Queens of the stone age, Foo fighters, Soulwax, Fogging molly, REM , Keane - 3 juillet 2005 - Rock Werchter (Belgique) Cette journée fut mémorable même si elle commença avec les Flogging molly qui malgré leurs bone humeur n'arriveront pas effacer la pauvreté musicale de leurs mourceaux qui se suivent et se ressemblent. De plus ils de plaisent à scander des "Fuck George Bush" et même si je suis totalement d'accord, ils ont surement dû oublier que ce festival est .../...
Cette journée fut mémorable même si elle commença avec les Flogging molly qui malgré leurs bone humeur n'arriveront pas effacer la pauvreté musicale de leurs mourceaux qui se suivent et se ressemblent. De plus ils de plaisent à scander des "Fuck George Bush" et même si je suis totalement d'accord, ils ont surement dû oublier que ce festival est organisé par "clear channel" société pro-bush.
Apres avoir fini leur prestation, nous avons decidé de nous reposer en se promenant dans le festival car il faut le dire le programme devenait réellement intéressant qu'à partir de 16h avec Soulwax vers 15h30 nous nous sommes preparés à rejoindre la main stage afin d'être bien placés au devant de la scène, en attendant Soulwax, Keane nous avons eu droit à 10min de Keane (c'etait la fin du concert) 10min de trop.
A 16h Soulwax apparait sur scène et fait une prestation respectable même si personnellement je m'attendais à mieux. Car la voix du chanteur flanche un peu et ils n'arrivent à transposer sur scène tout les effets que l'on retrouve dans leurs cd's cepandant ils dégagent une certaines energie qui a reussi a faire danser l'ensemble de la plaine.
Ensuite suivait "Queens of the stone age" qui est surement l'un des meilleurs groupes de rock actuel, et sur scène cela se confirme car ils degagent une energie incomparable. Ils sont arrivés sur scène sur une musique flammande et ont enchainé leurs nouveau morceaux (Lulaby to paralye) mais aussi les morceaux qui ont fait d'eux une valeur sur.
Ensuite est venu Foo Fighters qui comme a leur habitude ont livré un show sans erreus, et Dave pétait la forme (il se balladait entre les aller destiné a stopper les pogos). En dernier lieu vint REM qui donna un concert bien, mais sans plus.
J'y suis allé avec pour motivation première de voir (une fois dans la vie avant son auto destruction) Didier Super et quelques trucs sympas. Toute la programmation chanson néo réaliste française et métal/punk me faisait plutot peur mais en fait il y avait moyen d'y échapper facilement.
Au final,j'ai trouvé le week end formidable, le site de la base de loisirs offre des scènes idéales et correctement sonorisées et quasiment tous les concerts auquels j'ai assistés m'ont au moins interressé et pour quelques uns enthousiasmé franchement.
Mon top personnel sera:
1 Modey Lemon, je les avais ratés aux transmusicales et bien je comprends leur présence au festival rennais, plutot exigeant dans sa prog. Modey Lemon, c'est du garage rock américain, ils viennent d'ouvrir pour la reformation de Dinosaur Jr et grosso modo c'est selon moi les Kings of Leon puissance 10000. Concert extraordinaire, et c'est pas forcément mon genre.
2 Rinocérose, ils ont soulevé un public qui ne les connaissaient pas et obtenu parmi tous les groupes que j'ai vu la plus grande ovation. Une fantastique machine à danser. Concert tout de meme rendu pénible pour moi (sans faire mon vieux con)par des gamins de 15-18 ans qui se ramènent après 20 minutes voyant que ça bouge bien et qui pogotent comme des cons,ce sont surement les memes petits branleurs qui ont tentés de prouver leur virilité en allant siffler et lever des doigts devant le concert de Kyo. A noter le présence au micro de Mark Gardener, l'ancien chanteur de Ride sur un titre et celle du chanteur danois du groupe Dead Combo qui cloturaient plus tard la soirée dans un déluge de riffs sur synthé à la Suicide.
