Syd Matters naquit un jour de la rencontre entre le folk antique et la pop moderne. La voix magistrale, les discrets arpèges de guitare, les sobres cordes, les sonorités de claviers vintage, les atmosphères planantes aux vertus panoramiques : tous les ingrédients sont là pour bâtir un univers cotonneux où l'on se sent bien.
Dernière actu : To all of you, tout le monde se souvient de ce single plein de grâce et de singularité. Le 14 janvier 2008 arrive Ghost days, le quatrième album de Syd Matters sur l'ambitieux label Because Music. Du pop rock voluptueux pour un doux moment de détente à vivre live sur les planches du Poste à Galène à Marseille ce soir !
Une soirée entre folk, pop et rock dans un 22 d'Auron affichant complet... La première journée du Printemps de Bourges 2008 a permis à toute une flopée de bons groupes de faire leurs preuves ou de confirmer leurs talents dans deux petites salles intimistes et devant un public enthousiaste. Pendant ce temps, juste à côté sous le phénix, 6000 fans de variétés consensuelles acclamaient Rose, Renan Luce et Chistophe Willem... C'est le lot commun d'un grand festival : il en faut pour tous les goûts, aussi discutables soient-ils.
Syd Matters :
Déjà vu il y a peu pour un extraodinaire concert en tête d'affiche au festival les Volcaniques de Mars, Syd Matters a confirmé son éclatante forme du moment. malgré le peu de temps alloué à sa prestation, le groupe parisien a fait très forte impression ! Il faut dire qu'avec un répertoire irréprochable, des harmonies vocales à tomber à le renverse, des musiciens habités, un son de rêve et des éclairages impeccables, il faudrait être vraiment très difficile pour bouder son plaisir. Ce concert aux fortes réminiscences des travaux pop/folk de Thom Yorke et Radiohead s'est en outre terminé par un passage post rock aussi surprenant que superbe. A voir absolument sur scène !
Constance Verluca :
Dans un style beaucoup moins intimiste et plus chanson française folk, Constance Verluca a su tirer son épingle du jeu, en usant de son humour corrosif, de son charme et de sa bonne humeur communicative. L'ensemble se révèle plaisant, même si l'on n'est parfois pas franchement loin de la variété française.
Cocoon :
Si l'on en juge par l'accueil triomphal qu'il a reçu au 22 d'Auron, le groupe clermontois Cocoon faisait partie des têtes d'affiche de cette soirée, un an à peine après son passage en tant que Découverte du Printemps de Bourges 2007. Son excellent album truffé de tubes, la présence décontractée du charmant duo et la qualité des morceaux - tour à tour mélancoliques ou enlevés - sont des atouts qui semblement parler au grand public, et c'est tant mieux... On est parfois à deux doigt du dérapage car le public est vraiment chaud et trivial ("à poil !"), mais Cocoon s'en sort avec sa classe et ses sourires. Quelles que soient les circonstances, Mark et Morgane chantent toujours divinement leurs titres délicats, en grand professionnels qu'ils sont désormais. Vivement le prochain album de Cocoon !
La Maison Tellier :
Dans un style plus country folk et plus aride, La Maison Tellier a su capter l'attention du public avec un concert entre chanson française de qualité (à la Bertrand Cantat/Noir Désir), folk rustique et country ancestrale. Les titres sont bien écrits, arrangés avec autant de goût que d'authenticité et interprétés avec foi ; tant et si bien qu'on se laisse emporter par la musique de ce groupe normand un peu bourru.
French Cowboy :
Les Nantais de French Cowboy ont confirmé à Bourges leur statut de groupe de scène imparable. Les compositions signées Federico Pellegrini (à lire : une interview récente du monsieur), excellentes sur disque, prennent une dimension supplémentaire en live : les ex-Little Rabbits habitent littérallement les morceaux tout au long d'un concert quasi parfait, c'est du grand art ! La désormais traditionnelle reprise folk rock du Back to Black d'Amy Winehouse est l'ultime preuve de bon goût et de savoir faire d'un groupe appelé à régner de nouveau en France. Et ailleurs.
