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|  | Sigur Ros, Tindersticks, Girls In Hawaii, Poni Hoax, The Breeders, Why ?, No Age, The Notwist, Adam Kesher, French Cowboy, The Ting Tings, The Do, The War On Drugs, Pivot, Menomena, Midnight Juggernauts (La Route du Rock 2008) - 14,15,16 août 2008 - Fort de Saint-Père, Saint-Malo 
Très bonne édition de la Route du Rock 2008, un "petit" festival qui - après une période difficile cette année - semble reparti du bon pied grâce à une programmation classieuse et l'abandon de .../...
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Très bonne édition de la Route du Rock 2008, un "petit" festival qui - après une période difficile cette année - semble reparti du bon pied grâce à une programmation classieuse et l'abandon de la chasse aux têtes d'affiche ultra coûteuses type Smashing Pumpkins... Avec 15 000 spectateurs répartis sur trois jours de festivités, la Route du Rock a gagné le droit de revenir l'année prochaine, une très bonne nouvelle !

The War On Drugs
C'est sous une pluie battante que commence le festival au fort de Saint-Père , le jeudi 14 août. Les Américains de The War On Drugs font très bonne impression avec le mélange complètement fou et barré qu'ils concoctent avec passion... C'est à la fois pop, folk et rock, c'est très frais et cela donne envie de revoir ce groupe sur une scène plus petite.

The Do
Juste après, The Do fait - comme d'habitude - un carton avec sa musique entrainante, épicée et échevelée. Un peu plus de sobriété dans la gestuelle du bassiste/organiste ne gênerait pas, mais c'est là le seul défaut qu'on puisse trouver à ce réjouissant duo franco finlandais !

Tindersticks
De défaut, on n'en trouvera pas à la prestation impeccable des Tindersticks, en forme et magistralement renforcés par une section de cordes et de cuivres. La classe effarante de Stuart Staples et de ses acolytes transparait à travers chaque composition interprétée devant une public ultra respectueux. Un moment magique donc, à prolonger en écoutant le dernier disque en date - The Hungry Saw - et en se préparant à la tournée automnale du groupe anglais...

The Breeders
La soirée se termine pour nous par le concert brouillon et branleur des Breeders : Kim et Kelley Deal semblent ne pas avoir répété depuis des lustres, et c'est ce qui fait leur charme. Quoique... Sur certains morceaux, c'est un véritable massacre : voix fausses, harmonies vocales hors sujet, guitares pas en place. Heureusement que la section rythmique évite au groupe de prendre l'eau, car le naufrage n'est vraiment pas loin. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, on finit par se réhabituer à l'attitude LO FI ultra dilettante des Breeders et à apprécier ce qui peut l'être : Tipp city, Cannonball, Happiness is a warm gun (une reprise décalée des Beatles) et une flopée de titres punk 'n pop déjantés.

No Age
Après la pluie, le beau temps : c'est en effet sous un soleil radieux que les Américains de No Age ouvrent les hostilités le lendemain - vendredi 15 août - dans un Fort de Saint-Père encore en train de se remplir... Les (remuants) pensionnaires du mythique label Sub Pop font honneur à leurs illustres ainés avec un set épatant convoquant sur scène le meilleur du punk bruitiste, de la pop nerveuse et du rock énervé. C'est fou le bruit qu'on peut faire à deux avec une batterie démoniaque et une guitare électrifiée ! Sorte de rencontre entre Husker Du, Ramones, Nirvana et Neil Young & Crazy Horse, No Age allie avec maestria l'énergie maléfique du punk rock, l'intransigeance de l'expérimental et la candeur de la pop. Chapeau bas !

Why ?
Immédiatement après cet excellent départ, le groupe Why ? offre également une prestation remarquable au public de la Route du Rock. Les quatre musiciens s'attachent en effet à créer un univers entre pop grinçante, rock chaotique et hip hop étrange ; c'est un véritable enchevêtrement de rythmes, de sons et de voix qui aboutit au final à un maelström sonore délicieusement envoutant. La puissance des morceaux - déjà incroyable - est de surcroît renforcée par des textes extrêmement barrés... On ne peut donc qu'apprécier le talent scénique de ce groupe décidément brillant (on se souvient d'un concert génial donné ici même il y a deux ans).

