Je ne connaissais pas vraiment ces artistes, je n'avais écouté que le CD promotionnel contenant 2 morceaux de chacun.
Pascal Parisot : Vraiment très très bien. J'ai beaucoup aimé. Bien entouré par 2 musiciens poly-instrumentistes (xylo, flûte à coulisse, casseroles, ...) et en plus chanteuse pour la demoiselle. Humour, sourire, vraiment la meilleure partie de la soirée.
Albin de la Simone : Vraiment très très bien également. Plus fou et surprenant musicalement que le précédent.
Julie Delpy a suivi pour un set plus électrique et assez entrainant. J'ai bien aimé aussi même si j'ai trouvé l'ensemble assez irrégulier. La seule de la soirée à chanter en anglais.
Pour terminer avec Thierry Stremler dans un registre plus variété qui est la partie de la soirée qui m'a le moins plu.
Avec en final toutes la troupe sur un "Oh Marguerite" de Stremler un peu déjanté :-)
A noter aussi les choeurs des Stremlouse Boys sur un titre d'Albin de la Simone et les apparitions de ce dernier sur les passages de ses camarades. Réagir à cette critique
Bien content de voir que Albin de la Simone a fini par percer. En effet il y a quelques années j'étais tombé sur sa demo ... qui apparemment s'est transformée en véritable premier album.
C'est a lui que revenait l'honneur d'ouvrir les hostilités ce soir, avec un set un peu (trop) court (20min) ce qui fait que étant arrivé un peu en retard, je n'ai vu que 3 morceaux sur scène. Cela dit cela a été suffisant pour me rendre compte qu'il y était tout a fait a l'aise.
Des textes absurdes et décalés qui le font se situer quelque part entre Katerine et Matthieu Boogaerts (pour le cote minimaliste). En effet sobrement accompagné d'un musicien, dont j'ai oublié le nom, il passera de la guitare au clavier avec sérieux et décontraction, et finira son set par une tres belle reprise d’une chanson d’amour dont j’ai oublié l’auteur (voila ce que c’est de ne pas faire la chronique le soir même). J'ai hâte de (re)découvrir son disque
Vint ensuite le tour de Pascal Parisot dont je n’avais vu que le fin du dernier passage au Café Julien. Toujours accompagné d’une chanteuse danseuse, il s’est cette fois adjoint les services d’un autre multi instrumentaliste (qui portait le même t shirt que Pascal lors de son passage au Cafe).
La encore j’ai pensé a Ignatus pour le coté minimaliste sympathique des morceaux. Avec sa grosse voix grave et ses demi sourire il m’a fait aussi pense a Jean Pierre Daroussin. Beaucoup de mouvements entre chaque morceaux … xylophone, batterie, guitare, super jeu de casserole qui sonnait vraiment bien (pas que visuel donc). Le public du Poste (assez familiale ce soir et) toujours assis par terre avait le sourire aux lèvres.
Juste avant le final, un morceau bien sympathique ou il a fait monter sur scène deux petites filles dont une qui portait le même nom.
Changement d’ambiance radical pour le groupe suivant, a savoir Julie Delpy et ses musiciens. C’est donc a Thierry Stremler que reviendra l’honneur de clore la soirée.
J’étais assez curieux de voir ce que ça allait donner sur scène. Ce n’est pas la première fois qu’une actrice tente sa chance dans la chanson. La chronique de son passage a Clermont me faisait un peu craindre le pire …
Des le début le ton est donné. Exit la langue de Molière et les mélodies dépouillées. Ici ce sera plutôt rock a tendance grunge. En effet dans sa combinaison noire et dans sa façon de chanter elle me fera penser a Dolly (surtout) mais aussi un peu a PJ Harvey.
Beaucoup de grimaces et de poses rock … et assez curieusement on sent qu’elle n’est pas encore tout a fait a l’aise sur scène. Quelques petits flottements dans les transitions, introductions de morceaux ou dans la gestions des petits soucis techniques. J’aurais pensé que étant actrice elle s’en sortirai beaucoup mieux sur ce plan la … mais au oins c’était spontané et sincère donc touchant. Elle dédiera une chanson a ceux qui sont partis trop tôt mais aura un peu de mal a retrouver le om de Elliot Smith souffle par le public après avoir cité Jeff Buckley, River Phoenix et Nick Drake.
