Schuller a regagné le fond de la scène (les deux claviers sont dos à dos). L'interprétation est prenante, le rythme est plus rapide que sur le disque, la rythmique s'en donne à cœur joie et le guitariste est épanoui. La salle aussi, l'ovation reçue par ce titre pourrait faire réviser les plans de Sébastien sur la dose d'anciens morceaux à insérer dans son spectacle. Me voilà définitivement réveillé, d'autant que sur le morceau suivant, la basse est anormalement forte (un curseur bloqué ?). Certains murs de la vieille ville ont dû se lézarder !
Après un morceau un peu plus rock'n roll, suivi de Donkey Boy et d'encore un nouveau titre, les musiciens nous disent au revoir pour de faux.
Le rappel sera le meilleur moment, puisqu'ils jouent Weeping Willow, une des pépites de Happiness. Les deux claviers sont à nouveau dos à dos et construisent la plus belle mélodie de la soirée. Lorsque le guitariste commence son solo et que la rythmique se densifie, on est aux anges. Tout simplement énorme.
Une dernière nouveauté viendra conclure le set. A la sortie, le sentiment des spectateurs semble général : pas assez d'anciens titres, pas assez de lumière. Et déception pour moi que Tears Coming Home n'ait pas été jouée.
Deux moments d'anthologie toutefois et un festival qui a, encore cette année, été de grande qualité. Merci aux membres de Tandem pour la perspicacité de leurs choix, leur organisation, leur accueil et leur disponibilité. A l'année prochaine.
Arman Melies + Séb Schuller - 26 Novembre 2005 - Cargo de nuit - Arles Le concert débute bizarrement. Arman Melies, seul à la guitare acoustique construit un espèce de fond sonore à l'aide de ses samplers. des boucles pas très musicales, entêtantes, limite crispantes... A deux doigts de la rupture... et au moment où je .../... La suite
...où je commence à craquer (encore un guignol qui se la pete avec ces pédales), arrêt des boucles et début de la chanson. Le contraste est saississant. l'ambiance est installée et la magie m'apparait et ne me quittera pas du concert. impossible de nepas penser à Dominique A, Joseph Arthur, autres artistes coutumiers de l'autosampling. Le chant est en francais, la voix est commune, mais juste, les choeurs (autosamplés également) touchants, les accords mineurs... Mais cette magie froide, cesambiances désolées me font également beaucoup penser à des groupes comme Low. Melies produit une musique rigoureuse, qui demande beaucoup d'écoute. Et difficile de se laisser porter par une telle musique losque l'on est à proximité directe du bar. Lecargo est une petite salle et seuls les premiers rangs ont été épargné par le bruit de fond. Dommage pour Arman, dommage pour une bonne partie du public qui n'a pas pu apprécier ce concert à sa juste valeur mais excellent concert.
Concernant Schuller, tout est dit dans la critique de Guru. Prenez le disque, mettez le à fond, imaginez 5 musiciens particulièrementcharismatiques et tous diffèrents les uns des autres, et , et...non, vraiment, vous ne pouvez pas imaginer. Allez osons la comparaison : Sigur ross + Radiohead + Air= schuller. tout simplement.
Sébastien Schuller - 26 Novembre 2005 - Cargo de Nuit - Arles "HAPPINESS : Chance, réussite, ce qui rend heureux."
Attiré au Cargo de Nuit par quatre globe trotteurs de la pop qui avaient vu Sébastien Schuller à la Route du Rock cet été et étaient revenus de cette orgie musicale en le portant aux nues .../... La suite
...nues (Sébastien par ci... Schuller par là...), me voilà à Arles entouré de ces quatre fans, un peu fébriles, inquiets d'être cette fois ci déçus tellement le souvenir du concert du Parisien au Palais du Grand Large restait gravé dans leursmémoires.
