Depuis 1984, ils font vivre la chanson réaliste avec une bonne dose de rock alternatif, des airs de bal musette, et des clins d'œil aux mondes du cirque et du théâtre... Fidèles à leurs idéaux, ils mêlent poésie et humour noir, esprit de fête et appel à la mobilisation des esprits.
Dernière actu : Depuis 1984, ils font vivre la chanson réaliste avec une bonne dose de rock alternatif, des airs de bal musette, et des clins d'œil aux mondes du cirque et du théâtre... Fidèles à leurs idéaux, ils mêlent poésie et humour noir, esprit de fête et appel à la mobilisation des esprits.
Ils reprennent la route ce printemps pour une grosse tournée à travers le pays.
Vendredi 13 juin 2008. Parti de Marseille à 15h00 en compagnie de mon fidèle photographe Bertrand, le vendredi 13 (ça porte chance…parait-il…), après un petit arrêt ravitaillement à Carrouf, nous arrivons dans une petite bourgade nommée Sébazac juste à coté de Rodez (Aveyron) vers 19h30 (petit détour involontaire à Béziers…rien à voir !) pour se rendre donc au Festival SKABAZAC…10ème Edition.
Petit soucis…Massilia Sound System commence à 20h15 et nous sommes accueillis par un énorme bouchon (classique pour un gros festival…). Fais ch***… Pas grave, on les a déjà vu au Moulin et à Istres mais on va quand même se faire un concert en live dans la caisse. Je mets le cd Oai e Liberta, et c’est parti !!! Grosse ambiance dans le bouchon… On décide quand même de se garer à 20 minutes à pied du festos histoire de ne pas tout rater…quand faut taffer faut taffer…
On croise des types bien sympas qui se rendent au même endroit...ca commence plutôt bien…
Le son est déjà gros et on est même pas encore pas encore arrivé…on entend des airs de Massilia et de Svinkels…et m****. 2 énormes scènes émergent d’un champ vert qui s’étend à perte de vue...
Arrivé à l’entrée du festival, on se fait accueillir par un charmant staff qui nous remet un badge (avec photos svp..) : la classe !! On est dedans !!
Les deux scènes sont orientées soleil couchant et Les Têtes Raides mettent le feu sur la grosse scène (petit détail : pas vraiment de différence entre la grande scène et la petite en terme de taille…).
Le son est bon, le chanteur communique avec la foule et le public suit, l’accordéoniste est plus que doué… Chanteurs engagés on vous dit !
On enchaîne et partons faire un tour à l’espace presse pour faire un coucou à nos amis marseillais (Massilia) qui nous racontent qu’un gentil bonhomme est monté sur scène pendant le concert pour demander la main de sa douce…et on a raté ça… Y ‘en a qu’on de bonnes idées quand même….
On retourne sur le site…boueux…et oui c’est un champ et il a plu…petite odeur de Woodstock et c’est bien mieux que la poussière du sud.
MILLENCOLIN joue ses premières notes sur la grande scène. Pour les skateurs que nous sommes, c’est un groupe culte… Ca se vérifie mais ils ont pris un petit coup de vieux… Les deux guitaristes nous exécutent un vrai ballet sur scène…Une chorégraphie parfaite…plein d’énergie mais ça manque de tubes !! (USE YOUR NOSE BRO !!!)
Le Peuple de l’herbe nous pousse à nous rendre sur la petite scène. Un show grandiose, carré et ultradansant. 2 chanteurs ragga sur de la grosse jungle-trip-hop ! Un flow a faire pâlir plus d’un jamaïcain. Petit plus : le chanteur alterne le micro et la trompette !!!
Grosse surprise : les Svinkels (que nous avons manqué) viennent faire un « featuring » avec le Peuple. Recette tout simplement magique. 3 Papas sur du gros son.. Merci les mecs…
C’est l’heure de la bière (fais soif…). On en profite pour sonder les festivaliers : en général ils sont contents mais déplorent un manque de signalétique… On assiste donc à un enchainement de questions et d’hésitations (« c’est à quelle heure PSY4 ? »… « Ils passent où Roni Size ? »..). En même temps, la discussion se lance comme dit mon Bertrand. Lien social, rapprochement des peuples…
Danser ça donne faim, c’est bien connu. On teste donc le côté restauration…Parfaitement organisé. Une 30aine de bénévoles sont là pour raccourcir notre attente et nous servir un bon gros kebab pas si mauvais que ça… Il faut juste acheter des jetons en amonts…Patience est de mise devant les quelques cabanes qui délivrent les précieux sésames.
