Huitième album studio des vénérables Tindersticks, Falling Down A Mountain confirme le statut de grand groupe déjà culte de Stuart Stapes, David Boulter, Neil Fraser & Co... L'inspiration des Anglais, à nouveau irriguée par une énergie créatrice collective depuis The Hungry .../...

Huitième album studio des vénérables
Tindersticks,
Falling Down A Mountain confirme le statut de grand groupe déjà culte de
Stuart Stapes,
David Boulter,
Neil Fraser & Co… L’inspiration des Anglais, à nouveau irriguée par une énergie créatrice collective depuis
The Hungry Saw, leur permet de donner une suite à leur album du retour paru en 2008, suite qui se révèle à la fois réussie, ouverte sur la nouveauté et bien dans la lignée de leurs oeuvres. Entre deux enregistrements de BO pour leur cinéaste fétiche,
Claire Denis, les
Tindersticks ont donc trouvé le moyen de se réunir aux studios Le Chien Chanceux à La Souterraine et ICP à Bruxelles pour mettre sur bande leurs dernières compositions, toujours empreintes de classe. La première que l’on découvre est l’étrange et d’obédience « jazz soul »,
Falling Down A Mountain ; née d’une rêverie, elle provoque toute une foule d’images en tête, grâce à un trompette envoûtante et à un rythme répétitif invitant à la transe. Une franche réussite, qui place l’album sur de bons rails pour la suite. Où les titres de pop ‘n soul lente et poignante chantés par
Stuart Staples d’une voix profonde et gorgée d’âme -
Keep You Beautiful, Factory Girls... - côtoient des tentatives réussies de morceaux plus enlevés et légers, comme
Harmony Around My Table,
Black Smoke,
No Place So Alone. L’apport de nouveaux musiciens comme
Terry Edwards (trompette),
Jo Fraser et
Andy Nice (flûte et violoncelle),
David Kitt (guitares, chœurs),
Earl Harvin (batterie, choeurs) et
Dan McKinna (basse, choeurs) enrichit le son, le faisant par la même évoluer vers un univers encore plus cinématique, truffés de choeurs marquants et d’arrangements soyeux. Et puis, il y a le grand moment du disque : la rencontre langoureuse et magique entre les
Tindersticks,
Stuart Staples et la chanteuse
Mary Margaret O’Hara, invitée de luxe pour un magistral, sexy et déchirant slow intitulé
Peanuts. Sidérant de beauté, ce duo est la perle qui illumine un très bon album, qui se conclue sur un bouleversant et onirique instrumental,
Piano Music. Suite au succès artistique de cet opus, il se pourrait bien que les Tindersticks soient repartis pour longtemps…
A lire également, des chroniques de concerts des
Tindersticks à
La Route du Rock 2008, à la
Coopérative de Mai en 2003, au
Festival de Sédières en 2002.
Liens :
www.tindersticks.co.uk,
www.myspace.com/tindersticksofficial,
www.beggars.com,
www.myspace.com/beggarsbanquetuk,
www.facebook.com/pages/tindersticks-official.
26 janvier 2010 (4AD - Beggars Banquet)