L'ex-membre de System of a Down profite d'une pause faite par le groupe pour se consacrer à des projets plus personnels. Sur son album solo "Elect the Dead” , sorti en octobre 2007, Serj Tankian présente non seulement des compositions pop rock, mais également des morceaux classiques, des compositions électroniques ou expérimentales, du punk, du métal et autres styles. Serj Tankian : vos critiques de concert
Avant dernier jour du festival … suprise aujourd’hui, alors que les 4 premiers jours nous avons crevé de chaud et que tout le monde se baladait en maillot sur le site, aujourd’hui il fait nettement plus frais. Il y a du vent et il y a fort à parier que le soir quand le soleil tombera il caillera (et ce fut le cas). Aujourd’hui on se dépeche car à 16h30 sur la grande scène c’est …
Mademoiselle K
… donc Mademoiselle K qui nous attend. Depuis la dernière fois où je l’ai vue à l’Espace Julien il y a eu du changement dans les musiciens qui l’accompagnent et c’est maintenant Pilou ex Spinach et qu’on a déjà vu accompagnant Julien Ribot qui assure la basse. Ca m’a amusé de le voir là. Sinon pour revenir à la musique certes il y avait beaucoup de français dans le public, mais pas que et sa musique était assez pêchu pour que ça passe très bien. Entre les morceaux elle présentait ces derniers en anglais avec le même côté halluciné / aérien que lorsqu’elle chante.
Deti Picasso
Direction ensuite la scène world pour découvrir une chanteuse qu’on m’avait présentée comme russe mais qui dans le programme est étiquetée arménienne. Tenue colorés / folkorique, musique entrainante avec violon guitare saxo basse batterie, tambour(in) … je me souviendrai plus de son sourire et de la bonne humeur communicative qui venait de la scène que de la musique elle-même mais ils m’ont fait un très bonne impression !
Punish Yourself
Changement de style avec les français de Punish Yourself qui tardent à commencer sur la scène metal (petit problèmes techniques apparemment). Une fois que c’est réglé, un petit coup de vodka et c’est parti. Comme à l’Espace Julien 4 mois plus tôt, sans la fille qui se donne des coups de scie circulaire (erreur = elle est arrivée par la suite ; merci Thomas pour la precision) et sans l’obscurité qui aurait rendu leurs peintures phosphorescentes … Quand même la pêche, le sourire, et un gros son qui fait danser tout le monde !
Fish!
Avant de retourner à la scène principale, un petit détour rapide du côté de la scène à côté (“converse”) où joue un groupe du nom de Fish! … groupe hongrois plutôt rock … je bloquerai sur le t-shirt un peu teenager du chanteur … pas assez original ni sur le fond ni sur la forme pour que je reste plus longtemps … pressé que je suis d’aller faire la queue pour accéder au devant de scène du …
Serj Tankian
… chanteur de System of a Down qui tourne maintenant sous son proper nom. Je me souvenais qu’à l’époque Sully m’avait fait écouter un truc assez traditionnel fruit de la rencontre entre ce Serj et je ne sais plus qui. Là c’était assez rock avec sa voix caractéristique qui n’hésite pas à partir dans les aigus au risque de sonner cucu … mais je n’en dirait pas plus de peur de violer le point 2 du contrat que j’ai signé juste avant de prendre des photos.
New York Ska Jazz Ensemble
Je retourne plutôt du côté de la scène converse où Fish! a été remplacé par le New York Ska Jazz Ensemble. Pas forcement le genre de groupe que je serais allé voir en concert (d’ailleurs quand ils sont passé à Marseille je n’y suis pas allé), mais puisqu’ils sont là … Et finalement çà me plait plutôt bien. Je m’attendais à ce qu’ils soient plus nombreux et que ce soit plus ska, mais finalement avec leurs mines de pas y toucher, ils assurent plutôt bien. Disons en tout cas que ça ma bien plu …
REM
Je suis ensuite parti en courant vers la scène principale où je ne voulais pas raté le début de REM où il devait je pense y avoir tous les photographes … et du coup en chemin j’ai paumé mon téléphone portable … j’ai tenté un aller-retour pour le retrouver … raté … tant pis j’y retournerai après REM … Michael Stipe est assez en forme pour me faire oublier un instant que je viens de perdre le seul lien physique que j’ai avec pas mal de monde (quel con de ne pas avoir recopier les numéros ailleurs) et que je vais peut être le sentir passer à la fin du mois (quel con de l’avoir laissé allumé) … 3 morceaux que je ne connaissais pas (je ne les suis pas de très près) mais un son et une voix reconnaissable entre mille. Ca m’a beaucoup plus plu que la dernière fois au Dôme.
