| Deuxieme jour du festival avec le Temps et un très bon concert de Raoul Petite la veille. La Souris Déglinguée est un groupe mythique du rock alterno des années 80. Ils avaient débuté avec un style assez rockabilly avant de se tourner, sous l'influence du chanteur/leader Taï-Luc, vers un côté plus ska rock et surtout des textes très portés vers l'extreme orient (le vietnam et le cambodge en particulier). D'ailleurs le public massé devant pour LSD comportait pas mal de vieux keupons et de vieux skins lonsdaliens. Y avait aussi la releve, public de l'Incassable. Bon je vais prendre des risques là, mais ça m'a gonflé... Ca n'a pas un brin changé, pas le moindre soupçon d'évolution, on aurait dit un juke-box. Impression renforcée quand Tai-Luc demandait après pratiquement chaque intro "alors, c'est laquelle celle là ?", Charly Oleg's not dead. Vu que je connaissais pratiquement tous les morceaux du très rockab' "tendance négative" au plus ska "intenational raya fan club", ch'uis pas sur k'ils se soient trop renouvelés depuis. Bref j'ai trouvé ça carrément pas original et en plus mauvais dans le genre. D'autant que des groupes plus jeunes comme la Ruda Salska et les Hurlements d'Léo foutent un bon coup d'speed au genre. Bon avouons quand même qu'une partie du public, visiblement venu pour les seuls LSD car je ne les ai pas revu ensuite, s'est éclaté. Pogo, slams et rappel qui continuait bien après que le groupe se soit tiré. Un grand entracte ensuite vu qu'il faut pas mal de temps pour installer le matos des Raoul. En fond une espèce de tryptique fait de corde, poupées et peluches. Un peu partout sur la scène du matos de récup', des éléments de déguisement, etc... Ca met en condition avant le show des Raoul. Le groupe arrive sur scène : deux grattes, bassse, batterie, trompette,, trombonne, choriste et Carton. 
Carton c'est la légende, le malade mental. Ch'ais pas l'âge qu'il a (ça commence à faire) mais il est toujours aussi déglingué. Quoique cette fois, il ne nous ait pas fait le plongeon dans la foule. Paske quand le monsieur slame c'est en maillot de bain, masque, tuba, palme... 
Là on a eu droit à des déguisements de boucher monstrueux, chevalier pourfendeur de dragon (enfin du sexe du dragon...), de mamouth, de capitaine de la croisière s'enc..., tout ça avec du matos de récup' ! Génial du point de vue visuel (cf photos). Et musicalement ça a assure carrément. Un mélange de rock - funk avec une influence zappa, du délire, du festif parfois, bref jubilatoire. 
Ce qui me rends fou c'est ce côté super zicos à côté du délire cartonesque. On a eu droit à un putaing de solo de basse de sa race, rejoint en fin par le trombonne. Ce dernier est carrément speed et assure l'interim au chant quand carton se change (et ça prend du temps !), il nous a fait un super rap. Chapeau aussi à la choriste, qui change aussi souvent de déguisement, et kyé loin d'être un simple faire-valoir, d'ailleurs elle s'est fendue d'un chant bien viscéralement soul. Façon ils étaient carrément tous bons (spéciale dédicace aux gratteux sur le très hardcore "mamouth"). Voili, voilou, jubilatoire je vous dit ! Réagir à cette critique |