Une sombre puissance poétique, une voix profonde enrobée dans une pop innocente et dépravée, SvenSson nous rappelle au bon souvenir d’un autre prince noir de la chanson rock française : Daniel Darc. Entre Nouvelle Vague française et cold wave anglo-saxonne et avec un soupçon de maniérisme dandy, ce faux suédois originaire du sud-ouest de la France mène sa barque dans le sillage des Serge Gainsbourg, The Cure ou encore Alain Bashung.
Sur scène, SvenSson chante la perte de l’innocence, les amours spectrales indélébiles, l’appel des éthers et des abysses, la beauté fatale de l’errance. Ce quator folk-wave a déjà écumé les salles de France et de Navarre, en passant par le Danemark, le Japon et l’Australie.
Sa plume riche et surréaliste offre une poésie inspirée et intrigante que l’on retrouve dans le visuel du groupe et dans ses clips d’une noirceur perverse. « Des chansons acoustiques où s’infiltre comme l’après rasage de Lloyd Cole, tout l’esprit d’une indie pop pluvieuse et littéraire. Des chansons électriques où plane l’ombre de la rythmique grondante, de la panique contenue de Joy Division », voilà comment nos amis australiens voient ce chanteur toulousain. |