Une question cruciale : peut-on écrire une chronique digne de ce nom lorsque les conditions du concert n’ont pas été (assez) dignes de ce nom ?
Réponse : oui, je vais essayer.
J’arrive vers 23h et je constate que l’on refuse beaucoup de monde à l’entrée car le concert affiche complet.
En effet, c’est plein à craquer (pas loin de 900 personnes parait-il). J’arrive au vestiaire et je constate que là aussi on refuse du monde, car le vestiaire lui aussi est sold-out…
Tant pis, comme beaucoup je vais trimballer mes habits d’hiver toute la soirée (car rappelons-le l’hiver a vraiment débuté le 21 Mars cette année…).
J’entends au loin
Dj C (maître de cérémonie) qui demande si nous sommes prêts pour les
Dap Kings. Rapidement je me rends compte que je ne peux guère me rapprocher de la scène, et surtout que malgré mon mètre 80, je n’y vois goutte. Un concert qu’avec le son, ça ne m’ait jamais arrivé…et j’ai pas vraiment envie de connaître ça.
Je trouve donc le moyen de m’ « asseoir » sur une des barrières de sécurité qui encercle les ingés son.
Là je vois les
Dap Kings (en petit) sur la scène, mais qu’est ce que j’ai mal au cul !
Bref, une position difficile à conserver très longtemps, je m’en vais donc voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Hélas, partout c’est pareil : on n’y voit pas grand-chose (quand est-ce qu’on tombe les pilonnes du milieu de la salle ?), et surtout vu qu’on est serré comme des bêtes à cornes avant l’abattoir, on ne peut pas danser.
Pas vraiment funky !
Vu ce contexte, j’ai vraiment faillit partir. Finalement les rencontres et les discussions aidant, je suis resté et j’ai même réussit (au bout d’1h15 de « concert ») à me retrouver sur la droite de la scène. J’ai donc pu prendre quelques clichés de profil et apprécier (mieux) le rappel. [Cover de feu le godfather of soul :
There was a time].
Bilan, j’ai vraiment vu
Sharon Jones & the Dap Kings un quart d’heure et de profil. Ils avaient bien la patate et le son, les 2 étoiles sur 4 ne s’adressent donc pas à eux. Bref, rendez-vous un peu raté, à la prochaine !
Après avoir tracter pour votre site favori, je suis rentré me réchauffer au son de successivement :
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Dj High Ku & Zé Matteo : un set qui ratisse large, du brésilien à la drum n bass, du bon (voire très bon) et du moins bon.
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Dj Oil : pas le meilleur de ses sets, mais honnête.
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Dj Perry Louis : comme la veille, cet anglais nous a sortis des perles rares de sa collection personnelle. Super ! A quand une résidence à Marseille ?
Comme hier soir,
Anthony Joseph & Spasm band sont parmi les danseurs, oui j’ai oublié de préciser : il y a moins de monde et on peut danser !!!
Mais dans le public, celui qui a le plus de succès est ce terrible danseur noir de la troupe
Jazzcotech. Pourquoi toutes les nanas donnent l’impression de vouloir coucher avec lui ? Moi aussi je suis une sex machine !!!
L’ambiance est super bonne ! On est allé comme ça jusqu’au bout de la nuit, avec en clôture un super set (comme d’hab) du dj local
Selecter the punisher.
J’aurai dû m’en tenir là, mais comme j’avais soif je suis aller boire un dernier verre au bar. Et là, j’ai eu droit à une séquence « On vit vraiment dans un monde impitoyable ! ». La jeune barmaid m’a fait payer 3 euros le jus d’orange au lieu de 2, puisqu’elle n’avait pas la monnaie sur 10 et qu’elle ne voulait pas de ma monnaie (1,70euros). Bref, au lieu de me faire grâce de 30 cts, elle m’a estanqué de 1 euros.
Ca doit être ça la France qui se relève, la France qui avance, travailler plus pour estanquer plus. Bref, avec des comportements de la sorte on n’est pas sauvé.
La prochaine fois, le verre je le boirais chez moi…