Adam Green :
Malgré un début de show un peu déroutant (c'est quoi ces arrangements kitchissimes ? se dit-on en nous mêmes... ), le songwriter new-yorkais Adam Green - habillé comme un clone du chanteur d'Aerosmith avec un t-shirt noir à franges blanches - a finalement embarqué le public - clairsemé et mou au début - dans son monde absurde et fascinant. Le roi de l'antifolk/pop a réussi à su convaincre grâce à ses talents d'entertainer complétement fou (il va jusqu'à rouler des pelles au premier venu monté sur scène), de chanteur crooner à la voix grave façon Lou Reed drôle et de songwriter doué (influences : Velvet Underground, Bob Dylan et les Beach Boys). Entre deux facéties et autre danses débiles, notre homme - qui ressemble à une sorte d'iggy Pop bedonnant, non agressif et aux cheveux bouclés quand il empoigne son pied de micro - n'oublie pas de chanter comme un demi dieu et de faire plaisir à ses fans en interprétant des titres à la demande (Jessica Simpson, Kokomo des Beach Boys etc etc). Comme il le dit si bien, ce gars là a tout compris du show busyness ! Et il revient pour de généreux rappels alors que la majorité du public est allée voir le show survitaminé des rockers de Hushpuppies. A la fin du show, l'on se dit qu'Adam Green a la classe, et que ce n'est pas près de changer !
Hushpuppies :
Les Hushpuppies ont la classe eux aussi, se dit-on en assistant à la fin de leur show supresonique. Compos en acier trempé, musiciens hystériques, chanteur classieux, lumières vrillantes, son démoniaque : cette troupe de jolis énervés a tout pour cartonner dans la monde entier, et en France, si l'on en croit la réponse ultra enthousiaste du public de Bourges ! Les pogos et autre slams se succèdent à un rythme infernal jusqu'à la dernière note du concert high energy des Mods de Hushpuppies. Bien envoyé messieurs !
Syd Matters + H-Burns - 8 février 2008 - Poste à Galène - Marseille Sans me rendre inconditionnel (je me suis débrouillé pour les rater alors qu'ils sont déjà passé 3 fois à Marseille) les 2 premiers albums des Syd Matters, "A whisper and a sigh" (2003) et "Someday We .../...
Sans me rendre inconditionnel (je me suis débrouillé pour les rater alors qu'ils sont déjà passé 3 fois à Marseille) les 2 premiers albums des Syd Matters, "A whisper and a sigh" (2003) et "Someday We Will Foresee Obstacles" (2005) m'ont laissé un bon souvenir et même si le dernier en date est moins évident je me faisais une certaine joie d'enfin les découvrir sur scène où ils jouissent d'une excellente réputation.
Malgré une grosse concurrence avec notamment The Do (moqués gentiment par le pince sans rire Johnathan Morali) la salle est bien pleine, partagée entre midinettes un peu impatientes et vieux briscards qu'on ne croise qu'aux concerts de rock indé.
Si l'absence de fumée est des plus agréables on ne peut pas vraiment en dire de la chaleur des lieux, en total décalage avec le temps à l'extérieur, mais on s'en accommodera.
La première partie est assurée par les Ardéchois (pas retenu le nom de leur bled mais c'est pas loin de Valence) de H-Burns.
Pas très convaincu dans l'ensemble, le groupe est bon dans le genre Americana mais un peu de mal avec la voix rauque du chanteur.
En revanche comme espéré les chansons aériennes de la tête d'affiche prennent toute leur dimension en concert, là où certaines peuvent sembler trop calmes sur disque elles sont agréablement poussées par la dynamique de groupe, c'est même très rock sur quelques titres.
Un peu déçu qu'ils ne jouent pas le titre avec lequel ils furent découverts ( "Black and white girl" dont je pense pas qu'il ait été matraqué au point de devenir un boulet à la "Creep") mais la setlist fait la part belle aux moments forts des 3 albums.
On est séduit par la richesse de la musique, les guitares acoustiques et électriques sont élégamment soutenues de claviers et flûte, et chaque membre est mis à contribution pour les harmonies vocales.
La tension monte progressivement, l'ambiance entre pop et musique de film est enivrante à souhait, on a beau avoir déjà entendu ces influences ailleurs, ils ont le truc en plus qui les distinguent de bien des faiseurs.
Ils communiquent bien avec le public sans en faire trop, ils sont contents d'être là et reviendront probablement.
De l'avis de quelqu'un qui les avait déjà vu ce n'était pas aussi bien que sur leur précédent passage au PAG mais en ce qui me concerne j'ai passé un très bon moment.
setlist :
intro heartbeat
everything else
it's a nickname
someday sometimes
cloudflakes
end and start again
i was asleep
louise
ill jackson
my lover
stone man
anytime now
middle
heartbeat detector
me & my horses
-----------------------
big moon
to all of you
obstacles
-----------------------
Footsteps (avec H-Burns)
My girl (reprise Temptations)
Syd Matters - 18 aout 2005 - Mercury Lounge - New York
Hier en attendant le debut du concert des fabuleux Elk City qui passaient a Piano's, j'etais tombe sur l'affiche de Syd Matters me confirmant qu'il s'agissait du groupe francais dont j'avais .../...