Les musiciens sont bons, très carrés, et donnent l’impression de bien s’amuser aussi. En dehors d’un seul morceau en français les autres seront donc tous en anglais … et c ;est parfois dommage car je trouve que parfois l’anglais que l’on comprend lorsqu’il est chanté par des français tombe parfois un peu dans la caricature avec des phrases ou expressions toutes faites.
Elle finira toute seule a la guitare (peut être pour le morceau que je préfèrerai au bout du compte). En tout cas, même si ses chansons ne laissent pas transparaître une joie de vivre évidente, je ne me suis pas ennuyé du tout.
Pour finir ce fut le tour de Thierry Stremler que j’avais déjà vu a plusieurs reprises Forum Fnac, Moulin en première partie de M ou encore au sein des feu Vercoquin au Poste) dans le passé.
Toujours aussi à l’aise il fera tout le premier morceau seul a la guitare pour un alexandra sans micro ni ampli (petit problème technique visiblement) avec l’humour pince sans rire qui le caractérise, avant de passer au clavier et d’être rejoint par deux autres musiciens tour a tour bassiste, guitariste et batteur.
Tout comme au cours des précédents sets certains feront des apparitions comme Albin de la Simone au clavier. Mélange d’anciens morceaux comme Ma femme est photographe ou Marguerite et de nouveaux tout a fait dans la même veine.
Thierry Stremler avec son je ne sais quoi de trantinesque en fait parfois un tout petit peu trop a certains moment mais globalement on passe un bon moment, avec de véritables perles d’humour noir comme la chanson des retraites.
Vers la fin ce sera au tour de Pascal Parisot et sa peau de tambour et de Julie Delpy montée sur scène pour le morceau qui parle des amours des stars (le sexe des stars), de rejoindre Stremler …
Pour finir après un salut de tous les musiciens ayant joué ce soir on aura le droit a un morceau all together now ou on a bien eu l’impression que le courant passait vraiment bien entre tous.
Au cours du même morceau ils se sont passé la basse, ont chanté tous en chœur … marrant je ne me souviens même plus de quel morceau il s’agissait …
Site de Pascal Parisot : http://www.pascalparisot.com/
Un site sur Julie Delpy : http://home.no.net/site/delpyweb/index.htm
Site de Thierry Stremler : http://membres.lycos.fr/thierrystremler/
L’excellente initiative intitulée La nouvelle scène sur un plateau n’a pas connu un succès populaire retentissant mais a permis à une centaine de curieux d’assister à des concerts d’artistes émergents dans une ambiance décontractée et fraternelle.
Les fans de Vincent Delerm regretteront longtemps de ne pas être venus car le sémillant, populaire et talentueux chanteur à la coupe de cheveux façon Playmobil est monté sur scène jouer de la cymbale avec Albin de La Simone. On l’a vu aussi vu danser un jerk endiablé et chanter avec Thierry Stremler. Présenté sous le nom de Carla Bruni, ce jeune homme ne laissant pas les jeunes filles insensibles est visiblement venu pour passer une soirée sympa et s’amuser sur scène avec ses amis…
Dans une atmosphère feutrée, le concert commence avec Pascal Parisot, un sosie de Rowan Atkinson - alias Mister Bean - et Serge Gainsbourg. Accompagné par deux excellents musiciens, une choriste multi instrumentiste et un percussionniste pianiste, cet hurluberlu pince-sans-rire a immédiatement provoqué des trémoussements avec ses Rumbas et des rires grâce à ses traits d’humour décalés dans les textes et entre les morceaux.
Dans les chansons chaloupées et jubilatoires écrites par Pascal Parisot, on retrouve des accents proches de Serge Gainsbourg dans le chant, de fortes influences brésiliennes et des rythmiques que n’auraient pas reniées Georges Brassens. Simple, drôle, excentrique, décalée voilà ce qui pourrait qualifier la musique de Pascal Parisot…
Souriant et décontracté entre les morceaux, Albin de La Simone reste concentré et troublant pendant l’interprétation de ses morceaux. Il faut dire que ses textes sont traversés par des drames atroces, des histoires d’amour étranges et des pensées inavouables. Le résultat est tour à tour drôle, touchant ou glaçant car la voix d’Albin De La Simone réussit parfaitement à véhiculer ces émotions contradictoires.
