the National - 09 decembre 2007 - Apelsin club - Moscou, Russie
C'est en attendant un coup de fil/texto qui ne viendra plus que je commence cette chronique de concert. Cela faisait un petit moment que je n'avais pas vu the National ... et comme sur cette .../...
C'est en attendant un coup de fil/texto qui ne viendra plus que je commence cette chronique de concert. Cela faisait un petit moment que je n'avais pas vu the National ... et comme sur cette tournée ils ne sont pas passés par Marseille j'ai bondi de joie en voyant que leur passage a Moscou coïncidait avec mon passage la bas (pour le boulot). Apres les New York Dolls (sympa) et Tequilajazzz (plus rigolo car différent) je me fais donc une joie de retrouver les new yorkais (et l'australien) sur scène. Je suis curieux de voir si ils vont un peu faire exploser ce dernier album (Boxer) un peu trop calme a mon gout ...
On arrive au club Apelsin situé en fait dans un complexe de plusieurs étages (comme B2 un peu) avec restaurants, bowling, billards etc ... En entrant dans la salle je suis frappé par l'âge du public, assez jeune malgré le prix des places élevé (l'équivalent de 60 euros si je ne me suis pas trompé dans la conversion).
Des qu'on a franchi la porte on est accueilli par de « charmantes » hôtesses en mini jupes qui nous proposent des cigarettes (gratuites) ... sinon vous pouvez aussi aller poser entre elles devant un grand panneau de pub. Il faut dire que encore plus que les autres soirs la présence de ces schtroumpfettes est justifiée, les Ailes bleues sont le sponsor officiel de la soirée*.
Déjà pas mal de monde qui est devant, collé a la scène ... du coup j'ai du mal à m'approcher et poireaute une tres grosse demi heure en attendant des les voir enfin entrer en scène. Padma et la avec son violon et ses claviers (cool !). Cette fois pas d'analyse chronologique ... juste une impression ... un peu mitigée.
Je ne sais pas si c'est moi qui en attend trop, ou si en effet j'aime moins les nouveaux morceaux que les anciens (pour moi c'est toujours Sad Songs for Dirty Lovers) mais je n'ai pas été transporté comme j'ai pu l'être plusieurs fois. Pas de Available donc, ni de Slipping husband (on ne peut pas exiger qu'ils les jouent a vie non plus ...).
Le public était véritablement a fond, chantant la plupart des paroles, brandissant les écharpes a l'effigie des 5 membres officiels du groupe, photographiant, filmant ... devant moi un couple irlandais arrivé la veille exprès pour, certains avaient imprimé une fausse setlist d’un concert précédent et l’avaient mise au pied du micro de Matt ... bref la folie, mais une folie que je n'ai pas ressenti ce soir.
Il faut dire aussi qu'ils avaient l'air un peu crevés (ce qui se voyait naturellement plus sur Matt, obligé de carburer a la vodka - red bull ou un truc équivalent). J'espérais que le fait que ce soit leur dernière date de l'année (et leur première a Moscou) allait leur redonner un sursaut de pêche, mais la tournée marathon (34 dates en 41 jours avec de gros déplacements – la veille ils jouaient en Turquie) a du être vraiment trop épuisante ...
Du coup ce manque de patate perceptible dans les transitions et sur la fin, ou Matt a carrément arrêté de chanter des morceaux, se faisait un peu sentir. Comme la dernière fois a l'EMB finalement (ou que lors de leur passage a Clermont que je découvre en validant cette chronique) ... une impression mitigée.
Content de les avoir revu et d'avoir entendus certains morceaux, mais un peu déçu pour avoir vu des shows autrement plus énergiques, habités et à l'intensité communicative. La par moment j'ai même souffert à regarder Matt s'époumoner en essayant de s'élever vers le ciel (ca m'a toujours impressionné) ...
A la fin mémorable séance de dédicace des 4 frères qui ont signé avec le sourire disques, billets, set list, carnets, etc … d’un public aux anges. Apres un jour de repos dans la capitale russe ils rentreront pour une trêve hivernale bien méritée ... reposez vous bien et revenez nous en pleine forme.
