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|  | The Smashing Pumpkins - 6 Février 2008 - Bercy Paris  Il y a 8 ans à l'Elysée Montmartre, le premier concert des Smashing Pumpkins auquel j'assistais avait été d'une intensité rare : 1h20 de communion noisy. Les années ayant passées, le line up ayant .../...
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Il y a 8 ans à l’Elysée Montmartre, le premier concert des Smashing Pumpkins auquel j’assistais avait été d’une intensité rare : 1h20 de communion noisy. Les années ayant passées, le line up ayant changé, la salle s’y prêtant moins, retrouver cette intensité aurait été un objectif surréaliste et tout ce que j’espérais était un concert de qualité équivalente au Bercy de leur tournée d’adieu ; c’est effectivement ce qui m’attendait.
Dans un Bercy aux gradins clairsemés, les Pumpkins entâment leur show avec Porcelina Of The Vast Oceans ; le public reste assis, j’en fais de même ; entrée en matière étrange, impropre à provoquer l’hystérie d’un public qui a déjà bien vieilli. La première heure du concert se déroule ainsi, sans vraiment décoller : Tonight, Tonight est trop vite expédié tandis que Try, Try, Try ne décolle pas. La setlist est étrange et les Pumpkins jouent des titres auxquels on aurait vraiment pas pensé au premier abord : Behold! The Night Mare (la 13 de Adore), des bonus tracks (Stellar), des titres en cours de finition (Superchrist).
Si la démarche est noble – on ne vient définitivement pas à un concert pour entendre un groupe débiter ses singles sans la moindre surprise – elle n’en n’est pas moins frustrante en ce début de concert, d’autant plus qu’à maintes reprises le clavier semble être trop mis en avant tout en manquant de pertinence. Ainsi, il faut attendre 22h et Today Is The Day pour voir le groupe enfin prendre ses marques et relancer la machine qui faisait des Smashing Pumpkins l’un des meilleurs groupes des années 90. Les tueries s’enchaînent : Tarantula, Stand Inside Your Love, Bullets With Butterfly Wings et l’on constate avec plaisir que les titres du nouvel album s’intégrent parfaitement à l’ensemble. Jimmy Chamberlain joue comme le grand batteur qu’il est. Puis après les frissons sur Everlasting Gaze et les déluges de guitares sur United States, la formation finit sur Cherub Rock pour une prestation de 2h45.
Au final, le bilan est mitigé, la puissance pure côtoyant parfois un léger ennui. En fait le problème relève du fait que l’on a par moment plus l’impression d’assister à la tournée solo de l’ex leader des Samshing Pumpkins qu’au Smashing Pumpkins. Difficile de ne pas voir en Billy Corgan, un Chris Cornell reprenant sur scènes les titres phare de Soundgarden. Pour vraiment se réimposer, les Pumpkins doivent retrouver l’équilibre, l’unité de groupe, la cohésion, et cela semble difficile vu la fadeur des deux nouvelles recrues, clones grossiers de Iha et D’Arcy. Malgré ces quelques remarques, Billy Corgan reste un acteur incontournable de la scène US, et l’on ne peut qu’espérer que cette tournée sera le ciment d’une nouvelle vie pour le groupe.
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|  | Smashing Pumpkins - 18 AOUT 2007 - COLMAR  Enorme ! Bien que certains soient déçus de la prestation à la Route du Rock, la bande a Billy Corgan a ravi le public de Colmar. Que des bons titres rock avec en prime un petit set guitare chant au .../...