Adam Green
Je passerai ensuite tout le set de Goran Bregovic à parcourir les même 500 mètres qui séparent la scène « converse » de la grosse scène à regarder par terre … (merci à celui qui me fera lever les yeux et ne pas rater la jolie éclipse ...) et à faire des aller-retours avec le bureau des objets trouvés (où ils avaient une grosse vingtaine de téléphones mais pas le mien). Et puis quand j’ai laissé tomber je suis allé voir Adam Green. Je dois avouer qu’il mas surpris. A la vu des photos ou descriptifs vus ici et là je ne m’attendais vraiment pas à ça ! Une grosse voix entre celle de Cohen et Cave une attitude délirante, plutôt à la Higelin, une tenue extravagante, un contact avec le public très interactif (deux bisous sur les lèvres d’un gars qui était parvenu à déjouer la vigilance des vigiles, enfilage de chapeau mexicain et tricot à raie en provenance du public, …). Seul ou avec tout son groupe, qui comptait ce soir deux choristes visiblement amusés comme nous par ses péripéties (elles devaient être nouvelles), il captive. A revoir !
et une petite de Mademoiselle K : ici,
une petite de Deti Picasso : ici,
et une petite de Serj Tankian : ici
et une petite de Punish Yourslef : ici
et pour finir une petite des REM : là
ps : pour info je recevrai un sms le lendemain (sur le téléphone de svet) m’indiquant que mon téléphone m’attend au poste de police de Sziget (bien fait de pas l’éteindre tout compte fait).
>> Réponse (le 25/08/2008 par Philippe) Et que dit ce fameux contrat cher Pirlouiiiit ? Que vous n'avez pas le droit de trouver ce que vous photographiez... .../...La suite
Serj Tankian - 26 novembre 2007 - Elysée montmartre, Paris Le chanteur de System of a down, tout de blanc vêtu, nous a fait passé une soirée des plus mémorables, il a d'ailleurs l'air plus a l'aise sur scène en solo plutôt qu'avec system ! Un charisme incroyable et une voix magnifique on suffit a faire tomber les 1200 personnes de l'Elysée Montmartre sous son charme... je le conseille a tous les fans de .../...
Le chanteur de System of a down, tout de blanc vêtu, nous a fait passé une soirée des plus mémorables, il a d'ailleurs l'air plus a l'aise sur scène en solo plutôt qu'avec system ! Un charisme incroyable et une voix magnifique on suffit a faire tomber les 1200 personnes de l'Elysée Montmartre sous son charme... je le conseille a tous les fans de (très) bonne musique.
Set-list:
-The unthinking majority
-Empty walls
-Feed us
-Lie lie lie
-Saving us
-Baby
-Charades
-Saving us
-Sky is over
-Praise the lord and pass the ammunition
-Honking antelope
-Holiday in Cambodia (reprise des Dead kennedys)
-Beethonven's c***
A l'occasion d'un retour au bled, passage obligé à l'historique festival de rock alsacien (une bonne décennie quand même - ça ne s'invente pas, une fois au Parc du Rhin j'y avais même demandé pour une amie un autographe au plutôt terrifiant chanteur de Cradle of Filth), festival qui prend cette année ses quartiers dans un Zénith flambant neuf situé en banlieue de Strasbourg ! Pas moins de 45 minutes à vélo quand même depuis ma Robertsau parentale, pour atteindre cet énorme édifice, rappelant un peu par sa belle couleur un flan à la courge renversé - au moins le repère-t-on de loin ! On est vite rassuré sur cette petite angoisse de devoir passer un festival en intérieur : les abords du Zénith sont ouverts, il y a des stands tarte flambée dehors et, miracle, il fait même plutôt beau, du moins avant qu'un terrible mistral rhénan ne se lève...
A l'intérieur, on retrouve devant une salle qui sonne encore un peu creux au niveau des gradins, les débraillés et bruyants Gogol Bordello qui avaient déjà crânement ouvert les Eurockéennes en 2007. On constate qu'Eugène Hutz n'est vraisemblablement pas allé chez le coiffeur depuis, mais qu'il a bien amené sa bouteille de pinard comme d'habitude. Il ne trouve d'ailleurs rien de plus fin à un moment que de cracher à la verticale au dessus de lui un joli nuage de vinasse qui viendra donc abreuver les animaux qui habitent probablement sa tignasse. Blague à part, le groupe est composé de très bons musiciens, leurs chansons un peu répétitives en disque font merveille pour chauffer n'importe quel public : Start wearing Purple par exemple. On verra avec plaisir une bonne moitié de leur concert, toujours joyeux et festif, de gypsy punk qui n'est pas sans rappeler la Mano ou Ska'P.