Sur le tubesque morceau Avant tout, I Want you, Albin de La Simone invite sur scène le bassiste/guitariste et le batteur de Thierry Stremler pour exécuter des chœurs hilarants. Un peu plus tard, un fou furieux vient jouer de la cymbale avec un toucher... discutable. C’est Vincent Delerm qui vient faire un featuring, plutôt drôle, de 10 secondes chrono.
Ce concert court et prometteur se termine sur une touchante reprise de Pierre Vassiliu, Amours, amitiés. Cela donne à la fois envie de (re)découvrir l’œuvre de ce chanteur iconoclaste et de revoir Monsieur de La Simone très rapidement sur scène.
Thiery Stremler est capable du meilleur comme du pire… Il commence son concert par une hilarante chanson sur les retraités puis, plus tard, il se vautre dans la chanson d’amour premier degré sur Alexandra. Pendant tout le concert, le public a droit à un enchaînement de bonnes chansons et de morceaux insipides. C’est bien dommage car Thierry Stremler a une présence indéniable, une voix capable d’acrobaties surprenantes et une plume acérée quand il veut…
Dans les bons moments, on est conquis par l’humour et le côté accrocheur des titres. J’ai les boules, le morceau final, est un bon exemple de ces indéniables qualités. On sourit d’abord à cause du texte, après on se laisse emporter par la musique puis on rigole franchement en voyant débouler Albin de La Simone, Pascal Parisot et Vincent Delerm pour faire les chœurs, ou plutôt faire les cons avec une simplicité rafraîchissante… Finalement, la bonne humeur dégagée par Thierry Stremler et ses camarades a emporté au forceps l’adhésion ; malgré tout, des interrogations subsistent.
Julie Delpy a sorti un album assez moyen et malgré un désir de convaincre touchant, ses compositions sans relief ont laissé indifférent. Assez mal à l’aise sur scène, l’actrice raconte un peu n’importe quoi entre les morceaux, ricane pour un rien et oublie carrément les textes de la seule chanson en français.
Entourée par un groupe de professionnels, Julie Delpy chante ses morceaux avec une voix un peu énervante, sans dégager la moindre émotion malheureusement. Le dernier titre, interprété seule à la guitare, est sans doute une piste à suivre. On saluera le courage de la dame, une qualité nécessaire pour monter sur scène, chanter et jouer de la guitare, mais à part ça…
-M- + Thierry Stremler - 09 novembre 2000 - Moulin - Marseille Ce soir là le Moulin affichait complet. En gros à Marseille pour remplir une salle il faut soit que ce soit du reggae, soit que ça passe en boucle à la radio ... ce qui était le cas ce soir là. .../...
Ce soir là le Moulin affichait complet. En gros à Marseille pour remplir une salle il faut soit que ce soit du reggae, soit que ça passe en boucle à la radio ... ce qui était le cas ce soir là. J'étais un peu méfiant ... l'ayant vu au Poste à galène il y a de cela 2 ou 3 ans lorsqu'il tournait tout seul (avec son gyrophare sur la tête) je l'avais depuis vu à la telé - genre retransmission des eurockéennes sur Arte et avait eu un peu plus de mal à apprécier. Gros show où il se prenait pour un guitare héros. ..
On est arrivé au milieu de la première partie : Thierry Stremler qui m'avait plutôt plu lors de son dernier passage au Forum Fnac. Le passage à une grosse salle passait plutôt bien. Toujours seul avec son synthé ou debout avec sa guitare sèche il a joué les principales chansons de son album (Tout est relatif). Que ce soit Marguerite, Ma femme est photographe ou la Fracture Sociale. L'éclairages rendait bien le coté intimiste. Au moment de son mini rappel quelqu'un lui a demandé une chanson de Vercoquin ... c'est alors que je l'ai enfin reconnu. Il s'agit du chanteur des (ex ?) Vercoquin (groupe qui avait accompagné Sinclair à ses débuts) plutôt funk nerveux que chanson. C'était pour ça que sa tête me disait quelque chose ... il s'est avéré ensuite que le DJ Shalom aux platines de M était lui aussi plus ou moins dans les Vercoquin ..bref ... Pour en revenir au concert, si sur disque c'est un peu un mélange de trucs comme Baer, Katerine, et de trucs plus variété, sur scène ça passe très bien avec ce côté je m'enfoutiste. Le public a bien appréçié. Petit a rappel a capella avec le public pour finir.
