Histoire de bien achever ce premier week-end prolongé, le Balthazar balance samedi soir une programmation on fire avec au programme DJs et beat box de haut niveau. Malgré l’heure tardive du commencement (ouh la vieille), c’est une foule clairsemée qui accueille Selecter the Punisher et son cocktail concentré de tunes groovy, hip hop jazzy ou break beat funky. Punisher s’applique, scratche, pulls up, enchaîne les vinyls de façon un peu abrupte, glissant d’un virage sec à une autre ambiance, sans nous laisser parfois le temps du tant _tandis que dans l’ombre de son black Mac, déjà se prépare DJ Vadim , repérable à son éternel béret, ses lunettes rectangulaires et ses massifs collier en bois.
Selecta Cab et sa voix aigüe joue au maître des cérémonies et nous présente le duo de beatboxers en forme de formule chimique PHM (soit : Pure Human Music) qui nous prouvent ce soir une fois de plus la légitimité de leur double titre de champion de France 2006/2007 (et accessoirement troisième du World BeatBox Challenge en 2005, s’il vous plaît). MisterLips & Mic-Flow envoient un beat magistralement riche et éclectique, traversant les contrées sauvages du hip hop, du dub stepper, de l’electro dancefloor jusqu’à la drum’n bass fébrile. Le duo est aussi scénique que technique, et leur battle à coup de mic sur cordes vocales et de dissections sonores bouillantise l’atmosphère. Le Balthazar est maintenant pris d’assaut, le public en sueur martèle le tempo et en redemande.
Place ensuite au clash Vadim / Cab : Selecta Cab avec ses dubplates rub-a-dub, reggae / ragga, entrecoupées d’intervention au mic, contaminé par son émission bimensuelle sur Radio Grenouille (All In Check). Son mix est nerveux, pétillant, et marche d’autant mieux que Mr Vadim est flegme, concentré et omniscient sur les platines, le mac et sa petite boîte à effets sonores qu’il utilise pour relever la sauce. Ce soir, il lâche son abstract hip hop pour fusionner reggae ragga, avant que le beat s’énerve un peu plus et atteigne les nimbes électroniques de la jungle / drum’n bass. Beaucoup de morceaux nous font écho (remix des Fugees , nappe des Cypress …), et le public acquis accueille avec enthousiasme un toaster ragga qui finit d’enflammer la foule, tandis que Mr Punisher s’occupe avec bonhomie de sa promo, distribuant les flys pour sa future soirée du 10 mai.
Il est une heure et demie passée, ma petite constitution de chroniqueuse malade me rappelle à l’ordre et s’il y a eu strip-tease ou émeute au Balthazar sur les coups de deux heures, je n’ai pu, damned, en témoigner. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 24/05/2008 par Music) Et bien très bonne soirée, surtout son début avec Selecter The Punisher et les PHM. Après aussi c'était sympa avec Vadim .../...La suite
J’ai découvert l’enthousiasmant combo afrobeat new-yorkais Kokolo, il y a plusieurs mois. [écoutez donc pour vous faire une petite idée leur « détournement » des Magnificent 7…] Après les avoir raté à Sète, l’été dernier, j’ai la chance de pouvoir les découvrir à domicile ce soir…Putain, de la chance j’en ai ce soir : je trouve une (minuscule) place de stationnement à 20 mètres du poste à galène...
Mais voilà, apparemment les (mauvaises) habitudes marseillaises se perdent : il est 22h15 et on me dit que le concert a déjà démarré depuis une bonne demi-heure…
Bref, peut-être que si tout le monde s’y met sérieusement, d’ici peu on n’aura plus à attendre 1 heure ou 2 pour voir débuter un concert. Oui, vous ne rêvez pas : les concerts vont désormais démarrer à l’heure à Marseille, finis les apéros de 3 heures…( ???)
Bon parlons musique : les 7 membres (tous blancs, je précise car j’ai toujours un peu de mal avec les groupes 100% blancs qui jouent des musiques afro…) sont donc déjà sur scène, pleins de sueur (une formation traditionnelle guitares/basse/batterie agrémentée d’une section cuivre et d’un percu) devant un public venu assez nombreux et plutôt enthousiaste.
