"L'ile aux enfants du rock alternatif". Sacré Didier Wampas, il nous fait le coup de Casimir. il a mis son plus beau costume moulant-transparent, il a bien lissé son iroquoise pour l'occasion, et il nous fait son show, plus Star Ac que jamais.
Et le public répond, applaudit, adore ça. Il aime, il crie, il trépigne , parce qu'il a la nostalgie d'une époque qu'il n'a pas connu. D'une époque où le rock alternatif français était vivant, où l'on se demandait si on allait voir les Satellites, les Washington Dead Cats ou les Ludwig. Le problème, c'est qu'à cette époque, Didier c'était un mec banal, un groupe quelconque, qui faisait son gentil petit chemin à l'ombre des Sherifs et des prods Boucherie. Seulement voilà, lui c'est le dinosaure qui a évité la comète, bien planqué derrière son guichet. Alors il est toujours là, et c'est trés bien pour lui, mais c'est toujours aussi surjoué, aussi prévisible, aussi... basique. Mais comme il est le seul, ils adorent, ils pogotent comme dans une boum, comme sur Indochine au bal de l'Elysée Montmartre. Tout le monde est content sauf sur un point : ce public là ne comprendra donc jamais rien.
Le vrai moment de la soirée, c'était la première partie, c'était Stupeflip et comme toujours ce public de suiveurs ne l'a pas senti. Néanmoins, il ne faut pas s'inquiéter pour eux non plus, dans 15 ans ils raconteront à la génération suivante combien ils étaient branchés d'avoir vu Stupeflip à l'Olympia, ils oublieront même de mentionner Didier, et ça c'est injuste ! Didier, je tiens à te remercier d'avoir pris Stupeflip en première partie, cela m'a sauvé ma soirée. Bref, tout va bien pour tout le monde, n'est pas merveilleux un concert des Wampas ?