Set list recopiée telle qu'elle : Start a war, Mistaken for strangers, Secret M, Brainy, Baby, Slow show, Squailor Victoria, Abel, all the wine, Racing like a pro, Ada, Geese of ..., Apt story, Daughters of soho riot, Fake empire // Green gloves / Mr November / Virginia (or Karen) / About today
*en fait ils ont sponsorisé une bonne partie de la tournée du groupe, à une hauteur telle que c'est ce qui leur a permis de venir si loin.
The National + Hayden - 19 novembre 2007 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand
Pour son premier passage à la Coopérative de Mai, l'excellent groupe The National a fait bonne impression en présentant son nouvel album (Boxer) et les titres marquants de son répertoire... .../...
Pour son premier passage à la Coopérative de Mai, l'excellent groupe The National a fait bonne impression en présentant son nouvel album (Boxer) et les titres marquants de son répertoire... Juste avant la prestation habitée du groupe new yorkais, Hayden a démontré toute l'étendue de sa classe : country, folk, pop et rock de haute volée.
Seul avec sa guitare sèche (ou électrique), son piano et son harmonica, puis aidé par les musiciens de The National à la fin, Hayden tient le public en haleine pendant toute la durée de son set. Un set illuminé par l'interprétation magistrale de Famous blue raincoat de Leonard Cohen... Un peu crispé au premier abord, Hayden se revèle finalement drôle et affable, ce qui rajoute une petite note d'humanité à cette première partie parfaite...
Malgré la fatigue due à une interminable tournée et les éreintants aléas du show business (comment vendre des disques et vivre de sa musique en 2007 ? ), The National (au grand complet, avec le violoniste Padma Newsome) a permis de passer une soirée en très bonne compagnie, c'est à dire avec des pop songs matinées de post punk ou de country folk. Souriant et content d'être sur scène, Matt Berninger a comme à son habitude emmené ses acolytes vers des contrées tourmentées et captivantes. Même s'il nous a emporté moins loin qu'à son habitude (à certains moments la magie semble partie et la cathédrale sonore vacille sur ses bases... ), The National sait provoquer des émotions contrastées avec ses morceaux, qu'ils soient furieusement rock, délicatement folk/pop ou entre les deux. Le public – assez nombreux – ne s'y trompe pas et réserve un accueil ultra chaleureux à ceux qu'il avait vu dans une forme éblouissante au Balthazar à Thiers, il y a trois ans. Sur leurs acquis et grâce à la puissance de leur répertoire (véritablement inépuisable et imtemporel), les auteurs de Sad songs for dirty lovers, Cherry tree et autres perles (Alligator etc) arrivent à produire un show marquant. Et ce même si Padma Newsome semble se perdre dans une vituosité un peu vaine et si tout le groupe The National semble épuisé par la route... Ne perdez pas la foi et revenez en grande forme, s'il vous plaît !
THE NATIONAL - 14 novembre 2007 - ELYSEE-MONTMARTRE PARIS Je relisais les critiques précédentes de mes premiers rendez-vous avec the NATIONAL parce qu'il s'agit bien de cela à présent, de rendez-vous en musique , de textes vrais (j'ai souvent tendance à .../...
Je relisais les critiques précédentes de mes premiers rendez-vous avec the NATIONAL parce qu'il s'agit bien de cela à présent, de rendez-vous en musique , de textes vrais (j'ai souvent tendance à écouter en premier les paroles ) d'enthousiasme et de passion partagée , offerte à ceux qui leur sont devenus familiers de concert en concert ... d'étincelles musicales, cordes enflammées, coeurs et mains à l'unisson, et toujours cette simplicité émouvante comme si la scène n'était qu'une partie de la salle, un espace pour les instruments, la technique et les envolées du groupe... Un magnifique concert, hier soir, mais il en faudrait au moins un de plus à Paris... deux fois par an ? Réagir à cette critique
Bilan un peu mitigé pour la Route du Rock 2007, qui avait lieu près de Saint-Malo, du 15 au 17 août 2007 : la pluie du premier jour et le froid nocturne des autres soirées n'ont pas empéché de découvrir des artistes classieux et/ou émergents, mais c'est le concert pathétique (et hors de prix, en plus !) de la tête d'affiche - les Smashing Pumpkins - qui laisse de gros regrets. Venu pour défendre un album sans intérêt aucun, le groupe de Billy Corgan a englouti presque la moitié du budget programmation, pour rien serait-on tenté de dire, s'il n'avait attiré le public nécessaire à la survie du festival. Cela étant dit, la qualité du reste de la présentation de la collection été au fort de Saint-Père était de nature à satisfaire le festivalier en manque de sensations électro pop rock, comme tous les ans... Compte rendu.