Petit détail curieux qu'on remarque en allant tout devant : la hauteur moyenne du public est anormalement basse - et pour cause, une population de très jeunes filles en pantalon slim occupe déjà fermement le devant de la fosse dans l'attente du concert suivant. Certains morceaux flirtent ensuite sans complexe avec la techno gypsy (ce truc infect et drôle popularisé par Kusturica). Et puis bon, outre un violoniste qui ressemble vaguement à Hugues Aufray, les Gogol Bordello c'est aussi ces deux sublimes créatures, tout de rouge vêtues, qui frappent joyeusement cimbales et tambourins - un régal pour les yeux, plus en tout cas que le chanteur qui fait bringuebaler son micro dans un seau en fer. Outre nous mettre en jambes, le groupe aura eu le mérite de confirmer que le son, dans un Zénith, enfonce et enfoncera toujours celui de tous les Hall Rhénus, Summum ou Dôme de la terre. Enfin, la troupe débraillée salue longuement une foule conquise avant d'aller, probablement, se livrer à de honteuses agapes en coulisse.
Un furieux fleuve de gamines et de jeunes filles à la mèche plastiscinée vient alors compléter le petit lac déjà en place, tandis que les no-look dont je fais partie s'enfuient à contre-courant à la recherche d'une bière. C'est en ayant heureusement retrouvé de bons amis qu'on reviendra affronter, il fallait bien que ça arrive un jour, les BB Brunes pour voir si oui ou non, on va trouver ça aussi moyen que leur disque. C'est une formidable (et suraigüe) clameur qui accueille l'entrée des 4 jeunes gens, bien habillés comme des rebelles rive gauche équipés de guitares à trois mille euros, sur l'air de BB Initals. Au fait désolé pour les photos - moins j'aime, moins je m'applique, c'est humain.
Il faut reconnaître qu'ils déploient une énergie sympathique, jouant juste mais chantant aussi approximativement que prévu leurs titres frais et pourtant légèrement agaçants : Comme en 68, Le Gang, Perdus cette nuit etc. dont le point commun est de piller systématiquement des riffs entendus mille fois comme si de rien n'était. Très joli en tout cas, cette horde de petits animaux sauteurs devant la scène... une petite soif entraînera toutefois un repli stratégique. Retour quelques minutes plus tard, tout en haut de la salle pour tester l'acoustique (excellente donc) - à ce moment-là le groupe joue au ralenti, l'air de rien, un riff piqué à Queens of the Stone Age (No One knows, pour celles que ça intéresse).
Avant d'enchaîner avec Dis-moi, chanson la plus horripilante depuis Quelque chose en toi de Telephone (ah, cette parenté vocale d'ailleurs, on ne s'y fait pas). Mon collègue me fait remarquer à juste titre que le chanteur a une chemise absolument abjecte, au moment où le groupe se lance dans sa terrifiante chanson Houna - décidément il est temps de s'enfuir. Il paraît que le groupe aurait repris vers la fin un titre des Arctic Monkeys (ce serait effectivement un modèle à imiter en terme de chansons percutantes). Ce groupe est probablement générationnel, comme on dit, faut pas chercher à comprendre. Quand même entendu pas mal de gens (y compris des jeunes filles) qui n'ont pas aimé... Citons le grand Daniel Darc (raté le lendemain et interviewé par ailleurs sur ce site) : Le rock aujourd’hui, ça me fait chier, tous ces puceaux parisiens qui se la jouent, c’est de la merde.. Eh oh, je ne fais que citer ;-) ! Pour ma part de cette nouvelle scène, c'est décidé, je ne supporte que les Plastiscines - vraies musiciennes et bonne chansons ! Ca c'est juste pour les gens qui m'auraient déjà classé comme un vieux con blasé.
Bref. Un rafraîchissement plus tard et on se jette dans un nouveau fleuve se déversant devant la scène, genre chevelu et piercé, à l'approche du grand Serj Tankian, chanteur comme chacun sait des extraordinaires System of a Down. Le problème est qu'il y a comme un malentendu : c'est son projet solo, ce n'est donc pas pour faire la même chose (à savoir, du métal baroque). Ce garçon est un grand vocaliste et compte donc le montrer, dès l'introduction très aigüe qui sonne quasiment comme du Nosfell (donc, plutôt bien !). D'ailleurs la tenue queue-de-pie & haut de forme de tous ses musiciens et la sienne confirment qu'on est bien dans un autre registre (d'autant qu'il s'est coupé les cheveux).