C’est l’heure de PSY 4 DE LA RIME. Motivés par le carton engendré par la sortie de leur nouvel album Les Cités d’or , les rappeurs marseillais sont très attendus. Marseille est à Sébazac. Les trois chanteurs font jumper la foule. Les nouveaux morceaux s’enchainent et les classiques arrivent… « Block party .. là ou on vit la ou on meurt »… Le public est nombreux et très très chaud. Un show très rodé, le DJ domine la scène… Un bon concert de rap au final…traditionnel…
On finit cette première bonne soirée avec Roni Size, une joli demoiselle à la voix bien soul sur de la bonne grosse Drum’n Bass, mais il est déjà tard et le trajet commence à se faire sentir.
Trop cassés, on rentre pour se trouver un bon endroit pour planter la tente juste à côté du festival.
Photos : Bertrand des 13rugissant pour Liveinmarseille
http://www.myspace.com/13ru
http://www.13rugissant.com/ Réagir à cette critique
Les Têtes raides - Valhère - 25 Mars 2008 - bataclan - Paris Avant le Bataclan j'étais allée au forum Fnac des Têtes raides et vernissage des Chats pelés il y a quelques semaines.
Déjà, Christian Olivier annonçait ses 10 jours de scène ainsi que les deux .../...
Avant le Bataclan j’étais allée au forum Fnac des Têtes raides et vernissage des Chats pelés il y a quelques semaines.
Déjà, Christian Olivier annonçait ses 10 jours de scène ainsi que les deux premières parties qui se partageraient les dates.
Déjà alléchée par ses commentaires, c’est vraiment curieuse que je suis prête à écouter Valhère.
J’ai essayé de me renseigner un peu avant mais les vieux articles du net proposaient des look complètement différents et je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre.
Je reprends donc les critiques de ces anciennes chroniques en annonçant une jeune femme frêle, cette fois ci avec des cheveux courts et un style plutôt rock.
Les premières notes de sa voix résonnent encore et je me rappelle les commentaires des Têtes raides :« ça n’est pas une petite chanteuse qui susurre, Valhère, elle envoie quoi ! »
Auteur-compositeur, elle chante avec ses tripes. Une personnalité a la Catherine Ringer avec des airs éraillés de Mano solo, j’ai beaucoup aimé son Attrape moi. La chanson faite pour réaliser tes rêves, A qui de s’envoler, et le Laissez nous marcher sur la mer ne peuvent que convaincre.
Une jeune artiste à suivre évidemment.
Sans plus attendre, les Têtes raides arrivent dans le silence, s’installent et jettent une bombe d’énergie explosive : « Merde, Nicolas m’a…….. »
Ça c’est une entrée en matière !
Puis c’est parti pour ces musiques qui font que tu as le sourire pendant toute la soirée avec Tam tam et la suite du dernier album Banco (pratiquement toutes les chansons) dont Plus haut avec une petite intervention d’Olivia Ruiz en guest.
Dans les choses étonnantes ils ont également interprété Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, texte de Stig Dagerman. Une lecture d’une vingtaine de minute où Christian Olivier est vraiment impressionnant à à peine regarder le livre et nous réciter ça au rythme des musiciens.
Dans mes préférées de ce dernier album il y a aussi Expulsez-moi qui reste attachée à tous les discours engagés des Têtes raides.
Ce dernier opus est quand même moins sautillant que les précédents et on écoute sans se lasser même si leurs concerts, d’habitude, sont souvent moins intense et plus légers.
Le problème avec ces groupes, c’est que plus ils écrivent de chansons et plus, lors des live, tu en attends une en particulier. Pour la mienne, St Vincent, j’ai du attendre le 3ème rappel, et oui !! Bon il me manquait Zigo mais je ne peux rien dire, j’ai été bien rassasiée.
Je voulais aussi noter que la nouvelle batteuse dont je n ai pas réussi à trouver le nom, et qui est vraiment bien intégrée dans cette ambiance festive et chaleureuse.
>> Réponse (le 07/04/2008 par Oli4) Une prière (socialiste ?) au milieu du concert nous a gâché la soirée. Christian Olivier a jugé bon de nous lire un .../...La suite
>> Réponse (le 07/04/2008 par Laure) Je ne suis absolument pas d'accord avec la réponse précédente.
Le texte lu par Christian Olivier (Notre besoin de .../...La suite
Têtes Raides - 21 juillet 2006 - Savigna Jura Excellent concert, mélange de punk rock déconnant et de chansons un peu musette, fameux. 2h 20 de feu !
