Samedi 14 juin 2008…le soleil se lève sur Sébazac. Ravitaillement chez Edouard et on se met à la recherche du cours d’eau le plus proche…la région est magnifique…Millau, Rodez…ah l’Aveyron !!! On tombe sur un charmant coin de verdure en bordure de l’Aveyron (le ruisseau)…
On en profite pour se reposer et commencer à rédiger les premières lignes de l’article concertandco.com.
17h00 : Il est grand temps de retourner vers le festival. Le premier concert démarre à17h15 : SICK OF IT ALL… Avec un nom pareil, c’est surement pas du reggae…On arrive…et en effet : les musiciens sont plutôt énervés et le chanteur chante…ou plutôt crie dans le micro. C’est du METAL. Pas grand monde devant la scène mais quelques fans se donnent à cœur joie dans un gros pogo. A noter la jolie crête du guitariste…
Pas des grands fans de métal, on se dirige directement sur la petite scène avec un ovni tombé du ciel londonien : DAN LE SAC accompagné de son efficace et stylé MC Scroobius Pip. Un barbu (25 cm…..) avec une gueule de premier de la classe qui rappe sur des gros gros bits distillés par son DJ. Hallucinant… le mec est tout seul avec une valise dans laquelle se trouvent maints accessoires très justement utilisés en fonction du thème de la chanson : lunettes, képi de flic, bible… Le son est énorme…pas grand monde au début du concert mais blindé à la fin. C’est LA découverte du festival….courrez-y…
C’est l’heure de The Herbaliser…coup de bol, ils viennent de sortir leur nouvel album Same As It Never Was. Excellent cru : tout y est : flute traversière, rythmes bien dansant et une chanteuse qui a du coffre…et c’est le moins que l’on puisse dire… La moyenne d’age est d’environ 40 ans mais on sent une énorme envie de faire danser le public et une énergie assez impressionnante. Omniprésence des cuivres, dj classe, trompettiste fou, chanteuse sexy…un cocktail parfait !!!!
La programmation est toutefois modifiée…On se perd un peu. On apprend qu’on ne verra pas COCO ROSIE qui a annulé le jour même. Enorme déception… Bertrand est très très déçu.
Allez on va se consoler avec DAVID CARRETA.
DJ marseillais, seul sur scène avec deux machines, un micro, des lunettes de soleil et une moustache… La sensation de voir quelqu’un d’un autre temps m’envahit. Un style old school mais une musique plus que moderne. On se croirait dans un club made in Montreal. Du bon gros son electro parsemé de petits samples bien 80’s. Le mec a du style, tout comme sa musique. Le public est complètement fou. Les filles dansent, les mecs boivent et vice-versa. DAVID CARRETA ne bouge quasiment pas sur scène : contraste très net avec le public. ENORMOUS !!!
Vite vite vite, il faut rejoindre la grande scène… Un monstre de la chanson Belge s’y produit…ARNO. Avec un physique du mec qui en a vu, il nous prend aux tripes. Je ne connaissais pas mais ses paroles me parlent immédiatement. Alternance de chansons profondes à textes (sur sa mère par exemple) et de mélodies totalement intemporelles posées sur une musique très moderne. Savant mélange, le public est charmé… Très intense !!
On repart dans le monde de l’electro: Does it offen you, yeah! . Un chanteur avec une petite tête de beau gosse, un clavier et un DJ tout droit sorti d’un clip de Yelle. Tout le monde a le sourire, c’est parfait. Mes pieds bougent tout seul. Un savant mélange électro-dance, toujours Montréal style. Décidément ce soir, on passe de club en club !! J’ai même droit à un petit séjour sur les épaules de Bertrand, histoire de voir une foule immense en mouvement…Le sol tremble et nos cœurs battent à l’unisson !!!
Retour sur la grande scène pour attendre l’ivoirien TIKEN JAH FAKOLY. Les minutes passent, on est serré..compressé même… « Tiken Tiken !!!!! ». L’attente est interminable, les vigiles sont un peu dépassés… Ouf, le concert démarre…
TIKEN arrive en béquille…mais tout ça ne l’empêche pas de bouger, de danser, de communiquer largement avec le public. C’est magnifique, le jeu de lumière est parfait, mes musiciens sont à l’unisson. Un véritable mélange des peuples, je me fais embrasser par un black content qu’un petit blanc s’éclate sur de la musique africaine. Quelle ambiance !!! Tout y passe : ouvrez les frontières, mon pays va mal, l’africain…. On transpire, on danse, on a chaud mais c’est tellement bon !!!
Bertrand doit se régaler !!!