Vu mon arrivage en retard et un certain manque de peps, il m’est difficile de rentrer dans le truc d’emblée. 10 tequilas frappées plus loin, putain ça y est je suis à fonds dedans, je suis un zoulou, les danses tribales n’ont aucun secret pour moi…
Non, je rigole, je bois plus ou si peu…pour rentrer dans le truc, il m’aura suffit de me rapprocher de la scène et de me mêler, comme toujours, aux spectateurs les plus chauds.
Car l’ambiance est bien bonne, pas mal de jolie(s) danseu(r)ses dans le public.
Le leader de Kokolo nous dit à plusieurs reprises le plaisir qu’ils ont d’être en France, et plus particulièrement ici à Marseille…Ils essaient de faire monter la température
en nous demandant de joindre les mains en signe d’amour, et en demandant aux gens amoureux de lever les mains…mais la mayonnaise ne prends pas vraiment…
putain, pas grand monde est amoureux en ce moment…
C’est un peu le truc que je ressentais : une bonne ambiance, mais pas au point où on oublie tout, où tout part en vrille, et qu’on change de planète sans s’en rendre compte…Dommage, car la musique de ce groupe (essentiellement afrobeat mais avec des passages aussi latino/cubains) se prête vraiment à la transe collective…
Il manque un petit truc, l’étincelle qui fait tout exploser…peut-être des femmes nues…(ou à moitié nues, comme les délicieuses danseuses de Fela Kuti)…hum, je rigole encore…décidément, j’aime rigoler hein…
Le concert touche à sa fin avec un solo de batterie éléphantesque. Un petit rappel puis s’en va. Je regrette amèrement mon arrivage en retard. Heureusement, les organisateurs ont prévu une after (avec le même billet) au Baby (ex-Poulpason, dommage d’avoir changé le nom, plutôt rigolo et marseillais, alors que Baby, c’est un peu impersonnel, non ?).
Donc, direction le Baby, où Dj Duff (des Maniaxs) chauffe la salle…hélas, on est pas loin d’être en tête à tête, Dj Duff et moi…et ouaips, c’est aussi ça Marseille…Les after, on aime pas ça, on préfère aller roupiller devant Ruquier…Enfin, une heure plus tard, la salle s’est un petit peu remplie, notamment par des membres de Kokolo, venus boire un coup…
Finalement, il faudra attendre le passage de Selecter the Punisher derrière les platines, pour voir (presque) tout le monde sur la piste de danse…Il faut dire qu’il démarre très fort avec un truc qui devait être Jurassic 5 ou Galactic (vu que j’ai reconnu la voix de mon idole Chali 2 Na)…
La sélection du Punisher est plutôt très honnête, comme d’habitude, mais je me rends compte que je danse au ralenti…il est donc temps pour moi de rejoindre mon foyer, avant de me vautrer terriblement sur la piste.
Morale de l’histoire : la prochaine fois je travaillerai pas le samedi, je me rendrai
plus tôt au concert, et si une after est prévue là j’y vais une heure après…
Les codes de la nuit marseillaise sont impénétrables.
L’afrobeat de Fela a trouvé d’autres porte-drapeaux que ses enfants. Après Fémi, Seun les anglais d'Antibalas, les français Fanga, les canadiens de The Souljazz Orchestra débarquent sur la scène internationale. Présent depuis quelques semaines sur les ondes de Radio Nova, avec le titre Freedom No Go Die , ils sont ce soir à Marseille pour l’ouverture du Festival Tighten Up organisé par Piedenez Production sous la houlette de Selecter The Punisher qui assure ce soir l’after avec Hugo Mendez boss du label de réédition Soundway de Brighton (UK).
Le festival Tighten Up verra débarquer les 6,7 et 22 décembre Martha High backée par les Shaolin Temple Defenders pour un Hommage à James Brown ainsi que Busdriver, X-Ecutioners, DJ Babu... entres autres pour une festival axé black Music.
Ce soir au Poste à galène, on passera du funk à l’afrobeat avec pas mal de reprise du mentor.