Les Têtes Raides (+Musard) - 8 avril 2006 - Le Moulin, Marseille
Les Têtes Raides, depuis quinze ans qu'ils tournent, c'est le genre de groupe que tout le monde a vu au moins une fois (à moins d'avoir moins de 16 ans)... La théatralité et la qualité de leurs .../...
Les Têtes Raides, depuis quinze ans qu'ils tournent, c'est le genre de groupe que tout le monde a vu au moins une fois (à moins d'avoir moins de 16 ans)... La théatralité et la qualité de leurs spectacles sont bien connus, et toute la chanson française sait ce qu'elle leur doit ; la question n'est donc plus de les voir, mais juste de les revoir avec plaisir, comme de vieux potes de passage.
Une expérience perso parmi d'autres : les Têtes Raides jouant unplugged en pleine tempête aux Eurockéennes (où on leur avait coupé l'électricité sur scène). Ou encore une agréable conversation avec le très sympathique Grégoire, chauve saxophoniste, à la fin d'un concert intimiste à la Gare de Coustellet (84).
5 ans après les avoir vus ici-même (j'ai zappé le KO social et je boycotte le Dock des Suds avec ou sans toit), les revoici donc et entre temps ils ont au moins fait trois albums que je connais mal. Quel malheur d'être largué avec les Têtes alors que je pouvais chanter Mange tes Morts ou Le bout du Toit en entier à l'époque ! Enfin je les connais assez pour savoir qu'ils refont du rock, plus précisément du punk-musette, comme à leurs débuts, ce qui me convient aussi bien que leurs chansons douces-amères des années 90.
Ayant raté le concert, semble-t-il microscopique (puisque fini à 20 h 50) des sympathiques Musard (déjà chroniqués largement par ailleurs), on entre tout de suite dans le vif du sujet. Je n'ai pas tout reconnu sur le moment mais j'ai pu attraper une playlist (cf infra) pour reconstituer l'affaire.
Première bonne nouvelle sur Fragile : en plus de la bande habituelle, l'excellent Scott Taylor est à la manoeuvre à la trompette, et il y a un type au trombone qui pourrait très bien avoir été celui de la Mano, une kind of légende quoi !!
Dès la deuxième chanson, Christian Olivier prend la guitare et c'est une Gibson SG, la guitare de flambeurs et des Dieux, et clame Je voudrais pas crever de sa voix sépulcrale avant l'enchaînement sur la Gueule du loup, chanson bouleversante sur un texte de Kateb Yacine, faisant le parallèle entre la répression de la manif algérienne de 61 et celle de la Commune de Paris. Et puis vient un Gino frissonnant, pétaradant et fantastique comme dans mon souvenir.
C'est l'avantage quand on a une dizaine de bons albums à son actif : un récital aux petits oignons. Un coup on tape dans du très vieux : L'oraison (de Fleur de Yeux) puis on en prend une nouvelle, la très punk Constipé que je ne crois pas connaître. L'as-tu vu et sa boule à facette magnifique me disent déjà plus, je suis à nouveau largué avec le speech sur le Texas (We gonna love Me) et redécouvre Qu'est-ce qu'on se fait chier qui permet au chanteur d'esquisser une petite danse indienne, ou les rigolos Zanimos.
Mais attention, faudrait pas prendre les Têtes Raides pour des gentils ! Car la charge punk-musette est alors sonnée : Civili et Journal ("Allez les Enfants, tuez vos parents !"). Et puis l'émotion brute de Vendue au diable, le rire aux larmes de Zigo (où je me dis que je pourrais, que je devrais même sérieusement envisager de réécouter l'intégrale du groupe).
Retour aux nouveautés avec le fabuleux et lancinant Raccourci (quasiment du Nick Cave) et puis La Force (qui sonne effectivement très The Ex avec qui ils l'ont enregistrée). Premier rappel, déjà, à 1 h 20 ? Auraient-ils vieilli, les papes de la chanson française néo-réaliste ?
Ben non, ils reviennent et nous refoutent une couche d'émotion brute avec le Café de la Marine (Emily pour les intimes) : petite pensée pour mon ami Nicolas qui la chantait en live et qui vient d'être papa (on avait un groupe, j'étais à l'accordéon et on jouait dans la rue, toute une époque) ! Et puis justement voilà 4 minuscules qui sont accueillis : c'est les p'tits Patalos (soit divers rejetons du groupe) qui débarquent sur scène... Si les filles semblent s'amuser, il me semble que l'un des garçons est un peu effaré, il en oublie de chanter le pôvre...
