Pour la dernière date de leur tournée française, SUICIDAL TENDENCIES se devait de frapper un grand coup. En effet, cela faisait plus de deux ans que l'on attendait de revoir la bande à Mike Muir dans cette salle qu'ils connaissent si bien (c'est là qu'ils avaient fini leur tournée d'adieux en 1995 et qu'ils ont commencé cette tournée deux semaines auparavant).
SHELTER avait la difficile tâche de commencer cette soirée. Leur punk énergique semble avoir séduit mais tout le monde n'a qu'une seule véritable envie: revoir SUICIDAL!!!
Quand vers 20h30, les lumières s'éteignent, le public scande "ST, ST,ST!!!". Ca commence sobrement par quelques accords de "Asleep at the wheel", puis arrive enfin le premier grand moment de la soirée: Cyco Miko nous demande "What the fuck is going on around here?" et c'est parti avec "You can't bring me down". Même si le line-up a changé (il ne reste que les deux Mike, Muir et Clark de la formation de la grande époque), l'énergie et l'esprit SUICIDAL sont toujours là. Le batteur et l'autre guitariste ne sont pas des inconnus pour les amateurs d'
INFECTIOUS GROOVES (respectivement Brooks Wackerman et Dean Pleasants)
mais la grosse surprise est de voir jouer le nouveau bassiste Josh Paul.
Ce dernier n'a rien à envier à Robert Trujillo et semble s'être parfaitement intégré à la SUICIDAL FAMILY.
La set-list est une sorte de best-of de SUICIDAL agrémentée de quelques incontournables d' INFECTIOUS ("Therapy", "Infectious grooves", "These freaks are here to party"). Pour la partie SUICIDAL, nous avons eu droit à ce que nous étions en droit d'attendre: "Go Skate", "Lovely", "Alone", "Pledge your allegiance", "Send me your money", "Fascist pig", "I saw your mommy" et son intro disco, entre autres.
La seule ombre au tableau est pour les inconditionnels, la touche INFECTIOUS aux anciens morceaux comme "Join the army". On regrettera également l'absence d' "How will I laugh tomorrow" du programme.
Le concert a duré 1h25, le son était très bon, mais le plus important est l'énergie incroyable du groupe et la communion avec le public. Qu'on se le dise, braves gens, SUICIDAL is back!