C’est d’ailleurs sur une reprise de Water No Get Enemy que s'ouvre le set. Le tempo étonnement lent et l’attaque des cuivres fébrile et faiblarde me font tirer la grimace. Les musiciens se chauffent, le tempo va s’accélérer. Le Poste est plein, le public est chaud, ça bouge pas mal. Du coup, je mets un moment à remarquer l’absence de bassiste… et de guitariste…
Le trio de cuivres est devant au centre de la scène avec à sa droite la chanteuse. Le clavier assure la basse d’une main et la guitare de l’autre, la batterie à l’opposée complète la formation. Difficile à 6 musiciens de développer l’Afrobeat des Kuti.
Souljazz Orchestra ne se cantonne pas à l’Afrobeat et fait d’ailleurs preuve de nettement plus de groove et d’efficacité sur du bon vieux funk.
Parmi les reprise de Fela on retrouvera Roforo Fight, un sample de Bang bang bang de Fémi sur leur tune Freedom No Go Die et soul makossa de Manu Dibongo
Et la chanteuse ? La chanteuse ne m’a pas plu. Difficile pour elle de trouver sa place. Le clavier, bassiste, guitariste assure aussi des parties au chant avec, à mon goût, beaucoup plus de style et de rythme.
Soul Jazz Orchestra fera aussi un encart vers le reggae pour une version des plus roots.
Le set de Souljazz se finit avec un rappel, le public du poste est content. Si Souljazz Orchestra n’est pas le band qui révolutionne l’afrobeat, c’est une agréable découverte pour cette ouverture de festival. Hugo Mendez prendra les platines pour une sélection Latine funk, parfois zouk funk, avec des productions qui sentent bon la Dominique, les Antilles, Cuba.... Voyage épicé avec Hugo en alternance avec Punisher qui entamera avec le tube Funky Nassau des Bahamas pour nous emmener vers la funk New-Orléans et d’ailleurs de la première heure avec des batteries très rock oldies.
Pas mal de monde est resté pour écouter les dj. Il est 3h00, je glisse vers la sortie . la suite la semaine prochaine....
Jabuz + Lou Zgain + Selecter The Punisher - 19 avril 2007 - Balthazar - Marseille Pour la deuxième année le GENEPI (Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées) organisait un concert. Après Poum Tchak et Solyas ce sont Jabuz, Lou Zgain et Selecter the .../...
Pour la deuxième année le GENEPI (Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées) organisait un concert. Après Poum Tchak et Solyas ce sont Jabuz, Lou Zgain et Selecter the Punisher qui ont répondu présents.
La soirée a débuté par un apéro débat autour de la question de la prison aujourd'hui : les chiffres, l'état des prisons, les conditions de vie, les droits de l'homme...
Jabuz a pris la relève pour un concert aux accents de liberté et d'accordéon. Si je n'abuse ce groupe est sympa sans être très original. Faut dire que la concurence est rude dans ce crénau de chanson à accordéon : La Rueket', les Ogres, les Ongles Noirs... Bref, pas évident de se démarquer mais Jabuz est un groupe, ma foi, fort honorable.
Ensuite, le GENEPI a diffusé un court métrage très impressionnant sur l'univers carcéral. Il a été réalisé par la Croix Rouge (je crois...). Vraiment intéressant et secouant à quelques jours de vous savez quoi...
Lou Zgain s'est installé et nous a servi son reggae-ragga des Garigues. En toute honnêteté, j'ai décroché vers le bar où les discussions allaient bon train sur la politique pour finir en engueulade sur les moyens d'arriver à bloquer la route à qui vous savez... (pas lui, l'autre...)
Bref, je suis revenu sur le dance floor grâce au Selecter The Punisher qui nous a assenait des africo-beat funky bazar... Tout simplement énorme et généreux. Ce mec est vraiment bien, en plus d'être un artiste de qualité.
Et voilà, la soirée s'est achevé quelques minutes avant 2h du mat'. Merci au GENEPI, merci aux artistes et merci au Baltha, toujours aussi sympa.
Une question cruciale : peut-on écrire une chronique digne de ce nom lorsque les conditions du concert n’ont pas été (assez) dignes de ce nom ?
Réponse : oui, je vais essayer.
J’arrive vers 23h et je constate que l’on refuse beaucoup de monde à l’entrée car le concert affiche complet.
