 | Alain Chamfort + Skye + Sportès - 29 mars 2006 - Olympia - Paris  Un concert à 5 euros, je n'y croyais pas trop au début et pourtant c'était vrai. Je ne suis pas vraiment un fan d'Alain Chamfort qui pourrait fort bien être mon père mais je me suis laissé séduire par son album en public et ses quelques coup d'éclats comme le clip des "beaux yeux de Laure" ou le reflifting rock de quelques uns de ses standards .../...
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Un concert à 5 euros, je n'y croyais pas trop au début et pourtant c'était vrai. Je ne suis pas vraiment un fan d'Alain Chamfort qui pourrait fort bien être mon père mais je me suis laissé séduire par son album en public et ses quelques coup d'éclats comme le clip des "beaux yeux de Laure" ou le reflifting rock de quelques uns de ses standards présentés sur le plateau de Taratata il y a un an de cela.
La première partie était en fait double : à la douce Skye (artiste soutenue par Chamfort depuis un certain temps déjà) qui s'accompagne à la guitare sur des mélodies entre soul et folk a succédé le groupe de Benjamin Sportès. Les dispensables samples n'ont pas enluminé avantageusement une prestation un peu pompeuse (le batteur se prend pour Kolinka en faisant tourner ses baguettes autour des doigts / le chanteur nous fait un finish debout sur un caisson de batterie comme si on était à un concert des Clash !).
Arrive enfin le dandy superbe. Une introduction ("ce n'est que mois") raisonne dans les amplis alors que la salle se plonge dans le noir avant que le rideau ne s'ouvre sur le groupe de Chamfort. Le son est modéré afin de permettre à la voix d'être parfaitement intelligible (on regrette un peu qu'il n'y ai pas plus de guitare et de basse dans les oreilles). "Bons baiser d'ici" inaugure la set-list qui prend son véritable envol avec "le grand retour" et "rendez-vous au paradis". "Sinatra", ballade en hommage au crooner américain inaugure un passage plus lent, plus intime où l'on se demande "qu'est ce que t'as fais d'mes idées noires" et où l'on parle des "Beaux yeux de Laure". Arrivent alors les surprises : Alain s'offre quelques duos, pratiquement les mêmes que ceux qui figurent sur "Impromptu dans les jardins du Luxemnbourg, avec des invités : Dani sur "Reine d'Autriche", Helena Noguerra et Skye sur "Chasseur d'ivoire", Bertrand Burgalat sur "l'ennemi dans la glace". Last but not least, la salle réserve une belle ovation à Jane Birkin qui interprète "Baby Lou" avec Chamfort dans une version très douce. Après ce passage des invités, le groupe d'Alain Chamfort revient aux affaires et attaque "les spécialistes" et "Joujou à la casse", un titre de Gainsbourg et Chamfort. Suit ensuite un second passage particulier au cours duquel un groupe iconoclaste d'électro et de violons (String Machine) accompagne notre "has been superbe" sur "malaise en malaisie", "vu du ciel" et un titre que j'ignore et qui ne restera pas dans les annales du genre !
Le final approche et il va être à la hauteur des espérances. A "Bébé chanteur / Madona", qui vieillissent mal, succède l'exceptionnel "Manureva", dans une version très rock. Le public accroche bien mais n'est toutefois pas assez remuant à mon goût. La fosse était pourtant dépourvue de siège, comme pour les concerts plus rocks ! Suivent alors "Clara veut la lune", et "comme un géant", dont le refrain est repris d'une seule voix par un public déjà conquis. "Bambou" fait un effet similaire à "Manureva". Le clavier et la guitare à fort effet de distorsion ryhtme ce moment bien entraînant qui achève cette partie du concert.
Un ultime rappel survient tout de même avec "la fièvre dans le sang", jouée dans un version qui a la bon gout d'abandonner les synthés de la version "radio" pour laisser la place à un trémolo de guitare fiévreux qui va bien avec le thème de ce titre. Rebelote enfin sur le "grand retour" pour prendre congé du public.
La fin est un peu en eau de boudin, le rideau se fermant un peu vite sur la scène brisant tout espoir d'un autre rappel.
Un beau moment donc, avec un public aussi varié que les inspirations et collaborations musicales de l'artiste du jour. L'organisation d'un tel concert, à ce prix, est en tout cas là pour rappeler une fois de plus, qu'Alain Chamfort est plus créatif que ses congénaires et qu'à défaut de vendre autant que les cadors, il s'efforce de faire preuve d'une vrai identité artistique.
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