Aaaaah le Secret Place, paradis sur terre pour tout rocker venant de Marseille (d'ailleurs il y en a pas mal ce soir). Imaginez vous prenez le tram', vous descendez et appelez la salle, une navette vient vous chercher, comme vous êtes en pleine zone industrielle, vous pouvez tchatcher / boire / fumer sur la terrasse sans qu'on vous emmerde, la .../...
...la salle est belle, accueillante, les consos pas chère, le son bon et, l'essentiel quand même, ils ont une putain de programmation !
Le soucis c'est qu'on se sent tellement bien, qu'on tchatche, on tchatche, et finalement on manque une bonne partie des groupes en ouverture. Quelques mots quand même sur
The 64/69's, groupe ducoin, dont tous les membres sont habillés en garagistes et blagueront pas mal sur le sujet, qui délivre un bon garage (ahaha) des familles, tendance 50's.
The JimJones Revue, c'est un combo anglais pas original pour un sous mais qui défouraille sévère sur scène. Les 5 gars sur scène, dont le fameux
Jim Jones à la voix/gratte, sont sans contexte influencés par
Jerry Lee Lewis. D'ailleurs ne connaissant pas l'album, la plupart des morceaux me sembleront être des reprises du bad boy deLouisiane, plutôt que des compos.
Et bien non, à part quelques unes dont
Hey hey hey hey, la plupart sont des titres du groupe. Et bien que tout le long du set, on se répète sans cesse que ces gars là ontrien inventé, sont moins doués qu'un
Blues Explosion / Heavy Trash du gars
Spencer, on ne peut s'empêcher de s'éclater. Car, avouons le, leur enthousiasme,
Jim Jones ne cesse d'haranguer le public, l'énergie dépensée sur scène, et leur talent de zicos déchaînent le
Secret Place.
Entre le chant furieusement rock'n'roll du hurleur en chef, la classe du gratteux et le piano martelé, heu, comment dire, de façon tellement
JerryLeeLewisienne, on n'a pas le choix et on entre en transe hystérique. Sur scène, çan'arrête pas une seconde, il faut dire que ce sont de sacrés poseurs. Et que ça se juche sur les amplis, que ça triture sa guitare dans tous les sens, que ça la frotte entre les jambes, etc...
Au final, un concert totalement jubilatoire, une recette simple et efficace.
www.myspace.com/thejimjonesrevue
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