Un voodoo psycho rock'n'roll des plus efficaces. Derrière leur son garage, deux chants s'opposent, celui grave et monocorde du chanteur et celui quasi enfantin de Wild Cat Lou. Mais quand on la voit sur scène, la guitariste-chanteuse n'est pas une enfant sage, elle se tortille dans tous les sens faisant en des poses lascives et en nous balançant ses riffs assassins. Leurs influences ? Le sexe et les films d'horreur de séries Z des années 60.
Dirteez - 01 fevrier 2008 - Lollipop Music Store - Marseille
N'ayant plus vu les Dirteez depuis beaucoup trop longtemps (plus de 6 ans !!!!) alors que c'est un groupe que j'aime bien ... et ne pouvant plus me contenter de ne les suivre que par disques .../...
N’ayant plus vu les Dirteez depuis beaucoup trop longtemps (plus de 6 ans !!!!) alors que c’est un groupe que j’aime bien … et ne pouvant plus me contenter de ne les suivre que par disques interposés, j’ai sauté sur la belle occasion que m’offrait le Lollipop Music Store d’aller prendre de leur nouvelles.
Beaucoup de monde en cette fin d’après midi pour voir l’un des plus anciens groupes de rock de Marseille (qui s’était exilé un temps à Paris). Certes le lieu est un peu trop propre et éclairé par rapport au monde des Dirteez (qu’on imagine plutôt à la Maison Hantée ou à l Machine à Coudre), mais leur set fut tout de même bien sympathique. Ce fut en plus pour moi l’occasion de découvrir le batteur Don Donuts avec sa batterie rose (empruntée aux Hatepinks pour l’occasion j’imagine) et son chapeau de cowboy.
Wild Cat Lou est toujours aussi habitée, elle jouera par terre après avoir été se frotter à quelques spectateurs, Clint Lhazar me parait plus à l’aise et mobile que dans mes (lointains) souvenirs, allant jusqu’à faire l’équilibriste sur les amplis sans se départir de sa nonchalance, quand à Jack Redrum toujours aussi imperturbable. Je ne me souviens plus de ce qu’ils ont joué, mais il me semble qu’il y avait au milieu de leurs morceaux une petite reprise bien sympathique.
A noter la présence d’un chien pendant le concert ainsi que d’une jeune danseuse (à qui on aurait peut être du mettre des bouchons ou un casque). Bon en tout cas j’espère que je n’attendrai pas encore 6 ans avant de les revoir.
Une fausse manoeuvre nous ayant fait effacer toutes nos photos de la Fête de la Musique, c'est tout dépité qu'on a bêtement pas pris d'appareil pour cette Fête du Panier ni pour la Fête Bleue. Et pourtant à la lecture du compte-rendu par la Provence de ces deux événements, on se sent bien obligé d'allumer un petit contre-feu. Y'a plus qu'a espérer qu'une bonne âme nous en fera parvenir, des photos !
Acte 1 : Fête de la musique - dans un grand brouillard de merguez et de décibels
Un certain masochisme récurrent nous conduit chaque année a faire une dizaine de fois le tour de la Plaine à la recherche du concert perdu, cette année comme les autres. A vrai dire c'était comme toujours, à la fois charmant et crispant. Crispante, la musique jouée à fond par des baffles surpuissants et dont tant de gens se contentent (mention spéciale au moulon au carrefour du Champ de Mars) : au delà d'un certain taux de rhum la plupart des gens n'ont plus besoin que d'un son de salsa, ils se dandinent en ricanant et se foutent pas mal d'avoir ou non des musiciens - c'est bien triste et, au nom de LiveinMarseille, je désapprouve fortement ! Voilà des gens qui méritent bien l'Univers Sale que leur prépare l'industrie du disque.
Charmant par contre, tous les petits groupes qui s'évertuent à perpétuer la tradition jacklanguienne et que j'ai la flemme de référencer tous : les fameux djembés relous du cours Julien, le groupe de jeunes punks reprenant du Nirvana au même endroit (et dont le micro du chanteur ne marchait absolument pas), ou encore devant le Pub Notre Dame, le fameux groupe de rock-à-la-con-qui-donne-des-envies-de-meurtre, en enchaînant le terrible diptyque Quelque Chose en Toi / Sunday Bloody Sunday (ce qui réveille immanquablement en nous des envies de casser quelque chose de beau). S'étant emparé des désormais fameux samossas de la Place Paul Cézanne (déjà repérés lors de la Fête de Noailles), on a donc prudemment fui avant Roxanne...
