La dernière fois que j’ai vu
Sinsémilia en concert, c’était à Juan-les-Pins en juillet 2003, avec
Buju Banton et
Israel Vibration comme camarades et avec la mer en fond. Difficile de recréer un cadre aussi magique.
Salle comble. Un peu tous les âges mais pas mal de lycéens. Tout le monde est assis. Puis soudain mouvement, tout le monde se lève. Le noir. Des ombres qui se meuvent. Une voix, celle de
Riké, entame
« Je préfère cent fois », dernier morceau de l’album
Résistances. L’ambiance est lancée. Le groupe alterne entre les bons classiques (
Le futur,
L’amour comme arme,
Jamais une mélodie ne rendra beau l’immonde …) et les morceaux du nouvel album
Debout,
les yeux ouverts : certaines sont très hard mais ils restent cependant toujours aussi forts dans la composition de chansons plus calmes et touchantes (je pense à
Simple d’esprit et
Tout le bonheur du monde).
Petite pensée à l’interprétation acoustique de
From loneliness to madness, version plus que planante.
Mike est encore plus remonté que d’habitude, remonté contre le
FN et le racisme, contre la pensée unique et bien sur contre
Sarko (à qui ils dédicacent une nouvelle chanson, suivie de
Dans l’camion).
Sinsé a aussi gagné en authenticité : les différents solos passant du djumbé de
Rouquin en furie, faisant entrer en trans sa danseuse
Karine, à la basse (d’ailleurs
Natty chante une chanson seul désormais) le prouvent. En plus, les jeux de lumière du Moulin collent parfaitement à la musique.
Riké s’est senti le bain de foule aller-retour, porté par le public. Ambiance survoltée. Et l’Evian était la bienvenue. Mais bon,
Massilia y payent le pastis … A la fin du concert, tout le monde est fatigué, mais tout le monde en redemande : le groupe fait sa dernière chanson assis car à bout, après 2 rappels.
Bref,
Sinsé c’est efficace, ça donne la pêche et ça donne envie d’aimer le monde (si si, j’vous assure).
Photos prises sur le site Volubilis