3 Riton. Comme Rinocérose, très bonne musique pour sauter en l'air dans tous les sens. La fusion parfaite entre la culture rock et la culture rave (pas étonnant que Laurent Garnier soit fan). Dans un genre pas si éloigné, il fout la honte à des méga star comme les Death in végas, je trouve.
4 LCD soundsystem. Parfait comme d'hab. Peu de monde, ils cloturaient le premier soir à 1h mais gens motivés pour passer un bon moment et ce fut le cas.
5 Le Tigre, le groupe électro rock américain m'a complétement convaincu, ce que l'écoute distraite de leur disque n'avait pas réussi au contraire de ceux de leurs cousines anglaises des Robots in disguise. Vraiment excellent concert et comme pour Rinocérose, elles ont retourné une bonne partie d'un nombreux public ...
Par ailleurs, Louise Attaque et Amadou et Mariam m'ont bien plu. Louise Attaque, si tous les gens qui vendaient des disques en France étaient aussi bon qu'eux, on pourrait écouter les radios Fm sans honte. Pour le couple malien, la simplicité des chansons et de leur attitude est tout à fait réjouissante, la qualité des compositions et de l'interprétation (des solos jamais redondants, des montées rythmiques jouissives) excellentes.
Rien que pour tout ça et pour 60 euros, j'ai pas perdu mon week end. Les seuls trucs que j'ai trouvés mauvais étant Soulwax, Kasabian (au moins,pour un groupe anglais ils faisaient pas la gueule, mais t'enlèves les singles joués à la fin, ça décolle pas), et tous les groupes de chansons néo réalistes française que j'ai quand meme voulu prendre le soin d'écouter un peu. Les Wriggles, par exemple, je crois qu'à part Yannick Noah, je vois pas de trucs plus chiants dans la scène française actuelle. A la rigueur,le reggae de Sinsémilia m'est bien plus agréable que tous ces groupes à accordéons, trompettes et tout le toutim qui bousillent souvent leurs chansons en parlant et balançant des banalités humanistes en veux tu en voilà. De ce point de vue, la présence de Didier Super qui se fout de la gueule de tout le monde fut le contrepoint idéale à ces musiciens bien pensants sans talent pour la plupart (je suis toutefois parti avant Mano Solo, qui je pense a lui des chansons et plus d'interet). Le concert de Didier Super (ou plutot son one man show) a été un bon moment, on a bien régressé, les vannes sur le public, le show buziness, les pauvres, les enfants étaient bien amenées, le bonhomme ayant de la répartie (on se demande ce qui est écrit, ce qui ne l'est pas). D'un point de vue musicale (si j'ose dire), le point culminant du concert fut la reprise de "I wanna be your dog" devenant "je veux etre une star". La seule chose à souhaiter étant que Didier arrète bientot parceque si le happening est marrant,je doute qu'il le reste longtemps. Par contre, les Modey Lemon, faut pas qu'ils arretent ! Le programme du festival les comparait à une version underground des White stripes, je leur souhaite un succès plus large, meme si contrairement au couple de Detroit, ils ne semblent pas posséder "la chanson" pour les faire connaitre.
Dour 2002 :
Comme chaque année, le festival de Dour (Belgique) propose une affiche des plus complètes et des plus éclectiques. Sept scènes cohabitent sur la plaine de la machine à feu, qui sera le théâtre de découvertes, de confirmations ou de déceptions.