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Enorme ! Bien que certains soient déçus de la prestation à la Route du Rock, la bande a Billy Corgan a ravi le public de Colmar. Que des bons titres rock avec en prime un petit set guitare chant au milieu du concert pour calmer. Puis retour à la zik avec 1979, today, zero,... Du bon, du grand smashing. 4h de route pour y aller mais aux anges. Réagir à cette critique |
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>> Réponse (le 15/09/2007 par claire) Colmar, foire aux vins - 19 août 2007  Enorme, inoubliable, pas de doute les Smashing Pumpkins ne sont pas morts ! Peu importe le combo, pourvu que le génie de .../... La suite |
 | Sonic Youth + Art Brut + The National + The Besnard Lakes + The Go ! Team + 120 Days + Herman Düne + Fujiya & Miyagi + CSS + Albert Hammond, Jr. + New Young Pony Club + Smashing Pumpkins (La Route du Rock 2007) - 15, 16, 17 août 2007 - Fort de Saint-Père, Saint-Malo 
Bilan un peu mitigé pour la Route du Rock 2007, qui avait lieu près de Saint-Malo, du 15 au 17 août 2007 : la pluie du premier jour et le froid nocturne des autres soirées n'ont pas empéché de .../...
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Bilan un peu mitigé pour la Route du Rock 2007, qui avait lieu près de Saint-Malo, du 15 au 17 août 2007 : la pluie du premier jour et le froid nocturne des autres soirées n'ont pas empéché de découvrir des artistes classieux et/ou émergents, mais c'est le concert pathétique (et hors de prix, en plus !) de la tête d'affiche - les Smashing Pumpkins - qui laisse de gros regrets. Venu pour défendre un album sans intérêt aucun, le groupe de Billy Corgan a englouti presque la moitié du budget programmation, pour rien serait-on tenté de dire, s'il n'avait attiré le public nécessaire à la survie du festival. Cela étant dit, la qualité du reste de la présentation de la collection été au fort de Saint-Père était de nature à satisfaire le festivalier en manque de sensations électro pop rock, comme tous les ans... Compte rendu.
Mercredi 15 août :
Herman Düne : ensoleillé, groovy et rock.
Le festival débute pour nous, après une très (trop) longue attente sous des trombes d'eau, avec un bon concert d'Herman Düne. C'est malheureusement sous la pluie que le groupe français délivre sa musique ensoleillée, groovy et rock ; cela permet néanmoins de mettre du baume au coeur des premiers arrivants... David-Ivar, Neman et leur acolytes semblent ravis de se produire à la Route du Rock devant un public tout acquis à leur cause. Le concert, peut-être un peu trop calibré pour les festivals, place en tout cas la soirée sur de bons rails...
The National : puissance émotionnelle remarquable.

Photo Laurent Hue www.bzh-explorer.com
Juste après, The National présente brillamment son excellent nouvel album Boxer, avec quelques retours percutants sur sa discographie plus ancienne. Avec un tel groupe, impossible d'être déçu, malgré l'absence du violon magique de Padma Newsome : les morceaux sont tous intensément captivants, le groupe joue de manière inspirée, le chanteur semble habité par des démons insaisissables... Cerise sur le gateau, les éléments déchainés (pluie, vent, froid) conviennent parfaitement aux atmosphères délivrées par le combo new yorkais, selon Matt Berninger lui-même. Cela donne même une dimension supplémentaire au spectacle... Qui, une fois de plus, emporte tout sur son passage, grâce à une puissance émotionnelle remarquable.
Art Brut : totalement jouissif !

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Quelques instants plus tard, le show d'Eddie Argos et ses musiciens redonnent définitivement le sourire. Ce monsieur, en apparence propre sur lui et sans relief, est en fait une véritable bête de scène : il est drôle, facétieux, imprévisible et toujours en forme. Entre deux bons mots, quelques exercices physiques pour éliminer les excès (un peu de corde à sauter avec son fil de micro) et quelques provocations bon enfant, le leader omnipotent n'oublie pas d'insuffler une énergie et une hargne incroyables aux morceaux de son groupe de rock. C'est un peu comme si Jarvis Coker de Pulp et Mark E. Smith de The Fall ferraillaient avec un groupe de punk rock obsédé par le hard rock ; on assiste à un feu d'artifice de tubes concis et percutants osant parfois aller jusqu'aux limites du bon goût. En un mot, c'est totalement jouissif ! Les deux albums truffés de hits d'Art Brut et ses concerts survoltés sont vivement conseillés à... absolument tout le monde !