En effet, c’est plein à craquer (pas loin de 900 personnes parait-il). J’arrive au vestiaire et je constate que là aussi on refuse du monde, car le vestiaire lui aussi est sold-out…
Tant pis, comme beaucoup je vais trimballer mes habits d’hiver toute la soirée (car rappelons-le l’hiver a vraiment débuté le 21 Mars cette année…).
J’entends au loin Dj C (maître de cérémonie) qui demande si nous sommes prêts pour les Dap Kings. Rapidement je me rends compte que je ne peux guère me rapprocher de la scène, et surtout que malgré mon mètre 80, je n’y vois goutte. Un concert qu’avec le son, ça ne m’ait jamais arrivé…et j’ai pas vraiment envie de connaître ça.
Je trouve donc le moyen de m’ « asseoir » sur une des barrières de sécurité qui encercle les ingés son.
Là je vois les Dap Kings (en petit) sur la scène, mais qu’est ce que j’ai mal au cul !
Bref, une position difficile à conserver très longtemps, je m’en vais donc voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Hélas, partout c’est pareil : on n’y voit pas grand-chose (quand est-ce qu’on tombe les pilonnes du milieu de la salle ?), et surtout vu qu’on est serré comme des bêtes à cornes avant l’abattoir, on ne peut pas danser.
Pas vraiment funky !
Vu ce contexte, j’ai vraiment faillit partir. Finalement les rencontres et les discussions aidant, je suis resté et j’ai même réussit (au bout d’1h15 de « concert ») à me retrouver sur la droite de la scène. J’ai donc pu prendre quelques clichés de profil et apprécier (mieux) le rappel. [Cover de feu le godfather of soul : There was a time].
Bilan, j’ai vraiment vu Sharon Jones & the Dap Kings un quart d’heure et de profil. Ils avaient bien la patate et le son, les 2 étoiles sur 4 ne s’adressent donc pas à eux. Bref, rendez-vous un peu raté, à la prochaine !
Après avoir tracter pour votre site favori, je suis rentré me réchauffer au son de successivement :
- Dj High Ku & Zé Matteo : un set qui ratisse large, du brésilien à la drum n bass, du bon (voire très bon) et du moins bon.
- Dj Oil : pas le meilleur de ses sets, mais honnête.
- Dj Perry Louis : comme la veille, cet anglais nous a sortis des perles rares de sa collection personnelle. Super ! A quand une résidence à Marseille ?
Comme hier soir, Anthony Joseph & Spasm band sont parmi les danseurs, oui j’ai oublié de préciser : il y a moins de monde et on peut danser !!!
Mais dans le public, celui qui a le plus de succès est ce terrible danseur noir de la troupe Jazzcotech. Pourquoi toutes les nanas donnent l’impression de vouloir coucher avec lui ? Moi aussi je suis une sex machine !!!
L’ambiance est super bonne ! On est allé comme ça jusqu’au bout de la nuit, avec en clôture un super set (comme d’hab) du dj local Selecter the punisher.
J’aurai dû m’en tenir là, mais comme j’avais soif je suis aller boire un dernier verre au bar. Et là, j’ai eu droit à une séquence « On vit vraiment dans un monde impitoyable ! ». La jeune barmaid m’a fait payer 3 euros le jus d’orange au lieu de 2, puisqu’elle n’avait pas la monnaie sur 10 et qu’elle ne voulait pas de ma monnaie (1,70euros). Bref, au lieu de me faire grâce de 30 cts, elle m’a estanqué de 1 euros.
Ca doit être ça la France qui se relève, la France qui avance, travailler plus pour estanquer plus. Bref, avec des comportements de la sorte on n’est pas sauvé.
La prochaine fois, le verre je le boirais chez moi…
>> Réponse (le 28/03/2007 par ?) Foutage de gueule, 17 euros pour NE PAS VOIR ce qui se passe sur scène, cette salle n'est pas faite pour 900 personnes .../...La suite
>> Réponse (le 28/03/2007 par catateou) Je réagis très rarement sur ce site pour donner mon avis car c'est source de dérives, mais là je suis obligée, compte .../...La suite
>> Réponse (le 28/03/2007 par roo_ha_kim) Je suis 100% d'accord avec toi Catateou, et j'étais très très enthousiaste d'enfin voir Sharon Jones, que j'avais râté à .../...La suite