Associant des sonorités électroniques (boîte à rythmes, synthétiseurs) à son arsenal et à sa "façon" vintage, TANGER réussit une collection de chansons plus pop, plus ciselées et redoutablement efficaces, servies par un son chaud et dynamique .
Tanger - 30 mai 2008 - Poste a Galene - Marseille
Déjà un petit moment que le concert a eu lieu mais je n'ai toujours pas trouvé le temps pour le chroniquer ... bientôt un mois jour pour jour ... bref ... j'ai d'autant plus envie de le chroniquer .../...
Déjà un petit moment que le concert a eu lieu mais je n’ai toujours pas trouvé le temps pour le chroniquer … bientôt un mois jour pour jour … bref … j’ai d’autant plus envie de le chroniquer que j’ai lu il y a quelques temps la chronique de leur nouvel album Il Est Toujours 20 Heures Dans Le Monde par Philippe dont j’aime toujours autant la plume mais que je trouve une peu sévère sur ce groupe qui, il est vrai, peut être par moment franchement déconcertant …
Et ce fut le cas de ce samedi soir … Tiraillé entre la belle affiche estampillée Virgin au Dock avec Camille et Morcheeba et celle sponsorisée elle par la Fnac au Poste a Galene avec a l’origine Tanger, Kami et Quidam (et je ne parle même pas du grand retour de Quaisoir a Marseille (a la Machine a Coudre) … Optimiste comme souvent je me dis que je peux certainement aller au Dock et enchainer au Poste sans prendre le risque de rater Tanger …
C’était sans compter l’annulation de Quidam qui a préféré parait il aller faire la premier partie de Raphael a Paris plutôt que sa mini tournée Fnac Indetendance … hum … sans commentaires … si ce n’est que du coup j’ai du partir au bout du 5eme morceau de Camille (sans trop me forcer, car je dois reconnaitre qu’elle m’a sacrement énervé … avec ses ricanements entre les morceaux ( « je suis pas trop bourrée pour faire l’amour !») et ses imitations de vomis pendant les morceaux***…
Lorsque je suis arrivé … j’ai trouvé un Poste a Galène raisonnablement rempli attendant Tanger qui est arrivé quelques secondes après. Entrée en scène très théâtral, qui ne m’a pas surpris connaissant les animaux. Sur scène Didier Perrin, Philippe Pigeard et Christophe Van Huffel sont accompagnés d’un batteur … On est donc ce soir en version groupe (comme au Café Julien) et non pas en big band comme au Poste a Galène il y a 10 ans qui reste un de mes meilleurs souvenirs de concert !
Ce soir j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans. Je ne connaissais pas les nouveaux morceaux ayant égaré le disque pendant mon déménagement avant d’avoir pu l’écouter plus d’une fois. Certains morceaux sont franchement surprenants comme la balade un ange passe, d’autres plus accessibles a la première écoute comme le décalé la fée de la foret, ou les plus rock n’roll un homme statue (a la Camille) ou Roulette russe.
Sur scène Christophe est toujours aussi inquiétant, Didier toujours aussi discret et Philippe toujours aussi difficile a cerner (a l’image du groupe) derrière ses lunettes noirs et ses tenus très typées. Musicalement il y a aura des passages bien rock et trippant, des morceaux plus dansants / disco, des trucs plus planants … peut être un peu trop de genre différents pour ne pas perdre les néophytes … d’autant que ce n’est pas sur les textes que l’auditeur frileux pourra se rassurer.
En effet c’est surtout au niveau des textes qu’ils déroutent. Sur les précédents albums il y avait déjà des textes surprenants mais la ils sont semblent ils allés encore plus loin dans l’absurde ou le poétique décalé. En tout cas ce qui est sur c’est que Tanger au fil des albums ne se répète pas et prend le risque a chaque fois de perdre ses auditeurs.