Mercredi 15 août :
Herman Düne : ensoleillé, groovy et rock.
Le festival débute pour nous, après une très (trop) longue attente sous des trombes d'eau, avec un bon concert d'Herman Düne. C'est malheureusement sous la pluie que le groupe français délivre sa musique ensoleillée, groovy et rock ; cela permet néanmoins de mettre du baume au coeur des premiers arrivants... David-Ivar, Neman et leur acolytes semblent ravis de se produire à la Route du Rock devant un public tout acquis à leur cause. Le concert, peut-être un peu trop calibré pour les festivals, place en tout cas la soirée sur de bons rails...
The National : puissance émotionnelle remarquable.
Juste après, The National présente brillamment son excellent nouvel album Boxer, avec quelques retours percutants sur sa discographie plus ancienne. Avec un tel groupe, impossible d'être déçu, malgré l'absence du violon magique de Padma Newsome : les morceaux sont tous intensément captivants, le groupe joue de manière inspirée, le chanteur semble habité par des démons insaisissables... Cerise sur le gateau, les éléments déchainés (pluie, vent, froid) conviennent parfaitement aux atmosphères délivrées par le combo new yorkais, selon Matt Berninger lui-même. Cela donne même une dimension supplémentaire au spectacle... Qui, une fois de plus, emporte tout sur son passage, grâce à une puissance émotionnelle remarquable.
Quelques instants plus tard, le show d'Eddie Argos et ses musiciens redonnent définitivement le sourire. Ce monsieur, en apparence propre sur lui et sans relief, est en fait une véritable bête de scène : il est drôle, facétieux, imprévisible et toujours en forme. Entre deux bons mots, quelques exercices physiques pour éliminer les excès (un peu de corde à sauter avec son fil de micro) et quelques provocations bon enfant, le leader omnipotent n'oublie pas d'insuffler une énergie et une hargne incroyables aux morceaux de son groupe de rock. C'est un peu comme si Jarvis Coker de Pulp et Mark E. Smith de The Fall ferraillaient avec un groupe de punk rock obsédé par le hard rock ; on assiste à un feu d'artifice de tubes concis et percutants osant parfois aller jusqu'aux limites du bon goût. En un mot, c'est totalement jouissif ! Les deux albums truffés de hits d'Art Brut et ses concerts survoltés sont vivement conseillés à... absolument tout le monde !
The Go ! Team : irrésitiblement frais et joliment brouillon...
Pour oublier le froid et l'humidité, rien de tel qu'un peu d'exercice. The Go ! Team et son mélange hip hop/soul/pop/rock bricolo bruitiste semble tout indiqué pour faire bouger le public, surtout avec une chanteuse aussi surexcitée que Véronique et Davina réunies. Même avec un genou douloureux, la très craquante vocaliste s'en donne à coeur joie en sautant partout, en chantant avec enthousiasme et en dégageant une énergie plus que communicative... Certes, tous les morceaux sont batis sur la même formule et se ressemblent un peu, mais sur scène l'ensemble se révèle irrésitiblement frais et joliment brouillon. De quoi faire tourner la tête à plus d'un !
Sous des cieux enfin plus cléments (il fait beau et chaud !), les Anglais de Fujiya & Miyagi permettent de décoller en douceur avec leur électro krautrock de fort belle facture. Au menu : guitares légères, claviers vintage aériens, voix lancinantes, boites à rythmes caressantes... Les atmosphères éthérées délivrées par ce groupe sans charisme aucun ont le grand mérite d'être saisissantes ; l'auditeur, peut-être un peu distrait au début, se laisse progressivement envouter par les entrelacs de guitares et de claviers, les boucles sonores oniriques, les gimmicks entétants et les montées hallucinogènes. A revoir au plus vite dans une salle intimiste...