Sinon et pour notre grand plaisir, c'est aussi la fameuse soirée où la Maison Hantée rouvre ses portes de métal ajouré (voir en bonus infra, la chronique du restaurant). On y passe à plusieurs reprises entre deux concerts, croisant des punks aggravés et qui désespèrent de voir un bon concert (quand ça veut pas...), sauf à un moment où les Menpenti y jouent, aussi fort que d'habitude (mais avec un son bien pire). Ambiance sympa mais réellement dangereux pour les oreilles, on a pas tenu... Et c'est un adepte de cette musique qui vous le dit !
Et puis on a enfin vu les Dirteez, groupe qu'on ratait avec une belle régularité depuis une décennie : un groupe de rockabilly pétaradant et Crampsieux ,chantant dans un micro vintage de toute beauté devant le Cosmic'Up ! A signaler, l'attitude parfaite de crooner décalé du chanteur, impassible devant le passage de flots de gens qui bien souvent cédaient à la tentation de chanter avec lui, et les poses terriblement lascives de la guitariste Wild Cat Lou. Grande classe. Incontestablement notre coup de coeur de la soirée.
Celle-ci s'est d'ailleurs finie en constatant tristement qu'il y avait au monde des filles qui, non seulement se faisaient taper dessus en public, mais en plus aimaient ça : même à plusieurs, il n'y a pas eu moyen de séparer la malheureuse demoiselle au nez déjà ensanglanté de son futur bourreau potentiel - l'amour rend décidément les gens bien stupides, il était temps de rentrer.
Acte 2 : Fête du Panier - la réconciliation
Après qu'elle ait été successivement annulée puis ratée (par nous), retour au quartier aux 2600 années et autant de ruelles. Comme l'a pronostiqué La Provence (qui a fait l'incroyable effort de passer voir un défilé de mode dans l'après-midi), la fête a duré jusqu'à très tard (même fatigué on y a quand même tenu jusqu'à minuit et demi, soit le minimum syndical pour une chronique !).
On y a notamment écouté avec plaisir rue Caisserie, un désinvolte et explosif duo (Karma Cramé) contenant de vrais morceaux d'On Vend la Caravane et la totalité de Vlad dedans : guitare et contre-bassine de bon aloi, chansons décalées et marrantes, et vas'y que j'te reprenne l'Homme à la Moto de Piaf comme si de rien n'était. Un vrai petit moment de bonheur qu'on a squatté bien plus longtemps que prévu, ratant magistralement The Jack place des 13 Cantons (qui avaient pourtant l'air de plaire à la foule) !
On a également croisé à plusieurs reprises une très bonne Batucada tout de rouge vêtu, qui a d'abord joué place du Refuge, avant de s'aventurer dans les rues et de déclencher des embouteillages dignes du chantier du tram. Ainsi que, au rayon embouteillages, deux énormes poissons rampants (à moins que ce ne fut des cafards ?) et une inquiétante et magistrale bestiole montée sur échasses.
Au rayon têtes d'affiches, un certain Akli D Place des pistoles, pratiquant une world music (gitan/zouk/jazz and co) de qualité avec des lumières soignées (mais les bières étaient vraiment trop chères pour envisager d'y rester longtemps), et puis les amusants Brassens En Afrique place de Lenche, qui font exactement ce que leur nom indique. On y a tapé dans les mains sur des rythmes chaloupés en chantant Pauvre Margot et autres classiques, tout en repoussant les assauts de l'affreuse patronne de resto qui voulait nous chasser sans cesse de sa terrasse.
A signaler aussi Place des Moulins, outre l'excellente projection de Tabasco Video qui parlait avec humour de tri sélectif, d'égalité des sexes, de vie du Panier et du clip de la Mamie Rap... On a écouté un petit bout d'un groupe formé d'un guitariste quadra reprenant du Hendrix et d'un jeune joueur de djembé, pour une fois incroyablement talentueux ! Le minot (allez, je vous le fais à 12 ans maxi) s'est ainsi lancé dans un solo de djembé qui était à la fois technique, varié et artistique : la classe totale. Il faut le signer tout de suite parce que s'il persiste, dans 10 ans ce sera le Guem blanc ! Quand on pense au nombre de gens qui nous les brisent avec le même instrument et avec 10 ans de plus ...
