ENFIN ! J'ai enfin pu voir les
Dirteez sur scène ! Grand adorateur de leur voodoo rock'n roll sur disque, j'ai toujours joué de malchance pour les voir en live. L'erreur est enfin réparée, même si ce fut au prix d'une longue attente. Après un début de soirée type règlement de compte footballistique, la team Massilia se sépare en deux, Gas et Vand partent défier la fratrie Sweet Mancuso sur les dancefloor ludonumérique, pendant que Chris et moi rejoignons le Balthazar sur les coups de 22h pour assister à une affiche alléchante réunissant les
Needs et les
Dirteez, deux fleurons du garage made in Marseille.
22h donc ! Connaissant le Balthazar je m'étais dis que ce serait encore un poil tôt mais que ça irait. Un peu utopique. Le concert ne commencera qu'aux alentours de 22h30, les
Needs passant eux vers 23h30 et enfin les
Dirteez à ... 0h30. Yeah ! Faut être en forme le vendredi soir, je comprends pourquoi ils ont une cafetière au Balthazar. Le pire c'est que c'est pareil en semaine ... Certes les salles marseillaises sont réputées pour leurs retards, mais là bon ... Le plus gênant est finalement que le public ne reste pas forcement jusqu'au bout et que le dernier groupe joue devant vingt personnes. Bien, ça c'était pour râler, c'est fait.

Le concert a donc débuté par un one man band from Nancy répondant au nom de
Sash Trash et officiant dans un registre trash rock'n blues. Histoire de prendre des forces, Chris et moi n'avons pas lâché le comptoir du bar donc j'aurais du mal à bien vous en parler.

Juste que c'était drôlement bien en fond sonore, bien rock'n roll, très agréable. J'ai pas encore écouté son disque donc je ne peux pas vous dire ce que ça vaut sur galette, mais sur scène ça a l'air sympa. En tout cas ça sonne bien.

Place aux
Needs, qu'on n’avait plus vu avec Chris depuis un concert au Korigan qui doit dater de 2005, peu après leur reformation.

Pas de grande surprise, les
Needs ont livré un set conforme à ce qu'on attendait d'eux, par rapport à la fois précédente et à leur dernier disque. Entre garage et folk, pas mal psyché par la présence d'un clavier, tantôt plutôt "ambiant", tantôt plus énervé.

Le chanteur a une voix et une attitude qui accroche, poseur, clope vissée à la main, mouvements désarticulés, ... On n’a pas été déçu par les Needs.
Les
Dirteez attaquent enfin ! Et on a totalement été conquis. Energique, furieusement rock'n roll, stylé, ... Ils ont fait défiler les morceaux de leurs deux (excellents) derniers albums, plus quelques anciens dont notamment un Gipsy Rose Lee qui remonte à loin (et dont j'ai usé le 45T éponyme jusqu'a la corde). Clint Lha Zar assure le chant avec classe et sobriété rock'n roll pendant que Wild Cat Lou part au front à grands coups de poses lascives et stylés. Pour bien clôturer la soirée, l'ultime morceau se fera avec Sash Trash en guest.
Longue mais bonne soirée, des Needs conforment à ce qu'on en attendait et des Dirteez qui ont dépassé nos espérances. Ca valait bien de franchir le pas des célèbres 3€ d'adhésion au Balthazar.
Photos Pirlouiiiit contraint de poireauté au bar avec Zhou et Chris, le concert ayant commencé beaucoup plus tard que l'horaire annoncé, et qui a donc encore raté les Dirteez ...
Chronique initialement postée sur Massilia's Burning : http://massilia.burning.free.fr/