Le groupe
Mclusky commence à jouer en premier, et d'entrée, ils nous envoient en travers de la tronche un hardcore punk très violent. Tant mieux : on aime bien ça la violence musicale !
Le guitariste/chanteur hurle comme un possédé en jouant des parties de guitare thermonucléaires, le bassiste hurle quelques "choeurs" et joue de la basse comme un furieux, enfin le batteur tient absolument à tester la solidité de son kit de batterie en le martelant fort énergiquement ! En clair, ils ne font pas dans la dentelle.
Au bout de quelques morceaux, le bassite se met torse-nu et saute partout comme un furieux: comment fait-il pour jouer correctement ? Il doit s'entrainer, c'est sûr ! A force de jouer comme un taré, le guitariste péte une corde mais contrairement aux autres musiciens, il joue le morceau suivant sans changer de gratte : ça ira bien comme ça... Si vous aimez le hardcore/punk joué pied au plancher,
Mclusky est pour vous.
Zen Guerrilla possède vraiment tout : une présence scènique incroyable, des morceaux superbement puissants, une attitude bien rock ''n roll et des gueules qu'on n'oublie pas !
Le chanteur, immense, ressemble à un psychopathe s'apprétant à commettre d'atroces choses, il porte des lunettes noires et une touffe de cheveux dreadlockés du plus bel effet. Ses hurlements évoquant un chanteur noir sont modifiés par un antique ampli surdistordu. Très original !
Le guitariste est très énervé et n'a de cesse de faire jouer de la guitare au public. Il délivre des riffs tour à tour punk ou metal en remuant la tête comme un décérébré ! Oh yeahhhhhhh !
Le batteur cogne comme un sourd et le bassiste joue des lignes de basses groovy/punk/metal. Le résultat est jubilatoire : ils ont le truc qui le fait ! Le final est magique : ils reprennent "Moomage daydream" du génial
David Bowie dans une version bien heavy punk. Le chanteur fait étalage de son immense classe vocale tandis que le guitariste se prend pour la réincarnation de
Mick Ronson, le guitariste de
Bowie à cette époque. Le solo troue littéralement le cul... Il faut absolument voir
Zen Guerrilla en live !
Les
Dirtbombs arrivent ensuite pour clôturer cette soirée de rêve. Deux batteurs (pourquoi?), un bassiste, un guitariste et
Mick Collins en chemise lamée/paillettes au chant et à la guitare.
Ce groupe de
Détroit (Michigan) délivre un cocktail totalement explosif : voix noire gorgée de soul et de punk, mélange de punk et de funk à la
James Brown, attitude souriante et conviviale.
Superbe !
Mick Collins joue de petits solos aigrelés à la guitare et chante divinement : ce monsieur est habité par l'esprit du rock 'n' roll ou je ne m'y connais pas ! Les fans de la scène de
Détroit et plus généralement de rock doivent posséder au moins un album de ce groupe et aller les voir sur scène, sinon c'est pas la peine de ramener sa fraise !
Le guitariste se jette dans le public, Mick Collins finit la guitare sur les genoux (à force de la maltraiter) et moi je suis aux anges. Une soirée totalement, génialement, incroyablement rock !
(Photos : Flore-Anne Roth)