Jeudi 11 :
Le premier groupe à se produire est Alughana, et c’est la première bonne surprise de ce festival. Sur scène : un violon, une cornemuse, un digeridoo accompagnent des instruments plus rock, ainsi que la voix de la chanteuse. Le tout forme un mélange de musique traditionnelle celtique et de métal avec des touches électro, qui est fort réussi. Le concert terminé, on reste dans la magic tent pour voir Pneumatic Head Compressor, et là je dois bien avouer que je n’ai pas bien saisi la subtilité, voir l’intérêt de ce rock- hard-core. Direction ensuite la grande scène (Last Arena) pour assister au concert d’un groupe du coin, Girls in Hawaï, qui nous proposent un pop rock assez classique, empruntant ainsi ce fameux long tunnel musical creusé entre l’Europe et les Etats-Unis. Retour dans la magic tent pour écouter starfield season, mélange de rock indus métal assez expérimental. Nous retournons ensuite vers la Last Arena ou se produit Daniel Hélin et sa fanfare. Hélin évolue dans un univers assez corrosif, maniant l’humour et le second degré. La présence d’une fanfare ne fait qu’appuyer le coté festif de ce concert. Succède à Daniel Hélin un des premiers groupes attendus ici, la Ruda Salska. Le chanteur possède un débit verbal assez élevé, sur une musique là encore très festive, à base de trompette, ou de guitare. Cela restera à n’en pas douter comme un des grands moments du festival. Le concert de la Ruda terminé, c’est le légendaire Rémy Bricka qui prend le relais. L’homme orchestre (celui en costume blanc avec une grosse caisse sur le dos, une guitare dans la main, divers harmonicas devant la bouche, et des colombes sur les épaules, c’est lui !!) est accueilli avec une extraordinaire ovation. Tout le monde chante (notamment « on lève la main, on fait le signe indien lalalalala… »), et cela se termine en feu d’artifice provenant de ses divers instruments. L’homme paraît ému du tel accueil qui lui a été réservé. Après un court passage pour voir Creams and Spices (trio rock qui s’entend bien, et qui possède une attitude à la muse), cette soirée à la Last Arena à dominance festive ne pouvait se terminer qu’avec un maître du funk, j’ai nommé George Clinton. Il a écrit de nombreux tubes (We want the funck, etc…), et de nombreux artistes actuels (snoop doggy dog en particulier) ont repris ces chansons. Il apparaît comme étant très généreux si l’on regarde le nombre de ces musiciens et chanteurs. Le tout apparaît comme étant un peu fouillis, mais c’est le but non? Une fois ce concert terminé (2h15 contre les 1h15 prévus) on se dirige vers la petite maison dans la prairie ou se produit les Supermen lovers. C’est d’ailleurs le deuxième concert qu’ils effectuent après celui effectué lors des Solidays. Les auteurs de « starlight », agrémentés de trois chanteurs, nous proposent un show assez réjouissant. Mais attention, ceux qui ont adoré starlight risquent d’être déroutés par les autres titres tant ils s’éloignent du sentier commercial, mais cela reste très bon. La soirée se termine pour ma part avec le duo belge Pink Satellite qui distille une musique électronique assez cool mais toutefois très dansante.
A retenir : Alughana, La Ruda Salska, Rémy Bricka, Supermen Lovers
Vendredi 12 :
Après une nuit assez courte (le camping de Dour est un modèle d’ambiance), on se dirige non sans mal vers la red frequency stage ou se produit un groupe belge, Showstar. Bon, on leur conseillerait presque d’arrêter tout de suite, au vu de leur pop-soupe mille fois entendue, et un anglais qui couvre la pauvresse de leurs idées. Mais cela est peut être dû à la nuit difficile (1h de sommeil) qui venait de se dérouler, rendant toute objectivité et honnêteté assez délicates à respecter. On va tenter de se réveiller ensuite grâce au concert de Penthouse. Ce groupe est réellement Rock’n’Roll, le chanteur n’hésitant pas à sauter partout et à se rouler par terre pour nous communiquer sa ferveur. Il est dommage que ce groupe n’ai pas de réelle reconnaissance (ce qui les oblige d’ailleurs à se séparer d’ici peu) de l’autre côté de la Manche et c’est regrettable