Hip-hop de Philadelphie. Formation parmi les plus novatrices et influentes du hip-hop US depuis plus de quinze ans, ils sont quasiment les seuls à jouer du hip-hop de manière instrumentale, en limitant l'emploi de machines de manière draconienne.
Malgré l'annulation (fort dommageable) du concert d'Amy Winehouse, le dernier jour du festival Rock en Seine 2008 a vu se succéder sur les différentes scènes du domaine de Saint-Cloud pléthore de groupes - jeunes ou moins jeunes - en forme olympique... En l'absence de la reine de la soul music dépoussiérée, c'est The Raconteurs qui a éclaboussé de sa classe les dernières heures du grand rassemblement musical de fin d'été.
The Raconteurs
Si l'on fait abstraction des titres ratés (trop FM et/ou trop hard rock) du dernier album du combo emmené par Jack White et Brendan Benson, la longue prestation des Raconteurs (1h30) a permis de voir à l'œuvre un excellent groupe de rock mâtiné de country blues et de heavy rock façon Led Zeppelin... Si parfois la voix de Brendan Benson se fait parfois trop sirupeuse, si les soli de guitares à l'unisson sont fatigants, il faut avouer que sur la majorité des morceaux la mayonnaise prend, vite et bien. La section rythmique insuffle un groove imparable, permettant aux deux guitaristes/chanteurs de donner le meilleur d'eux-mêmes (Level, Steady as She Goes, Salute Your Solution, Hands... ). Si l'on peut préférer la sobriété rigoriste des White Stripes, l'univers foisonnant et plus ample des Raconteurs emporte l'adhésion en live. Il faudra toutefois partir dans une autre direction sur le prochain album - en évitant les errements trop consensuels - , et offrir à Jack White une coupe de cheveux digne de se nom...
Justice
Jack White l'avait annoncé en début de set, Amy Winehouse ne foulera pas la scène de rock en Seine, permettant aux Raconteurs de rallonger leur set et à Justice de jouer plus tard devant une immense foule. Comme au Printemps de Bourges, le duo ultra branché fait le job : tout le monde danse les bras en l'air pour saluer les hits électronico rock'n roll vrillants des deux Parisiens. Même si le contrat est respecté, l'horaire de passage est un peu précoce et si l'on a déjà vu le set, l'on se rend vite compte que le pilotage automatique a été enclenché. Il y a quand même là de quoi conclure (pour nous) le festival sur une bonne note, en repensant au reste de la journée, plutôt réussi.
Louis XIV
Dans l'après midi, Louis XIV confirme son statut de stars du heavy glam rock... Si l'on excepte une ignoble slow sirupeux que ne renierait pas le sénile Elton John, le groupe de San Diego fait oublier les poses, les coupes de cheveux et les accoutrements ridicules (surtout chez le chanteur... ) avec une jolie série de tubes aussi pop que rock ; le domaine de prédilection de cette bande de pervers patentés étant de faire s'accoupler sur scène (et sur disque) T. Rex et AC/DC... Le résultat marchait sur les morceaux du premier album (toujours aussi percutants aujourd'hui) et à première vue, c'est parti pour continuer sur le nouvel album, si l'on en croit les extraits proposés à Rock en Seine.
Jamie Lidell
Juste après et dans un style radicalement différent, Jamie Lidell offre au public - enthousiaste, sous le soleil exactement - un florilège de ses multiples talents. Cela commence par une démonstration plutôt expérimentale d'électronique expérimentale (idéale pour se défoncer sur un dance floor, longtemps après le coucher du soleil), avant de bifurquer en fin de set par une brillante série de hits soul & funk du meilleur effet. Non content de savoir bidouiller les sons comme personne, notre homme est absolument impeccable au micro, accompagné par le très souriant Gonzales au piano et Mocky à la batterie. De quoi donner le sourire donc...
Comme la prestation franchement "pop groovy" du groupe Fortune, de charmants jeunes hommes capables d'écrire des hits dansants et joliment remuants... Entre pop fraiche, funk tonitruant et électronique agitée, ce combo là s'y entend pour faire remuer le popotin de son public...
Il est désormais temps pour The Jon Spencer Blues Explosion de se reformer sur scène pour un concert de rentrée de bon aloi. Malgré de nombreux problèmes techniques sur les guitares, le furieux power trio punk 'n blues a rassuré ses fans sur le fin de son concert, avec une réjouissante enfilade de titres méchamment rock 'n roll. Si ces trois là ont envie de refaire durablement du bruit ensemble, cela peut faire très mal ! Wait and see...