The Go ! Team : irrésitiblement frais et joliment brouillon...

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Pour oublier le froid et l'humidité, rien de tel qu'un peu d'exercice. The Go ! Team et son mélange hip hop/soul/pop/rock bricolo bruitiste semble tout indiqué pour faire bouger le public, surtout avec une chanteuse aussi surexcitée que Véronique et Davina réunies. Même avec un genou douloureux, la très craquante vocaliste s'en donne à coeur joie en sautant partout, en chantant avec enthousiasme et en dégageant une énergie plus que communicative... Certes, tous les morceaux sont batis sur la même formule et se ressemblent un peu, mais sur scène l'ensemble se révèle irrésitiblement frais et joliment brouillon. De quoi faire tourner la tête à plus d'un !
Jeudi 16 août :
Fujiya & Miyagi : saisissant...

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Sous des cieux enfin plus cléments (il fait beau et chaud !), les Anglais de Fujiya & Miyagi permettent de décoller en douceur avec leur électro krautrock de fort belle facture. Au menu : guitares légères, claviers vintage aériens, voix lancinantes, boites à rythmes caressantes... Les atmosphères éthérées délivrées par ce groupe sans charisme aucun ont le grand mérite d'être saisissantes ; l'auditeur, peut-être un peu distrait au début, se laisse progressivement envouter par les entrelacs de guitares et de claviers, les boucles sonores oniriques, les gimmicks entétants et les montées hallucinogènes. A revoir au plus vite dans une salle intimiste...
120 Days : a fait étalage de toute sa classe.

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Déjà auteurs d'une prestation impressionnante au festival Europavox deux mois plus tôt, les furieux Norvégiens de 120 Days confirment à Saint-Malo leur statut de groupe de scène imparable... Si à la Coopérative de Mai, ils avaient joué seulement deux morceaux – géniaux, planants, vrillants – en 45 minutes, la tactique d'attaque est différente en territoire malouin : plus de morceaux avec guitare façon Stone Roses/Primal Scream, mais toujours des tentatives réussies de mélange rock/électro/punk entre Suicide, Kraftwerk et « Rolling Stooges ». Malgré un public peu réceptif (sans doute à cause d'un horaire de passage trop précoce), 120 Days a fait étalage de toute sa classe. Un combo tout à la fois à voir sur scène pour péter les plombs, à écouter chez soi pour partir en vrille et à passer sur un dance floor pour sauter partout ; aussi à l'aise avec des boucles préenregistrées, des claviers triturés et des instruments de rock classiques, l'avenir semble véritablement radieux pour ces quatre musiciens-là.
The Besnard Lakes : psychédélique en diable !

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Encore un très bon moment juste après avec le set psychédélique en diable des Montréalais volants de Besnard Lakes, sorte de croisement stellaire entre Pink Floyd, Neil Young, les artistes du label Constellation et les Beach Boys. Oui, rien que ça ! La troupe semble s'entendre à merveille et être ravie de se produire en France ; dans ces conditions idéales, elle donne donc le meilleur d'elle même, avec de longs morceaux propices pour laisser divaguer son esprit à très haute altitude. Certes, tous les fans hardcore des Smashing Pumpkins (qui sont attendus incessamment sous peu) ne sont pas très enthousiastes, mais qu'importe : les fans de musique pop expérimentalo planante se sont vus proposer une dose de leur drogue préférée par un groupe simple et inspiré.
Smashing Pumpkins : un cauchemar...