quant on voit et entend leur performance. Malgré cela, nous ne sommes pas encore bien réveillé et décidons d’assister au concert des Improvisators Dub. Et là je doit dire que c’est sans doute la grosse claque de ce festival. Ce mélange d’électronique, de reggae, de dub bien sûr, le tout sur un rythme entraînant a été purement et simplement extraordinaire. J’ai franchement adoré, et été réveillé, comme toute la salle d’ailleurs, et nul doute que j’irai revoir ces musiciens proposant une musique festive et dansante. Un petit tour vers Negate (groupe phare du hard-core belge, je n’ai pas trop accroché), et direction Robots in Disguise. Les chanteuses (sœurs ?) chantent sur un fond sonore électronique, et c’est assez réussi. Elles possèdent un très bon contact avec le public, ce qui n’est évidemment pas pour nous déplaire. Direction la Last Arena et un style totalement différent avec le concert de Mass Hysteria. Si la voix du chanteur est désormais plus posée qu’avant, la musique de Mass Hysteria n’en demeure pas moins violente et accrocheuse. Le groupe est en pleine forme et cela fait plaisir à voir. L’ambiance est réellement déchaînée, l’audience conquise. N’étant pas trop attiré par Suicidal Tendencies et par Soulfly, on se dirige vers la « Marmite », scène ou se produit des groupes du Nord-Pas-de-Calais. A 20h00, le trio Au Coin de la Rue entre en scène. La marmite, scène assez petite est pleine à craquer. Ce trio utilise plusieurs instruments, le tout accompagné d’un humour certain, le public ne tardant pas à être conquis. La folie gagne peu à peu la scène, tout le monde sautant partout (« L’école, on en a ??… RAS-LE-BOL »), les références s’accumulent (Ils racontent leur passage de ch’ti dans le sud de la France ou leur passage à CAAAAAAAAARRRRRRVVVVVVVVIIIIIIIIIINNNNNNNNN). Cela restera assurément un des grands moments de ce festival, ces trois gars ayant l’air heureux d’être là et étonnés de cet accueil. Nous restons dans la marmite pour regarder les Tontons Zingueurs, groupe à base d’accordéons, et là encore c’est la folie. Tout le monde saute, claque des mains, danse sur cette musique aux influences tziganes. Ils finissent d’ailleurs leur concert dans le public, les musiciens étant réellement heureux d’être là. Un petit détour vers Flexa Lyndo, très bon groupe pop belge, et l’on retourne à la marmite pour applaudir les Ogres de Barback. La configuration de la marmite rend également ce concert très festif, et tout le bien que l’on pensait de ce groupe français est confirmé. Une fois ce concert terminé, retour à la red frequency pour assister au concert de Mud Flow, qui s’affirme comme étant un des meilleurs groupes belges actuels. C’est du rock, porté par la voix caractéristique de son chanteur, et c’est très très bon. Le concert se terminant, nous nous pressons vers la bastard mix club où se produit Peaches, allemande chantant sur de la musique électronique, mais je n’ai pas trop accroché. Cette allemande a la particularité d’être la compagne du canadien Gonzales, qui lui succédait. Le Canadien n’a pas failli à sa réputation en nous livrant un show des plus réjouissants. Malheureusement, il n’avait pas sa mythique veste rose, celle-ci étant au pressing à Berlin. Pourtant il a vraiment attendu jusqu’au dernier moment avant de rallier Dour ! On s’est contenté d’un haut de survêtement qui n’était pas du plus bel effet ! A la fin de ce concert, ce sont les 2 many dj’s ( les frères Dewaele, membre des excellents Soulwax) qui prennent les platines (vers 3 heures 15 du matin) pour nous livrer un set de deux heures, que je n’aurai pas l’énergie de suivre jusqu’au bout (mon 1h15 de sommeil de la précédente nuit me rattrape !). Ceux sont eux qui ont notamment remixés New Order sur Kilie Minogue, ce qui les a placé comme maître dans l’univers de la bastard pop.
A retenir : Improvisators dub, Mass Hysteria, l’ambiance de la marmite, Mud Flow, Gonzales
Samedi 13 :
La nuit fut plus longue que la précédente (5 heures), et cela m’a permis de bien en profiter, surtout que les premières grandes têtes d’affiche arrivaient ce jour.