The Notwist
La suite s'avérera d'un superbe niveau également, puisque les très discrets Allemands de The Notwist se lancent dans un set parfait en tous points. La finesse de l'écriture, le subtile équilibre entre distorsion et électronique et l'alchimie entre mélodie et dissonance, tout concourt chez The Notwist à l'obtention de petites merveilles électro pop légèrement bruitistes. Le genre de morceaux insidieux et irrémédiablement accrocheurs qui ne s'oublient pas de sitôt ! Il ne manque chez ce groupe qu'un peu de charisme et de présence scénique pour connaitre un succès plus grand (et mérité).

Sigur Ros
La tête d'affiche du festival - Sigur Ros - a confirmé tous les espoirs placés en elle en attirant un nombreux public et en proposant un set véritablement marquant. Les montées hallucinogènes, les descentes abyssales et les soubresauts soniques qui les accompagnent sont toujours aussi impressionnants et saisissants quand Sigur Ros occupe une scène. Le groupe a néanmoins décidé d'ajouter à cela une facette plus pop sur son dernier album, qui s'accompagne d'une mise en scène très réussie avec canons à confettis et section de cuivres tout de blanc vêtue. On gagne en spectacle ce que l'on perd (un peu) en mystère, mais l'essentiel est là, puisque la magie reste toujours présente aux spectacles en forme de grand messe des taciturnes Islandais.
Pivot
Il se fait déjà tard (1h30) quand le groupe Pivot se lance dans un concert entre électronique ultra dansante et expérimentations rock. Le résultat est aussi réussi qu'intéressant et maintient l'attention, à défaut de déchainer les foules encore sous le charme de Sigur Ros...
Adam Kesher
Le point final à cette soirée très réussie est mis de manière magistrale par les Français d'Adam Kesher, en grande forme malgré l'heure tardive et le froid. Avec leur rock teinté d'électro et de R&B, les six musiciens récents auteurs de l'excellent album Heading For The Hills, Feeling Warm inside ont tous les atouts en main pour faire danser lascivement, pogoter et s'entrechoquer leur public. Tout cela sonne à la fois ultra actuel (Adam Kesher est tout à fait dans la vague électro rock), branché (dans le bon sens du terme) et rock 'n roll (les guitares font franchement plaisir à entendre) : la musique de ce combo doué et sexy en diable est de nature à réconcilier durablement les filles et les garçons, avant de les pousser à se lancer dans des parades amoureuses incontrôlées. Adam Kesher est un groupe à voir absolument sur scène (avant de rentrer se coucher bien accompagné) !

Menomena !
La dernière journée de la Route du Rock 2008 débute avec d'étranges hommes venus de Portland... Ils ont choisi le nom de Menomena ! et leur musique entre électro, funk et punk a de quoi faire devenir hystérique n'importe quel réfractaire à ce style musical. Avec une batterie, un saxophone, une basse et une guitare, les trois extra terrestres de Menomena ! arrivent sans problème à atteindre une sorte de nirvana expérimental, planant et dansant... Une aventure à tenter !

French Cowboy
La prestation enlevée, drôle et pleine de rebondissements de French Cowboy a été sans conteste un des grands moments du festival malouin... Avec un répertoire superbe (entre pop, folk, et rock), une reprise magique d'Amy Winehouse (l'immense Back to black) et un sketch hilarant en chanteur désespéré invitant deux jeunes filles sur scène, on ne peut pas dire que French Cowboy ait laissé une seule seconde de répit au public, véritablement aux anges ! Quel bonheur de constater que le grand retour des Little Rabbits avec un nouveau style soit aussi apprécié... Complices, passionnés et doués, les French Cowboy méritent amplement ce nouveau départ.

Girls In Hawaii
Comme au festival Europavox en juin 2008, le concert des Belges de Girls In Hawaii a permis au groupe de démontrer ses talents de mélodistes et de créateurs d'atmosphères hors pairs. Concentrée, contente d'être là et très en forme au niveau vocal, la troupe présente un joli florilège de sa discographie ne souffrant d'aucune tâche. Le très bon dernier album se taille la part du lion dans une set list de rêve, à la grande joie d'une assistance conquise... A la prochaine !

The Ting Tings
Les suivants à passer sur la scène du Fort de Saint-Père sont les Anglais de The Ting Tings. Leur show ultra carré et professionnel est sans doute un peu trop formaté (on aimerait un peu plus de simplicité et de naturel), mais le résultat est là : on se trémousse au rythme des tubes imparables écrits à la chaine par ce duo percutant et funky. Seul hic : le slow mielleux et ennuyeux placé au milieu d'un concert truffé de bombes pop 'n rock groovy.