On les attendait…ils sont là. L’affiche initiale annonçait WU TANG. Ils ne sont malheureusement pas tous là mais on a quand même l’honneur de voir débarquer deux colosses nommés : Raekwon et Ghostface Killer
Voix puissante, mouvements amples, démarches stylés : bienvenue à NYC tonton. Les instrus claquent et s’enchainent. Les bras bougent et les corps tout autant…
La fatigue se fait sentir mais on court voir DIGITALISM LIVE. J’en revais. 2 Djs tout fraichement débarqué d’Allemagne. Un show lumière et son magistral. De la grosse électro bien lourde. Le DJ chante et son acolyte tape sur une caisse claire comme un dingue.
On finit en nage avec un sourire grand comme la tout Eiffel.
Un festival qui a de l’avenir… 25000 personnes en deux jours, 10 éditions au compteur.
Une diversité musicale qui n’a rien a enviée aux grands festivals plus au nord.
Physique, intense, dur pour l’organisme mais pour rien au monde on aurait raté ça.
On file direction Marseille avec du son pleins les oreilles et des souvenirs plein la tête.
Bravo à tous les artistes et un grand merci aux organisateurs !
Vivement l’année prochaine. On y sera….
A la plume : Julien RU // collectif 13RU _ www.13rugissant.com
A la photo : Bertrand // collectif 13RU _ www.13rugissant.com
Gentleman, Groundation et Tiken jaw fakoly - 19/04/2008 - zénith de lille Après le peuple de l'herbe et birdy nam nam, se fût mon 2ème concert de la semaine.
La salle était comble mais l'on voyait bien malgré la qualité des affiches proposées que la majorité du public .../...
Après le peuple de l'herbe et birdy nam nam, se fût mon 2ème concert de la semaine.
La salle était comble mais l'on voyait bien malgré la qualité des affiches proposées que la majorité du public était venu pour Tiken Jah : Gentleman et Groundation n'ont pu à eux deux réveiller une foule avachie,la qualité médiocre du son n'avait pas de quoi faire sursauter les ronfleurs du premier rang.
C'est alors qu'est arrivé un Monsieur. Un élan de joie et de fraternité sont tout d'un coup sortis du lit, transformant ce qui ressemblait jusque là à un immense dortoir en un magnifique champ de bataille (de pelochon bien sûr ! )
Rien ne vaut après l'effort qu'un peu de réconfort, c'est avec cette idée que je suis rentré des berceuses plein la tête, me plonger dans les bras de morphée...
Tiken Jah Fakoly - 10 octobre 2007 - La Fonderie Caen Tiken Jah Fakoly est génial, je le savais déja mais sur scène il est encore plus terrible ! c'est une personne simple et conviviale, on reconait l'Africain !
>> Réponse (le 09/11/2007 par JAH WORKS) IL A BIEN CHANGE, CE N'EST PLUS LE MILITANT QU'ON A CONNU, DOMMAGE, SON DERNIER ALBUM EST DECEVANT TROP COMMERCIALLa suite
A cause de la grève de la RTM nous nous sommes gares plus loin que d'habitude ... et c'est guide par le feu d'artifice que nous nous rendons sur le nouveau lieu de la Fiesta ... c'est a dire un deux scènes, l'une sous la bretelle d'autoroute et l'autre sous chapiteau ... puisque du bâtiment originel il ne reste que les murs suite a l'incendie qui a eu lieu il y a quelques mois ...
Première bonne surprise, il n'y a en effet (comme promis dans le journal) pas de queue ... j'avoue que je n'y croyais pas ... nous faisons donc un rapide tour du lieu avant de nous rendre sous la bretelle pour assister au concert de Amadou et Mariam.
Je m'étais bien amusée lors de leur passage a l'Espace Julien il y a quelques mois, et une nouvelle fois j'ai été séduit par cette innocence doublée d'optimisme ... Je les ai même trouvés en meilleurs forme que la dernière fois, plus souriants (elle notamment).
Vers le milieu du set elle s'échappera pour venir dans une nouvelle tenue, encore plus resplendissante ... on aura le droit aux solo de guitare de Amadou et a tous leurs désormais tubes ...
On retraversera avec difficulté le public pour se rendre devant l'autre scène voir comment Anaïs s'en sort ... on passera donc a cote de l'espèce d'arène de taureaux, des stands de crêpes, jettera un oeil sur les projections murales, avant d'arriver sous le chapiteau ...
On y trouvera Anaïs en train de faire un carton (comme d'habitude) ... dans une tenue visiblement inspirée de sa scéance de photos avec Norbert Fournier ... c'est a dire qu'elle a troqué sa paire de jeans et son t-shirt mickey pour une tenue de tennis woman ... comme me le faisait remarquer Manon, pour ceux qui ne connaissent pas les photos ...
Ayant déjà vu plusieurs fois son cheap show je suis reparti avec une impression mitigée ... le son n'était pas top pour le public et visiblement encore pire sur scène (énorme larsen, ingé son qui a eu du mal a régler le problème) ... elle a même été obligée de raccourcir certains morceaux.
