The Streets - 29 Mai 2006 - Bataclan - Paris Bon, je cherchais des gens qui avaient un avis à donner sur ce concert, mais je n'en ai pas trouvé donc je vais donner le mien !
Connaissant l'énergumène depuis son premier album "Original Pirate .../...
Bon, je cherchais des gens qui avaient un avis à donner sur ce concert, mais je n'en ai pas trouvé donc je vais donner le mien !
Connaissant l'énergumène depuis son premier album "Original Pirate Material" et ses frasques durant ses tournées (budget dilapidé durant les tournées, beuveries... ), je m'attendais à avoir quelque chose ne valant pas mes 28,60€!!! Je fus donc à moitié surpris !
Tout d'abord après des années d'attente le concert fut trop court (1H20) mais intense : ous les tubes de ses 3 albums y sont passés, l'interaction avec le public fut bonne, parfois hilarante (bouteille de whisky bue par le public mais servie par Skinner)... Mais le son de la salle étant à réviser, son état de fraicheur n'étant pas au max, il mâchait beaucoup ses paroles... Son compagnon de chant, dont je ne connais pas le nom mais qui tourne avec lui pour compléter les paroles, a très bien joué son rôle. Petite surprise de fin : Skinner se lancant dans le public torse poil et remerciant plusieurs fois le public en Francais avec quelques mots en prime !
Bon je m'arrête là, allez le voir ! Pour les fans, vous serez décus par la justesse de la voix et le faible temps passé dans la salle, pour les autres, vous découvrirez un artiste qui ne demande qu'à être connu ! Réagir à cette critique
I Monster + The Streets + Exsonvaldes (Festival de Sédières 2004) - 26 juillet 2004 - Grange du château de Sédières (19)
Alors que la semaine réservée aux musiques actuelles à Sédières commence à toucher à sa fin, une nouvelle soirée éclectique se profile à l'horizon. Au programme : du rock à guitares, de l'électro .../...
Alors que la semaine réservée aux musiques actuelles à Sédières commence à toucher à sa fin, une nouvelle soirée éclectique se profile à l’horizon. Au programme : du rock à guitares, de l’électro pop/rock et du UK Garage/Hip hop…
En provenance du Nord, les petits Français d’Exsonvaldes ont fait preuve de professionnalisme dans leur prestation, on peut toutefois leur reprocher un manque flagrant de variété dans les sons et l’écriture des morceaux. Durant leur set, on a en effet l’impression d’écouter en boucle le même morceau de rock indé avec guitares saturées et chant sans véritable personnalité…
La suite s’avère beaucoup plus convaincante, le groupe I Monster s’évertuant pendant la durée de son concert à délivrer une électro pop gorgée de pop, pour un résultat ultra puissant et remuant. Le groupe de Sheffield n’a rien inventé mais il sait écrire des morceaux à la fois percutants et planants... En plus, tout cela est parfaitement capable de partir en vrille à tout moment, grâce à une guitare nerveuse, à une ligne de basse catchy, à un chant vocoderisé ou à un déluges de son électroniques venus d’on ne sait où. Contrairement au Printemps de Bourges 2004 où le groupe semblait dérouler à cause de la fatigue, le public de Sédières a la chance d’assister à une prestation détendue : sourires, mots sympathiques en français, chants élégiaques et morceaux marquants se succèdent donc… La reprise de Daydream et lesingle dont le riff de guitare rappelle l’immense Jean Genie de David Bowie marquent - comme toujours - les esprits… Il est dommage que le groupe ait choisi un morceau anecdotique pour le rappel, mais ce sera là la seule faute de goût d’un concert dont on ressort revigoré.
Malheureusement la suite ne sera pas du même acabit, The Streets se complaisant dans un set destiné à recueillir les suffrages d’un public fan de r&b commercial avec sons de claviers sirupeux et deuxième chant évoquant plus une soul de supermarché qu’autre chose… Bien sûr, Mike Skinner possède une voix loin d’être désagréable, et lui aussi ne semble pas mécontent d’être en vacances en Corrèze ; il fait participer le public, se désaltère souvent pour éviter la canicule et bouge avec l’inimitable gestuelle mi décontractée mi branleur propre aux Britanniques. Il faudra attendre le single actuel de The Streets pour sortir de sa torpeur ; le morceau est à la fois drôle et percutant, le bassiste a eu la bonne idée de se saisir d’une guitare et Mike Skinner chante seul. Ah, enfin ! Malheureusement, juste après le groupe retombe dans ses travers, laissant à I Monster le titre de grand vainqueur de la soirée, même si la majorité du public s’était déplacée pour The Streets.