Réveil musical tranquille devant Maestro Echoplex. Cet homme est un songwriter à la sauce Eliot Smith, et ses chansons calmes sont parfaites pour démarrer la journée. Je pense que nous devrions réentendre parler d’ici peu de ce jeune new-yorkais. Direction la Last Arena pour voir Kinsley. Ces vainqueurs du tremplin Dour ne nous laisserons pas un souvenir impérissable. Dirty three en revanche est beaucoup plus intéressant. Avec son violon et ses musiciens, il envoie une musique assez puissante, entrecoupée par des paroles bien senties (« Cette chanson est dédiée à ma femme, parce qu’elle est….. ma femme »). Retour à la Last Arena pour le concert de Chokebore, groupe assez attendu. Ceux qui s’attendaient à assister à une prestation digne de leurs débuts au début des années 90, et leurs premières parties de Nirvana, ont dû être déçus. Pour ma part, j’ai franchement bien aimé leur concert assez calme et mélancolique, ainsi que l’attitude du groupe toujours très sympa. Après avoir dansé sur plastik sound system pendant qu’Avril installe son matériel, nous filons vers Dominique A qui nous a livré un set très correct. Avril, la nouvelle sensation électronique, était un peu la curiosité de la journée. Pour cause de Dominique A, nous n’avons vu que le dernier quart d’heure, mais c’était franchement très bien, Avril n’hésitant pas à brûler (pour de faux ?), son mini-pc qu’il a trituré tout le concert. Cela restera un court mais bon souvenir de ce festival. D’après ce que j’avais lu ici ou là, Miossec arrive rarement à jeun lors de ses concerts, et en plus chante faux. Est-ce le micro-climat gris qui règne autour de Dour, en tout cas Miossec a chanté juste et était net. Il a un très bon contact avec le public (distribution d’instruments divers) et le public le lui rend bien (jet de T-Shirt). Pendant le concert il dit en guise de clin d’œil « Bonjour, nous sommes Millionnaire » en référence au groupe qui devait être présent à cet heure là mais qui a annulé car étant retenu à la frontière italienne (ils seront reprogrammés le lendemain). A la fin du concert, on sent une légère agression extérieure. Mais qui sont tous ces gens qui affluent de la sorte et qui piétinent le territoire que nous avons dressé depuis 3 jours ? Et bien se sont les fans d’Indochine spécialement (et uniquement d’ailleurs) venu pour applaudir Sirkis et sa bande. Il faut dire que Indochine s’est constitué une solide et fidèle base de fans depuis leurs débuts. Je me retrouve devant et c’est réellement la folie. J’ai déjà fait les fosses de Muse ou de Placebo, mais là je dois dire que j’ai eu du mal à accompagner les autres lorsqu’ils sautaient, car cela allait trop vite (surtout quand on a dormi 6 heures en deux jours et que à coté de nous les gens sont tous frais, c’est pas juste !). Toutes les chansons étant des tubes, tout le public chantait, et la musique d’Indochine, qui s’est assez radicalisée avec le dernier album, permettait aux pogoteurs de tous poils de s’adonner à leur passion ! Tous les classiques sont passés, et je me suis même surpris à chanter l’Aventurier, moi qui suit loin d’être un fan d’Indochine. Sirkis a l’air très touché de cet accueil, refait deux rappels très bons et nous promet de revenir l’an prochain. En terme de nombre (15 000 personnes) et d’ambiance, cela restera très certainement LE concert de ce festival. Direction la marmite pour voir la fin de Herman Dune (j’aime bien la barbe d’un des membres du groupe) et surtout pour voir Programme. Le duo, constitué d’un ex-Diabologum, joue avec une guitare (et parfois un saxo) et un fond sonore programmé. Les paroles sont dictées sur un son uniforme, mais ce pas le plus important. Le plus important c’est justement ces paroles qui dénoncent certains dysfonctionnements de la société actuelle, le tout donc sur une musique assez expérimentale. Allez pour (se) terminer, on va assister au concert de Alec Empire, membre du groupe Atari Teenage Riot, et ses déflagrations sonores. Cela joue très (trop) fort, et je ne tient pas longtemps.
