Alors que la semaine réservée aux musiques actuelles à Sédières commence à toucher à sa fin, une nouvelle soirée éclectique se profile à l’horizon. Au programme : du rock à guitares, de l’électro pop/rock et du UK Garage/Hip hop…
En provenance du Nord, les petits Français d’
Exsonvaldes ont fait preuve de professionnalisme dans leur prestation, on peut toutefois leur reprocher un manque flagrant de variété dans les sons et l’écriture des morceaux. Durant leur set, on a en effet l’impression d’écouter en boucle le même morceau de rock indé avec guitares saturées et chant sans véritable personnalité…
La suite s’avère beaucoup plus convaincante, le groupe
I Monster s’évertuant pendant la durée de son concert à délivrer une électro pop gorgée de pop, pour un résultat ultra puissant et remuant. Le groupe de Sheffield n’a rien inventé mais il sait écrire des morceaux à la fois percutants et planants... En plus, tout cela est parfaitement capable de partir en vrille à tout moment, grâce à une guitare nerveuse, à une ligne de basse catchy, à un chant vocoderisé ou à un déluges de son électroniques venus d’on ne sait où. Contrairement au Printemps de Bourges 2004 où le groupe semblait dérouler à cause de la fatigue, le public de Sédières a la chance d’assister à une prestation détendue : sourires, mots sympathiques en français, chants élégiaques et morceaux marquants se succèdent donc… La reprise de
Daydream et lesingle dont le riff de guitare rappelle l’immense
Jean Genie de
David Bowie marquent - comme toujours - les esprits… Il est dommage que le groupe ait choisi un morceau anecdotique pour le rappel, mais ce sera là la seule faute de goût d’un concert dont on ressort revigoré.
Malheureusement la suite ne sera pas du même acabit,
The Streets se complaisant dans un set destiné à recueillir les suffrages d’un public fan de r&b commercial avec sons de claviers sirupeux et deuxième chant évoquant plus une soul de supermarché qu’autre chose… Bien sûr,
Mike Skinner possède une voix loin d’être désagréable, et lui aussi ne semble pas mécontent d’être en vacances en Corrèze ; il fait participer le public, se désaltère souvent pour éviter la canicule et bouge avec l’inimitable gestuelle mi décontractée mi branleur propre aux Britanniques. Il faudra attendre le single actuel de
The Streets pour sortir de sa torpeur ; le morceau est à la fois drôle et percutant, le bassiste a eu la bonne idée de se saisir d’une guitare et Mike Skinner chante seul. Ah, enfin ! Malheureusement, juste après le groupe retombe dans ses travers, laissant à
I Monster le titre de grand vainqueur de la soirée, même si la majorité du public s’était déplacée pour
The Streets.