The Roots
Terminons la chronique de cette fin de festival, par quelques mots sur deux déceptions notables... The Roots continue à s'embourber dans un rock n' jazz hip hop lourdingue, démonstratif (écoute ce solo mon gars !) et facile. C'est bien dommage quand on est aussi bons musiciens, et quand on a écrit autant de bons titres... Dans le registre " je me fourvoie pour faire un show consensuel spécial festival", Kate Nash n'est pas mal non plus avec son groupe de tacherons tout juste bons à faire la tournée des baloches du Royaume Uni. Chapeau bas quand même : ces gens là sont capables de fusiller une belle chanson en deux temps trois mouvements. Bravo !
Malgré les aléas inhérents à tout festival (volonté de trouver des groupes classieux, tout en attirant le plus de monde possible), Rock en Seine 2008 laissera un bon souvenir, même si cette édition était clairement en dessous des précédentes. Rendez-vous en août 2009 pour un Rock en Seine plus homogène, sans groupes trop mainstream et... sans annulation !
Lundi 23 juillet. Ma dernière soirée sera celle du voyage à travers le monde et ces différents rythmes. Au programme : Julien Lourau, Dee Dee Bridgewater et les Roots.
Ma première destination sera Cuba aux rythmes chauds d’une Rumba façon Julien Lourau. Une belle rencontre née à Paris avec des musiciens cubains offre à cette nouvelle formation une énergie débordante de vibrations ! Une petite merveille !
Changement de destination et c’est au Mali que Dee Dee Bridgewater nous emmène. La diva du jazz accompagnée de Baba Sissoko et Tata Bambo, deux voix du Mali sur cette scène haute en couleur ! Le bonheur et la transe continuent…
Et le clou de la soirée attention il arrive! Les jardins sont remplis d’un public impatient, bouillant d’excitation attendant les Roots, groupe Hip Hop de Philadelphie. Ici Messieurs Dames pas d’électronique, nous avons là de véritables musiciens, guitare, basse et tuba, clavier et batterie. Âmes et oreilles sensibles s’il vous plaît circuler, parce que la claque que l’on prend est à la mesure de leur réputation ! Dès le début la couleur est annoncée 23 heures ce n’est pas l’heure d’aller se coucher mais de s’enflammer ! Le public les mains levées répondra à l’appel. Une heure et demie de concert et une pression crescendo jusqu’à un bouquet final explosif !
Ils resteront sur scène à saluer et à distribuer des t-shirts et des baguettes signés à un public fidèle et en folie qui ne voudra plus partir !
Un grand merci à toute l’équipe du Nice Jazz Festival pour cette programmation exceptionnelle et variée, qui sait chaque année nous faire découvrir et redécouvrir des artistes de grand talents.
Ma 3e et dernière soirée au Nice Jazz Festival 2007 a mis un certain temps a réellement démarré mais a finit par apporter quelques instants de magie…
Ca commence avec le cubain Raul Paz. Je ne suis pas réellement fan des musiques sud-américaines, donc ce n’est pas avec un très grand enthousiasme que je m’approche de la grande scène…
Finalement, son set sera plutôt sympa (Raul et ses musiciens sont plutôt souriants et décontractés) et même assez émouvant, car plusieurs chansons sont assez mélancoliques (malgré mon niveau d’espagnol perdu, c’est la magie de la musique qui opère) et Raul fait assez bien passer les sentiments…une bonne petite surprise.
Ensuite place au Jazz…b’en oui, on est au Nice Jazz Festival…Et autant l’avouer je ne suis pas non plus un puriste du Jazz.
On a d’abord droit au nouveau projet du saxophoniste Julien Lourau associé au collectif cubano-chilien Rumbabierta.
Evidemment, ça joue bien mais je trouve que ça manque un peu de vie, notamment Lourau qui n’est pas très communicatif…bon, il fait encore jour et la sympathique scène des arènes est un espace concert assis, d’ailleurs on se fait un peu gronder quand on a l’audace de se tenir debout sur les barrières de sécurité. « Allez merde, tout le monde debout ! »… « Euh, non excusez-moi messieurs dames, passez une agréable soirée ». Bon, je plaisante.
Ensuite encore du Jazz, décidément c’est quoi ce festival de jazz qui programme du jazz…quel toupet ! Cette fois-ci je trouve ça plus enthousiasmant, c’est toujours assis puisque à la scène des arènes et le groupe s’appelle Sakesho.