Moi, je connaissait l'album, j'en apprécias les parties chantées, je me laissait charmer par la voix de Sébastien Schuller et la beauté de ses compositions, mais je ne peux pas dire que j'étais fan... et puis quand on regardel'affiche de la Route du Rock 2005, on se dit que les potes ont un peu exagéré, qu'un "petit" groupe français (et oui, même un fou de pop française comme moi peut avoir ce genre de préjugés) doit quand même avoir du mal à rivaliser avec Sonic Youth,The Polyphonic Spree, The Cure (sur le retour, certes, mais The Cure quand même), etc.
La première partie du concert est assurée par Armand Mélies, seul à la guitare, aux samples et pédales d'effets. Il commence fort avec unepremière chanson qui accroche, mais les discussions de fond de salle reprennent vite le dessus... pas facile de faire une première partie, pas facile de jouer en solo...
Les Schullers arrivent ensuite (certes, le "grand frère"Sébastien écrit et compose la quasi totalité des morceaux, mais je dis les Schullers, parce que ce concert n'est pas la réussite d'un seul homme). Un batteur époustouflant, un bassiste décoiffant, un guitariste impeccable et un second clavier discretmais indispensable arrivent en effet en même temps que le réservé Monsieur Schuller. La claque est immédiate, la musique envahi la petite salle arlésienne et envoûte le sceptique que j'étais en arrivant. Les gens autours de moi semblent égalementconquis. C'est rock&roll, c'est électronique, c'est pop, c'est la très très grande classe. La classe internationale. Adieux les préjugés sur les "petits groupes français". Si ce groupe là avait été anglais, américain, australien ou n'importe quoid'autre que français, il aurait sûrement la tête d'affiche dans les festivals de l'année prochaine.
Impossible en écoutant l'album, pourtant très réussi, de prévoir le bonheur de les voir et de les entendre jouer sur scène... brefHAPPINESS en CD et GREAT HAPPINESS en live. Si ils passent près de chez vous, allez les voir !
Et si, près du bar, pendant que les autres musiciens passent de la musique, Sébastien Schuller s'excuse après le concert de ne pas avoirapporté les visuels (dessins animés qu'ils ont parfois diffusés à l'arrière de la scène pendant cette tournée), dite lui que ce n'est pas grave, que ça permet de se concentrer encore plus sur la musique et les performances des musiciens. Réagir à cette critique
Kid Francescoli + Sebastien Schuller (Marsatac 2005) - 21 septembre 2005 - Poste à Galène - Marseille Deuxieme date officielle du Festival Marsatac 2005 apres la soiree a la Friche la semaine derniere (voir chronique de Ultrateckel ou Miss Zou). Ce soir ce sera un peu plus rock, sinon pop. L'annee derniere j'avais rate le debut du concert de Kid .../... La suite
Deuxieme date officielle du Festival Marsatac 2005 apres la soiree a la Friche la semaine derniere (voir chronique de Ultrateckel ou Miss Zou). Ce soir ce sera un peu plus rock, sinon pop. L'annee derniere j'avais rate le debut du concert de Kid Francescoli dont j'etais rapidement tombe sous le charme (voir la chronique du disque). Cette fois j'arrive donc a l'heure ... et j'ai bien fait car il y a deja pas mal de monde.
Lorsque la lumiere s'eteind enfin, apparait sur le fond de la scene une tres jolie inscription ... alors que les musiciens entrent sur scene : il y a un bassiste, 3 guitaristes (dont le kid au chant), un clavier, un machiniste et une chanteuse ... bref pas mal de monde sur la scene du Poste qui parait donc ce soir assez petite ...
Comme la fois precedente je ne peux qu'etre subjugue par le charme de la chanteuse qui a semble t il gagne un peu en assurance sur scene. Par contre la presence dans le public de nombreux fans et amies a eu un peu tendance a la deconcentrer entre les parties ou elle chante, trahissant une legere distraction. J'imagine que ce detail s'estompera progressivement au fil des concerts ...
Ils ont attaque par leur morceau instrumental, delicieusement calme avec ses mille petits sons (dont ceux sortant d'un xylophone). Au chant le Kid (desole j'ai oublie son prenom) est toujours aussi sobre et efficace, que ce soit avec son micro normal ou legerment deformant.
