This is very Rock ‘n roll !!!
Soirée rock de feu au 22 à l'occasion du Printemps de Bourges 2009, avec pas moins de sept furieux groupes programmés dans les deux salles : le rock juvénile des Français de The Dodoz, le garage japonais des énervés de Detroit7, le post rock ahurissant des nippons de Mono, la soupe électro punk des frenchy .../...
...le post rock ahurissant des nippons de
Mono, la soupe électro punk des frenchy de
Dead Sexy Inc, l'hystérie rock ‘n roll des Américains de
The Von Bondies, l'électro rock des Brésiliens de
Lucy and The Popsonics et, en final jouissif, le triomphe des rockers français de
Stuck In The Sound. De quoi repartir unlarge sourire aux lèvres, les yeux révulsés et les tympans joliment explosés donc !
The Dodoz
On commence par du gentiment prometteur : les gamins doués, humbles et excellents musiciens de
The Dodoz. Malgré leur très jeune age, leur publicd'adolescents en transe et leur appartenance plus ou moins assumée à la très souvent ridicule scène des bébé rockers français (défendus becs et ongles par le gang des has been sourdingues capitalistes de
Rock ‘n Folk), ces gens–là sont tout ce qu'il y a de plus respectables. Leurs morceaux sont accrocheurs, frais et percutants, et ils sontjoués avec une énergie jubilatoire, une saine simplicité et un sens du spectacle certain... Rien de génial à proprement parlé, mais de quoi être très optimiste pour l'avenir !
Detroit7
Juste après, les démoniaques
Detroit7 mettent lefeu au 22 Ouest avec leur garage hytero venu du soleil levant... La chanteuse guitariste -
Tomomi Nabana - est possédée par le démon du bruit stoogien, et son gang de killers est animé par l'envie d'en découdre avec ses instruments (basse et batterie). Résultat : ça gueule outrageusement, ça sature admirablement, ça ramone joliment et, aufinal, ça rend heureux ! Additionnées à la force du poignet et du larynx, la débauche d'énergie, la belle série de larsens mis en musique et l'attaque du public façon kung fu fighting emportent l'adhésion, malgré une musique pas franchement originale.
Mono
Direction l‘autre salle du 22 pour pénétrer dans la cathédrale sonore d'autres Japonais (l'un des thèmes du Printemps de Bourges cette année est "Made In Japan") : les chantres du post rock sidérant de
Mono... Immédiatement, l'on se laisse submerger par les vagues soniques proprement diaboliques ourdies par ces dangereuxextrémistes musicaux. On sait que ça va finir tôt ou tard en vacarme à la fois distordu, cinématique et onirique, mais l'on se laisse quand même surprendre par les montées savamment orchestrées, les explosions subites de violence et par la qualité du bruit créé. C'est un véritable bonheur, cet enchevêtrement de guitares martyrisées et de rythmiques agitées par des soubresauts imprévisibles... Malgré la faible durée du concert (festival oblige... ),
Mono a sans aucun doute réussi à conquérir de nouveaux adeptes grâce à la qualité des textures sonores – hallucinantes d'immédiateté, de densité et d'intensité – proposées.
Dead Sexy Inc
Quelques instants plus tard,
Dead Sexy Inc et son électro punk rock gothico dansant arrache quelques bâillements polis : cette série de clichés (sex and drugs and rock ‘n roll) mis bout à bout est fatigante à souhait, sans aucun intérêt particulier et de nature à faire fuir n'importe quel êtrehumain possédant des oreilles... A éviter autant que faire se peut.
Von Bondies
Il est temps de partir communier avec les très attendus
Von Bondies, dont on avait adoré la première partie des
White Stripes en 2001, et quinous avaient enchanté avec leur single
C'mon C'mon. Leur nouvel album n'a pas l'air bien folichon (on veut vendre des disques ? faire des hits de stades ? ), mais sur scène c'est toujours un rouleau compresseur de nature à écrabouiller n'importe qui aimant à traverser dans les clous rock ‘n roll. Le chanteur guitariste est plus que jamaisun diablotin très à l'aise dans les hurlements acides, les guitares très très énervées et la composition de hits garage rock express. Son groupe reste imparable et direct, même s'il a subit quelques changements (à vue de nez, la seule nouveauté à signaler : une nouvelle guitariste coiffée comme une pouffe blonde white trash à la
PamelaAnderson).
Le batteur asiatique cogne comme un forcené, la bassiste brune façon
Betty Boop se démène comme une malade dans son très moulant short (c'est vraiment une torture de regarder ce délicieux petit cul bouger !), les chœurs féminins - l'une des marques defabrique Von Bondies - sont bel et bien au rendez-vous et ça envoie du gros rock garage furibard. Les nouveaux titres - plus FM sur disque - passent bien la barrière du live (
Pale bride, This is our perfect crime, She's dead to me, The chancer), le chant évoque joliment de temps à autre un
Jack White au bord de la crise de nerfs etles
Von Bondies jettent de l'huile sur le feu, encourageant le public à monter sur scène et à slammer (
"This Is very rock ‘n roll !" nous dit un
Jason Stollsteimer, lassé du flicage dans les salles US) : se faire mettre dans les cordes par des garagsites de Detroit, ça fait toujours du bien par où ça passe ! Le final estanthologique avec le hit
C'mon C'mon et le tubesque
It came from Japan (un titre magistral du premier album, dédié à Mono et Detroit7)... Ahhhhhhhhhhhh, putain que c'était bon !!
Lucy and The Popsonics
On rassemble ce qu'il nousreste de force pour assister au très bon concert des Brésiliens électro punk rock de
Lucy And The Popsonics, un duo sexy et décalé envoyant de répétées invitations à danser sur la piste de danse au son du rock. C'est funky, élevé, épicé, frais, chaud et profondément réjouissant, il faut le dire. Malheureusement, le duo bien né doit secoltiner la concurrence de des prophètes de shoegazing,
Stuck In The Sound, dans l'autre salle. Malgré l'énergie et la foi démontrée sur les planches, la fin du set de
Lucy and The Popsonics se fait donc devant une assistance réduite.
Stuck InThe Sound
Il est extrêmement difficile ensuite de se frayer un passage pour apercevoir les
Stuck In The Sound, déchaînés comme à leur habitude, et galvanisés par un accueil des plus chaleureux... On frôle même la séance d'hystérie collective ! Le groupe parisien répare son absence forcée d'il y a deux ans (bloqué par laneige à l'aéroport de New York selon les sources officielles ou
"à la piscine" selon le chanteur
José Reis Fontao... ) en offrant un set ramassé, high energy, hargneux et décérébrant... Le déluge de tubes disco punk rock shoegaze qui s'abat sur le public plonge celui-ci dans une félicité doublée de petites idées sexuelles derrière latête (en vrac)... Conclusion hédoniste, fervente, puissante et inspirée à une soirée de tous les diables !
Sites internet :
www.printemps-bourges.com,
www.myspace.com/vonbondies,
www.myspace.com/stuckinthesound,
www.myspace.com/lucyandthepopsonics,
www.myspace.com/thedodoz,
www.myspace.com/monojp, www.myspace.com/thedeadsexyinc, www.myspace.com/detroit7.
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Les photos sans crédit sont signées Flore-Anne Roth
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