Quoi qu'il en soit ce garçon a une très belle voix, c'est un fait. Et puis, dès que la moindre guitare s'amplifie ou la batterie se lâche en accélérant, on croit entendre du SOAD (en juste un peu light), et la foule commence à s'agiter inconsidérément et à pogoter alors qu'on dirait quand même plutôt des balades de Scorpions que du Slayer ! Une belle ambiance, mais un tout petit peu frustrant donc puisqu'on rêve depuis des années de voir le combo arménien, fervent défenseur de la cause de la reconnaissance du génocide (si vous les aimez, allez donc télécharger sans complexes l'excellent docu Screamers sur eux et leur action, puisqu'il n'est jamais ou presqué passé au ciné !).
A part ça, il raconte plein de conneries sympathiques entre les chansons, nous régalant de son grand sourire et, faut avouer que quand ça ressemble, c'est sacrément bon - pile entre le kitsch et le grandiose, comme l'original. N'y tenant plus et la bière ayant fait effet, un de nos amis (pourtant un garçon trentenaire et plutôt rangé dans sa tête) insiste à ce moment-là pour être propulsé dans la foule et s'en aller slammer jusque tout devant... Après avoir perdu bêtement 15 minutes aux caisses pour tickets, on le retrouvera à la fin de la dernière chanson (presque une tuerie en l'occurence), suant et heureux, presque auto-convaincu d'avoir vu SOAD... Et ayant au moins rencontré un quart du groupe, assurément le plus sympathique, vraiment - dans l'attente interminable de voire un jour la totale.
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Mais au moment où la nuit envisage de tomber, le rideau se tire sur le rock : les Artefacts vont virer à la grande partouze électro, et prendre une autre dimension... On réalisera plus tard qu'en effet, personne n'avait parlé de festival rock ! Et que jamais, non plus, on n'avait vu auparavant quelqu'un avec un T-shirt Kansas of Elsass... A ce propos les tartes flambées sont très bonnes, la bière aussi, par contre y'a toute la soirée trop de monde aux tickets, c'est-à-dire pas assez de comptoirs et donc, un manque à gagner ! Pourquoi, gotverteck'l, ne pas en mettre d'autres, des plus petits par exemple, ailleurs sur le site ? Ca c'était pour l'intendance - dans l'ensemble on a quand même finalement réussi à se bourrer la gueule !
Birdy Nam Nam - on en avait pourtant pas un bon souvenir à Marsatac - trop hip hop intello et un poil peine-à-jouir... Mais là on est immédiatement pris au collet par les 4 gaillards scratcheurs, très agiles et très actifs puisqu'ils mixent chacun quelque chose sur chaque morceau, avec leurs doigts de fée et leur techno violente, dansante et vibratoire- même les morceaux big beat ne relâchent guère la pression. Ils ont pris un virage carrément tech' et c'était une bonne idée ! On pense à Daft Punk (bonne époque), ou aux Chemical Brothers (même remarque) respectivement dans les deux styles - on avait pourant prévu d'aller manger mais il sera impossible de partir avant la fin !
Par ailleurs le groupe a un show vidéo assez classe, avec une tribune entièrement pixellisée devant et derrière eux, ce qui permet de jolis effets très variés - du grillage bleu au patchwork multicolore. Au fur et à mesure que le quatuor déroule ses tubes, on pensera aussi à Kraftwerk (version 2000) ou même à ... Vitalic. C'est dire à quel point le tout peut être jouissif, même si pendant une chanson entière le son ne semble plus sortir sur le côté droit de la scène... 1/2 Zénith en panne, c'est possible docteur ? Le son redevient Ok pour "leur tube" (ça c'est de l'info non ?) et l'ambiance dans la fosse positivement, énorme - un vrai parc à kangourous - un rappel nous achèvera tous, défoncés au son et sans aucune drogue... Si la soirée n'est pas terminée, Birdy Nam Nam est en tout cas LA révélation de la journée !
Un luxueux (en prix !) flammekueche plus tard et on s'y remet : Justice, qu'on connaît déjà plutôt bons sur album et excitants sur scène. La mise en scène n'a pas varié d'un iota : la croix, les deux murs d'amplis factices, et envoyez la purée ! Genesis, très remixé et très bon, plusieurs chansons non identifiées (nouvelles sans doute ?)... la putassière DANCE (le public adore), avec un long pont a capella et une fin déchaînée... DVNO très funky... La non moins racoleuse The Party, ok en live et très sympa vue de tout en haut (comme tout le show, pour le moins très visuel).