Ayant bouclé le tour du Quartier par une 2ème vodka tagada, et n'ayant plus la force de goûter à tout ce qui avait l'air bon (un habitant sur deux du Panier a fait la cuisine ce soir-là, c'était littéralement la foire aux accras et aux samossas !), il faut avouer que le courage nous a manqué pour remonter les Accoules et repartir pour un tour - mais si quelqu'un est resté plus tard, sa réaction est attendue pour décrire la suite de la soirée !
Acte 3 : La Fête Bleue - Peut-on pouffer ?
Décidément la couleur bleue a du souci à se faire. La vague bleue n'avait déjà pas eu lieu à Marseille il y a une semaine. La fête du même nom sur le Vieux-Port ? Une sono louée, un DJ au nom improbable, une pauvre guinguette La Cagole, des étudiants en commerce aux t-shirts sponsorisés, quelques animateurs tentant de retenir les gens (qui allaient ...au Panier) en leur mettant du bleu sur la figure...
A se demander qui à la Mairie a payé pour cette triste animation sans caractère : même les grands assemblages de ballons bleus avaient du mal à tenir sous le vent et ressemblaient à de pauvres érections chancelantes. La Provence qui a tout de même dépêché deux personnes pour couvrir l'événement a écrit qu'il y avait un millier de personne (en effet, c'est environ ce qu'il y a sur le Vieux-Port un samedi soir ordinaire) et surtout, que la fête a duré "jusqu'à 2 heures du matin". Manque de bol nous sommes passés à 0 h 40 et c'était déjà plié/rangé. Rien que pour ça on se dit que certaine presse régionale mériterait de crever tant elle se fout du monde.
Conclusion : Jean-Claude, si tu savais, tes fêtes, tes fêtes ...
Pour conclure sur ces trois fêtes : le peuple de Marseille a encore démontré avec brio qu'il était tout à fait capable de produire du lien social et du divertissement, que ce soit de façon plus ou moins anarchique (Fête de la Musique), ou plus ou moins subventionnée (Fête du Panier). La seule façon dont ça ne marche pas par ici, c'est quand c'est juste une Fête ...achetée. Belle leçon non ?
Bonus : La Maison Hantée, le restaurant le plus effrayant de Marseille (chronique de resto postée sur LiveinMarseille en 2004)
Même si vous connaissez très peu les ruelles autour du Cours Julien, vous êtes probablement déjà passé (au moins pendant un Fête de la Musique ou du Plateau) devant la Maison Hantée, rue Vian. Sûrement l'une des plus belles ruelles du quartier concernant ses grafs splendides, en tout cas la plus intéressante pour ce qu'elle contient. Notamment le Vidéodrome, le Théatre Athanor (géniale troupe que je recommande chaudement en passant) et ... la Maison Hantée !
De dehors, les (trop rares) soirs de concert, l'entrée de la Maison Hantée ressemble un peu à celle du restaurant mexicain d'Une Nuit en Enfer : sous des sculptures de créatures grotesques, les lourdes portes de métal ouvragé vomissent sans cesse des hordes d'affreux monstres chevelus ou rasés, ainsi qu'un flot continu et atroce de décibels et de fumée.
Selon vos affinités vous vous êtes donc rué dans ce cadre joyeusement gothique, morbide et kitsch, à la recherche du headbang ultime, celui du Temple des concerts de metal, punk-rock et autre thrash... Ou bien vous avez fui pour sauver vos oreilles et votre vie. Bref vous devez forcément vous souvenir de votre dernière visite, que ce soit avec délectation ou avec horreur...
Mais saviez-vous qu'on y mange aussi ? Eh oui, ça peut surprendre comme ça, mais quand il n'y a pas de concerts la salle reprend une forme presque humaine, avec un billard et des tables. Il y a une carte de choses appétissantes, petite mais économe, et des grandes tables à l'étage pour y venir à plusieurs.
Evidemment personne ne sait selon quels rites païens les cuisiniers, sans doute des monstres féroces et cannibales, adorateurs de Marylin Manson (et donc de Satan), préparent la superbe daube provençale. Quels terribles sacrifices font-ils donc, et à quel sinistre dieu pré-colombien, pour préparer de si belles alouettes (sans têtes, les alouettes, comme par hasard) ? De quels malheureux ex-staracadémiciens a-t-on haché la viande pour préparer ces lasagnes diaboliques ?