Cela dit c'etait quand meme tres drole. La fin de ses morceaux change encore ... seule difference par rapport aux precedents concerts ... j'ai ratee Mon coeur mon amour (ma preferee). Sinon elle a fini par son irresistible Carla Bourree qui une nouvelle fois a fait mouche ...
Apres ceci nous avons retraversé le site en faisant une petite halte dans la pièce "rock n roll" ou un DJ passait des disques ... dommage qu'ils n'aient pas mis un bon petit groupe de reprise comme les Oh wee par exemple ...
Arrivés a nouveau sous l'autoroute on a pu voir qu'un très large public était venu pour Tiken Jah Fakoly. Pour ma part je ne connaissais pas ... si ce n'est le Africa va mal que fredonnait sans cesse Edd pendant la semaine ..
Je m’attendais a un truc très variété et j’ai eu la surprise de me retrouver nez a nez avec un show des plus explosif. Très roots au niveau musical avec tout un tribu de rasta sur scène avec danseuses et pleins de cuivres qui ont fait un intro magistral a celui qui est arrivé comme le messie …
Bondissant dans tous les sens, parcourant la scène de long en large sous son poncho qui paraissait bien chaud … il a enflammée le public pendant une bonne heure et demi avec ses textes assez simples (moins que ceux de Amadou et Mariam tout de meme) mais militants.
Tout le monde avait le point levé pour réclamer l’annulation de la dette du continent africain, pour sa réelle indépendance etc … Un morceau sur ce thème dont j’ai oublié les paroles et le titre m’a vraiment fait penser a Dai Pivo. Une très sympathique découverte sur scène.
Voulant voir un peu de Moussu T et ses Joventz nous sommes partis avant la fin et lorsque nous sommes arrivés sous le chapiteau l’ambiance était bien différente. Beaucoup plus calme.
Sur scène Moussu T était tranquillement assis, comme ses deux musiciens (batterie et guitares). Pour étoffer le son il avait devant lui un lecteur de CD, ce dont il ne se cachait pas puisqu’il lancera a un moment un « Solo de Cd ». Le contraste était tel que si je n’avais pas déjà découvert le chose sur disque, je n’aurais peut être pas vraiment accroché.
Les chansons du Moussu T sont dans l’ensemble assez différentes de ce qu’il fait au sein du Massilia Sound System, même si il reprendra fris confis. Comme d’habitude beaucoup de tchatche entre les morceaux, soit pour déconner avec l’accent soit pour nous apprendre des choses et rendre hommage par exemple a cet auteur jamaïcain qui a écrit un polar sur Marseille il y a déjà bien longtemps.
Plutôt sympathique mais pas transcendent … en tout cas dans ce contexte la. Je pense que dans un des ragga baletti au Balthazar ça doit être carrément plus efficace.
On s’éloignera un moment allant même jeter un œil sur la grande scène ou Fakoly est toujours aussi excitée. On ira prendre l’air, visiter les autres « salles » et lorsqu’on reviendra sous le chapiteau ce sera pour trouver RIT. Je n’avais pas vu le jeune homme depuis son concert au Moulin (pour le Festival On Connaît la Chanson), mais son dernier album (Sans tambour ni trompette) dont il fêtait ce sortie la sortie est un véritable bijou.
C’est donc le première fois que je le vois sans sa barbe … ça change ! Je l’ai trouvé aussi changé dans son comportement. Toujours un peu timide mais plus loquace … Ce soir il n’avait que sa guitare et quelques pédales pour ce qui était en fait un showcase. Il ne jouera donc que quelques morceaux (trop peu) et parlera beaucoup (un peu trop), mais ce fut agréable tout de même a cette heure tardive.
Pour finir nous nous sommes dirigés une dernière fois vers la grande scène pour redécouvrir Dupain. Je n’ai jamais été très fan, mais il faut aussi avouer que je ne les ai jamais vu dans de bonnes conditions sur scène non plus. J’étais donc impatient de découvrir leur nouvel album, qui présente la particularité de compter pas mal de titres en français (avant tout était en provençale), que je n’avais pas eu le temps d’écouter vraiment avant.
En m’approchant de l’immense scène (ça change du Balthazar), j’ai du mettre mes bouchons, car le son était vraiment très fort. Sur scène ils sont maintenant 5 : le joueur de vielle, Sam au chant, un batteur, le bassiste et un joueur de oud.
Ce que j’ai vu ne ressemblait plus vraiment a ce que j’avais vu ou écouté avant … il y a bien toujours un son commun mais les textes toujours aussi militants perdent un peu de leur superbe avec le passage en français. Cela dit j’ai bien aime l’avant dernier morceau que j’entendrai avant que Manon ne vienne ne me taper sur l’épaule pour me dire que c’était l’heure d’y aller …
Je regarderai donc Sam danser bizarrement quelques minutes de plus tout en m’éloignant … et je dois reconnaître que sans bouchons, en repassant sur le cote de la scène en partant j’ai moi aussi trouvé cela insupportable niveau son … comprenant alors leur empressement a partir.