Justice qui doit décidément nous préparer un nouveau disque puissant puisqu'ils envoient alors un truc que mes notes qualifient de "new TUBE (génial) !" Cependant leur tout premier tube, lui, n'est pas en reste (We Are your friends) dans lequel vient s'incruster un bout de Never trust a Junky de Ministry (je savais bien que ces mecs-là étaient des gens fréquentables malgré leurs coupes de cheveux à chier !!). Que dire de Waters of Nazareth et Stress, mes préférées, à part que j'ai du abandonner mes amis et redescendre ? Le final sur Phantom Pt I (et sûrement II) est en tout cas mortel... Notre cerveau a beau trouver ce duo un peu trop poseur et surestimé, on doit bien avouer que notre corps est sacrément réceptif à ce qu'ils produisent ! Deuxième concert d'électro à tendance rock énorme de la soirée... et il en reste encore un, c'est presque bourratif à force !
La salle s'est un peu vidée, certes. Mais il reste Mr Arbez, le beau gosse taciturne... alias Vitalic ! Lui qu'on a déjà vu (enfin plutôt, aperçu derrière ses machines) nous essorer à Marseille (et encore avant, à Paris...) et dont le formidable LP OK Cowboy revient comme qui dirait tout seul sur notre iPod (et notre platine) tous les deux mois... Comme à l'accoutumée, le set commence par 15 bonnes minutes où l'on ne reconnait rien et où l'on essaye en vain de prendre une bonne photo - mais c'est qu'il se cache bien le bougre, derrière ses machines et une quasi-absence d'éclairage de la scène.
Un morceau composé presque exclusivement de percus électroniques reprenant de la batuc' (mais pas celui de l'album) fait monter la sauce et la tension... chose que Vitalic maîtrise parfaitement (contrairement à ses prédécesseurs qui voudraient qu'on danse tout le temps) : on l'entend arriver de loin, petit à petit, et c'est pile au bon moment qu'il nous lâche les 100 % de La Rock 01 qui nous hystérisera littéralement (avec bonds, bras levés et même slams à la clef). Il peut alors envoyer une nouveauté sans grand risque, même plus longue et moins speed - la pression ne retombe pas vraiment, jusqu'à My Friend Dario, son plus grand tube, remixé juste comme il faut - là on frise carrément l'émeute !! Encore une nouveauté, encore de la batucada-techno sympa (ce coup-ci ça doit être Valetta Fanfares...) et il fait mine de partir, avec un petit salut modeste.
Suite à une vibrante bronca du public, et pour notre plus grand plaisir, il va toutefois revenir (pour ma part j'attendais l'un ou l'autre de ses Poney parts... et je les attends toujours) et lâcher, sans se fouler mais le faut-il vraiment avec un tel titre... Newman ! Il n'a plus qu'à laisser tourner, gérer les montées et descentes, tandis qu'un public exsangue achève d'agiter ses cheveux, ses bras et ses verres de bière vides depuis longtemps... C'était super gooooooooooood encore une fois monsieur Vitalic, vous êtes définitivement notre came électro préférée - et tout ça, chapeau, sans la moindre présence scénique ni aucune effet visuel vraiment bluffant !
Après un paquet de bières et avec encore trois quarts d'heure de vélo à sortir, la question de rester pour le DJ des Beastie Boys ne se pose pas vraiment - trop fatigué... mais quelqu'un peut compléter en réaction bien sûr ! En tout cas cette édition des Artefacts au Zénith est une divine surprise : on doit avouer qu'on en attendait pas forcément grand-chose, en ayant déjà vu une bonne partie en live, et que le charme des groupes, mais aussi de la salle, a pleinement opéré. Grande réussite que cette soirée... on laissera donc tomber l'affiche rock français du lendemain où, pour le coup, on a déjà tout vu... plusieurs fois ! Mais nul doute que la classe du lord Darc, l'énergie de Mr Malzieu et les facéties du père Caliciuri y feront à leur tour merveille. Longue vie au Zénith donc, et jolie programmation !
Et pour finir, quelques vidéos pour se faire une idée (qualité appareil photo) par ici ! Réagir à cette critique
>> Réponse (le 24/04/2008) Tout a fait d'accord avec toi birdy nam nam la révélation de la soirée ! :DLa suite