C’est un quatuor parisien. Piano + Basse + Batterie + Steel pan. Le bassiste est un rasta relativement bien connu des musiciens : Michel Alibo. Putaing, il bouge bien ses dreads mais surtout il assure un max ! Les steel pan ce sont ces percus typiques de musique tropicale. Je le redis : c’est pas ma musique favorite mais je passe plutôt un bon moment. Merci.
Vient l’heure de The Roots, que j’avais vraiment envie de revoir. Direction la grande scène. Hélas, un quart d’heure plus tard est programmé Toumani Diabaté, que j’avais vraiment envie de voir, à la scène des arènes. Va falloir faire un choix difficile…
Depuis le départ de Rhazel, The Roots nous avaient livré un moyennement convainquant the tipping point, mais son récent successeur Game theory est nettement plus enthousiasmant et marque un retour aux roots…euh, suis-je clair ?
Finalement, vu les difficultés rencontrées pour suivre un concert sur la grande scène : sol bosselé, arbres en plein milieu du champ de vision, public bien massé…
je n’ai suivis, avec regrets, qu’un quart d’heure du concert des Roots et j’ai vraiment préféré qu’il y a 4 ans aux eurockéennes. Les chansons du dernier album sont bien explosives sur scène et l’apport d’un tuba énergique est un point positif.
Bref, un quart d’heure bien vitaminé qui fait bien bouger le corps et péter les neurones mais je fais le choix d’aller découvrir Toumani Diabaté à la scène assise des arènes…
Pas un choix facile, mais finalement on a touché les étoiles avec ce concert du musicien malien…
D’abord les conditions sont meilleures ici, ça y est des gens sont debout devant mais on peut y voir quelque chose, le son est très bon et l’ambiance dans les premiers rangs est vraiment très très bonne.
Toumani Diabaté est un joueur de Kora, reconnu dans le milieu de la musique africaine et qui a même récemment eu droit à un bout de célébrité grâce à sa participation au dernier album de Bjork…
Toumani est entouré d’une bonne dizaine de musiciens, chanteur et danseuse (tous originaires d’Afrique de l’ouest mais de pays voisins…) qui nous ont offert un moment magique où tous les repères temporels et matériels se sont vus modifiés.
Toumani s’est adressé parfois au public notamment pour nous évoquer la culture Mandingue de tous ces pays d’Afrique de l’Ouest: Guinée, Côte d’Ivoire, Mali… qui autrefois (avant la colonisation) ne formaient qu’un…Du coup ces propos ont rajouté de l’émotion à ce concert qui n’en manquait déjà pas.
Dans le public quelques africain(e)s sont aussi là et mettent une bien jolie ambiance !
Un voyage assez inoubliable qui se termine en apothéose avec l’arrivée sur scène de Dee Dee Bridgewater (dont le dernier projet musical explore ses racines africaines…) et ses musiciens qui ont joué plus tôt sur la grande scène (bon, je suis pas allé les voir à cause d’un mauvais souvenir persistant d’un tube sirupeux que chantait Dee Dee dans les 80s, désolé).
Donc, une bien belle fin de soirée et j’ai juste le regret que The Roots ait été programmé au même moment.
>> Réponse (le 20/08/2007 par Cyndy) TRISTE!
Trés attristée de voir l'ex princesse des FUGEES dans un état si pitoyable... Plus de voix, plus da charme, .../...La suite
The Roots - 23 juillet 2007 - Arênes de Cimiez, Nice Jazz Festival The Roots en concert, c'est toujours quelque chose à voir, parce qu'on vient chercher ici quelque chose que l'on ne trouve pas ailleurs dans ce milieu Hip Hop desormais trés formaté.
The Roots c'est .../...
The Roots en concert, c'est toujours quelque chose à voir, parce qu'on vient chercher ici quelque chose que l'on ne trouve pas ailleurs dans ce milieu Hip Hop desormais trés formaté.
The Roots c'est une grosse tête d'affiche, d'excellents musiciens, des mecs capables de jouer n'importe quel rythme et de rentrer dedans avec une fougue bien à eux, The Roots c'est un MC énergiseant et de haut vol, c'est Questlove bien sûr batteur GENIAL et âme du groupe.