Dans quel autre restaurant peut-on regarder une projection sur écran géant d'un DVD de Metallica ou de clips punk tout en mangeant ? Nulle part ailleurs, évidemment. Mais n'est-ce pas en fait pour couvrir les hurlements venant de la salle de torture ? L'apparemment innocente et aimable serveuse (patronne ?) n'est-elle pas en réalité, comme je le soupçonne, une grande et cruelle prêtresse vaudoue ?
Je crois qu'ici, il vaut mieux ne pas poser trop de questions, que la Maison soit Hantée, ca ne fait aucun doute... Quoi qu'il en soit, si l'on ne pose pas de question, on y mange une cuisine familiale et sans façons, pas chère, elle est servie avec une extrême sympathie, à toutes les heures où l'on peut avoir faim dans la nuit ! Elle s'accompagne de petits pichets de vins sympas et des bières habituelles du lieu.
The Dirteez + The Needs + Sach Trash - 2 Février 2007 - Le Balthazar - Marseille ENFIN ! J'ai enfin pu voir les Dirteez sur scène ! Grand adorateur de leur voodoo rock'n roll sur disque, j'ai toujours joué de malchance pour les voir en live. L'erreur est enfin réparée, même si ce .../...
ENFIN ! J'ai enfin pu voir les Dirteez sur scène ! Grand adorateur de leur voodoo rock'n roll sur disque, j'ai toujours joué de malchance pour les voir en live. L'erreur est enfin réparée, même si ce fut au prix d'une longue attente. Après un début de soirée type règlement de compte footballistique, la team Massilia se sépare en deux, Gas et Vand partent défier la fratrie Sweet Mancuso sur les dancefloor ludonumérique, pendant que Chris et moi rejoignons le Balthazar sur les coups de 22h pour assister à une affiche alléchante réunissant les Needs et les Dirteez, deux fleurons du garage made in Marseille.
22h donc ! Connaissant le Balthazar je m'étais dis que ce serait encore un poil tôt mais que ça irait. Un peu utopique. Le concert ne commencera qu'aux alentours de 22h30, les Needs passant eux vers 23h30 et enfin les Dirteez à ... 0h30. Yeah ! Faut être en forme le vendredi soir, je comprends pourquoi ils ont une cafetière au Balthazar. Le pire c'est que c'est pareil en semaine ... Certes les salles marseillaises sont réputées pour leurs retards, mais là bon ... Le plus gênant est finalement que le public ne reste pas forcement jusqu'au bout et que le dernier groupe joue devant vingt personnes. Bien, ça c'était pour râler, c'est fait.
Le concert a donc débuté par un one man band from Nancy répondant au nom de Sash Trash et officiant dans un registre trash rock'n blues. Histoire de prendre des forces, Chris et moi n'avons pas lâché le comptoir du bar donc j'aurais du mal à bien vous en parler.
Juste que c'était drôlement bien en fond sonore, bien rock'n roll, très agréable. J'ai pas encore écouté son disque donc je ne peux pas vous dire ce que ça vaut sur galette, mais sur scène ça a l'air sympa. En tout cas ça sonne bien.
Place aux Needs, qu'on n’avait plus vu avec Chris depuis un concert au Korigan qui doit dater de 2005, peu après leur reformation.
Pas de grande surprise, les Needs ont livré un set conforme à ce qu'on attendait d'eux, par rapport à la fois précédente et à leur dernier disque. Entre garage et folk, pas mal psyché par la présence d'un clavier, tantôt plutôt "ambiant", tantôt plus énervé.
Le chanteur a une voix et une attitude qui accroche, poseur, clope vissée à la main, mouvements désarticulés, ... On n’a pas été déçu par les Needs.
Les Dirteez attaquent enfin ! Et on a totalement été conquis. Energique, furieusement rock'n roll, stylé, ... Ils ont fait défiler les morceaux de leurs deux (excellents) derniers albums, plus quelques anciens dont notamment un Gipsy Rose Lee qui remonte à loin (et dont j'ai usé le 45T éponyme jusqu'a la corde). Clint Lha Zar assure le chant avec classe et sobriété rock'n roll pendant que Wild Cat Lou part au front à grands coups de poses lascives et stylés. Pour bien clôturer la soirée, l'ultime morceau se fera avec Sash Trash en guest.