A retenir : Chokebore, Avril, Miossec, et l’ambiance d’Indochine
Dimanche 14 :
Nous fûmes réveillé par des digeridoo et des « DEBOUT DOUR !!!! » assez tôt le matin, lors de ce qui allait être la journée la plus chargée. Et le public ne s’y est pas trompé car il est venu en nombre.
Nous débutons la journée avec le concert de Morning Star, ce fut un concert formidable émaillé par deux pannes de courant, ce qui leur a permis de mettre en exergue leurs qualités de musiciens et d’improvisateurs. Cela restera un très bon souvenir. Nous nous dirigeons vers la red frequency, et sa journée consacrée au hip-hop, avec le groupe Psy 4 de la rime. Le rap n’est pas trop mon truc, mais j’ai bien apprécié leur prestation qui en plus d’avoir du bon son, avait un fond. Yannis Odua a également fourni une très bonne prestation, et justifie bien sa réputation montante dans le reggae français. Sur la Last Arena , les anglais de Six by Seven se produisent et débutent leur show par le magistral « Another Love Song ». Le style de Six by Seven n’a pas convaincu certaines personnes, mais personnellement, j’ai bien apprécié. A deux pas de là, dans la petite maison dans la prairie pleine à craquer (probablement plus de 4000 personnes) se produit les très attendus Dionysos. Je les ai déjà vu 3 fois, et je dois dire que leurs concerts sont de mieux en mieux. L’ambiance est indescriptible, Matthias - le chanteur – saute partout, n’hésite pas à deux reprises à « slamer dans le pogo » comme l’on dit dans le milieu, et à escalader un de piliers de la tente vers la fin du concert. Babeth est toujours très jolie, et les musiciens jouent très bien ! Leur présence au festival de Dour 2003 sur la grande scène a dors et déjà été confirmée, enfin fortement souhaitée, par la direction du festival. Un petit tour vers Marc Huyghens (le chanteur de Venus), et l’on retourne à la petite maison pour voir Tarmac, la moitié de Louise Attaque. J’ai bien été (agréablement) surpris par leur concert, plus énergique que l’album, et par leur comportement, à mille lieux du comportements qu’ils arboraient avec Louise-Attaque. J’aurai bien aimé voir le Peuple de l’Herbe, mais mes jambes m’ont dit que cela n’était pas raisonnable. Donc j’ai assisté au concert des Girls Against Boys, groupe new-yorkais. Je connaissais un peu, et je dois dire que j’ai bien aimé. La musique puissante portée par une voix un peu monotone donne un mélange assez réussi. Quelques problèmes de mixage sonore viendront entacher cette performance, mais cela reste de très bonne facture. Les Saian Supa Crew étant sur une scène trop lointaine là encore (en plus ils ont annulé) , nous nous dirigeons vers An Pierlé qui joue dans la petite maison. Et cela fut un superbe concert. La jeune femme est super sympa, fait une impro de «La lettre à Elise » pendant que ses musiciens reprennent Kilie Minogue (nanana nananana…), et arrive à trouver une petite copine pour son batteur dans le public ! Malheureusement, la foule se presse sur la scène d’à côté, Noir Désir s’y produisant. Nous ratons donc les dernières minutes du concert de An, pour pouvoir avoir une place correcte. La encore des centaines de personnes sont venus uniquement QUE pour Noir Désir. Ces gens n’ont visiblement rien compris à un festival comme Dour. D’autant qu’ils observent les autres concerts d’un œil moqueur ou sont même complètement désintéressés mais squattent les premières places des concerts précédents pour ne rien rater de Cantat et sa bande. Enfin cela doit être la fatigue qui fait que je m’énerve de la sorte. Noir Désir divisera les spectateurs. Les fans (je dois en faire