Soirée de clôture pour la fiesta 2007, avec en tête d’affiche Seun Kuti et Wax Taylor.
Le reste de la soirée est consacrée aux musiciens de l’île de la Réunion avec Baster, Ziskakan, Natie Bumcello,Ticaba Créole et …Peppe Barra, star de la chanson Napolitaine ?????
Surtout motivé par les têtes d’affiches, mais ne sachant pas l’ordre de passage des artistes je débarque vers 21H. Il pleut doucement et il fait froid. Je suis équipé : bonnet et anorak pour la fiesta cette année.
Sur la grande scène Peppe Barra a commencé son show. Par trop ambiancé par la chanson réaliste napolitaine, je file voir ce qui se passe à l’intérieur.
Sur scène, je retrouve une petite bonne femme au chant sur le projet qui semble être la création Natie Bumcello. Curieux mais pas séduit je glisse faire un tour, voir quel nouveau stand a pu germer entre le coquillages, le resto brésilien, les bonbons… Cette année la nouveauté, c’est une arène avec vachettes ?! Olé !?
Le temps de boire une bière Peppe Barra a quitté la scène qui se prépare a accueillir Seun Kuti et Egypt 80.
Il commence à faire froid et les musiciens sont couverts avec pour le percussionniste au djembe un pyjama assorti du bonnet au pantalon.
Tous les musiciens sont rapidement sur scène et enchainent sur un rythme très soutenu un medley qui poussera les danseuses en veste polaire à venir faire les chœurs.
Après quelques minutes sur l’intro de Kalakuta show Seun arrive en chemise legère, les danseuses sont maintenant en costume de scène, le show peut s’enflammer. Egypt 80 est là : 5 cuivres, 2 guitares, 1 batterie et 4 percussionnistes, accompagné de somptueuses danseuses aux chœurs.
Kalakuta Show est exécutée sur un tempo décoiffant, il enchaîne rapidement avec Colonial Mentality, 2 gros hits de son père.
Si Seun est présent et en forme, si Egypt 80 soutien énergiquement le beat, le son n’est pas terrible et les montées de cuivres sont gachées par un son vraiment approximatif. Le vent en exterieur gâche les break fulgurant et les montées en puissance deviennent parfois un somptueux bordel.
Il en faut plus pour gêner Seun et ses musiciens vétérans. Il finira comme à chaque fois torse nu pour nous faire lire le nom de son père tatouer sur ses épaules.
1H30 de concert et la furie afrobeat de Lagos laisse la place à Wax Tailor sur la grande scène. Le temps de s’abreuver et wax est là, devant ses platines. Il est accompagné par un duo violoncelle-flûte traversière. Sur des beat electro down tempo, le violoncelle vient poser des nappes aux ambiances parfois oppressantes, parfois délicates.
La flûte vient tourner autour du beat et des cordes du violoncelles. C’est assez doux et tranquille et les images projeter derrière les musiciens ajoutent une certaine poésie. Wax Taylor alterne parfois avec une bonne vieille galette hip-hop qui nous laisse enfin présager d'un peu de groove dans ce set à cette heure tardive.
Mais, non. Si vous voulez danser… et bien circulez. J’ai attendu, j’ai espéré et puis le concert s’est terminé. Il est tard, il fait humide, je file à nouveau à l’intérieur écouter ce qui se passe. Changement de plateau, on attend Baster. Je patiente assis sur la mezzanine désertée. Sur le premier morceau, je glisse hors de la salle, convaincu ce soir encore que le reggae ne se chante pas aisément en français. 2H3O rideau sur la fiesta, en rentrant je me fais interpeler par un des multiples revendeurs de places à la sauvette, bourré comme un polonais (pas forcement plombier) : « combien t’as payé, combien t’as payé ???? ».
Devant mon silence, il conclu en hurlant :
« pour moi, c’est gratuit, Ah, Ah Ahhhh !!! ». ça fait plaisir.