Apres avoir repris les Doors, les Smiths ou Leonard Cohen cette fois ce sera au tour de Patrick Coutin et son J’aime regarder les filles de trouver une place sur la set list aux cotes de vieux morceaux comme Ebony, Facel Vega ou Petit soldat
En conclusion, je ne regrette pas d’avoir quitté précipitamment le Dock des Suds pour venir au Poste, prendre des nouvelles de l’un des groupes que je suis fidèlement depuis des années et dont la nouvelle mutation annonce encore bien des concerts a venir … d’ailleurs il y a fort a parier que au fil des dates de ce nouvel album (je crois que ca n’était que la deuxième) le set va se roder, les morceaux encore un peu rigides vont évoluer au fur et a mesure que les désormais 4 membres de Tanger vont les habiter.
*** bon la j’avoue que je fais un peu de raccourcis mais disons que je trouve qu’elle se prend beaucoup trop au sérieux et que ayant déjà vu des gens comme Meredith Monk je suis peut être moins impressionné par sa façon de chanter …
Tanger et Jean-Louis Murat - 19 MARS 2004 - Foyer du marin - BREST En première partie le groupe TANGER a bien assuré, un rock qui déménage quand ils sont chaud et dont les influences ont été pêchées
des Beatles à Led-Zeppelin, agrémentées d'électronique et de .../...
En première partie le groupe TANGER a bien assuré, un rock qui déménage quand ils sont chaud et dont les influences ont été pêchées
des Beatles à Led-Zeppelin, agrémentées d'électronique et de textes sentant bon le sable chaud.
MURAT est surprenant, il est arrivé très cool sur scène et ses riffs de guitare ont empli la salle pour mieux nous faire rêver sur sa voix suave. Réagir à cette critique
Tanger et Programme - 13 et 25 novembre 20 - Ninkasi Kao de Lyon Si Tanger et Programme ont marqué, à leur manière, par leurs albums respectifs le détroit et mon cerveau dans ma bouche, l'année 2000, ils le doivent avant toute chose à leur tranquille, mais .../...
Si Tanger et Programme ont marqué, à leur manière, par leurs albums respectifs le détroit et mon cerveau dans ma bouche, l’année 2000, ils le doivent avant toute chose à leur tranquille, mais convulsive, insolence.
Horizons lointains.
J’ai un souvenir parfaitement net de ma première vision de 2001, l’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick. Le choc. Une secousse sismique d’énorme ampleur me précipitant au fin fond d’un univers inconnu et exaltant. Déjà extrêmement rare au cinéma cette exaltation l’est encore plus en musique. Rares sont les disques offrant une telle vibration intérieure, tel bouleversement intégral.
Et pourtant en 2000 (année française ?) deux groupuscules bousculèrent mon univers musical quotidien bien confortablement ancré au fond de ces pantoufles depuis que Jeff Buckley fut touché par la Grace en 1994. L’un par sa musique d’outre-tombe (faisant passer le Suicide d’Alan Vega pour un groupe de joyeux drilles) et ses paroles brutes, sèches et perforantes : Programme. Et l’autre, Tanger qui, par-delà des albums sonnant like a black celebration, sont un voyage initiatique et métissé entre occident et orient, fut également remarqué ici par une prestation live au Ninkasi Café de Lyon le 25 novembre, simplement renversante, intense, transpirante et aspirante.
Ces deux groupes aux univers musicaux lointains ont néanmoins, en dehors du fait d’être Français, des points communs vitaux au regard de la production rock d’ici depuis quelques années : Celui de dérouler une musique acrobatique jonglant avec les mots avec intelligence, débarrassée des carcans boueux et accents marécageux dans lesquels s’empêtre la majeure partie des groupes hexagonaux, et puis surtout : des textes bon sang, des textes. "Certains s’arrangent avec leurs illusions, certains trouvent de quoi être sereins, d’autres viennent mourir pour rien, on est les premiers" entend-on sur le disque de Programme. D’une implacable froideur, les textes dansent autour de vous comme un serpent à l’affût d’une proie facile, offerte, puis s’entortillent autour de votre cou sans vous laisser la moindre chance de vous raccrocher à quoi que ce soit. Quant à ceux de Tanger, au romantisme lyrique plus marqué et fiévreux, ils sont secoués de spasmes mélodiques et d’envolées poétiques inspirées par un Philippe Pigeard, leader du groupe, que ne renieraient pas quelques anciens auteurs d’ici.