Déjà auteurs d'une prestation impressionnante au festival Europavox deux mois plus tôt, les furieux Norvégiens de 120 Days confirment à Saint-Malo leur statut de groupe de scène imparable... Si à la Coopérative de Mai, ils avaient joué seulement deux morceaux – géniaux, planants, vrillants – en 45 minutes, la tactique d'attaque est différente en territoire malouin : plus de morceaux avec guitare façon Stone Roses/Primal Scream, mais toujours des tentatives réussies de mélange rock/électro/punk entre Suicide, Kraftwerk et « Rolling Stooges ». Malgré un public peu réceptif (sans doute à cause d'un horaire de passage trop précoce), 120 Days a fait étalage de toute sa classe. Un combo tout à la fois à voir sur scène pour péter les plombs, à écouter chez soi pour partir en vrille et à passer sur un dance floor pour sauter partout ; aussi à l'aise avec des boucles préenregistrées, des claviers triturés et des instruments de rock classiques, l'avenir semble véritablement radieux pour ces quatre musiciens-là.
Encore un très bon moment juste après avec le set psychédélique en diable des Montréalais volants de Besnard Lakes, sorte de croisement stellaire entre Pink Floyd, Neil Young, les artistes du label Constellation et les Beach Boys. Oui, rien que ça ! La troupe semble s'entendre à merveille et être ravie de se produire en France ; dans ces conditions idéales, elle donne donc le meilleur d'elle même, avec de longs morceaux propices pour laisser divaguer son esprit à très haute altitude. Certes, tous les fans hardcore des Smashing Pumpkins (qui sont attendus incessamment sous peu) ne sont pas très enthousiastes, mais qu'importe : les fans de musique pop expérimentalo planante se sont vus proposer une dose de leur drogue préférée par un groupe simple et inspiré.
Smashing Pumpkins : un cauchemar...
Tout le contraire donc des Smashing Pumpkins qui ont plongé dans le désarroi le plus total une très grande partie de leur public... La faute à un nouvel album inintéressant au possible, à la transaprence des remplaçants de James Iha et D'Arcy, à un Billy Corgan en pilotage automatique, à un Jimmy Chamberlin ultra lourdingue sur ses fûts... Le résultat : dès le premier morceau – interminable, avec une tentative d'hymne américain à la guitare en plein milieu ! -, l'on se dit que la soirée va tourner au cauchemar. Entre prog rock sans inspiration, métal plombé et massacre éhonté du répertoire (une bonne partie de Mellon Collie And The Infinite Sadness est jouée mollement, avec en « bonus » un Bullet with butterfly wings complétement raté), la bouillie sonore qui provient de la scène donne envie de prendre ses jambes à son cou et de fuir au plus vite ! Avec un peu plus d'envie de jouer, une bonne dose d'humilité, une volonté d'oublier un peu les racines hard rock et un meilleur choix de set list (pourquoi oublier 1979 ?), il aurait pu en être autrement. Dommage, vraiment dommage, surtout vu le cachet excessif demandé par les Smashing Pumpkins ! A oublier...
New Young Pony Club : efficace.
Fort Heureusement, New Young Pony Club réussit à faire – un peu – disparaître de notre esprit la désagréable impression laissée par la soi-disant tête d'affiche du festival. Et cela en proposant une électro pop/New Wave loin d'être géniale, mais efficace en diable et servie très fraiche par un groupe monté sur ressorts. New Young Pony Club a le grand mérite de se bouger le cul pour nous donner envie de remuer notre popotin, et c'est déjà énorme !
CSS : on a envie de danser n'importe comment et de faire l'amour n'importe où... et avec n'importe qui en plus !