Puis après un temps que l'on juge toujours trop long quand est coincé par un public trop nombreux et que du coup on n'ose même pas aller au bar de peur de ne pas pouvoir revenir à sa place, -M- est arrivé. Scène bien décorée comme sur les affiches : gros -M- lumineux en haut. Pieds de micros rouges avec des épines, batterie végétale, au petits tournesols à lunettes qui dansent de ses débuts on fait place de géants tournesols sans lunettes qui dansent aussi.
Le premier a être rentré sur scène a été le contrebassiste il a commencé avec son espèce de contrebasse électrique sans corps tout doucement puis le son de sa contrebasse a commencé à se durcir pour devenir une véritable guitare électrique ... amusant. Et sont arrivés les deux autres : -M- et son acolytes sorte de géant vert tout maigre (le batteur / percussionniste)
Je ne me souviens plus tout de l'ordre des chansons mais je crois qu'il a commencé par Je dis aime qui je trouve est loin d'être sa meilleure chanson ... le public a réagit au quart de tour et à vrai dire j'ai eu un peu de mal à rentrer dedans (peut être contrarié de ne pas avoir pu rentrer mon appareil photo ?) et puis il m'énervait un peu à faire son dieu de la guitare. Et puis progressivement ça m'a de plus en plus plu. Ses chansons avaient beaucoup plus de pêches que sur ses deux albums. Moins niais et plus culcul du coup. Bien agréable. Il dansait beaucoup le géant vert lui aussi.
Vers la fin il nous ont fait le coup de la pluie dans la foret brésilienne. Toute la salle s'est tue et nous avons tapé avec un doigt dans notre main ce qui imite très bien le bruit de la pluie et fait les incestes plus ou moins tropicaux? Et pour mimer le bruit d'un éléphant ? on sautait (au signal) ce qui faisait un bruit sourd assez impressionnant. Pendant que le bassiste jouait d'espèce de maracascastagnètes. Au final un show très très rodé et carré.
Il a fait monté plein de filles sur la scène pour danser autour de lui. Ils nous ont fait leur chroégraphie avant de nous quitter. Morceau techno , machistador, non je ne connais pas l'Afrique avec le bras exotisant. Tous ces trucs ou le public participe avec joie. Il n'y a rien a dire c'est un grand professionnel.
En plus il avait vraiment l'ai content d'être là et de s'éclater, du coup les deux rappels bien que soigneusement préparés avaient l'air d'être fait avec coeur et plaisir. Donc malgré le passage à une échelle plus importante -M- reste un très bon showman qui lorsqu'il a la pêche nous plaît bien.
A noter la présence dans le public de David Lafore ; et du batteur et du violoniste de Louise Attaque en concert deux jours après au Dock. Réagir à cette critique
Thierry Stremler - 12 octobre 2000 - forum Fnac - Marseille Ces mini-concerts gratuits au Forum fnac sont toujours de bonnes occasions de découvrir des groupes (pour le moment inconnus) dans de très bonnes conditions. (Parfois c'est aussi l'occasion d'aller se .../...
Ces mini-concerts gratuits au Forum fnac sont toujours de bonnes occasions de découvrir des groupes (pour le moment inconnus) dans de très bonnes conditions. (Parfois c'est aussi l'occasion d'aller se faire écraser lorsqu'ils sont connus comme pour Idir ou 100% Collègues bref ...). Ce coup ci c'était au tour de Thierry Stremler (j'espère que je n'estropie pas son nom) qui fera le mois prochain la première partie de M au Moulin.
Quand je suis arrivé il avait déjà commencé. Assis derrière son synthé recouvert d'un drap brillant il avait l'air assez décontracté. Mon premier reflexe a été de penser à Ignatus. En effet de nombreux points communs au niveau aussi bien de la musique (volontairement minimaliste) que des textes (en français, amusants, parfois acides). Très belle voix. J'ai aussi pensé à Bertrand Betsch (version Love Song) et à plein d'autres chanteurs français. Ensuite il a fait quelques autres morceaux (dont certains très mous, notamment quand c'est le thème de la chanson) à la guitare sèche. Une petite reprise de Boby Lapointe en passant. Au final j'étais quasiment conquis. Je tacherai de trouver son premier album (Tout est Relatif) d'occas'. Par contre je crains que le Moulin (voire le Dôme) ne soit un peu grand pour le côté intimiste de ses chansons, surtout s'il revient seul ... à voir. Réagir à cette critique