Ce membre du Saïan Supa Crew ne compte plus les collaborations (Camille, Eric Truffaz, Lucky Peterson, Rokia Traoré...). En solo, il reconstitue avec ses loopers et à l'aide de sa seule voix un orchestre entre beat box et soul music. En groupe, il ffre un univers musical teinté de soul, de jazz et de hip-hop.
Erik Truffaz et Sly Johnson - 09 Octobre 2009 - Lo Bolegason à Castres Imaginer passer tout un concert d'Erik Truffaz assis sur une chaise en plastique, c'est un peu comme aller regarder un film dans un cinéma sans fauteuils. Beaucoup de spectateurs ont donc été très surpris de voir ce mobilier. L'objet de frustration n'avait visiblement rien à faire dans la petite salle du Bolegason. Elle possède déjà des gradins .../... La suite
...pour les mélomanes qui souhaitent être calés confortablement et profiter des sonorités jazzy qui ont pris possession du lieu vendredi soir. La prestation du trompettiste a cependant conquis les castrais en mal de bons concerts. Erik Truffaz n'en finit pas d'étonner son public. Il sait s'entourer d'excellents musiciens aux influences hétéroclitespour expérimenter de nouveaux métissages musicaux. On se laisse donc bercer avec plaisir par quelques morceaux qui font penser aux ambiances de cinématic orchestra. Ils revisitent aussi un morceau d'Erikah Baduh... Captain planet alias Philippe Garcia derrière les fûts rajoute des ambiances electro dub et Sly Johnson, maître de la beat box au seindu Saian Supa Crew impose son flow et mime les rythmiques aditionelles et sons de scratch avec succès pour accompagner Erik Truffaz dans une salle surchauffée. L'ambiance chaleureuse a donné lieu à un set débordant d'une énergie qui a dégouliné sur le public au point que le trompettiste demande rapidement à tous les gens debout au fond quin'avaient pas de place de se rapprocher. La foule qui attendait ce moment avec impatience ne se fait pas prier et avance. Les chaises empilées disparaissent sur le côté et le public se met à danser sur un morceau de circonstance aux rythmiques drum and bass. Au bout d'une heure le trio s'arrête et personne ne compte rester sur sa faim. Il enredemande et deux rappels suivent. Sly Johnson s'amuse avec la foule en improvisant un ping pong vocal en attendant que Captain planet remonte sur scène. Quelques morceaux plus tard, les trois acolytes saluent et remercient le public ravi. Réagir à cette critique
Erik Truffaz & Sly Johnson - 4 avril 2009 - Artea - Carnoux
Il ne faut pas dire "Je vais voir Erik TruffaZ à Carnou", mais "Je vais voir Erik Truffa à CarnouX". J'avais fait le déplacement à Montpellier où j'avais été littéralement conquis.
Alors les quelques kilomètres pour rejoindre Carnoux, c'est une galéjade, d'autant que parmi mes passagers figure François, un habitué du Marseille-Cassis.
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Il ne faut pas dire "Je vais voir Erik TruffaZ à Carnou", mais "Je vais voir Erik Truffa à CarnouX". J'avais fait le déplacement à Montpellier où j'avais été littéralement conquis.
Alors les quelques kilomètres pour rejoindre Carnoux, c'est une galéjade, d'autant que parmi mes passagers figure François, un habitué du Marseille-Cassis.
Cela nous donne l'occasion de découvrir une salle, L'Artea ou plutôt un complexe avec un grand hall dont les baies vitrées donnent sur un amphithéâtre en plein air.
C'est dans ce hall que Dj Oil fait patienter les spectateurs sirotant leurs consommations autour de tables. D'autres fument leur cigarette sur les gradins de l'amphi. Dj Oil fait son mix en enchaînant les CD qu'il sort de ses énormes pochettes de rangement. Il sait s'adapter à la situation puisque nous entendons beaucoup de trompette lors de sa prestation. Ce n'est habituellement pas l'instrument préféré des Dj. Musique d'ambiance pour un public pas conquis d'avance. D'ailleurs, personne ne se tient à moins de dix mètres de la table de mixage. Mais c'est assurément plus créatif que de passer une compil sur la platine.
Lorsque s'ouvrent les portes de la salle principale, on découvre une grande scène et une salle d'une dimension très respectable pour une ville comme Carnoux. Le mur du fond témoigne de l'existence d'une configuration assise à laquelle nous n'avons pas droit ce soir.
Contrairement à Montpellier, Erik Truffaz entre le premier et nous dit bonjour par l'intermédiaire de sa trompette qui a un sacré champ lexical ! Sly Johnson le rejoint rapidement et dès lors, je sais que je vais être déçu. Sa performance vocale est très nettement en deçà de celle d'il y a un mois. Mon ressenti n'est pas le même, l'impression de ventriloquie dégagée lors du début de la tournée s'est estompée.
Les efforts produits lors des nombreuses dates doivent l'expliquer. Il s'agit en effet d'une véritable performance physique pour un vocaliste, qui doit laisser des traces à force d'être répétée. Cela dit, si Sly Johnson n'est plus prodigieux, il est encore très bon. Sur son premier duo avec Erik Truffaz, The Fly, il présente sa palette vocale qui demeure impressionnante. Ils enchaînent avec Come Together des Beatles, et par mon morceau préféré, Mr Wyatt. Ceux qui connaissent l'album Rock Bottomde Robert Wyatt apprécient l'hommage à sa juste valeur.
"Captain Planet"Philippe Garcia a pris place à la batterie et commence un solo. Il est rapidement épaulé par Sly à la basse et aux djembés vocaux.