Dans le même registre, mais en plus musclé et fruité, les furies brésiliennes de CSS ont fait bonne impression au coeur de la froide nuit malouine. Ce groupe bigarré et fluo dispose pour principaux atouts d'une énergie débridée, d'un brin de folie et d'un manque flagrant de complexes pour mélanger tout et n'importe quoi. Et ça marche : on a envie de danser n'importe comment et de faire l'amour n'importe où... et avec n'importe qui en plus ! Tous les morceaux se ressemblent, mais l'éssentiel est là : on est content de communier bêtement avec cette bande de doux dingues. Comme pour récompenser le public d'être resté, CSS propose « une reprise de Daft Punk », qui s'avère être en fait une version électro rock du hit mortellement jouissif de L7, Pretend we're dead. Finalement, la nuit sera belle, en attendant Sonic Youth...
Déjà le dernier jour de cette route du rock 2007, avec le gros morceau de l'affiche : Sonic Youth jouant son mythique album Daydream nation dans l'ordre et en intégralité... Le grand moment - prévu à 23h - nous trouble au point de nous faire manquer les excellentes Electrelane, qui remportent un véritable triomphe auprès du public. Juste après, Albert Hammond, Jr., le guitariste des Strokes, n'a pas cette chance, malgré le concert correct qu'il propose. Le public accueille assez fraichement les morceaux pop folk rock de l'album Yours to keep qui sont pourtant de très bonne tenue ; il faut dire qu'Albert et ses impeccables musiciens se la jouent un peu et ça ne plaît pas à tout le monde. Malgré ce petit détail et le côté expéditif du concert (qui se termine sans un aurevoir par le jet intempestif de la guitare dans la batterie... ), les amateurs avaient sans aucun doute pu remarquer les mélodies immédiates, l'écrite soignée des morceaux, les arrangements percutants, la belle voix du monsieur et la surprenante reprise de Frank Black himself : Old black dawning. A suivre donc.
Sonic Youth : la flamme artistique brûle toujours chez la jeunesse sonique.
Puis Sonic Youth arrive à l'heure dite pour jouer l'un de ses chefs d'oeuvre, paru en 1988 : le double album Daydream nation, subtil mélange de rock bruitiste, de punk rock déstructuré et de mélodies aussi planantes que toxiques. Tout commence avec l'excellentissime Teenage riot, un incontournable du répertoire du groupe de New York, joué en général à la fin des shows. Le son est bon, le groupe a envie de jouer, le public est chaud et l'énorme bougie figurant sur la pochette du disque sert de fond de scène, sans doute pour prouver que la flamme artistique brûle toujours chez la jeunesse sonique : tout cela ressemble bel et bien au bonheur... Le disque défile donc avec ses passages noisy bruitistes, ses morceaux plus immédiats (Silver rocket, Eric's trip, Hey Jony) et l'on se dit qu'effectivement cet opus est d'une sacrée trempe. La relecture scénique qu'en propose le combo de Thurston Moore, Kim Gordon, Lee Ranaldo et Steve Shelley est à la fois fidèle et aventureuse ; seul petit détail, les très bons morceaux du nouvel album - Rather Ripped - joués lors d'un très long rappel auraient peut-être pu être intercalés dans Daydream nation. Tout cela relève du détail car Sonic Youth, renforcé par l'ex bassiste de Pavement, Mark Ibold, lors des rappels, a démontré que sa musique - qu'elle date de 1988 ou de 2006 - était toujours d'une éclatante actualité.
C'est donc un concert mémorable d'une tête d'affiche digne qui clôture pour nous cette Route du Rock. Malgré les quelques aléas inhérents à ce genre de manifestation, l'édition 2007 laissera finalement un excellent souvenir. La preuve : on a déjà très envie de revenir en août 2008.
the National + Doveman - 29 mai 2007 - Bowery Ballroom - New York Assez content d'être là ce soir pour ce concert qui affichait complet (comme les 4 autres de la série) depuis quelques mois déjà (merci Scott) alors que je n'ai su que je serais a NY que depuis .../...
Assez content d'être là ce soir pour ce concert qui affichait complet (comme les 4 autres de la série) depuis quelques mois déjà (merci Scott) alors que je n'ai su que je serais a NY que depuis quelques semaines ...