La musique de Kid Francescoli est toujours aussi riche et travaillee. Elle continue a me faire penser un peu a un melange de Married Monk et de Air, avec un cote pop anglosaxonne tres marque qui s'averera donc coller parfaitement en ouverture de Sebastien Schuller (plus proche au niveau univers que de celui de Julien Ribot en tout cas).
Sur scene ils sont globalement assez statiques ... etant donne la musique qu'ils fon le contraire aurait ete relativement surprenant ... et ce n'est pas du tout genant vu qu'ils ont de tres belles projections assurees par l'equipe de Double Zero. Celles ci sont une successions de sequences de films (comme Route 66) ou de dessins animes (comme sur la chanson I love comics ou The comics I love)
Les quelques nouveaux morceaux que j'ai decouvert ce soir m'ont carrement plu, surtout les plus nerveux. On pourra je pense les retrouver sur leur premier album qui d;apres leurs dires devrait sortir en janvier 2006 (chez les Chroniques Sonores), cool !
Apres environ 45 minutes pendant lesquelles ils nous auront joue d'apres la set list recopiee Intro / CFK / Mad Legs / Vincent / Villa / Comics / McEntire / YSB + 25 // Papa Song / Nothing, ils quitteront la scene laissant un public conquis qui aura la joie de les retrouver plus longuement j'espere sur la scene de l'Intermediaire, ou ils auront encore plus de mal a tous tenir ...
Ensuite c'etait au tour de Sebastien Schuller et son groupe. Parfait inconnu pour moi il y a encore quelques jours je m'etais depeche de relire la chronique que Pierre avait fait de Happiness. Celle ci tres entousiaste me laissait cela dire craindre un concert un peu trop calme ...
Et bien il n'en fut rien je me suis vraiment regale. Lorsqu'ils sont arrive sur scene je me suis demande qui etait le Sebastien ... le batteur juste sous mon nez a gauche de la scene ? le bassiste ebourrife ? le guitariste avec son t shirt Modern Lovers ? Comme @nnie (dont je vous renvoie a la chronique) il faudra que j'attende le deuxieme morceau pour me rendre compte que le chant vient du gars au clavier mal eclaire sur la droite de la scene.
Pendant pres de 1h15 je vais tomber progressivement sous le charme de ce groupe qui semble pres a rivaliser avec n'importe quel groupe anglosaxon du genre. Le batteur qui couvre ses tomes de chiffons ou cymbales, jouer avec des mini baguettes voire avec un balais de paille, est impressionnant de calme. Les autres sont tout aussi reserves, tout au service de la musique comme leur leader exemplaire d'humilite.
Cela faisait longtemps que je n'avais pa vu quelqu'un remercier la premiere partie avec autant de sincerite et se mettre aussi peu en avant (sans fausse modestie). Le sourire aux levres que ce soit au xylophone, au clavier ou a la guitare il m'a vraiment conquis. De plus les longues envolees instrumentales (finalement beaucoup plus a mon gout que celles de M83) s'enerveront de temps en temps ... raaa quel plaisir !
Pour finir je ferais juste remarquer que j'ai moi aussi ete frappe par la ressemblance de certains morceaux avec Radiohead ... notamment le titre phare de Sebastien avec Creep mais attention je ne dis pas ca en mal au contraire ... Donc tous ceux qui ont ecoute de le disque, l'ont apprecie mais craignaient de s'ennuyer, peuvent etre rassures ! En concert c'est carrement bon.
Sébastien Schuller (Festival Marsatac 2005) - 21 septembre 2005 - Poste à Galène – Marseille
J'ai ratée la première partie (Kid Francescoli - photos ci dessus) et suis arrivée quelques minutes (donc très tard) avant le set de Sébastien Schuller (and band).
Avant ce concert, je n'avais écouté que quelques extraits de l'album .../... La suite
...Schuller (and band).