Compte rendu complet des Eurockéennes de Belfort 2003 - 4, 5, 6 juillet 2003 - Belfort (90)
La quinzième édition des Eurockéennes de Belfort a été une indéniable réussite artistique mêlant habilement découvertes et stars. Le très nombreux public (90 000 personnes en 3 jours) a pu .../...
La quinzième édition des Eurockéennes de Belfort a été une indéniable réussite artistique mêlant habilement découvertes et stars. Le très nombreux public (90 000 personnes en 3 jours) a pu assister à d’excellents spectacles de groupes couvrant tout le spectre musical.
A Belfort, les fans de pop, rock, punk, électro, metal et hip hop trouvent leur bonheur et ont ainsi l’occasion de s’ouvrir sur des styles qu’ils n’ont pas l’habitude d’écouter. Si au camping et sur le site du festival, la coexistence de publics différents se passe dans une atmosphère bon enfant (mais malheureusement sous le regard omniprésent de la Gendarmerie et des Douanes mandatées par le sinistre maire de Belfort, Jean-Pierre Chevénement, un fidèle larbin de Sarkozy), ce clash musical peut entraîner des dommages irréversibles sur certaines oreilles sensibles (ou non).
Dans un cadre bucolique, l'inconditionnel du trash metal de Slayer peut tomber fortuitement sur le très calme Exit music (for a film) de Radiohead, tandis que l’aficionado de le pop de Nada Surf ou de Tom McRae se voit contraint de subir (un bref instant) les outrages sonores Nu Metal de AqME. Plus loin, les extrêmes prestations de Tomahawk ou The Melvins peuvent ruiner les velléités de trémoussements suggestifs des adeptes du hip hop de Blackalicious ou The Streets…
En marge de la musique, l’édition 2003 des Eurockéennes a été marquée par une très forte mobilisation des intermittents, qui, au lieu d’entraîner l’annulation pure et simple du festival en faisant grève, ont préféré intervenir avant les spectacles et expliquer au public les raisons de leur colère contre les vibrants défenseurs de la culture en France que sont Ernest-Antoine Seillière, Jean-Pierre Raffarin et Jean-Jacques Aillagon…
Cette atmosphère de lutte contre des projets dangereux a reçu un écho positif chez la plupart des artistes (Mickey 3d, Nada Surf, Dionysos ou Zebda), ceux-ci prenant fait et cause pour les intermittents, certains demandant même (comme une partie du public) la libération de José Bové, le leader syndical injustement incarcéré.
Ce court séjour sur la fraîche presqu’île de Malsaucy, magnifiquement décorée et éclairée, restera donc un très bon souvenir de communion musicale et militante…
Voici le compte rendu concert par concert (cliquez sur les liens en dessous des photos) :
Streets - 4 juillet 2003 - Eurockéennes de Belfort Je pense que tout le monde peut aimer ce groupe et avoir "l'étincelle" comme dit un certain Pierre dans sa critique.
Mais le fait de connaître l'album avant nous a vraiment permis de vibrer sur ce .../...
Je pense que tout le monde peut aimer ce groupe et avoir "l'étincelle" comme dit un certain Pierre dans sa critique.
Mais le fait de connaître l'album avant nous a vraiment permis de vibrer sur ce son, mes potes et moi Réagir à cette critique
Après un Marseille > Lyon > Belfort (7 heures de train quand même, putain c'est quand qu'ils ouvrent des lignes de tgv dans l'est ?) tranquillou, les choses se compliquent pour arriver au site même, la superbe presqu'île de Malsaucy uniquement joignable par des navettes, évidement pleines à craquer en cette fin d'après midi.
Du coup j'arrive un peu en catastrophe sans avoir le temps de planter ma tente (choqe que je ferai vers... 5 heures du mat) et laisse mes affaires à la consigne sinon impossible d'y être à 20 h. Pourquoi un timing si précis ? Pour The Rapture bien sûr, le groupe postpunk new yorkais avec qui je gave tout le monde depuis plus d'un an, fort de leurs singles devastateurs et d'un album hypotique à paraître à la rentrée. Lorsque j'arrive, bla bla bla...intermittents, ouf me dis-je ils sont pas encore passé, mais en fait ils passeront pas du tout, 1ère annulation d'une bonne série (Peaches, Goldfrapp entre autres), mais certainement celle qui fait le plus mal, grosse déception pour commencer ces Eurockéennes qui s'avéreront heureusement très reussies malgré les quelques defections.