C'était donc mon neuvième concert de The National, et le fait de les revoir dans la salle ou je les avais vu pour la premiere fois il y a tout juste 4 ans - c'etait d'ailleurs mon deuxième concert new yorkais et le début d'une longue série de rencontres musicales (Qatsi, Steve Shiffman, Teenage Prayers, ...) et humaines - et ce deux jours avant de revenir de NY avec Svet, etait assez symbolique ...
Aussi sommes nous arrives assez tôt, et après avoir croisé Brian et Scott devant, nous sommes allés faire les groupies de base (j'arborais même mon t-shirt Da Nacional) et au moment ou les portes se sont ouvertes nous sommes allés nous asseoir au pied de la scène, jusqu'a ce que la première partie attaque ...
Ce soir c'est Doveman qu'ils ont invite pour faire leur première partie. Je ne connaissais pas du tout ce garçon, et ce que j'avais pu écouter sur son myspace, m'avait un peu fait peur. Musique très très calme, dont je n'étais pas sur que le passage sur scène serait forcement un plus ...
Je suis content de m'etre trompe. Certes sa musique est délicate et calme, mais sur scène c'est carrément chouette (desole pour cet adjectif on ne peut plus subjectif et imprécis). Il faut dire aussi que Thomas Bartlett et ses camarades, même si ils ne sont pas encore très connus on de sacres références. Lui a joue ou joue encore avec antony and the johnsons, david byrne, elysian fields, bebel gilberto, yoko ono, ...
Dougie Bowne, a la batterie avec the lounge lizards, iggy pop, cassandra wilson, ..., Shahzad Ismaily, a la guitare, avec carla bozulich, marc ribot, ..., Peter Ecklund, a la trompette, avec woody allen, madeleine peyroux, ... il n'y a que pour Sam Amidon, a la guitare, au banjo et au chapeau de cowboy, que je n'ai reconnu aucun nom dans les nombreux groupes auxquels il participe ...
Bref tout cela pour dire que l'on sent qu'ils ont une grosse expérience et l'habitude de la scène malgré leur apparente timidité / réserve. Le chant a beau être à la limite du chuchotement, il n'en est que plus touchant ...
Les interventions de chacun des musiciens, a la fois discrets et bien présents mettent parfaitement en valeur les délicates compositions de Thomas Bartlett. La trompette de Peter Ecklund en particulier fait des merveilles.
J'etais un peu decu de ne pas avoir pu venir pour le soir au Elysian Fields faisait la première partie, mais finalement je suis bien content d'avoir vu Doveman sur scène, sans quoi je serais assurément passe a cote de leur musique, laissant aux gens de la blogotheque (comme Vincent) ou a d'autres sur nos pages (comme Pierre) le soin de dire tout le bien qu'ils pensent d'eux.
Comme première partie c'était parfait. Ni trop long, ni trop court. Si cela avait été un poil plus nerveux cela ne m'aurait pas dérangé pour autant, mais il y a quand même eu quelques morceaux un peu plus nerveux que les autres.
Lorsqu'ils ont termine ils sont partis comme ils ont joue, assez timidement, sans trop s'attarder devant le public qui les applaudissait pourtant énergiquement et ont laisse la place a Padma, Bryce, Brian, Scott et Aaron venus faire les derniers réglages de leurs instruments respectifs ...
Pendant la longue attente qui avait précédé l'entrée en scène de Doveman j'avais eu tout le temps de regarder la salle se remplir. J'avais ainsi pu reconnaître quelques personnes comme un des jumeaux de Clap Your Hands Say Yeah ou des visages souvent croisées aux concerts de the National (le plus drôle et sur une des dernières photos prises lorsque Matt s'approche du public, j'ai reconnu le même gars que j'avais sur une photo prise dans les même conditions 4 ans plus tôt et à un concert de Elk City). Public assez varié du fan de rock indé portant un t-shirt de Tigers and monkeys au groupes de college kids à casquettes buveurs de bière en passant par des gens plus âgés.
