Nous voilà donc embarqués pour le festival de jazz des 5 continents, gros événement parrainé par la mairie qui s’est imposé comme un rendez-vous incontournable du tout marseille.
Votre humble serviteur bénéficiant d’une exonération pour écrire le papier que vous être en train de lire, il se pointe donc à l’entrée des invitations accompagné par son fidèle photographe. Première constatation : de ce côté-ci, la queue est bien fournie, il semblerait que l’organisation soit généreuse.
C’est bien mais je rejoins quelques activistes de Live In Marseille en me disant que moins d’invitations permettraient peut-être de baisser les tarifs pour les gens normaux car le billet n’est pas cadeau, mais bon …
Ce soir, c’est pour Seun Kuti, l’autre fils du grand Fela Kuti, que l’on s’est déplacé mais le public semble apprécier la première partie, l’activiste local du jazz Raphaël Imbert et son projet Newtopia. Je ne prononcerai pas trop sur ce concert, étant arrivé en retard et éprouvant de réelles difficultés à rentrer dans le trip, trop jazz(eux) pour moi.
Il est 10h30, la nuit s’installe dans le cadre exceptionnel du Palais Longchamp et le public s’impatiente pendant l’entracte, notamment au premier rang ou les gens n’ont pas l’intention de rester assis. Il faut dire qu’on est curieux et que si la génétique est une science exacte, ça devrait bien bouger.
Ca y’est, le groupe entre sur scène, soit 12 personnes (5 cuivres, 3 percus, 2 guitares, 1 basse et une batterie), et envoie la musique. Une bonne dizaine de musiciens ont plus de 50 ans, il faut dire que c’est Egypte 80, le groupe qui accompagnait Fela à l’époque.
Un saxo occupe le devant de la scène et on se dit que c’est lui, donc, le fameux « fils de ». Il est sympathique mais il manque un peu de charisme. Le son est assez mou, les gars font le job mais il n’y a pas de folie (vous savez, Fela, Femi…).
Le groupe joue deux morceaux (soit quand même 25 minutes, c’est de l’Afro Beat…) et tout à coup, la saxo s’approche du micro et nous annonce l’arrivée du boss.
Et là, mesdames et messieurs, débarque sur scène SEUN KUTI, magnifique, felin, sensuel entouré de ses 3 danseuses belles à mourir.
Tout change maintenant : le son est plus fort, meilleur, le groupe accroche et ça swingue sévère. Seun donne le meilleur de lui-même. Il dégage vraiment quelque chose , c’est un très bon danseur, assez féminin dans sa manière de bouger.
Les morceaux sont typiquement Afro beat, un hommage direct à son père (comme ce tatouage qu’il dans le dos semble-t-il). Fela est omniprésent dans la musique, dans l’ambiance, dans le ton (voir la chanson sur les voleur au gouvernement … du Nigéria bien sur !!).
Si l’on devait comparer Seun à son frère Femi, on dirait que le premier est plus jazz, plus sensuel, moins dans l’énergie brute. Mais l’un comme l’autre semblent marqués au plus profond d’eux-même par leur paternel. Etrange destinée que d’être un Kuti mais Seun assume à fond.
Le concert dure 2 bonnes heures, impossible de rester en place, on danse, on sue, on kiffe dans la chaleur de ce mois de Juillet caniculaire. Même les vieux ont rangé leur chaise pliante, c’est dire.
Bravo fiston…
Photos a venir ...