Poni Hoax
Grosse sensation peu après, avec la prestation humide (dans tous les sens du terme) et vrillante de Poni Hoax, un groupe français promis à un bel avenir avec sa kyrielle de compositions irrésistibles. En faisant s'entrechoquer à vive allure du Post Punk démoniaque, de la new wave mélodique, du rock énergique et de la pop accrocheuse, cette machine de guerre scénique fait un effet boeuf ; l'on se sent positivement électrisé par la virulence des titres de Poni Hoax (le crachin breton faisant encore plus passer le courant). Le diabolique chanteur et ses vocalises mélangeant les influences de Ian Curtis (Joy Division) et Dave Gahan (Depeche Mode) est l'un des points forts de ce groupe dont la musique se révèle joyeusement malsaine, furieusement sexy et sacrément dansante... A voir !
Midnight Juggernauts
Le festival se termine par une prestation remuante et truffée de tubes planétaires des Midnight Juggernauts. Chaque titre est plus électronico funky que le précédent, tant et si bien qu'on peut parler de best of groove 'n rock pour le show des Australiens. Seul défaut - et il est de taille -, la voix du chanteur principal est très mal assurée ; soit la tournée mondiale a mis a mal ses cordes vocales, soit le travail de l'ingénieur du son en studio a été remarquable (car sur le disque cela sonne très bien). Quoi qu'il en soit, la Route du Rock 2008 se termine sur un concert festif, une belle manière de saluer la bonne nouvelle du jour : il y aura une édition 2009 de ce précieux rassemblement indépendant ! Champagne !
Sites internet : www.laroutedurock.com, www.myspace.com/laroutedurock, http://www.myspace.com/thewarondrugs, http://www.myspace.com/tindersticksofficial, http://www.myspace.com/thebreeders, http://www.myspace.com/nonoage, http://www.myspace.com/whyanticon, www.myspace.com/notwist, www.myspace.com/sigurros, www.myspace.com/pivotpivot, www.myspace.com/adamkesher.
Photos : F. Villemin (www.tasteofindie.com www.froggydelight.com) sauf Pony Hoax (photo par Vincent Moreau, www.zeroflash.net)
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|  | Tindersticks + James Yorkston & The Athletes - 23 octobre 2003 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand  Un jour après l'excellent concert à guichets fermés d'Alain Bashung, la grande salle de la Coopérative de Mai était à nouveau à la fête avec la venue de James Yorkston & The Athletes et des .../...
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Un jour après l’excellent concert à guichets fermés d’Alain Bashung, la grande salle de la Coopérative de Mai était à nouveau à la fête avec la venue de James Yorkston & The Athletes et des Tindersticks. Le public clermontois est décidément gâté en ce moment !

En ouverture des Tindersticks, James Yorkston & The Athletes ont donné un concert de trente minutes remarquable de sobriété. Le groupe a bénéficié d’une audience recueillie, attentive et finalement conquise par une telle démonstration de talent.
Les bonnes compositions country folk de James Yorkston sont parfaitement mises en valeur par un traitement minimaliste. Le monsieur chante et s’accompagne doucement à la guitare tandis que ses acolytes rivalisent de toucher dans leurs interventions à la batterie, à l’accordéon, à la guitare slide et à l’orgue… Un groupe à suivre.

Le (très) grand moment de la soirée était bien sûr, la première venue des Tindersticks à Clermont-Ferrand. Certains attendaient ça fébrilement depuis le premier album du groupe anglais sorti il y a tout juste dix ans !

Le miracle se répète à chaque fois : dès les premières notes du magistral Another night in, la musique suave et intense du groupe anglais fait son effet… on en a la chair de poule ! Puis Stuart Staples commence à chanter et plonge instantanément le public dans un état d’extase qu’il ne quittera pas pendant tout le concert. La voix de cet homme est d’une sensualité à peine croyable…
Une prestation live des Tindersticks dans une salle adaptée avec un public fervent, c’est tout simplement magique.

Ces musiciens sont capables d’émouvoir avec quelques notes de violon, de vibraphone ou de claviers. La section rythmique, absolument parfaite, se retire même quand les morceaux n’ont pas besoin de ses services. Personne ne tire la couverture à soi, chaque membre du groupe se met au service des chansons, il est vrai magistralement écrites.