Lorsqu'ils font leur entrée sur scène la salle est désormais bien pleine. C'est en effet complet, mais ils n'ont pas abusé sur la jauge, on peut en effet respirer et on pourrait même un peu circuler. Finalement ce n'était peut être pas indispensable de venir si tôt. Ce soir il y a bien évidemment Padma barbiche et cheveux courts. Ils attaquent comme sur Boxer (ou sur Myspace) par Fake Empire suivi de Mistaken fro strangers. Comme à chaque fois que j'écoute Fake Empire je ne peux m'empêcher de penser à An Empire morceau phare de ce qui aurait pu être le deuxième album de Qatsi si ceux ci n'avaient jeter l'éponge.
J'ai bien apprécié ce concert mais je ne l'ai pas trouvé magique comme certains de leurs concerts comme le tout premier, leur show case à Other Music ou même leur deuxième passage au Poste à Galène. Je crois que cela vient surtout du fait que mon album préféré reste pour le moment (car je n'ai pas encore bien écouté Boxer), Sad Songs for Dirty Lovers qui m'avait vraiment interpellé et qui contient quelques perles rock inégalées comme Slipping Husband ou Available.
Peut être aussi ont ils perdu un tout petit peut de leur fraîcheur / innocence ... Après une telle reconnaissance, autant de concerts, et d'albums vendus peut on éprouvé la même excitation à être sur scène qu'au début ? Je n'en suis pas sûr. Pourtant sur scène leur attitude n'a pas vraiment changé. Bryce est toujours aussi concentré et oscillant, Aaron avec ses bouclettes en bataille a toujours un regard mi triste - mi dans la lune, Scott et Brian derrière leurs lunettes sont assez impassible et Matt complètement schizophrène selon qu'il chante ou parle. Entre les morceaux il est souriant avec toujours ce petit côté mi enfantin, mi timide, qu'il perd assez vite dès qu'il se met à chanter.
Failli oublié Padma qui même si il ne fait toujours pas officiellement partie de The National (de son propre chef) participe en plein à leur identité sur disque comme sur scène. Ce concert qui mettait bien évidemment l'accent sur le nouvel album n'était que le 5ème ou 6ème de la tournée ... les morceaux et leurs enchaînements n'étaient donc peut être pas forcement super bien rodés.
Succession de morceaux calmes où l'on pouvait un peu mieux comprendre les paroles et d'autres plus énervés où la voix de Matt avait tendance à disparaître. Sur certains comme Abel on pouvait compenser connaissant le morceau, pour d'autres c'était plus difficile.
Une fois de plus le set était bien plus énervé que ce que les disques pourraient le laisser penser, mais j'ai trouver les explosions de Matt un peu moins fluides, moins naturelles, moins spontanées. Attention je ne dis pas du tout qu'il n'était pas sincère (il est encore loin de nous faire le coup d'un Iggy Pop ou d'un Jon Spencer). On ne peut pas se mettre dans un état pareil artificiellement ... je dis juste que ce n'était pas tout à fait comme certaines autres fois.
Vers la fin il feront venir sur scène Thomas Bartlett de Doveman qui les accompagnera (comme sur le disque ?) à l'accordéon sur un morceau. Apparition sur scène relativement anecdotique, mais bien sympathique. J'aurais peut être aimé qu'il y ait un peu plus de (invités) surprises lors de concert (ils jouent à domicile, 5 soirs d'affilée, ont pleins d'amis dans le coin, ...) d'où peut être ma légère insatisfaction.
Quelques passages explosifs bien agréables avec les incontournables Lit Up, Abel et Mr November ... passage au piano des deux frères Dessner, traditionnelle escalade de retours par Matt, .... Padma était particulièrement en forme : très excité sur son violon (qu'on n'entendait pas toujours assez), mais encore plus sur son tambourin ! A la fois spectaculaire et entraînant.
Au final 17 morceaux qui sont passés très (trop) vite, qui confirment que the National a gravit un échelon supplémentaire. J’espère qu’on aura la chance de les revoir bien vite en France et notamment à Marseille. D’après la petite discussion que j’ai eu avec leur manageuse à la fin, on devrait être vite fixé … les discussions étant (si j’ai bine compris) d’ordre financier … je sens qu’on risque de ne pas les revoir au Poste à Galène …