Tout le contraire donc des Smashing Pumpkins qui ont plongé dans le désarroi le plus total une très grande partie de leur public... La faute à un nouvel album inintéressant au possible, à la transaprence des remplaçants de James Iha et D'Arcy, à un Billy Corgan en pilotage automatique, à un Jimmy Chamberlin ultra lourdingue sur ses fûts... Le résultat : dès le premier morceau – interminable, avec une tentative d'hymne américain à la guitare en plein milieu ! -, l'on se dit que la soirée va tourner au cauchemar. Entre prog rock sans inspiration, métal plombé et massacre éhonté du répertoire (une bonne partie de Mellon Collie And The Infinite Sadness est jouée mollement, avec en « bonus » un Bullet with butterfly wings complétement raté), la bouillie sonore qui provient de la scène donne envie de prendre ses jambes à son cou et de fuir au plus vite ! Avec un peu plus d'envie de jouer, une bonne dose d'humilité, une volonté d'oublier un peu les racines hard rock et un meilleur choix de set list (pourquoi oublier 1979 ?), il aurait pu en être autrement. Dommage, vraiment dommage, surtout vu le cachet excessif demandé par les Smashing Pumpkins ! A oublier...
New Young Pony Club : efficace.
Fort Heureusement, New Young Pony Club réussit à faire – un peu – disparaître de notre esprit la désagréable impression laissée par la soi-disant tête d'affiche du festival. Et cela en proposant une électro pop/New Wave loin d'être géniale, mais efficace en diable et servie très fraiche par un groupe monté sur ressorts. New Young Pony Club a le grand mérite de se bouger le cul pour nous donner envie de remuer notre popotin, et c'est déjà énorme !
CSS : on a envie de danser n'importe comment et de faire l'amour n'importe où... et avec n'importe qui en plus !

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Dans le même registre, mais en plus musclé et fruité, les furies brésiliennes de CSS ont fait bonne impression au coeur de la froide nuit malouine. Ce groupe bigarré et fluo dispose pour principaux atouts d'une énergie débridée, d'un brin de folie et d'un manque flagrant de complexes pour mélanger tout et n'importe quoi. Et ça marche : on a envie de danser n'importe comment et de faire l'amour n'importe où... et avec n'importe qui en plus ! Tous les morceaux se ressemblent, mais l'éssentiel est là : on est content de communier bêtement avec cette bande de doux dingues. Comme pour récompenser le public d'être resté, CSS propose « une reprise de Daft Punk », qui s'avère être en fait une version électro rock du hit mortellement jouissif de L7, Pretend we're dead. Finalement, la nuit sera belle, en attendant Sonic Youth...
Vendredi 17 août :
Albert Hammond, Jr. : correct et expéditif.

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Déjà le dernier jour de cette route du rock 2007, avec le gros morceau de l'affiche : Sonic Youth jouant son mythique album Daydream nation dans l'ordre et en intégralité... Le grand moment - prévu à 23h - nous trouble au point de nous faire manquer les excellentes Electrelane, qui remportent un véritable triomphe auprès du public. Juste après, Albert Hammond, Jr., le guitariste des Strokes, n'a pas cette chance, malgré le concert correct qu'il propose. Le public accueille assez fraichement les morceaux pop folk rock de l'album Yours to keep qui sont pourtant de très bonne tenue ; il faut dire qu'Albert et ses impeccables musiciens se la jouent un peu et ça ne plaît pas à tout le monde. Malgré ce petit détail et le côté expéditif du concert (qui se termine sans un aurevoir par le jet intempestif de la guitare dans la batterie... ), les amateurs avaient sans aucun doute pu remarquer les mélodies immédiates, l'écrite soignée des morceaux, les arrangements percutants, la belle voix du monsieur et la surprenante reprise de Frank Black himself : Old black dawning. A suivre donc.
Sonic Youth : la flamme artistique brûle toujours chez la jeunesse sonique.

