C’est une chronique totalement honteuse et dépourvue d’intérêt que je vais vous livrer ce soir, mais tout de même j’aurais des scrupules à laisser filer le
Festival Boombass sans rien dire.
Totalement honteuse et dépourvue d’intérêt car j’ai raté le début et la fin pour cause d’attentat sonore qui m’a fait fuir en plein Bug (haha).
J’ai tout de même pu goûter la vibe locale avec le collectif
Sonarcotik (crû 99 Marseille City Pressure)
qui, enclenché devant un public clairsemé, a réussi à rameuter la foule attirée par les différents sets hétéroclites, subtil mixture survitaminée à l’electro dub, abstract, drum’n’bass voire même coupé au breakcore. Des passages plus atmosphériques alternent avec du bon vieux boum-boum efficace et qui fait du plaisir dedans le corps, mais sans jamais tomber dans la facilité ou le linéaire, tandis qu’un combo mixte de VJ’s enrobe le set d’un esprit rageur, percutant et litanique.
Midnite, heure de pointe pour accueillir l’hyperactif
DJ Cab et sa selecta très lover reggae rub-a-dub, cette fois-ci en backing de
Demolition Man au toast reggae-ragga.
A ses tentatives de nous faire partager l’histoire de ses textes, son anglais jamaïcain et un écho saboteur ont quelque peu perturbé l’entendement du public pourtant très ‘irie’.. de type « Mais il y a une chose que je voudrais savoir… comment ça marche ces foutus coquillages ? » (extrait du cyber ‘Demolition Man’ de Marco Brambilla _je suis désolée). Bref, donc, avivé par les nombreux pull up qui donnent au set des allures de vrai sound system jamaïcain, le binôme met rapidement le feu au
Cabaret .
Après une bonne heure de show, l’on aperçoit une sorte de type louche, nippé comme un teufeur en planque absorbé entre un ordinateur portable et une platine (tout ce que j’ai pu apercevoir, du haut de ma barrière).
The Bug , aka l’anglais Kevin Martin de
Godflesh avec son crew en étape à Marseille entre deux dates exotiques.
Le set démarre sur du ragga heavy aux multiples bidouillages sonores, rythmé par une basse monstrueusement grasse et lourde qui a eu raison de mes tympans, me mettant devant le dilemme suivant : rester collée au fond de la salle avec les mains sur les oreilles et l’air méchant pour faire fuir les pénibles qui pullulent ce soir au
Cabaret , ou repartir at home.
…Sorry mais c’est ici que s’arrête ma chronique.
Au grand dam vu la programmation et des regrettés
T Raumschmiere que je n’arrive décidément pas à croiser…
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dernière possibilité française, l’Electro Alternativ toulousaine. Avis aux hard mateurs.
Photos Roo Ha Kim pour Liveinmarseille