Alors hier soir à la scène pinède des arênes de Cimiez bien remplies, c'était du Hip Hop jazzy, une reprise du "Master of War" de Bob Dylan sur presque 20 minutes !! des solos poussés des membres du groupe, une vraie joie d'être sur une scène qu'ils affectionnent et ça ce voit !
J'y retournerai forcement, sans me lasser, merci "The LEGENDARY ROOTS "! Réagir à cette critique
The roots, Sonic Youth, White Stripes, Chemical Brothers - 27 Aout 2004 - Paris Rock En Seine Alors voilà..on y etait a Rock en seine. L'idee de voir dans la meme journee Sonic youth, White stripes et chemical brothers etait trop allechante pour ne pas y aller.
On est donc arrivé a paris (de .../...
Alors voilà..on y etait a Rock en seine. L'idee de voir dans la meme journee Sonic youth, White stripes et chemical brothers etait trop allechante pour ne pas y aller.
On est donc arrivé a paris (de Marseille) le vendredi matin. Apres un court apero on s'est dirigé vers le parc de St Cloud (tres beau d'ailleurs) vers 15h30 (sachant que The roots commencent a 17h15) en pensant pouvoir voir Flogging Molly ou Blanche au debut. Mais là, dès le début : mauvaise surprise...l'enorme queue a l'entrée..mais bon, on s'est dit gros festival = grande queue. Au bout d'une heure d'attente on a commencé a en avoir un peu plein les ********. Les gens ont commencé a gueuler (enfin!). Et c'est vers 17h15 qu'on s'est rendu compte de la raison de la queue. En effet on etait pas encore rentrés mais on pouvait voir que c'etait seulement 3 (!) mecs qui faisaient entrer tout ce monde. C'est a peu pres a ce moment là qu'ils ont decidé d'en mettre un 4ème. Quel exploit! On se retrouve dedans donc à 17h30 a peu pres. Direction du bar puis la grande scene pour voir the roots qui avaient deja commencé. C'etait bien sympa ce melange de rock et de rap (pour nous qui connaissions pas du tout). Ensuite il y a la pause en attendant sonic youth - Le groupe qu'on voulait voir. Ils arrivent sur scene à l'heure prévue et c'est du delire sonique pendant tout le concert (un peu court : 1h). Ils se sont donnés à fond même à 40 ans. Dès le premier morceau Thurston moore maltraite sa guitare à genoux devant l'ampli. Il sera suivi dans ce delire pendant le reste du concert par Lee Ranaldo et Jim O Rourke.. a un moment tous les trois soit allongés par terre soit collés avec leur guitare à l'ampli. A 40 ans on a le droit de le faire non?... Bref, c'etait vraiment grand.
Ensuite une petite 1/2 heure de pause pour voir the White stripes.
Il est 20h15 et ils ont jusqu'à 22h15. Je me dis qu'ils vont jouer plus longtemps que sonic youth puisque ils ont 1/2 heure de plus. Il commencent par un morceau d'Elephant et on se rend tout de suite compte que ca va etre dur pour Meg white de reproduire des montées d'adrenaline qu'ont su faire Sonoic Youth. Elle tient le même rythme du debut a la fin du concert...sauf quand elle se loupe et fait un temps de retard, ce qui lui arrive à peu près 2 fois dans chaque morceau. A 21h10 ils quittent la scène et je me ditque c'est une blague et qu'ils feront au moins 20 minutes de rappels. Ils reviennent (surprise!) et jouent Seven nation army et puis c'est fini. 21h 15! En plus le morceau est massacré comme beaucoup d'autres. Sur l'album ca fait bien ce rock minimaliste, un peu sale, mais en live elle joue vraiment trop mal pour qu'on puisse s'accrocher. Jack tente de sauver le concert en variant les trucs sur sa guitare mais des fois il en fait même trop et c'est vraiment n'importe quoi. Voilà...reelle deception. Et pour finir Jack nous lance "God bless you!". Ca, c'est rock'n'roll!..
A cause de ca, donc on se retape 1 heure d'attente pour voir Chemical brothers qui eux vont assurer leur concert avec des rythmes bien trouvés et des montées psychedeliques bien tripantes. Les imagess sont peut etre les mêmes qu'il y a 2 ans mais c'est efficace. Peut etre que White stripes devraient trouver un bon set qu'ils maitrisent et le jouer jusqu'a leurs 40 ans...quoique Meg n'a pas l'air d'avoir assez de temps d'ici là pour apprendre à jouer de son instrument, et puis elle aura a cet age là encore moins la peche qu'aujourd'hui. Réagir à cette critique