 | Starving + Eiffel + Superbus - 5 mars 2003 - Botanique, Bruxelles  Salut les amis,
C'est après une vraie journée de merde durant laquelle tous mes interlocuteurs téléphoniques s'étaient passé le mot pour me casser les couilles que je suis arrivé au Bota pour ce festival spécial rock français. J'étais plutôt impatient de découvrir cette nouvelle scène dont la presse soit disant éclairée dit tant de bien. Las ! .../...
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Salut les amis,
C'est après une vraie journée de merde durant laquelle tous mes interlocuteurs téléphoniques s'étaient passé le mot pour me casser les couilles que je suis arrivé au Bota pour ce festival spécial rock français. J'étais plutôt impatient de découvrir cette nouvelle scène dont la presse soit disant éclairée dit tant de bien. Las ! Le temps de boire une bière (vraiment digne du Quatter, pleine de flotte et dans un verre en plastoc) et de consummer les soucis de la journée avec du papier roulé serré, Starving arrive sur scène.
Heureusement qu'ils ont un bon look et qu'ils bougent bien sur scène sinon j'aurais dit que c'était vraiment à chier. Parce que le son tout pourri, on n'en peut plus ! Et on n'aime pas non plus les gars qui font saturer les grattes acoustiques... C'est pas fait pour ça coco ! Les compos ne ressemblent pas à grand chose, si ce n'est à une espèce de bouillie sonore du genre sous New Order matiné de cris orgasmiques simulés. Seul bon point : le drapeau canadien collé sur la Jazz Bass du bassiste. Bref, et pour faire un mauvais jeu de mots, je dirais que Starving m'a vraiment laissé sur ma faim, la jupette de la chanteuse n'ayant même pas réussi à éveiller le moindre intérêt chez moi. Ils quittent la scène sous les applaudissements polis mais pas très enthousiastes du public, qui bizarrement ne demande pas de rappel.
Eiffel monte sur scène à son tour et là tout de suite c'est beaucoup mieux. Ces gars-là et cette nana-là (et oui, le guitariste soliste est en fait une guitariste) ont beaucoup écouté Noir Désir et s'en sont inspirés à la fois pour leurs compos et pour le look. Surtout le chanteur, qui fait vraiment penser à Bertrand Cantat : favoris noirs, grosse boucle dans l'oreille gauche, Telecaster noire et ranjos aux pieds. Les trois premiers morceaux tapent vraiment bien et sont comme une bouffé d'oxygène après ces tâches de Starving. Il s'agit d'un rock puissant aux résonnances punk bien marquées, le son est bon, tout va bien... Et puis au milieu du 5ème morceau, encore un Noir Dés-like, tout se gâte. Le son devient criard, le bassiste essaye de sortir une ligne de tueur mais tape beaucoup de fausses notes, la nana au solo est pas assez fort et en plus joue des plans vraiment naze... Et surtout, surtout, Eiffel a abandonné toute prétention musicale et laissé au vestiaire la finesse et l'intelligence mélodiques qui faisaient le charme du quatuor bordelais dans les années Tostaky autant que celui des quatres premières chansons du set. La suite, hélas, est du même tonneau, à base de bourinage d'accords cinquièmes, de lignes de basses aventureuses (et pas toujours heureuses) et de batterie à la Phil Rudd (AC/DC, ndlr) dans un soir de déprime profonde. J'ai quand même rarement vu un groupe sur scène passer du très bon au médiocre de la sorte... Bref, peut mieux faire, Eiffel.
Et pour Superbus, ben pas de critique, votre serviteur ayant du s'occuper de la nana avec qui il était venu et qui a cru bon de tomber dans les pommes à la fin du set d'Eiffel.
Journée de merde, je vous dit...
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