Artiste :
The Suppositorz Titre :
Denim Ruined Our Lives
Style :
Pop - Rock / Garage Trois albums bourrés de rock garage explosif en trois ans : les Suppositorz pétent véritablement le feu… Pour Denim ruined our lives, les quatre Moulinois continuent à creuser le sillon garage avec un bel acharnement. Sur la nouvelle galette toute fraîche, les amateurs de rock qui dépote trouveront encore une fois neuf compositions percutantes (plus une cachée), un titre avec « Denim » dedans et moins de trente minutes de (bonne) musique au total. Au centre de chaque morceau, toujours Steve Andro, sa voix mâle ultra puissante et sa guitare belliqueuse ; ce gars usant sans aucune modération de la testostérone, de la gomina, du cuir et du jeans est vraiment une sorte d’Iggy Pop français. Petite nouveauté cette fois-ci, grâce à un effet maléfique, ses cris semblent provenir d’une crypte humide ; il est donc normal que la charmante voix féminine qui assure les chœurs sur quelques titres (encore du neuf !) ait tout l’air d’être étranglée par la peur de subir les assauts du mort vivant au micro… Ouch ! Et les collègues de Mr Andro, que font-ils ? Ils assurent comme des bêtes sauvages à la basse, à la batterie et à l’orgue Farfisa… Au final, l’auditeur, positivement ravi, prend une belle série d’uppercuts (psycho) soniques dans les gencives et les oreilles : Fucking blue boy (ce titre rend fou), Stranger in town (le meilleur titre de l’album), Motorcycle in flames, Tonight, You get the denim fuzz (qui fait penser à I play in a denim band, leur tube), Las Vegas burnin etc etc. Encore un album jouissif donc pour The Suppositorz, à découvrir sur scène le 28 septembre 2007 (avec Las Vegas Dead Brides, The Sedated et Ass Bandit) à la Coopérative de Mai et partout en France ensuite…
A lire également, des comptes rendus de concerts donnés en compagnie des Defectors et des Lords Of Altamont.
28 septembre 2007 (XPensiv Records) Signature :Pierre Andrieu
Artiste :
The Suppositorz Titre :
In Denim We Trust
Style :
Autres / FrenchGarage C'est malin. Vous abandonnez votre copine une seule soirée Relax'n'Co à la Machine à Coudre et voilà qu'elle revient avec quoi, je vous le donne en mille, avec un CD de punk-rock-garage : In Denim We Trust - véritable profession de foi de tout garage-punk-rockeur qui se respecte, la vénération du jean, si possible slim ou cigarette. Véritable déclaration de bon goût, aussi, donc. Certes le groupe ne tombe pas du ciel : l'honorable Pierre Andrieu, chroniqueur parfaitement objectif tant qu'il ne parle pas des Pixies, ne tarit pas d'éloges depuis qu'il les a vus la première fois en octobre 2005, c'est dire ! D'ailleurs depuis ils en ont fait un autre, de disque, qu'il a chroniqué !
Mais on s'en fout, ça ne nous empêchera pas de dire tout le bien qu'on pense, dans un monde où les djeuns qui dictent leur loi aux majors sont des Naast, du premier polycarbonate de cette bande de petits salopiots. Passons la première impression : avec seulement 9 chansons en 23 minutes, la première en faisant 4, mais c'est quasiment du prog-rock ?! We are the motherfuckin'Suppositorz ?
Pour avoir choisi un nom aussi débile, il n'ont pas du en prendre assez dans le c... quand ils étaient petits (où alors, y ont-ils pris un certain plaisir ?). En tout cas l'alliage de rock garage à guitares saturées, de Farfisa, d'une voix sifflante et arrogante et de cimbales fait tout de suite penser aux Lords of Altamont, plutôt une référence en la matière ! On y pensera encore plus avec la très rock'n'roll Injected Suicide Machine.
Bref, l'infernal bordel de la première chanson continue sur un riff et un son à peu près identique, avant que l'affaire devienne franchement Stoogeienne sur Creeper Twist qui fait preuve sur la fin d'une puissance de feu effarante. My former Girlfriend was a boy est tout aussi plaisante, on commence à penser par exemple à Neurotic Swingers (et ca s'accentue sur la pétaradante Let's Rock). Le disque se finit sur un petit sample hommage à Pigalle, vite relayé par un riff saignant à deux accords pour en faire une excellente dernière cartouche - le groupe le laisse là où il a commencé, dans un sifflement de radio mal réglée, tandis que l'auditeur reprend enfin son souffle.
A la réflexion et malgré quelques plans un peu téléphonés (Sweet Little Boy), les Suppositorz sonneraient même plus marrants et plus variés que les LoA, grâce à des petits ponts en mini-soli d'orgue, basse etc... qui agrémentent leurs chansons par ailleurs déjà explosives. Non de Zeus, un premier LP de cette trempe, mais c'est déloyal pour les autres non ?!
En tout cas il y a de quoi se désoler d'avoir raté le concert. Alors en attendant un rattrapage, pour finir sur un conseil utile, rappelons qu'un suppositoire s'introduit la pointe en bas, contrairement à une idée largement répandue, pour un décollage optimisé. Par contre et quel que soit le sens, il est inutile d'essayer avec le disque.
(Turbojugend Gar'n / Xpensiv, 2005)
(2007)
PS : 7 minutes des Suppoz' en live, avril 2008, par ici ! Signature :Philippe Page Web Conseillée : http://suppositorz.fr.st/
Artiste :
The Suppositorz Titre :
... And The Denim Back Again
Style :
Pop - Rock / Garage-Punk Le retour discographique des Suppositorz from Moulins City Rock (pour un deuxième « long » format : 9 morceaux, 23 minutes) fait du bien par où il passe ; les oreilles frétillent de joie, les cheveux se hérissent, le genou s’agite contre la volonté de son propriétaire, un rictus rock ‘n roll apparaît sur le visage… Comment pourrait-il en être autrement ? Ces quatre jeunes rockers ont l’art (et la manière) de composer des tueries punk rock garage qui donnent envie de commettre tous les excès : baiser avec toutes les jeunes filles de 18 ans, boire tous les alcools disponibles sur le marché, fumer tout ce qui passe à proximité et s’injecter tous les produits imaginables… Et oui, ce n’est pas une grande nouvelle : même s’il rend heureux, le rock ‘n roll est mauvais pour la santé ! Quoique. Regardez les vénérables Plastic Gangsters ; ils bandent encore à plus de quarante ans, jouent Search & destroy à chaque concert et sont plutôt bien conservés pour leur âge. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles leurs « petits frères » des Suppositorz leur rendent un hommage ému sur le titre Plastic Gangsters. Les anciens peuvent être rassurés, la relève est bel et bien là avec les Moulinois énervés : des vocaux puissamment iguanesques, une guitare ultra tranchante, une batterie violemment malmenée, un orgue Farfisa caressé amoureusement, une basse monstrueuse et un répertoire (original) aux forts relents de Stooges, New York Dolls, Radio Birdman, Cramps, Turbonegro, Fuzztones, Sonics... Ajoutez à cela une attitude - fort sympathique - de jeunes branleurs en jeans, des concerts diablement furieux et une volonté d’en découdre scéniquement partout où c’est humainement possible, et vous obtenez un groupe de punk garage composant des tubes promis à un bel avenir (I play in a denim band, Cum on, Freaks, 1st Regemorte street, My nazy baby etc etc). Prochaine étape : la tournée française…