Hier en attendant le debut du concert des fabuleux Elk City qui passaient a Piano's, j'etais tombe sur l'affiche de Syd Matters me confirmant qu'il s'agissait du groupe francais dont j'avais beaucoup apprecie le premier album a whisper and a sigh ... je me debrouille donc pour etre a l'heure annoncee 19h30 ... car Syd Matters ouvre le bal ce soir ... Lorsque j'arrive la salle est quasiement vide et je vois Jo et Remi au bar ...
Vers 20h et quelques ils montent tous deux sur scene ... et je realise donc que ce soir nous auront le droit a un set "acoustique" ...c'est a dire a deux guitares (une elctrique, l'autre electro acoustique). Me souvenant que leur musique est tres calme je suis un peu inquiet ... et encore plus lorsque je vois Jo demander une chaise pour s'asseoir sur scene ...
Ils attaquent devant un public assez peu fourni mais attentif ... apres quelques difficultes sur le premier morceau ou je trouve que le melange guitare seche et electrique ne fonctionne pas tres bien (je me suis meme demande si il n'etaient pas un peu dephases a un moment) et ou je ne peux m'empecher de chercher les traces d'accents dans le chant en anglais ... je finis par me laisser seduire en douceur ...
Les morceaux s'enchainent et on rentre dedans en douceur, les voix sont belles, on les trouve culottes de venir jouer et chanter ici en anglais ... et ils ont bien raison car ca marche. Le son est finalement incroyablement riche et profond (et dire que je ne les ai pas vu en formation complete).
Ils piochent des morceaux dans leurs deux albums (qu'ils vont d'ailleurs sortir ici sous la forme d'un double chez V2 debut 2006). Je me re emerveille a l'ecoute des morcreaux Eelsiens que je connais ... et lorsque apres une dizaine de titres ilss s'arretent je suis bien decu ...
Quelques felicitations plus tard je les laisse partir la guitare sur le dos vers Living room ou ils ont un set a 22h (franchement ca doit les faire triper de se balader a NY comme ca d'une salle a l'autre pour aller jouer) ... et ayant fait une croix sur le concert de Electric Magnolia co a Southpaw ... je retrouve Svet pour diner et en sortant alors que nous passons fortuitement devant le dit Living Room (ou j'avais vu Keren Ann l'annee derniere) je ne peux m'empecher de faire un saut dedans (d'autant que c'est gratuit) ou je les vois interpereter un dernier morceau et demi ...
... devant un salle comble cette fois, assise (ce qui s'y prette bien). Ils ont l'air beaucoup plus detendus et l'aise, et finissent sous des applaussiments bien fournis ... ce qui laisse presager du meilleur pour leurs 2 concerts suivants a Southpaw (samedi) et au Zebulon (lundi) ...
Très belle soirée proposée par B.B. (ndP : et surtout les Chroniques Sonores organisateurs du Festival) en ce we d'ASCENSION :
Tahiti 80 un peu mou au début (le temps d'aller se chercher quelques bières fraîches au comptoir) décolle en fin de set avec des morceaux bien sentis, des ambiances et des influences digérées si ce n'est avec talent en tout cas avec brio. (ça veut peut être dire la même chose...? )
Le cou d'éclat (et le coup de pied au cul), c'est Syd Matters qui le donnera ce soir. Une musique belle, bruyante, riche, sensible, pleine de matière et de couleur, nouvelle et déjà évidente. Depuis leur dernière venue à Marseille, l'évolution est remarquable. Le groupe ressemble de moins en moins à un Phoenix et de plus en plus à un Air. Mais comme le dit l'un des internautes, là n'est pas l'essentiel.
Suit l'événement Télérama : AS Dragon. Déjanté à souhait, des gueules bien craignos (j'aimerai pas me retrouver seul avec le batteur et la chanteuse au fond du bus de la tournée...) mais un son carré et plein d'énergie. Mais d'où tirent t-ils toute leur énergie au fait ? Hein ? Probablement boivent-ils beaucoup de jus d'orange pressé. Vers la fin du set une partie du public est en transe (des amateurs ? des amis ? des membres de la secte Burgalat ?) Et ça chauffe grave. Le tout dans l'ambiance d'église underground qu'est le cabaret aléatoire (avec ses grandes colonnes de béton, sa scène en forme de chœur et ses absides où chacun peut comater en toute tranquillité ). C’était un moment de Pur Punk
Et puis, Burgalat arrive, magnifique, avec son blouson bleu récupéré à Emmaüs, sans savoir qu'il joue à Marseille, ville du ragamuffin', des musiques du sud, du bon vieux pétard et surtout ville des gros mauvais. A 1h00, il n'y avait plus qu'une poignée de personne dont une bonne partie d'épaves. Le DJ Set commence avec des choix dansant et de qualité mais c'est trop tard, ils sont tous déjà dans leur petite twingo turquoise à chercher une place du côté de la Plaine (parce que c'est branché la plaine). Bref une fin de soirée en eau de boudin alors qu'était présent un des meilleurs DJ de France et que demain il n'y avait pas école. Honte à toi Marseille.