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Puis Sonic Youth arrive à l'heure dite pour jouer l'un de ses chefs d'oeuvre, paru en 1988 : le double album Daydream nation, subtil mélange de rock bruitiste, de punk rock déstructuré et de mélodies aussi planantes que toxiques. Tout commence avec l'excellentissime Teenage riot, un incontournable du répertoire du groupe de New York, joué en général à la fin des shows. Le son est bon, le groupe a envie de jouer, le public est chaud et l'énorme bougie figurant sur la pochette du disque sert de fond de scène, sans doute pour prouver que la flamme artistique brûle toujours chez la jeunesse sonique : tout cela ressemble bel et bien au bonheur... Le disque défile donc avec ses passages noisy bruitistes, ses morceaux plus immédiats (Silver rocket, Eric's trip, Hey Jony) et l'on se dit qu'effectivement cet opus est d'une sacrée trempe. La relecture scénique qu'en propose le combo de Thurston Moore, Kim Gordon, Lee Ranaldo et Steve Shelley est à la fois fidèle et aventureuse ; seul petit détail, les très bons morceaux du nouvel album - Rather Ripped - joués lors d'un très long rappel auraient peut-être pu être intercalés dans Daydream nation. Tout cela relève du détail car Sonic Youth, renforcé par l'ex bassiste de Pavement, Mark Ibold, lors des rappels, a démontré que sa musique - qu'elle date de 1988 ou de 2006 - était toujours d'une éclatante actualité.

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C'est donc un concert mémorable d'une tête d'affiche digne qui clôture pour nous cette Route du Rock. Malgré les quelques aléas inhérents à ce genre de manifestation, l'édition 2007 laissera finalement un excellent souvenir. La preuve : on a déjà très envie de revenir en août 2008.
Sites internet : www.laroutedurock.com, www.myspace.com/laroutedurock, www.myspace.com/artbrut, www.myspace.com/therealhermandune, www.myspace.com/thenational, www.myspace.com/thegoteam, www.myspace.com/thebesnardlakes, www.myspace.com/120days, www.myspace.com/canseidesersexy, www.myspace.com/alberthammondjr, www.myspace.com/sonicyouth. Réagir à cette critique |
|  | Smashing Pumpkins - 22 mai 2007 - Grand Rex - Paris  Concert archi complet, les billets s'étaient quasiment vendus dans le quart d'heure qui a suivi leur mise en vente. Il faut dire que l'affiche était alléchante, puisque c'est le 1er concert programmé .../...
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Concert archi complet, les billets s’étaient quasiment vendus dans le quart d’heure qui a suivi leur mise en vente. Il faut dire que l’affiche était alléchante, puisque c’est le 1er concert programmé de la tournée mondiale des Smashing Pumpkins, et leur grand retour après 7 ans d’absence et la séparation en 2000. Donc c’est l’effervescence aux abords du cinéma, ça parle anglais à tout va, le public a l’air d’être particulièrement connaisseur, et les vendeurs au marché noir font leur boulot avec un grand sourire, preuve supplémentaire de l’importance de l’évènement.
Personnellement, j’ai eu une chance énorme, parce que je n’ai obtenu mon précieux sésame que la veille du concert par tirage au sort. Je suis de plus merveilleusement bien placé au 10ème rang, plein centre. Il n’y a quasiment que des places numérotées - au nombre de 2200 environ.
A 20 h 30 précises, ca commence par une introduction musicale comme on en rencontre de plus en plus souvent. Et c’est l’arrivée sur scène. Du groupe orignal, ne subsistent que Billy Corgan (chanteur/lead guitar) et Jimmy Chamberlain (batteur), et comme on ne change pas un équipe qui gagne, il y a une bassiste Ginger Reyes (qui ressemble à Elsa Fayer), et un guitariste asiatique Jeff Schroeder - en remplacement respectivement de D’Arcy et James Iha - presque une copie conforme point pour point.
Dès le début du set, ça commence fort, et les guitares sont distordues à l’envi. La voix est bien présente, et l’équilibre sonore excellent, même s’il y a quelques duretés dans l’aigu, certainement dues à la salle. Ils impressionnent sur scène, tout de blanc vêtus, sorte d’alchémie entre Nosferatu et Startrek, pour peu, on se croirait à la messe... ça commence par “United States” parfait pour la mise en bouche. Today joué en 2ème morceau déclenche une salve d’applaudissements, et leur assure un respect certain. Dès le 3ème morceau, ils sont rejoints par une claviériste Lisa Harriton - qui a l’air très mignonne, et dont les formes sont bien mises en valeur par l’éclairage, mais je m’égare.