partie, mais je n’aime pas trop ce mot) ont bien aimé, voire adoré. Les autres, certainement plus objectifs ont eu une impression plus que mitigés. Il est vrai que si l’on se retrouve trop loin de la scène, on a peut-être du mal à accrocher. Alors que dans les premiers rangs, cela était déchaîné. Bertrand Cantat aurait pu également nous épargner sa petite réflexion envers les organisateurs du festival, d’autant qu’il semble établit que ce sont les Noir Désir qui étaient en tort (Ils avaient annulé à 21 jours du festival, pour des raisons de surbooking, alors ce sont eux qui font leur calendrier !). Cela permettra à quelques crétins d’applaudir (ils ne sont venus que pour Noir Désir, le reste ils n’en n’ont rien à faire), les autres huant pour défendre ceux qui nous avaient offert cette si belle programmation ces 4 jours. Bref, le festival se termine pour ma part sur le concert de Jeronimo, artiste belge qui n’aime pas le silicone (parce que « Le silicone, c’est DEGUEULASSE !!! »), qui a des petits problèmes avec sa femme (« Je crois que ma femme me trompe, mais je tiens bon »). Il termine avec un rappel a capella, avec une chanson, sur Monaco. Son univers 2eme degré, accompagné d’une très bonne musique nous fait terminer ce festival sur une excellente note.
festival inrocks (Soulwax) - 09 novembre 2004 - élysée montmartre ATTENTION: le "à éviter" ne s'adresse pas du tout au groupe Soulwax, qui comme nous, à été totalement spolié hier soir.
les portes s'étant ouvertes avec + d'1h de retard, c'est avec consternation que nous avons assisté au set du groupe Soulwax réduit à 20 minutes !! (ils étaient pourtant tête d'affiche).
en effet, les organisateurs, plus occupés .../...
ATTENTION: le "à éviter" ne s'adresse pas du tout au groupe Soulwax, qui comme nous, à été totalement spolié hier soir.
les portes s'étant ouvertes avec + d'1h de retard, c'est avec consternation que nous avons assisté au set du groupe Soulwax réduit à 20 minutes !! (ils étaient pourtant tête d'affiche).
en effet, les organisateurs, plus occupés sans doute à preparer les petits fours qui allaient être servis à la fin de la prestation après que l'on est viré les pauvres ploucs qui ont payés leur place, n'ont pas jugé bon de réadapter le timming des sets impartis aux groupes présents. c'est donc avec horreur (et je ne pèse pas mes mots) que nous avons endurer 40 minutes de pseudo reprises bossa-nova de la part de deux godiches uniquement bonnes à se dandiner (conféré Nouvelle Vague) et 40 minutes également d'une petite rappeuse londonienne , énième clone raté de Lauryn Hill (Estelle).
Bref, les LCD Soundsystem, arrivant en troisième position, ont non seulement joué qu'une demie-heure et en plus, ont connu durant leur set un sabotage de leur son. et oui, histoire d'empirer les choses, l'ingénieur du son était manchot. C'est donc les larmes aux yeux (de rage bien sûr) que nous avons du nous contenter de 20 minutes (4 chansons, encore moins qu'un show case) des excellents Soulwax, cause première de notre déplacement.
je garderais toujours en mémoire les 15 minutes de protestations furieuses (et de doigts levés !!) de la part du public qui était à la limite de tout péter.
ils sont beau les Inrocks, pseudo bible de la musique auquel il faut toujours accordé foi. je n'ai qu'un mot à dire, vous vous bo-boisez à une vitesse alarmante. c'est pitoyable.
à ceux qui veulent en savoir plus sur cette vilaine mésaventure, je les invite à se déplacer sur l' open forum des inrocks.com et sur le site des excellents Soulwax (soulwax.com). un soirée décidemment bien gâchée... Réagir à cette critique