PS : Quant au dépressif qui se plaint dans ces chroniques parce que ça ne commence pas à l’heure, je pense que le mieux pour tout le monde, c’est qu’à l’avenir il reste chez lui.
Pour les amateurs j'ai quelques photos de Natascha que je peux échanger... Réagir à cette critique
Syd Matters + Tahiti 80 - 04 mai 05 - cabaret aléatoire - Marseille Le concert commence par Tahiti 80.franchement sympa, je me dis que je vais passer un bon moment en attendant Syd Matters. Le groupe est super carré, charismatique, fait des chansons enjouées (ils .../...
Le concert commence par Tahiti 80.franchement sympa, je me dis que je vais passer un bon moment en attendant Syd Matters. Le groupe est super carré, charismatique, fait des chansons enjouées (ils doivent aimer Motorpsycho époque phanoréthyme), met de l'ambiance ... des jeunes putains de pros ... mais voila justement au bout de 4 chansons, tout est dit, le groupe n'a pas grand chose à exprimer je trouve.
Puis arrive Syd Matters. J'avais coché le concert sur mon calendrier depuis 2 mois après avoir seulement écouté son premier cd assez folk et dépouillé, superbement écrit, réinventant la musique avec une musique pourtant pas originale mais éclairée de l'intérieur.
J'étais curieux de ce que ça donnerait sur scène ; je suis reparti complètement choqué et fanatique au dernier degré tellement je me suis pris une énorme claque. Je suis moi même auteur compositeur et j'ai pris un plaisir immense à me laisser porter par Syd et son groupe, en pensant "mon dieu,voilà quelqu'un qui s'exprime et qui vient chercher les gens avec SON émotion, pas avec des recettes".
Cela a donné un concert parfois formellement critiquable (musiciens pas toujours bien positionnés, échanges minimaux avec le public, impros de fins de morceaux un peu foirées etc....) mais franchement ce serait de la pure branlette de producteur voulant formater un groupe que de parler de ça sérieusement tant on se dit que Syd a tout compris à la musique : il faut l'aimer pour la jouer, il faut avoir quelque chose à faire ressentir sans en avoir honte. Le reste NE COMPTE PAS. Réellement.
Je me rappelle un regard halluciné que j'ai lancé à ma copine lors d'une chanson disant "c'est pas possible, ça peut pas exister une chose pareille!". Les musiciens ont réellemnt apporté un plus à la musique de Syd tout seul et on sent qu'ils aiment ce qu'ils font. Le passage du cd à la scène est plus que réussi. Je vais parler des influences que j'ai ressenties de la part du groupe mais j'ai presque l'impression de commettre un sacrilège car est ce important ? J'ai lu une interview de Syd dans les Inrocks qui m'a presque fait chialer : un gars de 23 ans qui vous dit que l'originalité dans la musique n'est pas un critère valable de jugement en soi car tout a été inventé dèja dans son style de musique et que l'important finalement c'est l'émotion qu'on dégage et la sincérité qu'on a, et bien, ça me sidère tellement j'ai l'impression qu'il est dans le vrai !! Les influences que j'ai pu ressentir donc... Radiohead, Robert Wyatt, Pink Floyd première époque, Curt Cobain et Andrew Bird dans la voix (là encore quelle leçon : à quoi ça sert d'avoir une voix hyper technique et de pas savoir s'en servir alors qu'avec un petit brin de voix on peut tout dévaster par l'émotion dégagée) et sur scène je sens que les guitaristes sont des fans de Guapo et de Godspeed you black emperor par les déluges sonores qu'ils font monter.
J'ai été obligé de me rappeler le premier groupe et malgré leur côté sympathique je me dis qu'il y a de la musique pour danser et passer un bon moment d'un côté et de la musique tout court de l'autre côté.
Je suis parti après le concert de Syd Matters car je ne pouvais décemment plus écouter autre chose.