Néanmoins, Dickon Hinchliffe mérite une citation particulière ; il habite littéralement les morceaux avec son violon et se permet même de chanter admirablement deux morceaux dont un Until the morning comes totalement bouleversant.
Les applaudissements entre les morceaux se faisant de plus en plus hystériques, Stuart Staples esquisse même un sourire… C’est rassurant, tout le monde à l’air aussi heureux de passer ensemble un moment aussi beau. Le concert se termine par Cherry Blossoms, une magnifique berceuse jouée en formation réduite… Puis Stuart Staples lance un « See you soon » et s’éclipse lentement, nous laissant avec la délicieuse impression d’avoir fait un long rêve éveillé.
(Photos Jean-Pascal Blache)
A lire aussi sur ConcertAndCo.com : une interview de Stuart Staples et les chroniques des prestations live des Tindersticks à Sédières en juillet 2002 et à Vienne en juillet 2003.
Site Internet Officiel : www.tindersticks.co.uk
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|  | Festival Les Côtes du Rock 2003 - 26, 27 et 28/07/2003 - Théâtre Antique de Vienne 
L'édition 2002 du festival Les Côtes du Rock avait permis de voir à l'oeuvre Iggy Pop, Dionysos et Joseph Arthur mais aussi Morcheeba, Hawksley Workman, Superbus et Daytona. Eclipsant les têtes .../...
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L'édition 2002 du festival Les Côtes du Rock avait permis de voir à l'oeuvre Iggy Pop, Dionysos et Joseph Arthur mais aussi Morcheeba, Hawksley Workman, Superbus et Daytona. Eclipsant les têtes d'affiche, les grands "vainqueurs" scéniques avaient été sans conteste Dionysos et Hawksley Workman.

(Photo http://www.virtualfestivals.com)
Dans le cadre toujours magnifique du Théâtre Antique de Vienne, c'est le groupe américain R.E.M. qui a donné le concert le plus mémorable des 3 jours du festival 2003. Sans doute destinée à engranger un maximum d'argent, l'invitation du X festival d'Indochine était complétement hors sujet. Après ce désastre, l'affiche du dernier jour était excellente mais le maigre public et le froid ont un peu desservi une soirée de clôture où The Eigties matchbox B-Line Disaster, Arno et les Tindersticks ont néanmoins pu prouver leur talent... Malgré ces quelques aléas, on gardera un bon souvenir de ce cru 2003, en attendant impatiemment l'affiche 2004.
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|  | Tindersticks + Flux Quartet & David First (Summerstage 2003) - 31 juillet 2003 - SummerStage - New York  Retour a SummerStage (ce soir en configuration assis) pour voir les Tindersticks. Apres la avoir vu dans leur formation classique (sans cordes additionnelles) en 1999, puis avec un quintet de cordes .../...
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Retour a SummerStage (ce soir en configuration assis) pour voir les Tindersticks. Apres la avoir vu dans leur formation classique (sans cordes additionnelles) en 1999, puis avec un quintet de cordes en 2001, ce soir ils se produisaient avec un bonne douzaine de musiciens a corde, en concert gratuit dans Central Park (alors que 4 jours plus tôt au Theatre Antique de Vienne ils jouaient en formation réduite).
Une heure avant le début du concert, Summerstage est déjà bien rempli. Pas mal de français et de gens bien habillés. En première partie un groupe new yorkais : le Flux Quartet composé de violons et violoncelle (en fait Tom Chiu et Cornelius Duffalo au violons, Kenji Bunch a la viole et Darrett Adkins au cello), plus un invité au Mac (et a la guitare finirai je par me rendre compte quand il se lèvera) en la personne de David First. Le premier morceau commence en douceur ... un peu comme si ils réglaient leurs instruments et petit a petit ça a démarré, gonflé, pris de l'ampleur.
 
David First complètement immobile derrière sont ordi (il faisait même un peu peur) lance des sons de baleines, ou des rythmes plus « percussifs ». Les 4 autres nous emmènent un peu partout notamment au pays des abeilles, et finissent par prendre de plus en plus de libertés avec leurs instruments : le violoncelliste frappant avec son archer sur ses cordes, le violoniste de gauche tirant sur l'une de ses cordes tout en jouant ...
 
Ils ont en fait joué deux longs morceaux en un peu plus de 20 minutes. Au final une performance bien agréable, digne du Tonic et un peu décalee par rapport aux Tindersicks.
Apres le tirage au sort de l'habituelle tombola on nous annonce Tindesticks and Strings. Les membres débarquent un par un.
 
Stuart Staples s'est laissé pousser la moustache et est plutôt mal rasé ... toujours ce cote négligé et un peu dans les nuages. Les 12 cordes s'installent (parmi eux l'un des musiciens du Flux Quartet). Les deux premiers morceaux seront nécessaires a régler les problèmes de sons (ampli qui grésille et hache le chant de Tindersticks).
 