Ensuite, ils enchaînement pas mal de titres du nouvel album, pour arriver à un déluge sonore expérimental que j’ai trouvé quelque peu longuet, et qui sera la seule ombre au tableau. Sur les disons 8 premiers morceaux, je trouve que Jeff est en retrait, comme s’il faisait allégeance à son mentor, mais maintenant, il s’est bien mis au diapason - le trac oublié ? - et il est complètement dans le set, et cela s’entend nettement au son de sa guitare. Il a maintenant l’assurance d’un musicien expérimenté, commence à assurer des solos, et “Bullet w butterfly wings” est interprété d’une manière absolument énorme. Ensuite, nous avons droit à un intervalle plus calme à la guitare acoustique 6, puis 12, puis de nouveau 6 cordes, c’est beau. Il doivent jouer depuis 1 H 30 et je me dis que c’est bientôt fini, même si je n’ai pas vu le temps passer. Je suis loin du compte, ils vont enchaîner les morceaux / tubes comme on enfile des perles, piochant le meilleur de Siamese / Mellon, et même Adore. Après bien plus de 2 H de show, ils débutent l’intro de “the End” des Doors, et je me dis que c’est la fin, et qu’ils finissent par une reprise légendaire (comme l’ont fait Oasis, Wolfmother, etc...) - Mais non, ce n’était qu’une diversion, et ils repartent vite à du Smashing pur et dur, et tout le monde est sur le cul. Ils vont continuer ainsi, nous laissant complètement pantois au bout de 2H55 de set, dont 2 rappels. Je n’avais pas assisté à un concert aussi long depuis, je crois Chicago, il y a de cela 25 ans au moins.
Manifestement, ils ne se sont pas moqués de nous, et il y avait un réel respect entre le groupe et le public. Le concert - qui a d’ailleurs été filmé par au moins 5 caméras - était absolument incontournable, et c’est un doux euphémisme. Il ont placé la barre très haut, et je ne vois pas qui pourrait les déloger de la hauteur stratosphérique où ils nous ont emmenés ce soir. C’est l’endroit où il fallait être hier au soir, sans l’ombre d’un doute.
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>> Réponse (le 11/06/2007 par eikichi)  Comme tu dis, un concert enormissime. Fan depuis le lycée, je n'ai jamais eu l'occasion de les voir (surtout James et .../... La suite |
 | Smashing Pumpkins - 17 Octobre 2000 - Amphitéa, ANGERS  Les Citrouilles ont été é-pa-tantes!!! Une entrée en matière démentielle avec the Everlasting Gase, Zero et Bullet with ... a soulevé la salle et la marée humaine a fait avancer les barriéres de .../...
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Les Citrouilles ont été é-pa-tantes!!! Une entrée en matière démentielle avec the Everlasting Gase, Zero et Bullet with ... a soulevé la salle et la marée humaine a fait avancer les barriéres de sécurité d'un bon mètre. Billy tout droit sorti de son clip en jupe culotte noire, Melissa et James tout habillés de rouge sang sans oublier Jimmy en pleine forme et Mister Mike Garson -qui n'est autre que l'auteur de solos de piano légendaires sur les albums de David Ziggy Bowie- nous ont offert un son à la fois limpide et bouillonnant. Puis, à la fin de ce concert parfait,tous munis -même Jimmy- de guitares acoustiques, les Pumpkins ont entonné un 1979 plein d'émotion.
Pour couronner le tout, mon amie et moi avons eu le privillège de rencontrer le groupe alors qu'ils rentraient dans leurs cars de tournée à l'arriére de la salle. Billy très cool -mais impressionnant- nous a serré la main, j'ai parlé avec Mike Garson qui croyait passer incognito et nous avons pris en photo une Melissa Auf Der Mauer vraiment sympathique.
Merci Billy, merci les Pumpkins et LONG LIVE ROCK!!!!! Réagir à cette critique |
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