5 ans que je ne les avais pas vu (Vieilles Charrues 2001 si on excepte un KO Social), ce groupe mythique de cette chanson réaliste. Accompagné par ma coloc, nous arrivons au début des premières parties dans un Zénith remplis d'intermittents du spectacle et de profs. Les Têtes Raides ont eu la bonne idée d'invités divers amis à jouer 3 titres, en plus d'un excellent slammeur qui assure les transitions. Parmis les 5 groupes, rien de transcendental (il faut dire que pour eux les conditions ne sont pas idéales) mais je vois avec plaisir Mell que je connaissais sur disque. A revoir un autre jour.
Après la traditionnelle interruption (qui sera interrompu elle même par une intervention du collectif contre l'immigration jetable, http://www.immigrationjetable.org), on passe au plat de résistance. C'est dans des lumières rouges et noirs qu'apparaît Christian Olivier qui nous chante son excellent Fragile (chanson qui donne son titre à l'excellent dernier album du groupe). Le concert débute par de nombreuses chansons du dernier album, et le public réagit assez bien (c'est pas la fosse des Vieilles Charrues, mais je rappelle qu'on est à Paris tout de même). Petit à petit le groupe introduit des chansons d'albums plus anciens (malheureusement pas mes préférés). Jean Corti, ancien accordéoniste de Brel, vient accompagner le groupe et se paye le luxe de jouer en solo un morceau, faisant chanter la Javanaise au public. Une chorale d'enfant accompagne ensuite le groupe sur Patalo.
C'est pendant les rappels que viendront les "tubes" du groupe. Ginette et sa lampe sont toujours aussi impressionnantes, l'Identité fait toujours regretter l'absence de Cantat, Lesson n°6 est toujours aussi décalé et St Vincent toujours aussi émouvante. C'est donc avec le sourire aux lévres qu'on sort du Zénith après deux bonnes heures de Têtes Raides (but not dead)