Si, musicalement parlant, l’album de programme ne présente aucun point commun avec ceux de Tanger, c’est avant tout dans le désir de tout "reprogrammer", la volonté d’intransigeance des textes qui rejoint celle de Tanger. Là ou l’album de Programme marque une certaine rupture avec ceux de Diobologum (le précédent groupe d’Arnaux Michniak, déjà auteur - chanteur des textes, beaucoup plus "pop convenable"), mais déjà néanmoins bien esseulé au sein de la production Française ; ceux de Tanger s’alignent régulièrement depuis 1997, un maxi et deux albums, avec une clarté et une évidence que l’on ne connaissait plus à la chanson "made in" France.
Et si la musique d’ici vous prenait pour quelqu’un d’intelligent, voire de cultivé, semble dire Tanger et Programme. "L’idéalisme, ce disque est son fruit" chante Arnaux Michniak dans "mon cerveau dans ma bouche". La croyance en la musique n’est-il que pur idéalisme ? Tanger et Programme font partie de ces rares groupes qui eux ont leur cerveau dans leur bouche ; et vous en abreuvent, vous inondent.
Lors de leur prestation live à Lyon en novembre, Tanger offrit aux quelques quatre cents bienheureux présents, entre des temps d’improvisations libératoires, des reprises des Smith ou de Leonard Cohen, l’ensemble baignant dans une poésie brute n’ayant d’équivalent que dans l’univers littéraire d’un Burroughs. La poésie c’est la fulgurance des mots. Programme et Tanger l’ont bien compris, mais ne chercheront ni à vous l’expliquer, et surtout pas à vous convaincre, mais simplement à vous l’exposer. La mise en rapport avec l’inconnu, l’étranger, est toujours une expérience palpitante.
Alors voilà, Tanger et Programme sont sur un bateau, qui tombe à l’eau ? Eh bien personne… Il vogue le bateau, il vogue déjà bien au-delà des frontières connues et établies par les quelques grands voyageurs téméraires d’ici, vers des horizons lointains, aux grés des vagues et bourrasques bien étrangères du commun des mortels. Tanger et Programme ne sont absolument pas représentatifs de quoi que ce soit observé au cours de l’année musicale 2000, car ici où ailleurs, on aime finalement assez peu les expérimentations, les grands voyageurs, qu’ils soient cérébraux ou physiques.
Tanger + Natalia M King - 23 novembre 2000 - Café Julien - Marseille Il nous aura fallu patienter un peu plus de deux ans avant de regouter aux délices de Tanger ...
Programmés initialement au Café Julien à 20h30, le concert n'a finalement commencé qu'à 23h en .../...
Il nous aura fallu patienter un peu plus de deux ans avant de regouter aux délices de Tanger ...
Programmés initialement au Café Julien à 20h30, le concert n'a finalement commencé qu'à 23h en raison du déplacement du concert de FFF des Docks à l'Espace Julien ... Du coup ils ont inversé avec leur première partie Natalia M King qui est passée après eux ... dur pour elle ...