Avant ce concert, je n'avais écouté que quelques extraits de l'album Happiness, mais ça a suffit pour attiser ma curiosité et me donner envie de découvrir en concert. Je suis incapable de savoir qui estleader du groupe lorsqu'ils arrivent sur scène. Et ils ne m'aident pas puisqu'ils commencent par un morceau instrumental. Après ça devient plus simple et leur répartition sur scène me fait immédiatement penser à Syd Matter : le chanteur estaux claviers à droite, le guitariste (arborant un tee shirt des Modern Lovers !) et le bassiste sur le devant, l'autre clavier au fond, et chose que je n'avais encore jamais vu, le batteur tout à gauche.
Ce n'est pas la seule similitude que je trouve entre les deux groupes : Sébastien Schuller ressemble dans la voix et dans l'apparence (les cheveuxen moins) à Syd Matter, et leur registre musicaux sont proches. Je commence vraiment à prendre goût à la "pop-electro". Impossible de citer les morceaux, mais certains étaient vraiment planants, prenants, envoûtants ... Mes préférés : ceux quidémarrent tout en douceur et vont crescendo vers une pop presque rock. En plus, les musiciens avaient vraiment l'air de prendre plaisir à jouer ... devant un Poste à Galène plein !
Je crois que je ne vais pas tarder à écouter plus sérieusement l'album
Sébastien Schuller - Evenfall par Pierre Andrieu Deuxième album époustouflant de classe et sidérant de puissance émotionnelle pour Sébastien Schuller, qui avait pourtant fait fort il y a quatre ans puisqu'il était déjà l'auteur d'un effort inaugural mémorable en l'an 2005, l'inépuisable Happiness... Le laps de temps entre les .../... La suite
Deuxième album époustouflant de classe et sidérant de puissance émotionnelle pour Sébastien Schuller, qui avait pourtant fait fort il y a quatre ans puisqu’il était déjà l’auteur d’un effort inaugural mémorable en l’an 2005, l’inépuisable Happiness… Le laps de temps entre les deux disques a été utilisé pour présenter ses chansons sur scène (ceux qui ont assisté aux concerts s’en souviennent encore comme si c’était hier, tant ils constituaient de grandes messes électro folk pop célestes… ), pour se lancer dans l’écriture de BO de films et pour composer, enregistrer et arranger minutieusement les morceaux en apesanteur qui composent le très (très !) beau Evenfall. Quelle bonne idée d’avoir ainsi pris son temps, le résultat final n’en est que plus réussi ! Les chansons quasiment magiques qui sont sorties – pas du tout à la chaîne – de l’atelier d’artisan électro pop de Mr Schuller semblent venir d’une autre planète ; on dirait en effet que ces comptines réconciliant en un clin d’oeil complice la pop, la folk music et l’électronique délicate sont tombées du ciel, qu’elles sont le fruit d’une inspiration divine… Portés par un piano joué sur un tapis volant, par des synthés/orgues déchirants, par une voix à donner des frissons à n’importe quel être humain doté d’un semblant de sensibilité et par de superbes arrangements électronico acoustiques, les compositions cinématiques de Sébastien Schuller font se télescoper – au ralenti – les univers de Radiohead, Talk Talk, Sigur Ros, The Knife, Arcade Fire, Röyksopp et Beirut. Le romantisme échevelé qui se dégage des titres, les voix sur le fil du rasoir des sentiments troublés et le sens de la mise en scène sonore sont proches de ces artistes aussi différents dans la forme que similairement doués pour toucher l’auditeur au plus profond de son cœur… La participation de Bell Orchestre (projet de Richard Parry et Sarah Neufeld d’Arcade Fire) pour les cordes de l’immense Open Organ est bel et bien une piste à suivre pour trouver des amis aussi joliment perchés que le Français partagé entre Philadelphie et Paris : en écoutant le résultat de cette collaboration, on comprend instantanément que ces gens-là sont faits pour s’entendre… Comme les auditeurs de l’album Evenfall et les dix chansons magistrales (Balançoire, Morning Mist, Awakening, The Border etc etc) qu’il contient.
A lire également, la chronique du concert de Sébastien Schuller à la Route du Rock, en 2005.