Puis le reste (un grosse heure et quart de concert) sera un véritable régal, assis par terre. Toujours ce mélange entre Nick Cave (par exemple sur le premier morceau du rappel) et Leonard Cohen (pour cette voix unique). Pas beaucoup de contact avec le public (quelques merci) mais vraiment un bon concert.
 
Le violoniste prendra le micro deux fois pour chanter. Et lorsque après le deuxième morceaux du rappel, ils s'en iront pour de bon, c'est tout content qu'on s'en ira vers l'Irving Plaza espérant que Eels n'a pas commence trop tôt son set ...
 
Site de Summerstage pour ce concert : http://www.summerstage.org/EventDetail.aspx?DATE=7/31/2003 Réagir à cette critique |
|  | Tindersticks + Arno + The Eighties Matchbox B-Line Disaster (Côtes du Rock 2003) - 28 juillet 2003 - Théâtre Antique de Vienne  Il est vraiment désespérant de constater que le Théâtre Antique de Vienne est presque vide pour une affiche aussi alléchante que celle proposée pour ce troisième soir des Côtes du rock 2003. Le fait .../...
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Il est vraiment désespérant de constater que le Théâtre Antique de Vienne est presque vide pour une affiche aussi alléchante que celle proposée pour ce troisième soir des Côtes du rock 2003. Le fait que le groupe Indochine attire plus de monde que les stars américaines R.E.M. était déjà un indice : un artiste doit passer à la radio ou à la télé sinon il n’existe pas…
C’est donc dans une atmosphère feutrée que les terribles The Eighties Matchbox B-Line Disaster investissent la scène. Un petit club enfumé et survolté serait plus propice mais le groupe, avec un nouveau bassiste, décide de tout donner, comme à chaque fois ! Leur concert à la Coopérative de Mai en juin avait été mémorable, leur prestation à Vienne prouve définitivement que ces mauvais garçons s’adaptent à toutes les situations. Devant la faible influence et l’apathie du public, le chanteur, Gary McNight décide de descendre pour réveiller le rocker qui sommeille en chacun de nous. Il vient donc doucement hurler aux oreilles des amoureux tranquillement accoudés à une rambarde ses textes ultra violents. Et ça marche : un début de pogo se dessine même peu après… Il faut dire que le psycho punk rock usiné par nos cinq forgerons du bruit est assez irrésistible. La palme de la puissance revient aux deux guitaristes au jeu complémentaire et débridé… The Eighties Matchbox B-Line Disaster mérite vraiment d’être vu sur scène.
C’est le chanteur belge Arno qui poursuit la soirée avec ses chansons imparables. Malheureusement, le monsieur semble dans un mauvais jour et ne parle presque pas au public, il semble un peu ailleurs. Mais, même dans une petite forme, il chante parfaitement et ses impeccables musiciens font le reste. On ne peut qu’être conquis par ces morceaux émouvants, drôles ou énergiques. Parfaitement intégrés aux classiques d’Arno, les morceaux du nouvel album sont accueillis avec enthousiasme. A l’instar de son concert à la Coopérative de Mai en février dernier, Arno a rempli son contrat : le public apprécie et chante en chœur sur Les filles du bord de mer, Putain, putain ou Vive ma liberté…

On gardait un souvenir divin du concert des Tindersticks donné l’été dernier au festival de Sédières en Corrèze. Celui de Vienne ne restera pas aussi longtemps en mémoire, la faute à l’absence de cordes, à un public de plus en plus clairsemé et au froid.

Malgré tout les Tindersticks n’ont pas donné un mauvais concert, les chansons du nouvel album, Waiting for the moon, comme les classiques du groupe n’ont pas laissé le public indifférent, loin de là… Si Stuart Staples ne dégage pas une énergie et une joie de vivre incroyables sur scène (on le savait déjà), sa voix - après quelques atermoiements - se fait rapidement captivante. Comme toujours, le ténébreux chanteur est parfaitement secondé par les cinq autres musiciens (violon, guitare, basse, batterie, claviers). On attend avec impatience la tournée française en octobre pour apprécier cet excellent groupe dans une ambiance plus adéquate.

A lire aussi sur ConcertAndCo.com : une interview de Stuart Staples, le chanteur des Tindersticks, à Sédières en juillet 2002.
(Photos Jean-Pascal Blache, le 23 octobre 2003 à Clermont-Ferrand) Réagir à cette critique |
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