Ahhh, que ça fait du bien d'écouter un groupe français - The Lost Communists en l'occurrence - évoluant dans un style ni formaté ni commercial, le rock & soul, sans être une seule seconde ridicule, bien au contraire ! Enregistré et coproduit par le légendaire Matt Verta-Ray .../...

Ahhh, que ça fait du bien d’écouter un groupe français -
The Lost Communists en l’occurrence - évoluant dans un style ni formaté ni commercial, le rock & soul, sans être une seule seconde ridicule, bien au contraire ! Enregistré et coproduit par le légendaire
Matt Verta-Ray (
Heavy Trash, Speedball Baby), l’album
The 12 Last Nights Of Pastor Judged Guilty arrive à retranscrire sur disque l’énergie démente que le combo limougeaud dégage
sur scène, un exploit réussi haut la main et avec une relative facilité. Rien de surprenant toutefois, si l’on en juge par l’énorme potentiel de ce groupe ayant écouté les bons disques -
Andre Williams, Dirtbombs, Otis Redding, Sly Stone, Jerry Lee Lewis, Little Richard, Chuck Berry, King Khan, Soledad Brothers, Sharon Jones… - et sachant composer des bombes qui accrochent l’oreille et font remuer le corps quel que soit sa position (debout ou allongé), comme
Glad To get Off On You, Time Never Waits For Me, Tell Me Who He Is, Crocodile Leather Pants, Don’t Kiss me For The Fun, Freaky Zombie 2 ou
Trails Of Blood. La méthode de séduction de ces communistes perdus au pays du capitalisme triomphant est relativement simple : comme décidé en comité central (c'est-à-dire en répétitions), ils choisissent d’alterner avec maestria les titres langoureux de rhythm and blues/soul avec des décharges enflammées de rock ‘n roll garage. Le chant hurle admirablement (jusqu’à en faire saturer le micro, ce qui est très bon signe) ou susurre délicatement des histoires abracadabrantesques, l’orgue se fait tour à tour caressant ou énervé, les rythmiques claquent ou groovent pendant que les guitares donnent le tournis aux bienheureux auditeurs. Même si l’on n’a jamais été fan des dictatures communistes (URSS, Cuba etc etc) ou nostalgiques des drapeaux rouges,
The Lost Communists donnent envie de prendre la carte de leur parti rock and soul, puis d’envoyer à vie au goulag les ignobles fâcheux lamentablement mercantiles qui squattent les salles et les ondes tenues par des mini Staline en puissance.
Sites Internet :
www.myspace.com/thelostcommunists,
http://hierolimoges.free.fr/thelostcommunists.
Juin 2009 (Some Produkt)