Sur scène ils étaient moins nombreux que la dernière fois au Poste. Le trio d'origine : Philippe Pigeard au centre qui pilotait un espèce de tableau de bord piano, Christophe Van Huffel, le guitariste à sa droite et Didier Perrin le bassiste à sa gauche. Cachés derrière eux un très discret clavier, un ma foie fort discret lui aussi batteur et un saxo qui ne jouait pas sur les morceaux (il ne s'agissait pas d'Akosh comme sur l'album). Ils ont commencé par un long morceau instrumental très prenant puis ont enchaîné sur l’immodeste attitude tirée de leur premier disque, toujours aussi sublimement longue et envoûtante ! Puis se sont enchaînés tous les morceaux (voir ci dessous), jusqu’au Détroit qui a été le début du meilleur moment du concert, suivi de Oui Peut être, L’internationale Hallucinex, the new So Long Marianne
Ils sont toujours aussi prenant et leurs longs délires instrumentaux entre l'improvisation jazz et le bon rock sont toujours aussi agréables et trippantes. Le guitariste ne cesse de faire des grimaces d'agressivité à la Vincent Cassel - ceci m'énerverait normalement mais là ca allait carrément bien- le bassiste plus calme est tout aussi passionné et Philippe est toujours le roi au milieu a danser, chanter, se cambrer, ...
Vers la fin de la première partie du concert j'ai remarqué la présence discrète des mecs de Tryo (celui qui n'a des cheveux que derrière et à la fin Manu), et la beaucoup moins discrète, voire grossière en raison de l'étroitesse du lieu, de ceux de FFF : Marco, Yarol & co ...
Plusieurs reprises sans parler de the New So Long Marianne qui a finit en délire instrumental : une inattendue des Smiths (qui m'a fait réaliser que c'était vraiment Tanger que j’aimais) mais aussi une des Doors. Il manquait peut être quelques musiciens ou au moins instruments comme les castagnettes (désolé) gnawa presque remplacées par la batterie, il manquait l'orquestre de Londres sur Oui Peut être mais ce n'était pas grave. On pouvait en tout cas profiter des les voir tous proches !
Un deuxième set un peu plus calme (peut être un peu trop) où j'espérais entendre Camille qu'ils n'ont pas jouée ... mais il fallait qu'ils laissent la place à leur première partie tout de même. A la fin du concert après un tout petit tour en loge ils sont revenus pendant le set de Natalie M King* (sorte de Tracy Chapman plus électrique et instrumentale) pour discuter et boire un coup ... j'ai pu découvrir cette fois un Philippe Pigeard toujours aussi possédé sur scène et/mais d'une gentillesse, attention (et timidité ?) troublantes.
A noter qu'ils vendent à la fin de leurs concerts un vinyle 4 titres live à la pochette on ne peut plus explicite (et que la dame en photo sur celle ci était présente dans la salle)
setlist : intro / Immodeste Attitude / Danse / Facel Vega / L’auréole / Le Détroit / Oui Peut être / L’internationale Hallucinex / Paris 1999 / A travers soie / the new so long Marianne / Riders of the Storm (Doors) / A Toi la Seule // rappel // Not Happy and not Sad (Smith) / Dans la lumière de 6 heures
Tanger - 23 novembre 2000 - Café Julien - Marseille Le ravissement suite à l'écoute de tanger m'a poussé a vous faire part de ces quelques sensations. Tanger est le groupe français que l'on attendait depuis 30 ans. C ‘est un savant mélange de rock, de .../...
Le ravissement suite à l’écoute de tanger m’a poussé a vous faire part de ces quelques sensations. Tanger est le groupe français que l’on attendait depuis 30 ans. C ‘est un savant mélange de rock, de balades psychédéliques et de verbes gainsbouriennes. Les inspirations sont multiples et l’on se fait plaisir à les redécouvrir dans un renouveau musical qui comble à mes oreilles le vide inventif actuel. Alors, si vous voulez ressentir le frisson musical, écoutez-les, c’est un régal. Par la même occasion, si vous avez la chance de pouvoir vous le procurer, écoutez les good rats (1970, edition kapp). Peut etre une nouvelle rubrique année 70 dans votre mail ?
ps : le lendemain je suis allé courir m'acheter leurs albums. Je n'écoute plus que cela actuellement. Réagir à cette critique