Longue mais bonne soirée, des Needs conforment à ce qu'on en attendait et des Dirteez qui ont dépassé nos espérances. Ca valait bien de franchir le pas des célèbres 3€ d'adhésion au Balthazar.
Photos Pirlouiiiit contraint de poireauté au bar avec Zhou et Chris, le concert ayant commencé beaucoup plus tard que l'horaire annoncé, et qui a donc encore raté les Dirteez ...
Chronique initialement postée sur Massilia's Burning : http://massilia.burning.free.fr/ Réagir à cette critique
The Dirteez - 14 janvier 2006 - Le Balthazar - Marseille Lorsque j'arrive au Balthazar, je suis déçu d'apprendre que Los Rastaqueros ont annulé leur soirée ... j'avais hâte de découvrir un groupe jouant du punk'n'roll latino ! Je me consolerais avec les .../...
Lorsque j’arrive au Balthazar, je suis déçu d’apprendre que Los Rastaqueros ont annulé leur soirée … j’avais hâte de découvrir un groupe jouant du punk’n’roll latino ! Je me consolerais avec les Dirteez qui assureront, donc, seuls la soirée.
Le show commence avec une Wild Cat Lou arrivée seule sur scène qui laisse sa guitare hurler un larsen du plus bel effet. Spider la rejoint, entame un rythme purement « Voodoo rock’n’roll », la tension monte, arrivent ensuite Jack Redrum (basse) et Clint Lha Zar (chant) et c’est parti. Très bon départ !
Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, les Dirteez c’est une base de Psycho Rockabilly (The Cramps) joué sur des rythmes plus lents et enveloppés d’une reverb toute « cryptique ». Le résultat donne une ambiance assez malsaine mais diablement rock’n’roll ; ambiance qui illustrerait parfaitement un « Sailor et Lula » de David Lynch. Le terme de « voodoo rock’n’roll », revendiqué par le groupe, colle parfaitement à cette musique ! Rien d’étonnant qu’ils aient signé récemment sur le label de Lucas Trouble (Nova Express).
Pour ceux qui connaissent le groupe, et bien, le show de ce soir sera très différent ! Rien ne change concernant Wild Cat Lou : elle passe toujours autant de temps à ramper par terre, laisse toujours aussi fréquemment voir sa culotte, et lance toujours les mêmes regards, heu, comment dire : suggestifs ! Jack Redrum et Spider sont eux aussi comme à l’ordinaire : ça cogne et ça mâche du chewing-gum. Non, le gros changement de la soirée c’est Clint Lha Zar : il passe une bonne partie de son temps dans le public, l’interpellant et semblant même prendre un certain plaisir à l’exercice… J’avais toujours était un peu gêné par le décalage qu’il pouvait y avoir entre une Wild Cat Lou qui ne tient pas en place et un Clint Lha Zar qui semblait vouloir à tout prix se « statufier ». Ce soir ce décalage n’est quasiment pas perceptible et cela rend le show beaucoup plus cohérent.
Bonne soirée, bon set, peut être un peu long, mais il fallait bien combler l’absence de Los Rastaqueros
Dirteez - 8 janvier 2004 - Intermédiaire, Marseille Marrant de voir un groupe comme les Dirteez à l'Intermédiaire ... pas très rock'n'roll comme ambiance l'Intermédiaire (plus habitué à du ska ragga festif).
Ce soir Wild Cat Lou est ennervée (on lui .../...
Marrant de voir un groupe comme les Dirteez à l'Intermédiaire ... pas très rock'n'roll comme ambiance l'Intermédiaire (plus habitué à du ska ragga festif).
Ce soir Wild Cat Lou est ennervée (on lui a demandé de ne pas jouer trop fort), et quand elle est énnervée, c'est encore plus rock'n'roll: poses lassives au mileu du public, regards sexuels quand elle est sur la scène (c'était plutôt rare ce soir là), solo speedé sur deux notes sur les genoux
... le reste du groupe est plus stoïque, mais c'est ça aussi les Dirteez !!!
Bref, un bon concert de voodoo psycho rock'n'roll bien tribal d'un des meilleurs groupes de rock'n'roll de Marseille, et ça fait bien de voir ça en semaine. Réagir à cette critique