L'assez bordélique Vaille que Vaille laisse place à l'indispensable Ginette et sa loupiote volante (que tout le monde avait déjà repéré, planquée là-haut comme toujours), la salle chavire de bonheur et de valse en guingette. La ginette finira coincée dans un projo tout là-haut, déclenchant l'hilarité générale...
Deuxième rappel avec le célèbre et très beau poème de Philippe Soupault (hum ...merci Google) : Georgia qui, on ne sait comment, débouche sur ce titre phéonménal, L'iditenté (où l'on ne peut pas ne pas penser à un taulard célèbre, qui a lui aussi beaucoup fait pour le rock français) et puis la jolie Saint-Vincent qui est devenue un grand classique, elle aussi. Le groupe quitte la scène sous un tonnerre d'applaudissement et ca fait bizarre : on a déjà eu deux rappels mais c'est une fin un peu frustrante, musicalement trop calme.
Mais en fait c'est qu'il y a aussi un troisième rappel (on va finir par rater le métro là non ?), avec la célébrissime Lesson number 6 (les aventures de Brian and Jenny in the garden), une tradition immémorielle en live, et puis Le Phare pour conclure dans l'allégresse sur un air de pipeau. Au final et comme ça a toujours été le cas : un concert généreux, drôle, enjoué, délicieusement poétique et furieusement rock-n-roll... Plus de deux heures de concert, voilà une vraie prestation dont tous ces groupes de rock anglais qu'on vient voir ici devraient s'inspirer !
Ca fait tellement longtemps qu'ils assurent, nous font rire et pleurer, retournent (sur) toutes les scènes de l'Hexagone... qu'au fond moi je me vois bien vieillir avec les Têtes Raides - et si possible aussi bien qu'eux ! A la prochaine alors ?
Playlist :
Fragile
Houba
Vian
Dans la gueule du loup
Gino
L'Oraison
Constipe
Latuvu
We gonna love me
Qu'est-e qu'on s'fait chier
Z'animos
Civili
Journal
Vendue au diable
Zigo
Raccourci
Love Moi
La force
-------------------
Emily
Vaille que vaille
Ginette
-------------------
Georgia
L'iditenté
Saint-Vincent
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Lesson N°6
Le phare
Têtes Raides - 30 mars 2006 - Zénith, Paris 5 ans que je ne les avais pas vu (Vieilles Charrues 2001 si on excepte un KO Social), ce groupe mythique de cette chanson réaliste. Accompagné par ma coloc, nous arrivons au début des premières .../...
5 ans que je ne les avais pas vu (Vieilles Charrues 2001 si on excepte un KO Social), ce groupe mythique de cette chanson réaliste. Accompagné par ma coloc, nous arrivons au début des premières parties dans un Zénith remplis d'intermittents du spectacle et de profs. Les Têtes Raides ont eu la bonne idée d'invités divers amis à jouer 3 titres, en plus d'un excellent slammeur qui assure les transitions. Parmis les 5 groupes, rien de transcendental (il faut dire que pour eux les conditions ne sont pas idéales) mais je vois avec plaisir Mell que je connaissais sur disque. A revoir un autre jour.
Après la traditionnelle interruption (qui sera interrompu elle même par une intervention du collectif contre l'immigration jetable, http://www.immigrationjetable.org), on passe au plat de résistance. C'est dans des lumières rouges et noirs qu'apparaît Christian Olivier qui nous chante son excellent Fragile (chanson qui donne son titre à l'excellent dernier album du groupe). Le concert débute par de nombreuses chansons du dernier album, et le public réagit assez bien (c'est pas la fosse des Vieilles Charrues, mais je rappelle qu'on est à Paris tout de même). Petit à petit le groupe introduit des chansons d'albums plus anciens (malheureusement pas mes préférés). Jean Corti, ancien accordéoniste de Brel, vient accompagner le groupe et se paye le luxe de jouer en solo un morceau, faisant chanter la Javanaise au public. Une chorale d'enfant accompagne ensuite le groupe sur Patalo.
C'est pendant les rappels que viendront les "tubes" du groupe. Ginette et sa lampe sont toujours aussi impressionnantes, l'Identité fait toujours regretter l'absence de Cantat, Lesson n°6 est toujours aussi décalé et St Vincent toujours aussi émouvante. C'est donc avec le sourire aux lévres qu'on sort du Zénith après deux bonnes heures de Têtes Raides (but not dead) Réagir à cette critique