Sur la grande scène, THE ROOTS ont la lourde tache de préceder Radiohead et s'en sortent plutôt bien. Ca n'aura pas non plus été le concert hip hop de la décennie, car ils se révèlent excellents sur des morceaux comme "Thought at work", "The next movement" ou encore le tube "The seed" ils auront la facheuse tendance à ne jouer que des morceaux récents, pas forcément les meilleurs et à vouloir à tout prix séduire le public rock par des solos interminables et démonstratifs du genre "vous voyez les gars, on fait du rap avec des instruments yo ! " ou un medley Neptunien sympa mais dispensable. J'exagère c'était quand même très raffraichissant, avec des vrais bons moments, mais étant fan je m'attendais à mieux.
Changement de style à la Loggia (scène couverte mais plus restreinte) où il y a CONSOLE , un des side projects du chevelu Martin Gretschmann des Notwist et une chanteuse Miriam Osterrieder (avec un joli t-shirt moulant Interpol, mmm) qui illumine des comptines electro plaisantes sur disque et carrément dansantes en live : "Surfin Atari" et "Suck and run" par exemple, tandis que les titres purement instrumentaux sont un peu en roue libre et manquent de vie, à l'exception du classique de l'electroclash reconnu par tous, le robotique "14 zero zero". Très bon moment, qui nous fait dire, quelques heures avant la sublime Ellen Allien, qu'ils sont forts ces Allemands.
Tiens il n'y a absolument personne sur le chemin vers la grande scène, c'est silencieux au possible, les stands sont desertés mais que se passe t-il ? Ah j'entends une voix familière qui se lamente au loin, tout s'explique Thom Yorke et ses amis ont déjà commencé. C'est la 4ème fois que je vois RADIOHEAD, alors forcément leur prestation à Belfort n'est pas forcément la plus attendue en ce qui me concerne. Mais il faut bien avouer que l'enthousiasme incroyable autour ce ce groupe est justifié : c'était franchement pas mal, entre nouveaux morceaux comme "2+2=5" et "Where I end and you begin" qui prennent une ampleur impressionante, et pour faire plaisir aux "vieux" fans dont je fais partie les grands classiques de The bends et Ok Computer. Les éclairages étaient saisissants, avec un décor fait de néons sur lequel défilaient des animations ou le mot "forever" sur une chanson. Vu le monde qu'il y avait je pense que j'ai pas besoin d'en rajouter, si vous n'y étiez pas vous en entendrez forcément parler.
Enfin y avait également du peuple sous le chapiteau pour une des rares apparitions du so-british Mike Skinner plus connu sous le nom de THE STREETS, auteur d'un des albums clés de l'an passé, qu'il jouera en quasi intégralité accompagné d'un chanteur aux accents raggas, un bassiste et batteur très doués pour retranscrire les rhytmiques Uk Garage du disque. Si le début est assez poussif, il semblera plus occupé à décapsuler des bières qu'à ar-ti-cu-ler mais ça sera mieux ensuite, "It's gettin crazy" comme il repetera tout le concert, fort d'un paquet de tubes imparables comme "Don't mug yourself" ou ma préférée "Let's push things forward" couplée à un des plus grands titres de tous les temps qui l'a largement inspiré "Ghost town" des Specials. Un bon p'tit show bien carré, logiquement acclamé par le public qui en redemandait.
La soirée finit en beauté avec un choc comme j'en ai rarement ressenti, le mix de la "berlinette" ELLEN ALLIEN qui a mis des centaines de clubbers à genoux. Lorsqu'elle arrive avec sa petite mèche blonde c'est déjà le triomphe mais ce n'est rien comparé à l'extase provoquée par son set fracassant, avec des sons destructurés au possible, des clins d'oeil au public pop (deux morceaux de Bjork, un de Radiohead, et plus pointu l'incroyable "Me and Giuliani" des !!!, sans oublier le presque connu "Red hot car" de Squarepusher) et ses propres productions à elle, comme le vénéneux "Sehnsucht". Difficile d'en dire plus, c'est le genre d'experience ultime qui se vit plus qu'elle ne se décrit, c'est en tout cas un des sommets de ce festival, qui transfomera la Loggia en dancefloor chaotique et fera presque avaler la pilule amère de la fermeture à 4 heures du mat : plus de navettes pour aller au camping, je vous raconte pas la galère. Mais cette dernière heure et demi rêveuse donne envie d'écrire un hymne à la The Passions, pourquoi pas "I'm In Love With a German Deejay"...