Parmi les grands moments de la soirée, Sly Johnson fait toujours le Dj de façon invraisemblable, mimant le scratching avec sa main gauche et l'effectuant parfaitement vocalement.
Lors de Nature Boy, on se demande si les interprétations de Nat King Cole, Coltrane ou Miles Davis peuvent avoir été meilleures que celle de ce soir.
Et surtout, Erik Truffaz a murmuré des secrets à sa trompette qu'elle n'a pas pu s'empêcher de nous répéter. A noter la qualité d'écoute du public ce soir, pas de "Yeah !", ni de sifflets pour perturber les confidences de Truffazette (j'ignore si Erik l'a baptisée autrement).
Les consoles à boucles et les bandes sons sont abondamment utilisées par les deux protagonistes principaux. Ils ont à mon avis trouvé un dosage correct entre les deux. Les boucles, c'est quelquefois un peu longuet comme sur le rappel qui a mis deux plombes à démarrer.
Sly préparait en effet la rythmique du morceau avec une petite dizaine de superpositions.
Les bandes sons, c'est frustrant, parce que tout ce qu'on y entend, on sait qu'ils savent le produire en live. Mais ça deviendrait encore plus longuet, alors...
Erik Truffaz s'est réjoui de jouer dans cette salle où il peut voir le public et dont l'acoustique est bien meilleure que dans les lieux où il s'est récemment produit. Pour ma part, j'aurais préféré la configuration assise. Et j'ai apprécié que le survêtement orange de Sly subi à Montpellier n'ait pas survécu à la tournée.
A la sortie, Dj Oil, imperturbable, assure l'after pour ceux qui veulent refaire le concert en se désaltérant. Les sons de trompette sont encore présents. Ceux de Truffazette restent dans ma tête encore ce matin.
Erik Truffaz & Sly Johnson - 26 février 2009 - Le Jam - Montpellier Je ne connaissais pas Sly Johnson avant sa collaboration avec Erik Truffaz. Leur album Rendez-Vous / Paris m'a fait découvrir une superbe voix et des prouesses vocales qui ont excité ma curiosité. Je fais donc le trajet Marseille/Montpellier pour voir ce que ça donne sur scène. Le Jam (aka salle Michel Pétrucciani) n'est pas facile à trouver si on .../... La suite
...Pétrucciani) n'est pas facile à trouver si on n'a pas de GPS ou si on n'est pas Montpelliérain. Mais la salle est comble...
Sly Johnson arrive seul et frotte son micro contre sa cuisse. C'est le début de la rythmique qu'il va enregistrer sur sa loop station. Cinq ou sixsuperpositions de sons plus tard, il commence à chanter. Prodigieux ! Une technique de voix que je n'ai jamais vue ailleurs, à la limite de la ventriloquie : une voix de basse sort de ses entrailles, sa main droite tapote ses cordes vocales pour y ajouter un vibrato, sa langue claque simultanément. Ce n'est pas humain.
Je regrette presque l'arrivée d'Erik Truffaz, mais il commence par la reprise de Come Together déjà impressionnante sur le disque mais magique ici. Sly continue ses prouesses, remplaçant Paul et Ringo à lui tout seul et sans autre instrument que ses cordes vocales.
Suit Mr Wyatt ("écrit en hommage à Robert Wyatt, batteur de Soft Machine et chanteur qui a révolutionné le rock avec son album Rock Bottom" nous explique Erik, un peu de culture ne faisant pas de mal). Ca tombe bien, c'est un de mes albums préférés. Erik a une console aussi grâce àlaquelle il superpose le son de plusieurs trompettes. L'hommage est réussi : Ca fait furieusement penser aux morceaux cultes Alifie et Little Red Riding Hood Hit The Road de Môssieu Wyatt.
On continue avec une composition de Sly, La Mouche qui a donné sonnom à la tournée (The Fly). Il me semble que c'est sur ce titre que Sly nous a fait le DJ pour la première fois (sans platine bien sûr et encore plus DJ que les vrais DJ !)
Après trois titres de moins bonne facture, le trompettiste essaie de rappeler que, quand même, c'est grâceà son nom que la salle est remplie. Son solo semble être un message d'amour à son instrument. Pour paraphraser Coluche, il avait le choix entre le talent et le chapeau de Miles Davis et lui (contrairement à Danyel Gérard avec Bob Dylan), il n'a pas choisi le chapeau. Chacune des séries de quatre notes de NatureBoy est un voyage dans le temps.
Après le bien nommé Don't Stop (trop répétitif à mon goût), un autre grand moment : une très belle introduction à la batterie de Philippe Garcia (tiens, au fait, il est déjà là depuis plusieurs morceaux) puis Eric Truffaz et SlyJohnson nous gratifient d'un duo/impro classieux. Un dialogue qui souffre la comparaison avec celui (mythique) de Count Basie et Ella Fitzgerald. Le duel tourne à l'avantage de Sly, Eric déposant les armes à cause d'un fou rire.
Derrière, les deux bijoux Goodbye Tomorrow et Nina's Dream (rappel)clôturent élégamment la soirée.
Moi qui ne mets pratiquement jamais quatre étoiles, je ne peux pas faire autrement cette fois. Et pourtant, mon voisin a renversé sa bière sur mon genou et le haut de survêtement orange de Sly était particulièrement hideux.
>> Réponse (le 10/05/2009 par C.MIGANI) bonjour j'ai assisté au concert du 28 fevrier au jam a montpellier exellente soirée.comment faire pour acheter le cd qui etait proposé a la sortie du concert qui proposait .../...La suite